Pensées sur Jérémie, Lamentations de Jérémie, Ézéchiel

Leslie M. Grant


Calendrier « The lord is near », 1987, 1991, 1993, 1994, 1995, 1996, 1998, 2017


Jérémie 1v6-8 ; 1v11,13 ; 6v16 ; 15v16-17 ; 17v7-8 ; 23v28 ; 45v5 ;


Lamentations de Jérémie 2v19 ; 3v31-32(1) ; 3v31-32(2) ; 3v31-32(3) ;


Ézéchiel 33v32 ;


1 - Jérémie 1:6-8

Et je dis : Ah, Seigneur Éternel ! voici, je ne sais pas parler ; car je suis un enfant. Et l’Éternel me dit : Ne dis pas : Je suis un enfant, car pour tout ce pour quoi je t’enverrai, tu iras, et tout ce que je te commanderai, tu le diras. Ne les crains point ; car je suis avec toi pour te délivrer.

3 juin 2017

De la même manière que différents autres serviteurs que l’Éternel choisit pour parler de Sa part, Jérémie se sentait totalement incapable de déclarer la parole de Dieu. L’Éternel lui dit alors que, déjà avant sa naissance, Il l’avait désigné comme prophète, non seulement envers Israël, mais aussi envers les nations. Nous pouvons comprendre l’émoi de Jérémie devant une telle immense responsabilité.

Souvenez-vous de Moïse ! Quand l’Éternel l’appela à la grande œuvre de délivrer Son peuple Israël de l’esclavage de l’Égypte, Moïse présenta quatre objections sérieuses du fait de sa fragilité. Celui que Dieu choisit pour opérer Son œuvre, c’est celui qui est frêle, qui se reconnaît lui-même fragile. Sentant son incapacité, il est d’autant plus conscient qu’il est vital pour lui de dépendre de Dieu seul.

Dieu dit à Jérémie : « Je suis avec toi pour te délivrer ». Si Jérémie réfléchissait à ce que signifiait le fait que Dieu l’ait désigné comme prophète avant qu’il soit né, il devait sûrement en conclure que Dieu savait très bien ce qu’Il faisait. Dieu connaissait à l’avance tous les détails de la vie de Jérémie, toutes les paroles qu’il prononcerait, et toutes les circonstances qu’il traverserait en rendant témoignage aux nations. Si Dieu savait tout cela, Jérémie pouvait alors certainement dépendre de la promesse de Dieu, d’être avec lui. Dieu pourvoirait à toute l’aide qui était nécessaire pour soutenir et fortifier Son serviteur soumis.

On a appelé Jérémie le prophète qui pleure, et son livre des Lamentations confirme cette expression. Mais ses larmes sont dans le Livre et dans les vaisseaux de Dieu (Psaume 56:8), et durant l’éternité Jérémie ne regrettera jamais le sentier et le témoignage auxquels Dieu l’avait appelé.


 


2 - Jérémie 1:11, 13

Je vois un bâton d’amandier … je vois un pot bouillant.

8 août 1987

Jérémie, qui avait le cœur tendre, était envoyé par Dieu pour accomplir une mission qui était loin d’être aisée pour sa nature sensible. Il se sentait totalement incapable de déclarer la Parole de Dieu à ceux qui, il le savait, n’étaient pas disposés à la recevoir. Mais Dieu l’avait choisi dans ce but déjà avant sa naissance, et rien ne pouvait changer cela. Les fils d’Israël s’étant enfoncés dans une rébellion hardie et dans une grossière idolâtrie, il fallait qu’ils soient mis en face de la culpabilité de leur état ; et Dieu avait préparé Jérémie pour être Son messager, quand bien même Jérémie se sentait bien peu préparé pour cela.

