Pensées sur 1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois, 1 et 2 Chroniques

Leslie M. Grant


Calendrier « The Lord is near, 1986, 1987, 1989, 1990, 1991, 1992, 1993, 1995, 1996, 1998, 1999, 2000, 2001, 2002, 2004, 2017, 2018

1 - Samuel  : 1:27-28 ; 2:8 ; 2:23-24 ; 3:13 ; 7:15-17 ; 8:4-5 ; 12:23 ; 16:12 ; 16:23 ; 18:4 ; 24:4-6 ; 25:6 ; 28:8 ; 28:12 ;

2 - Samuel : 7:22(1) ; 7:22(2) ; 22:17-18 ; 23:3 ; 23:3-4 ; 23:4(1) ; 23:4(2) ;


1 - Rois : 1:5-6 ; 2:7 ; 4:25 ; 1 - Rois 8:27 ; 10:3 ; 10:4-5(1) ; 10:4-5(2) ; 10:4-5(3) ; 10:13 ; 17:1 ; Jacq.5:17 ; 19:4 ;

2 - Rois : 5:1 ; 20:11 ;


1 - Chroniques : 29:14 ; 29:25 ;


2 - Chroniques : 20:12 ; 33:12-13 ; 35:25 ;


Pensées sur 1 Samuel

1 - 1 Samuel 1:27-28

J’ai prié pour cet enfant, et l’Éternel m’a accordé la demande que je lui ai faite. Et aussi, moi, je l’ai prêté à l’Éternel ; pour tous les jours de sa vie, il est prêté à l’Éternel.

12 avril 2000

Parce que Anne n’avait pas d’enfants, elle priait l’Éternel, dans l’angoisse de son cœur, Lui demandant d’avoir un fils, en faisant le vœu que, si l’Éternel répondait à sa prière, elle Lui rendrait ce fils pour tous les jours de sa vie. L’Éternel lui donna effectivement un fils, et quand elle l’eut sevré, elle l’amena au temple juif et le présenta à Éli, le souverain sacrificateur, qui était âgé. Elle désirait que l’enfant soit consacré à l’Éternel pour toute sa vie.

Elle ne fut pas déçue à ce sujet, car Samuel ne fut pas seulement consacré extérieurement à l’Éternel, mais il le fut dans son cœur et son âme.

N’était-ce pas traumatisant pour le petit garçon d’être emmené loin de chez lui, loin de sa mère et de son père, et confié à la garde d’un vieillard ? Puisqu’il était ainsi privé d’une vie de famille normale, nous pourrions nous demander si cela n’aurait pas eu un effet fâcheux sur son caractère et sa conduite. On affirme constamment aujourd’hui que les attitudes et les comportements mauvais d’une personne doivent être attribués à une éducation anormale, mais l’éducation de Samuel était très peu conforme aux critères de normalité, et pourtant son caractère et sa conduite ont fourni un bel exemple de fidélité et de dévouement à l’Éternel.

De tous les personnages remarquables de la Bible, il n’y en a guère qui aient été plus régulièrement constants dans leur intégrité que Samuel, qui vécut de longues années et mourut âgé.

Les prières de sa mère et l’éducation qu’elle lui donna pendant les brèves années qu’il vécut avec elle étaient certainement pour beaucoup en cela, ainsi que le fait que l’Éternel Se révéla à Samuel lorsqu’il était encore enfant (1 Samuel 3:4-14)




2 - 1 Samuel 2:8

De la poussière il fait lever le misérable, de dessus le fumier il élève le pauvre, pour les faire asseoir avec les nobles ; et il leur donne en héritage un trône de gloire.

19 mai 1986

Cette prière tellement belle de Anne déclare avec insistance que les voies de Dieu sont à la fois en contraste frappant avec les pensées naturelles de l’homme, et merveilleuses en sagesse et en grâce. Le monde, en général, ne se soucie pas d’un homme abaissé : en fait, il en profite pour la pousser plus bas encore. Mais Dieu est au-dessus d’une telle chose. Il peut arriver qu’Il permette qu’une oppression cruelle amène quelqu’un jusque dans la poussière, dans l’humiliation du néant ; ou plus bas encore, dans le fumier, dans la honte d’une corruption haïssable.