Mais tout au début, Dieu lui donne la vision d’un bâton d’amandier, suivie par celle d’un pot bouillant. Qu’il est précieux que le bâton d’amandier soit en premier. Cela nous rappelle immédiatement la verge d’Aaron qui avait bourgeonné, fleuri, et porté des amandes (Nombres 17:8). La verge parle d’autorité, et dans les mains d’Aaron, elle nous rappelle l’autorité bénie du Seigneur Jésus, notre Grand Souverain Sacrificateur, qui donne une abondante bénédiction. La racine du mot amande signifie se hâter, parce qu’il est le premier arbre à fleurir au printemps. De la même manière que le Seigneur Jésus est le Premier-né d’entre les morts, « les prémices », les conseils de Dieu sont aussi certains concernant le renouveau futur d’Israël, après lequel il lui est dit : « Tu ne verras plus le mal » (Sophonie 3:15).

Le « pot bouillant », toutefois, est un mal fonçant depuis le nord, qui causerait le trouble et la douleur les plus profonds à cette nation coupable, et il figure l’angoisse qu’Israël devra encore souffrir de la part d’une puissance du nord pendant la grande tribulation. Jérémie devait avertir fidèlement les Israélites de telles souffrances parce qu’ils avaient abandonné leur Seigneur, et plaider avec eux pour qu’ils reviennent.

Cependant, bien que le prophète qui pleure ait dû rendre témoignage au sujet du pot bouillant, Dieu désirait que le bâton d’amandier l’encourage par la perspective d’une bénédiction pure et fertile.


 


3 - Jérémie 6:16

Ainsi dit l’Éternel : Tenez-vous sur les chemins, et regardez, et enquérez-vous touchant les sentiers anciens, quelle est la bonne voie ; et marchez-y ; et vous trouverez du repos pour vos âmes.

8 juillet 1991

Le sentier de la foi n’est pas un sentier nouveau : il est aussi ancien que la vérité de la Parole de Dieu. Bien que les circonstances changent continuellement, et bien que les conceptions et les désirs des gens soient aussi versatiles que les vents changeants, cependant la vérité de Dieu communiquée autrefois aux Siens, est restée semblable, digne de confiance, constante et ferme.

L’Éternel pouvait bien demander aux fils d’Israël de se lever, de regarder, et de questionner au sujet des sentiers anciens, car ils les avaient abandonnés et avaient choisi des chemins tortueux et incertains, et marchaient de manière confuse. Les sentiers anciens n’étaient pas seulement ceux de leurs pères et de leurs grands-pères, mais ceux qui avaient été tracés dans la Loi quand Israël venait de sortir d’Égypte. Leurs pères avaient manqué, et maintenant eux croyaient qu’ils réussiraient en introduisant leurs propres idées, leurs idées nouvelles qui flattaient la chair. De même, les hommes aujourd’hui se vantent d’inventer le Mouvement du Nouvel Age, qui n’est rien d’autre que le mensonge ancien de Satan, présenté au Jardin d’Éden : « Vous serez comme Dieu » - un mensonge maintenant paré de couleurs attrayantes.

L’Église, aujourd’hui, est traquée par nombre de voix de ce genre, certaines pas aussi effrontées que celle-là, mais cherchant toutes à introduire quelque nouveau remède à la faillite générale. Mais la réponse est simple : recherchons honnêtement les sentiers anciens, ceux qui ont été ouverts par le Seigneur Jésus et par Ses apôtres au tout début de l’Église de Dieu. Les quatre Évangiles et les épîtres fournissent pleinement l’instruction et la compréhension quant au sentier que Dieu a désigné pour Son peuple au cours de toute la dispensation de la grâce de Dieu. Recherchons de tout cœur la vérité dans la seule et pure source de vérité de Dieu, la Parole de Dieu. Là nous trouverons certitude et stabilité, et par suite, du repos et de la tranquillité pour nos âmes.


 


4 - Jérémie 15:16-17

Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur ; car je suis appelé de ton nom, ô Éternel, Dieu des armées ! Je ne me suis pas assis dans l’assemblée des moqueurs, ni ne me suis égayé : à cause de ta main, je me suis assis solitaire.

9 juin 2017

Jérémie avait été appelé par Dieu pour être un prophète envers les nations, pour leur proclamer la parole de Dieu. Mais s’il devait donner la nourriture de la parole à d’autres, il était essentiel qu’il se nourrisse lui-même de la parole de Dieu.

Lorsqu’il ressentait avec peine que son message était rejeté, qu’il était précieux pour lui de trouver les paroles de Dieu. Il ne précise pas de quelles paroles il s’agissait, mais, de la même manière que les serviteurs du roi Josias trouvèrent le Livre de la Loi dans le temple, du moins Jérémie trouva quelques paroles de Dieu. Si d’autres les refusaient, lui, non. Il les mangeait avec plaisir. Ce qui signifie qu’il les digérait, de sorte qu’elles faisaient désormais partie de son être même.

Qu’ils sont nombreux, depuis Jérémie, à avoir trouvé, au travers d’expériences précieuses, que les paroles de Dieu leur ont apporté la joie et l’allégresse dans le cœur ! Cette joie intime est quelque chose de totalement étranger pour ceux qui refusent, ou qui ignorent, ce que Dieu a à leur dire. Beaucoup sont des moqueurs, méprisant ce qu’ils ne comprennent pas. Jérémie dit qu’il ne s’est pas assis dans l’assemblée des moqueurs. Un croyant est certainement conscient qu’une telle association est une offense à Dieu et un profond déshonneur envers Lui. Jérémie ne se réjouissait pas, comme les incrédules sont prompts à le faire, se vantant de leur incrédulité et de leur refus de la Parole de Dieu.

Jérémie dit : « À cause de ta main, je me suis assis solitaire ». C’était la main puissante de Dieu, intervenant pour donner de la force, de la confiance et du réconfort, qui le poussait à choisir la place solitaire, en contraste avec ce que l’incrédulité choisit par nature. Il n’est pas nécessaire que nous nous attristions pour Jérémie, mais que nous nous réjouissions plutôt avec lui de trouver une joie pure en nous attachant de tout cœur à son Seigneur, dans une position de séparation du mal.


 


5 - Jérémie 17:7-8

Béni l’homme qui se confie en l’Éternel, et de qui l’Éternel est la confiance ! Il sera comme un arbre planté près des eaux ; et il étendra ses racines vers le courant ; et il ne s’apercevra pas quand la chaleur viendra, et sa feuille sera toujours verte ; et dans l’année de la sécheresse il ne craindra pas, et il ne cessera de porter du fruit.

4 juillet 2017

L’homme béni présenté dans ces versets fait un contraste avec l’homme du verset 5 de ce même chapitre : « Maudit l’homme qui se confie en l’homme, et qui fait de la chair son bras, et dont le cœur se retire de l’Éternel ». Qu’il est plus sage, celui qui met sa confiance dans le Seigneur, Celui qui seul est digne de notre confiance, dans les choses grandes ou petites. L’homme béni est comparé à un arbre fruitier planté près des eaux, qui étend ses racines pour profiter du rafraîchissement indispensable pour porter du fruit. Ayons, nous aussi, des racines profondes. Ces racines, bien qu’elles ne soient pas visibles, sont les ressorts intérieurs de la force pour un croyant. Elles puisent l’eau qui alimente la vie active qui a pour résultat de porter du fruit. C’est l’eau de la Parole de Dieu (Éphésiens 5:26).

Sans eau, les arbres ne peuvent pas vivre, et nous non plus, en particulier quand vient la chaleur. Ceux qui ont l’habitude de s’abreuver à la Parole de Dieu ne seront pas beaucoup troublés par la chaleur de circonstances éprouvantes. Alors que la chaleur ferait facilement flétrir les feuilles d’un arbre, l’eau les maintiendra vertes. Les feuilles d’un arbre parlent de ce qui se montre à l’extérieur, et notre profession de foi dans le Seigneur Jésus ne peut se maintenir claire que par la vivante Parole de Dieu.