Pourquoi permet-Il que cela aille si loin ? Parce que l’homme a un besoin plus profond de la grâce de Dieu qu’il n’en a conscience, et c’est seulement quand il est abaissé qu’il sera poussé à regarder en haut. Lorsque, étant à la dernière extrémité, il tourne ses regards vers le Seigneur Jésus, il trouvera en Lui compassion et tendresse qui lui apporteront du réconfort. Avec Lui, il trouvera aussi une grâce pure et merveilleuse, qui l’élèvera hors de sa misère et du bourbier du péché, pour le faire asseoir avec les nobles – d’autres personnes qui ont été rachetées et bénies par la même grâce, et à qui il a été donné une dignité bien au-dessus du niveau du monde.

Mais il y a même plus que cela, car ces nobles vont hériter d’un trône de gloire. Il est certain que Anne se rendait peu compte à quel point ce qu’elle prophétisait était merveilleux. Aujourd’hui, cependant, nous savons que, à cause de la valeur de l’œuvre de rédemption accomplie par Christ, Il a acquis le droit de gouverner en gloire sur tout l’univers. En Lui les croyants ont maintenant reçu un héritage (Éphésiens 1:11), et à la fin, régneront avec Lui sur le trône de Sa gloire (Apocalypse 3:21). Nous pouvons bien adorer notre Seigneur glorieux pour Sa grâce qui nous a élevés hors de telles profondeurs jusqu’à de telles hauteurs !




3 - 1 Samuel 2:23-24

Et il leur dit : Pourquoi faites-vous des actions comme celles-là ? Car, de tout le peuple, j’apprends vos méchantes actions. Non, mes fils ; car ce que j’entends dire n’est pas bon : vous entraînez à la transgression le peuple de l’Éternel.

18 mars 1996

Ce sont là les paroles d’Éli, le souverain sacrificateur, adressées à ses fils. Tandis qu’il nous est dit que « Samuel allait grandissant, agréable à Dieu et aux hommes » (1 Samuel 2:26), nous lisons ensuite le triste rapport au sujet des fils d’Éli, dont la mauvaise conduite s’aggravait. Éli, alors très âgé, entendait les nouvelles de la corruption grossière de ses fils, mais n’avait pas l’énergie spirituelle pour faire plus que de les reprendre mollement. Les Israélites se plaignaient évidemment tous à Éli, et il savait que ses fils entraînaient réellement le peuple à la transgression contre l’Éternel. Si ce n’avait été que la question d’un homme faisant tort à un autre homme, cela pourrait être réglé par un juge, mais le péché contre Dieu était une chose beaucoup plus grave. Éli, comme souverain sacrificateur, était responsable devant Dieu de s’assurer que les sacrificateurs ne faisaient pas mauvais usage de leur position. Il aurait dû exclure complètement ses fils de la sacrificature. Il parle d’un juge qui juge avec justice entre des personnes, mais il était de son devoir d’agir pour Dieu. Cependant, il avait, par faiblesse, négligé cela avec ses fils, sans doute depuis leur enfance, et ils avaient largement profité de sa faiblesse. Ses paroles ne faisaient aucun effet sur eux parce qu’elles n’étaient pas appuyées sur l’action. Trop de parents suivent ses traces.

En contraste, à mesure que l’enfant Samuel grandit, on le trouve jouissant de la faveur de Dieu et des hommes. Cela nous fait penser à Quelqu’un beaucoup plus grand que Samuel, dont nous lisons en Luc 2:52 : « Et Jésus avançait en sagesse et en stature, et en faveur auprès de Dieu et des hommes ». Samuel était préparé par Dieu pour une œuvre importante en tant que prophète.

Pendant les quelques courtes années où Anne, la mère de Samuel, avait pu élever son fils, elle lui avait donné un héritage que Éli avait manqué de donner à ses fils. Elle lui avait donné un saint respect pour l’Éternel, non seulement par ses paroles, mais par des paroles étayées sur une pieuse manière d’agir. Parents, suivons son exemple !