Celui qui est béni ne craindra pas dans l’année de la sécheresse. Il y aura des épreuves, mais il les supportera parce que ses racines sont bien conservées par la Parole de Dieu, et il ne cessera pas de porter du fruit. Notre profession de foi peut être vue par d’autres ; mais le fruit, souvent caché par les feuilles, est pour Dieu avant tout. C’est Dieu qui est le propriétaire de l’arbre : nous Lui appartenons.


 


6 - Jérémie 23:28

Que le prophète qui a un songe récite le songe, et que celui qui a ma parole énonce ma parole en vérité.

13 avril 1995

J’ai lu récemment qu’un prédicateur avait été très défavorable à l’idée d’avoir Bill Clinton comme Président des Etats-Unis. Après l’élection, le prédicateur aurait eu un rêve indiquant que Dieu ferait un grand travail en M. Clinton, de sorte qu’il serait plus consciencieux comme président, et que, en conséquence nous devrions prier pour le président, non pas à cause de ce qu’il est maintenant, mais à cause de ce que Dieu va faire en lui.

Ce n’est pas là la Parole de Dieu : c’est seulement un rêve humain. Dieu nous demande-t-Il de prier pour les autorités parce qu’Il a l’intention d’en faire des hommes de valeur ? - Absolument pas. Dieu nous dit, par l’intermédiaire de l’apôtre Paul, de prier « pour les rois et pour tous ceux qui sont haut placés » (1 Timothée 2:2). En fait, Il nous dit de remercier Dieu pour eux (verset 1er), et aussi de leur être soumis (Romains 13:1), et cela, indépendamment de ce qu’ils sont, ou de ce que nous pensons qu’ils peuvent devenir. Quand Paul a écrit cela, l’empereur Néron était sur le trône. Son caractère a-t-il changé pendant qu’il régnait ? Le caractère de Hitler a-t-il changé en bien pendant qu’il avait l’autorité ? Et celui de Staline ?

Qu’il est bien meilleur d’avoir la pure Parole de Dieu que de mettre sa confiance dans des rêves humains ! Comme chrétiens, pensons-nous que Dieu ne devrait mettre en place que ceux qui seront favorables à nos principes chrétiens ? En réalité, pendant que nous sommes encore sur la terre, nous sommes, comme chrétiens, dans une sphère étrangère : notre véritable bourgeoisie est au ciel (Philippiens 3:20). Mais Dieu mettra à la place d’autorité ceux dont Il sait qu’ils refléteront le caractère de la nation, et les citoyens souffriront des conséquences de leurs voies de propre volonté. Il se peut que les croyants souffrent en même temps que d’autres, mais ces souffrances sont de courte durée ; nous serons bientôt transportés dans le royaume de notre Père, où toute l’autorité sera parfaitement agréable pour la nature renouvelée du croyant. Dans le temps présent, apprenons, en souffrant patiemment, à remercier Dieu pour tous ceux qui ont une place d’autorité, à prier pour eux et à leur être soumis.


 


7 - Jérémie 45:5

Et toi, tu chercherais pour toi de grandes choses ? Ne les cherche pas.

17 juillet 2017

Jérémie a dit ces parles à Baruc, un homme qui s’était montré fidèle à l’Éternel en soutenant Jérémie en face de l’inimitié de ses propres frères, les Juifs. Baruc avait aussi écrit les paroles de Jérémie dans un livre, mais il n’y avait pas eu de réaction positive de la part du roi ou du peuple. Baruc ressentait douloureusement cela, et s’écrie : « Malheur à moi ! Car l’Éternel a ajouté le chagrin à ma douleur ; je me suis fatigué dans mon gémissement, et je n’ai pas trouvé de repos » (verset 3).