4 - 1 Samuel 3:13

Car je lui ai déclaré que je vais juger sa maison pour toujours, à cause de l’iniquité qu’il connaît parce que ses fils se sont avilis et qu’il ne les a pas retenus.

25 mars 1996

Ceci était le message de l’Éternel adressé à un petit garçon, Samuel. Cela peut sembler trop terrifiant pour les oreilles d’un petit enfant ; mais Dieu est plus sage que nous. En fait, en 1 Jean 2:18, ce sont les « petits enfants » qui sont mis en garde contre l’antichrist. Samuel était au courant de la méchanceté des fils d’Éli, et il était nécessaire qu’il connaisse aussi les pensées de Dieu à cet égard. La patience de Dieu relativement à cela viendrait brusquement à sa fin, en ce qu’Il ferait en Israël ce qui ferait qu’à tous, les oreilles leur tinteraient. Dieu confirme à Samuel ce qu’Il avait déjà dit à Éli, à savoir qu’Il exécuterait envers lui tout ce dont Il avait parlé quant à sa maison : et lorsque cela commencerait, cela s’accomplirait sans délai.

Éli, bien sûr, n’allait pas communiquer cette prophétie à Samuel, mais Dieu fait savoir à Samuel qu’Il avait dit à Éli qu’Il jugerait sa maison pour toujours à cause de l’iniquité avec laquelle il était en relation, et qu’il n’avait pas corrigée. Ses fils s’étaient rendus vils, et il ne les avait pas retenus. Les faibles protestations d’Éli n’avaient eu aucun effet sur eux. En contraste, les paroles que Dieu lui adressait furent confirmées par un serment solennel : cette iniquité ne serait jamais effacée par un sacrifice ou une offrande.

Le premier message de Dieu à Samuel l’avait sûrement touché à vif jusqu’au tréfonds de son cœur, et il ne l’oublierait jamais. Cela avait dû imprimer dans son cœur le plus profond respect pour la sainteté de Dieu avec Qui il avait à faire. Nous pouvons aisément comprendre qu’il ait craint de répéter à Éli ce que Dieu lui avait dit. De la même manière, tout prophète fidèle éprouvera une certaine crainte pour déclarer tout le conseil de Dieu, car il sait que ce ne sera pas toujours bienvenu auprès des hommes. Mais quand Dieu parle, Il n’acceptera aucune excuse de la part de Ses serviteurs s’ils dissimulent la vérité de Sa parole.




5 - 1 Samuel 7:15-17

Et Samuel jugea Israël tous les jours de sa vie. Et il allait d’année en année, et faisait le tour, à Béthel, et à Guilgal, et à Mitspa, et jugeait Israël dans tous ces lieux-là ; et il s’en retournait à Rama, car là était sa maison, et là il jugeait Israël ; et il bâtit là un autel à l’Éternel.

11 avril 1996

Samuel a été juge depuis sa jeunesse et jusqu’à la fin de sa vie. Par sa foi et sa fidélité solides et assidues, il se remarque au milieu de tous les personnages de l’Écriture. Il avait l’habitude de voyager suivant un plan régulier, dont la signification spirituelle a beaucoup d’intérêt. Il suivait chaque année le même circuit, d’abord par Béthel, qui signifie maison de Dieu. La maison de Dieu parle des intérêts de Dieu en relation avec Son peuple, et il est bien normal que ce soit la première étape. Aujourd’hui, la maison de Dieu est composée de tous les croyants, et les soins envers eux, et la communion entre eux, ont une importance vitale pour que nous puissions prospérer au point de vue spirituel.

L’étape suivante, c’était Guilgal. C’est le complément négatif de la vérité positive de la maison de Dieu. Guilgal signifie rouler au loin. Par la circoncision, le détachement de la chair, Dieu avait roulé au loin la honte d’Israël lorsqu’il était sorti d’Égypte et était venu en Canaan (Josué 5:2-8). Cela implique donc un sérieux jugement de soi, la discipline personnelle qui est toujours nécessaire pour que nous puissions conserver l’unité divine au milieu des croyants dans l’assemblée de Dieu.

Ensuite, c’était Mitspa, ce qui signifie la tour du veilleur. Même si nous avons appris dans une bonne mesure le jugement de soi, l’ennemi est encore assez rusé pour nous attaquer si nous ne sommes pas sur nos gardes. Veiller pour nous garder de ses ruses est un élément essentiel pour une vie chrétienne fidèle.

À la fin, Samuel retournait à Rama, signifiant hauteur, la maison qui lui convenait, comme cela devrait l’être aussi pour nous, car cela nous parle de notre position « en Christ », bien au-dessus du niveau de la terre, assis « dans les lieux célestes » (Éphésiens 2:6), la sphère réelle de notre vie et de notre bénédiction. Comme type, Samuel mettait réellement en pratique pour lui-même la réalité de ce qui est vrai doctrinalement. Puissions-nous lui ressembler davantage à cet égard.




6 - 1 Samuel 8:4-5

Et tous les anciens d’Israël s’assemblèrent et vinrent vers Samuel, à Rama ; et ils lui dirent : Voici, tu es vieux, et tes fils ne marchent pas dans tes voies ; maintenant, établis sur nous un roi pour nous juger, comme toutes les nations.

12 novembre 2004

Deux choses mauvaises mises ensemble ne feront jamais une chose bonne. Pourtant, une des tendances les plus communes de la nature humaine, c’est de justifier un mauvais comportement ou de mauvaises décisions en les attribuant aux erreurs des autres. Combien de personnes quittent un groupe de chrétiens, non pas parce que le Seigneur les a dirigés à faire cela, mais parce que quelqu’un (ou plusieurs personnes) dans ce groupe se comportaient mal, peut-être directement envers eux ? Combien de maris ou de femmes raisonnent, au sujet de leur mauvaise attitude envers leur conjoint, en disant : Vous devriez voir comment il – ou elle – me traite !

Ce chapitre illustre bien de telles pensées. Samuel, ce vieillard fidèle, avait très bien agi comme juge sur Israël, mais pas bien sur sa propre maison. Ses fils se dévoyèrent, devenant avides, prenant des pots-de-vin, et pervertissant la justice. Cela posait un gros problème au peuple depuis que Samuel les avait établis juges sur la nation.

Les anciens avaient raison de présenter le problème à Samuel, mais ils avaient tort quant à la solution qu’ils proposaient : « Établis sur nous un roi pour nous juger, comme toutes les nations ». Ce qui est surprenant, c’est que l’Éternel réagit, en face du rejet qu’ils faisaient de Son gouvernement sur eux, en leur donnant ce qu’ils désiraient. Mais Il les avertit aussi des conséquences malheureuses qui en résulteraient pour eux. Cela les pousserait-il à reconsidérer la question ? Absolument pas ! Que la vie de famille soit gâchée, que les libertés soient érodées, que des impôts soient levés, et que leurs meilleurs champs soient confisqués – le choix du peuple resta le même. Ils voulaient simplement être « comme toutes les nations ».

Comme nous ressemblons aux fils d’Israël – désirant aller notre propre chemin, bien que nous sachions le prix élevé résultant d’un tel égoïsme. Quand apprendrons-nous que le Seigneur réserve le meilleur pour ceux qui Le laissent choisir pour nous ?




7 - 1 Samuel 12:23

Quant à moi aussi, loin de moi que je pèche contre l’Éternel, que je cesse de prier pour vous ; mais je vous enseignerai le bon et le droit chemin.

5 mars 1998

Samuel, ici, montre d’une manière très belle la délicatesse de conscience qui convient à celui que le Seigneur a appelé à Le servir en recherchant la bénédiction des autres. Il aimait sa nation, les fils d’Israël, et bien que ceux-ci l’aient pratiquement insulté en demandant avec insistance à avoir un roi – et, ainsi que Dieu le dit, avaient rejeté l’Éternel lui-même comme leur roi – cela n’affaiblissait pas son amour pour eux. Aurait-il pu être tellement exaspéré par leur conduite qu’il dise : À quoi bon ? et en conséquence, renoncer à prier pour eux ? - Pas du tout. Il aurait estimé comme un péché devant l’Éternel d’arrêter de prier pour eux. Nous aussi, aujourd’hui, ne devrions certainement pas penser à négliger de prier pour ceux qui exercent notre patience.