Nous sentons-nous, nous aussi, comme Baruc, découragés ? Pourquoi cela ? - Peut-être parce que nous espérions des choses meilleures – peut-être que, en fait, nous espérions de grandes choses. Mais de grandes choses pour qui ? Pour Dieu, ou pour nous-mêmes ? Si nous désirons honnêtement de grandes choses pour Dieu, nous n’avons jamais besoin de nous décourager ; Dieu a fait de grandes choses pour Sa propre gloire d’une manière que nous n’aurions jamais pu espérer. Il a envoyé Son Fils bien-aimé pour souffrir et mourir sur la croix du Calvaire, afin de sauver d’innombrables âmes précieuses, et Il L’a ressuscité d’entre les morts et exalté à Sa propre droite.

Il se peut qu’un croyant ne désire pas de grandes choses pour lui-même de la part de ce monde sans piété, mais il peut tomber dans le piège de vouloir faire de grandes choses pour Dieu dans le but de gagner un grand nom pour lui-même. Les disciples sont tombés dans ce piège, en discutant pour savoir lequel d’entre eux serait le plus grand. Pour corriger cela, le Seigneur s’est servi d’un petit enfant comme leçon pratique et Il a dit aux disciples : « Celui qui est le plus petit parmi vous tous, c’est celui-là qui est grand » (Luc 9:48). Mais ils ont bientôt oublié cette leçon, car la même dispute égoïste a fait surface parmi eux juste avant que le Seigneur Jésus soit crucifié, quand les disciples se disputaient de nouveau pour savoir qui serait considéré le plus grand (Luc 22:24). Le Seigneur leur a dit que ce genre de choses se voyait chez les nations sans piété, mais que Lui n’était pas venu pour témoigner de Sa grandeur. Il était venu comme un Serviteur, pour servir les autres. Puisque nous sommes Ses disciples, nous devrions faire de même.


 


Lamentations de Jérémie


8 - Lamentations de Jérémie 2:19

Lève-toi, crie de nuit au commencement des veilles : répands ton cœur comme de l’eau devant la face du Seigneur. Lève tes mains vers lui pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de faim au coin de toutes les rues.

4 octobre 1993

Le spectacle pathétique d’enfants dans les rues, mourant de faim, est devenu tristement, pathétiquement, un lieu commun aujourd’hui. Les gouvernements sont alarmés à l’idée que des milliers de gens sont sans abri et affamés, et les œuvres sociales voient que leurs ressources ne sont pas en mesure de faire face au problème.

Le peuple d’Israël était dans la même situation aux jours de Jérémie, parce que la nation avait tourné le dos à Dieu dans une rébellion hautaine, et qu’ils refusaient d’écouter Dieu quand Il parlait par Jérémie et d’autres prophètes.

Jérémie avait le cœur déchiré de chagrin alors qu’il exhortait le peuple à prendre à cœur la condition si misérable des enfants. Ils pouvaient au moins, s’ils le voulaient bien, crier à Dieu dans une prière sincère, pour la vie de ces précieux petits êtres humains.

Mais si c’est une chose normale que nous ayons à cœur le bien temporel de ces enfants, qu’en est-il du nombre incalculable d’enfants dont les jeunes âmes ont un besoin désespéré de salut, qui n’ont jamais connu le Seigneur Jésus, le Pain de vie, sans lequel ils périront pour toujours ! Les parents les ont laissés dans l’ignorance totale, souvent parce qu’ils ont mis Dieu hors de leur propre vie. Prions instamment pour eux, car en faisant cela, nous nous trouverons plus à même d’être employés par le Seigneur en cherchant à les atteindre avec la nourriture spirituelle dont ils ont encore plus besoin que de la nourriture matérielle.


 


9 - Lamentations de Jérémie 3:31-32 (1)

Car le Seigneur ne rejette pas pour toujours : mais s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés.