En plus de cela, Samuel leur dit qu’il leur enseignerait « le bon et le droit chemin. ». Qu’ils le reçoivent dans leur cœur, ou qu’ils en soient fâchés, il ne renoncerait pas à leur enseigner la pure vérité de Dieu. Cela est extrêmement important pour tout serviteur du Seigneur. Il était dit à Timothée : « Prêche la parole ; insiste, en temps et hors de temps, convaincs, reprends, exhorte, avec toute longanimité et doctrine ; car il y aura un temps où ils ne supporteront pas le sain enseignement » (2 Timothée 4:2-3). Parce que les gens ne voulaient pas le supporter, devait-il renoncer ? - Non ! C’était d’autant plus important de leur déclarer la Parole de Dieu.

Samuel avait cette attitude de persévérance, et nous devrions l’avoir aussi. Souvenons-nous que, de quelque manière que nous ressentions le manque de résultats, la Parole de Dieu dit : « Votre travail n’est pas vain dans le Seigneur » (1 Corinthiens 15:58).




8 - 1 Samuel 16:12

Et il envoya, et le fit venir. Or il avait le teint rosé, avec de beaux yeux, et était beau de visage. Et l’Éternel dit : Lève-toi, oins-le ; car c’est celui-là.

19 avril 1996

Le roi Saül avait montré qu’il était totalement incapable de gouverner Israël, et en conséquence Dieu demanda à Samuel de se rendre à la maison de Jessé (Isaï) et d’oindre l’un de ses fils comme roi. Les anciens de la ville étaient aussi avec Samuel. Éliab, le fils aîné d’Isaï, fut présenté à Samuel en premier. Samuel pensa que ce devait être lui qui était choisi, parce qu’il était grand et de belle prestance (comme il en était de Saül), mais Samuel n’avait pas encore bien appris sa leçon en ce qui concerne l’apparence impressionnante de l’homme dans la chair. Comme l’Éternel le lui dit, cela ne signifie rien, car l’Éternel regarde au cœur, et non à ce qui paraît à la surface.

Isaï présente alors Abinadab, visiblement le deuxième fils, puis Shamma, puis tous les autres fils, certainement par ordre d’âge. Mais l’Éternel montre clairement à Samuel qu’Il n’a choisi aucun de ceux-là. Ne voyons-nous pas là une analogie avec le fait que Dieu fasse défiler tous ces hommes qu’on voit dans l’Ancien Testament, dont aucun n’est le choix de Dieu pour être roi ? Isaï n’avait même pas envisagé que David soit digne d’un tel honneur. De même, le Seigneur Jésus est la dernière personne dont les hommes penseraient qu’Il soit Celui qui doit régner sur eux.

Le plus jeune fils, qui n’était même pas présent, mais qui gardait les brebis, fut finalement appelé. Comme berger, il fait un contraste avec Saül, qui cherchait les ânesses de son père, et ne les trouva pas. Quand David fut présenté, on vit qu’il avait « le teint rosé » – habitué à être dehors - qu’il avait de beaux yeux et était « beau de visage ». Cela nous invite à nous souvenir de la beauté du Seigneur Jésus. La beauté extérieure de David n’était pas le facteur décisif, car Dieu regarde au cœur ; mais quand le cœur est droit, il n’est que normal qu’il y ait de la beauté extérieure. Comme cela est vu en tout premier dans notre bien-aimé Seigneur Jésus !




9 - 1 Samuel 16:23

Et il arrivait que, quand l’esprit envoyé de Dieu était sur Saül, David prenait la harpe et en jouait de sa main ; et Saül était soulagé et se trouvait bien, et le mauvais esprit se retirait de dessus lui.

27 avril 1996

À cause de la désobéissance obstinée de Saül envers Dieu, il était permis qu’un mauvais esprit le trouble. Le remède proposé par ses serviteurs n’était pas d’aller à la racine de la chose, mais de traiter les symptômes. Ils suggèrent d’appeler un musicien exercé, qui pourrait par sa musique calmer le roi troublé, puisqu’on dit que la musique apaise. C’est une chose magnifique que Dieu a préparée pour l’humanité, qui est souvent bien employée, quoiqu’on en fasse aussi souvent un usage abusif.