18 février 1991

On a appelé Jérémie le prophète qui pleure, et dans ce livre, les profondeurs de la détresse de son cœur pour son peuple Israël s’expriment dans un langage des plus touchants. Parce qu’Israël était le peuple terrestre choisi par Dieu, Dieu ne pouvait feindre d’ignorer leur désobéissance et leur rébellion volontaires. Dans Sa sagesse et Son amour souverain, Il Se devait de les punir pour leurs iniquités, les amenant dans la pauvreté et la désolation. Depuis lors, il y a des siècles, Israël a souffert des peines sans fin, et spécialement depuis qu’ils ont rejeté leur véritable Messie, le Seigneur Jésus Christ. Quand cette misère prendra-t-elle fin ? - Pas avant qu’ils ne regardent la face du Seigneur Jésus, pour Le reconnaître comme Celui qu’Il affirmait être, le Fils de Dieu. Quelle vision cela sera pour eux, et quels résultats effectifs et merveilleux ils connaîtront, en pure bénédiction, en contraste avec toutes leurs années de peines et de souffrances !

Les croyants aussi, aujourd’hui, qui ont un héritage céleste, peuvent souffrir beaucoup de peines, mais leur Seigneur a compassion selon la grandeur de ses bontés, qui surpassent de loin les peines, et qui leur donneront le réconfort le plus pur, et le plus profond.


 


10 - Lamentations de Jérémie 3:31-32 (2)

Car le Seigneur ne rejette pas pour toujours : mais s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés. Car ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes.

8 décembre 1994

Des siècles après qu’Israël ait rejeté le Seigneur Jésus, nous ne nous étonnons pas que même certains chrétiens affirment que cette nation a été totalement rejetée par Dieu et qu’elle ne retrouvera jamais une place de bénédiction. Mais il n’en est pas du tout ainsi. Les chapitres 9, 10 et 11 de l’épître aux Romains confirment pleinement les affirmations du verset ci-dessus : que le Seigneur ne rejette pas pour toujours. Bien que les fils d’Israël aient désobéi depuis si longtemps, et que Dieu leur ait fait connaître des souffrances indicibles, cependant Ses compassions sont absolument merveilleuses, et il est assuré à Israël que Ses bontés sont très grandes. Il attend depuis longtemps, dans Sa grâce, que le moment vienne où ceux de cette nation prendront conscience de leur besoin désespéré de Sa grâce toute pure, mais ce temps viendra. Les conseils de Dieu quant à Israël ne peuvent changer. Il accomplira, au temps propre, une œuvre merveilleuse de grâce dans leurs cœurs.

Cependant ceci illustre les voies de notre bien-aimé Seigneur, aujourd’hui, envers des croyants qui ont glissé vers un état de désobéissance et d’éloignement de Lui. Rejettera-t-Il l’un quelconque d’entre ceux qui ont été rachetés en vertu de Son sang versé ? - Absolument pas. Il se peut qu’Il leur fasse traverser des circonstances difficiles et éprouvantes, qui leur donneront peut-être l’impression qu’Il les a rejetés, mais Son cœur plein d’amour est toujours le même envers eux. David a connu une détresse profonde dans son âme après avoir si gravement péché contre Dieu, car la main de Dieu s’appesantissait sur lui jour et nuit jusqu’à ce que, le cœur brisé, il confesse son péché. Et alors, selon la grandeur des bontés de Dieu, il fut pardonné. Oui, « il y a pardon auprès de toi, afin que tu sois craint » (Psaume 130:4).


 


11 - Lamentations de Jérémie 3:31-32 (3)

Car le Seigneur ne rejette pas pour toujours : mais s’il afflige, il a aussi compassion, selon la grandeur de ses bontés. Car ce n’est pas volontiers qu’il afflige et contriste les fils des hommes.