On choisit David, le fils d’Isaï. Ses qualifications étaient d’un ordre élevé, aussi Saül fit bon accueil à sa musique et l’aima beaucoup au début, bien que, un peu plus tard, quand il se rendit compte que David était plus qualifié que lui pour gouverner, son affection se soit changée en haine.

La musique est le symbole d’une musique encore plus douce, celle du ministère de la Parole de Dieu, la harpe aux dix cordes nous rappelant que l’Écriture offre une heureuse collection de vérités, qui sont toutes nécessaires pour instruire et guider les gens de manière appropriée. Les notes les plus basses parlent des profondeurs de peine et d’angoisse où le Seigneur Jésus est descendu sur la croix, purement par amour – les notes hautes, de la gloire magnifique à laquelle Il a été exalté, au-dessus de tous les cieux, cause de joie la plus haute et pure. Entre les deux, toute une gamme de notes s’ajoute à l’harmonie glorieuse de la Parole de Dieu.

Lorsqu’on écoute cette Parole, elle produit un effet, même sur ceux qui ne sont pas sauvés, tout comme Saül était rafraîchi et avait l’esprit détendu quand David jouait.

La musique de David n’avait pas un effet durable, comme il en est de même de la Parole de Dieu pour beaucoup de personnes. Cependant David continuait à jouer aussi longtemps que Saül le désirait. Soyons aussi heureux de donner la Parole de Dieu à tous ceux qui veulent l’entendre. Car Dieu est glorifié en cela, que les gens la reçoivent vraiment, ou non.




10 - 1 Samuel 18:4

Et Jonathan se dépouilla de la robe qui était sur lui, et la donna à David, ainsi que ses vêtements, jusqu’à son épée, et à son arc, et à sa ceinture.

4 mai 1996

Quand David revint vers Saül après avoir tué Goliath. La victoire de David avait attiré Jonathan, mais ses paroles eurent sur lui un effet décisif. Quand il eut entendu David, il fut poussé à l’aimer comme son âme. Que cela est bon, si l’œuvre et les paroles du Seigneur Jésus ont pour effet, sur nous, de nous faire admirer la beauté de Sa Personne.

Jonathan aimait David comme son âme ; en conséquence, il se dépouilla de sa robe et la donna à David. Plus que cela, il lui donna ses vêtements, son épée, son arc, et sa ceinture. C’était déclarer pleinement que, là et à cette heure, il transmettait à David tous ses droits éventuels à la royauté. Plutôt que de succéder à son père, il abandonnait en faveur de David ses droits au trône. Si Saül avait été assez sage pour faire de même, combien son histoire aurait été moins tragique !

Jonathan, le fils du roi Saül, fait un heureux contraste avec son père. Il était présent.

Pourtant, on a fait la remarque qu’il n’est rien dit au sujet des chaussures de Jonathan. Cela sous-entend-il que, bien qu’il ait sincèrement aimé David et se soit soumis à lui, il se réservait le droit de marcher dans la direction qu’il voulait ? Plus tard, en tout cas, quand David fut en exil, Jonathan ne choisit pas la compagnie de David, quand bien même il sympathisait profondément avec lui (1 Samuel 23:16-18). Ses pieds, au contraire, le menèrent dans la compagnie de son père Saül, qui persécutait David, et malheureusement, Jonathan mourut avec Saül dans la bataille (1 Samuel 31:2-6).

David attachait un grand prix à l’amour de Jonathan, de la même manière que le Seigneur Jésus apprécie profondément l’amour de tous les croyants. Mais comme Jonathan aurait été plus heureux s’il s’était dévoué totalement à David, plutôt que d’y mettre quelque réserve. Quelle sérieuse leçon pour tous les croyants !




11 - 1 Samuel 24:4-6

Et David se leva et coupa secrètement le pan de la robe de Saül. Et il arriva, après cela, que le cœur de David le reprit, de ce qu’il avait coupé le pan de la robe de Saül. Et il dit à ses hommes : Loin de moi, de par l’Éternel, que je fasse une telle chose à mon seigneur, à l’oint de l’Éternel, que d’étendre ma main sur lui ; car il est l’oint de l’Éternel.

8 mai 1990

Saül, par son inimitié déraisonnable contre David, avait fait de celui-ci un fugitif dans les montagnes. Saül le poursuivait avec 3000 soldats, étant déterminé à le mettre à mort. Dans cet épisode, Saül était entré seul dans une caverne, sans savoir que David et ses hommes se cachaient dans cette caverne. Certains des hommes de David le poussaient à tuer Saül. Si les choses avaient été inversement, Saül aurait tué David, mais David n’aurait pas pensé à tuer le roi que Dieu avait fait oindre, quelque grave que soit l’état de choses. Ce qu’il fit cependant, c’est de couper un pan de la robe de Saül. Et même cela troubla sa conscience : il sentit qu’il n’aurait pas dû le faire.

Qu’est-ce que nous apprenons de cela ? - Quand nous souffrons injustement, il est naturel – mais pas spirituel – que nous ayons envie de rendre la pareille. Dieu peut nous donner la grâce de résister à cette tentation, nous garder de toute idée de nous battre pour nos droits. Il se peut cependant que nous profitions d’une occasion pour mettre notre adversaire à nu devant les yeux des autres, afin qu’ils sachent que nous sommes dans notre droit. Mais si nous marchons avec Dieu, nous voudrons éviter même cela. La foi peut dépendre de Lui pour qu’Il mette finalement toutes choses au clair. Il est plus sage pour nous de ne pas chercher à mettre qui que ce soit qui s’oppose à nous sous un mauvais jour. Laissez la chose à Dieu.

Lorsque Dieu, plus tard, appela David sur le trône royal, il n’eut pas de raisons pour regretter sa patience dans les afflictions. De la même manière, lorsque nous jouirons de l’approbation de notre Seigneur, nous serons reconnaissants pour la grâce de Dieu qui nous a rendus capables de souffrir avec patience.




12 - 1 Samuel 25:6

Vis longtemps ! Et paix te soit, et paix à ta maison, et paix à tout ce qui t’appartient !

24 janvier 1990

C’était un message affable de la part de David, mais l’homme à qui il était adressé ne le trouva finalement pas du tout à son goût ni sincère. À quoi le voit-on ? - Parce qu’il traita avec mépris le message, les messagers, et celui qui avait envoyé le message. Le nom de Nabal signifie insensé, et il mourut comme un insensé, environ dix jours seulement après que le message lui ait été envoyé. L’Éternel lui reprit la vie. David lui avait souhaité une longue vie, et il l’aurait certainement eue s’il avait donné à Dieu Sa juste place, mais il choisit la mort plutôt que la vie, le trouble plutôt que la paix.

Qu’ils sont nombreux aujourd’hui, ceux qui sont comme lui ! Dieu leur a fait parvenir le merveilleux message : « Car Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). Cette magnifique promesse de la vie éternelle est donnée en toute bonne foi par Dieu le Père, et elle ne dépend que du fait de croire en Son Fils bien-aimé. Il estime tellement Son Fils, et avec raison, qu’Il veut que les autres L’estiment justement, eux aussi. Si quelqu’un choisit Christ, il choisit la vie, non pas seulement une longue vie sur la terre, mais la vie éternelle.

De la même manière, quand le Seigneur Jésus est né sur la terre, les anges ont annoncé : « Sur la terre, paix ; et bon plaisir dans les hommes » (Luc 2:14). Et cependant la terre n’a jamais connu la paix depuis ce temps-là, mais des troubles continuels. Pourquoi cela ? - Parce que le monde a rejeté ce « Prince de paix » béni, et a choisi le trouble au lieu de la paix.

Cependant, chacun, individuellement, est encore invité à choisir la paix, car le Seigneur Jésus a « fait la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1:20). En conséquence, la Parole de Dieu déclare, au sujet de tous ceux qui croient au Seigneur Jésus : « Ayant donc été justifiés sur le principe de la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1) Choisir Christ, c’est choisir la paix.