7 février 1998

Quelle promesse que celle-ci pour la nation affligée d’Israël ! Il leur a semblé que leurs souffrances sont sans fin, car ils ont été la cible, depuis des siècles, de l’inimitié amère d’autres nations, des millions d’entre eux étant tués ; souffrant, même maintenant, dans leur pays, de l’opposition de nombreux ennemis. Dieu a-t-Il amené cela ? - Oui – Pourquoi ? - Parce qu’Israël a rejeté le Fils de Dieu quand Il est venu, il y a deux mille ans, et que la nation n’a pas changé de pensée au sujet de ce Messie plein de grâce, le Seigneur Jésus Christ.

Quand le Seigneur aura-t-Il compassion selon la grandeur de ses bontés ? - car Sa promesse est véritable : elle ne peut manquer. Le temps est peut-être proche maintenant. Toutes les afflictions et les peines profondes que les fils d’Israël ont souffertes, Dieu les destine à réveiller leurs cœurs pour les amener à prendre conscience de leur folie d’avoir rejeté le Fils de Dieu. Alors, quand ils s’en rendront compte et qu’ils auront reçu le Seigneur Jésus comme le véritable Messie d’Israël, le Sauveur des hommes perdus, ils feront l’expérience de la perfection de Ses compassions, de la grandeur de Ses bontés. Leurs cœurs seront remplis de joie et d’allégresse, qui feront contraste avec toutes les peines et les souffrances qu’ils ont endurées si longtemps.

Mais aujourd’hui, toute personne, Juif ou des nations, qui est amenée par Dieu à se repentir et à être sauvée par Sa grâce, trouvera que ses chagrins et ses ennuis seront remplacés par la douceur des compassions de Dieu.


 


Ézéchiel


12 - Ézéchiel 33:32

Et voici, tu es pour eux comme un chant agréable, une belle voix, et quelqu’un qui joue bien ; et ils entendent tes paroles, mais ils ne les pratiquent nullement.

28 octobre 1996

Les gens, aujourd’hui, sont-ils aussi trompeurs qu’ils l’étaient au temps d’Ézéchiel ? Il était envoyé comme serviteur de Dieu pour dire les paroles de Dieu, des paroles absolument véritables et vitales pour répondre aux besoins d’Israël. Comment les fils d’Israël y ont-ils répondu ? - Ils l’écoutaient comme ils l’auraient fait de quelqu’un qui aurait chanté une jolie chanson, ou de quelqu’un qui aurait eu une voix agréable, ou d’un musicien virtuose. Ils ressemblaient à beaucoup de gens, aujourd’hui, qui parlent favorablement de quelqu’un qui annonce la Parole de Dieu et qui lui disent qu’il a raconté une bien jolie histoire, ou qu’il a une très grande habileté pour parler de ces choses, ou comme il a dépeint les choses spirituelles de manière très belle. Et cependant ce n’était que des paroles flatteuses. Les paroles d’Ézéchiel n’avaient pas d’effet sur leurs consciences : ils n’agissaient pas selon ce qu’ils avaient entendu.

Cela nous fait penser au terrain rocailleux sur lequel la semence est tombée, dans la parabole du semeur. Elle a germé aussitôt, mais elle n’avait pas une terre profonde. Quand le soleil s’est levé, les plantes ont bientôt été brûlées parce qu’elles n’avaient pas de racines. De la même manière, le Seigneur Jésus sème la Parole de Dieu en beaucoup d’endroits. Certaines personnes la reçoivent immédiatement avec joie, de la même manière que les Israélites recevaient les paroles d’Ézéchiel. Mais cette Parole n’a pas de racines en eux, et quand des ennuis surviennent à cause de la Parole de Dieu, ils sont froissés.

Quand quelqu’un, tout de suite après avoir entendu l’évangile de la grâce de Dieu, est tout heureux et enthousiaste à son sujet, il y a peu de chances que cela dure. Car l’évangile nous dit que « Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures » (1 Corinthiens 15:3). En conséquence, la personne devrait d’abord être impressionnée à l’idée que ses péchés sont tellement graves qu’ils ont exigé la mort du Fils de Dieu. La conscience est touchée, la racine s’enfonce profondément, et la joie qui en résulte sera ferme et durable.