13 - 1 Samuel 28:8

Et Saül se déguisa et revêtit d’autres vêtements, et il s’en alla, lui, et deux hommes avec lui, et ils vinrent de nuit chez la femme. Et il dit : Devine pour moi, je te prie, par un esprit, et fais-moi monter celui que je te dirai.

11 mai 1996

Beaucoup de chefs de gouvernements ont consulté des médiums, parce qu’ils n’avaient pas confiance en Dieu ou dans la véracité de Sa Parole. Le roi Saül s’était dégradé jusqu’à un tel état, bien qu’il ait antérieurement banni ceux qui consultaient les esprits. Lorsqu’il eut misérablement peur de ses ennemis, il ne trouva aucune aide en Dieu, aussi il décida de consulter un médium, en se déguisant. Il demanda à la femme de faire monter quelqu’un qui était mort. Les médiums disent qu’ils font cela, mais leurs prétentions sont fausses. Ils sont plutôt capables d’entrer en contact avec un mauvais esprit, qui personnifiera un mort. L’esprit connaît quelque chose du passé de la personne morte, et peut s’y référer pour persuader celui qui le questionne qu’il est effectivement la personne morte.

La femme était sur ses gardes, et soupçonnait que c’était un piège, mais Saül osa lui jurer par le nom de l’Éternel qu’elle n’aurait aucun ennui à cause de cela. Il lui demanda alors de faire monter Samuel qui, il le savait, était un prophète fidèle de l’Éternel. Mais quand la femme vit Samuel, elle en reçut un choc et cria de peur. Pourquoi cela ? - Parce qu’elle ne s’attendait pas à voir Samuel lui-même, mais le mauvais esprit auquel elle était habituée. Et elle sut immédiatement que son client, c’était Saül. Dieu était intervenu dans ce cas exceptionnel, et avait effectivement fait monter Samuel.

Samuel demanda à Saül pourquoi il l’avait troublé en le faisant monter (verset 15). Tout effort fait pour entrer en contact avec quelqu’un qui est mort est un effort pour le troubler. Mais cette fois-là, Dieu permit que le repos de Samuel soit troublé, toutefois pas pour donner le gentil message flatteur qu’un mauvais esprit donnerait. Son message solennel était que Saül, parce qu’il désobéissait continuellement à Dieu, mourrait dans la bataille le jour suivant. Prenez garde ! Tenez-vous totalement éloignés de l’occultisme !




14 - 1 Samuel 28:12

Et la femme vit Samuel, et elle poussa un grand cri ; et la femme parla à Saül, disant : Pourquoi m’as-tu trompée ? Et tu es Saül !

13 avril 2000

Samuel était mort, et Saül avait extrêmement peur des Philistins, ses ennemis, parce qu’il savait que Dieu n’était pas avec lui. Il avait désobéi à Dieu, délibérément, et Samuel lui avait dit qu’il perdrait le royaume.

Saül avait banni toutes les sorcières du pays, mais maintenant il en cherchait une à Endor, pensant qu’elle pourrait faire remonter Samuel des morts pour qu’il lui donne un conseil, à lui, Saül. Il se déguisa pour aller la voir, et lui demanda de faire monter Samuel. Quand Samuel apparut effectivement, elle eut un choc et cria de peur. Mais elle sut immédiatement qui était Saül. Pourquoi eut-elle un choc ? - Parce qu’elle avait l’habitude d’avoir à faire avec un mauvais esprit qui lui était familier, qui prenait la forme des personnes mortes. C’est ainsi qu’agissent les médiums. Ils prétendent faire revenir des morts, mais le mauvais esprit connaît quelque chose au sujet du passé des personnes décédées, et prétend être lui-même cette personne. Le cas, en rapport avec Saül, est exceptionnel. Dieu est intervenu et a permis effectivement qu’on fasse monter Samuel. Remarquez que la femme vit Samuel lui-même, non pas une personnification de Samuel. De plus, le message de Samuel pour Saül n’était pas des lieux communs plaisants qu’un mauvais esprit apporterait, comme les faux prophètes en disaient à Achab en 1 Rois 22:6-7, mais un message de jugement solennel de la part de Dieu contre Saül lui-même, qui ne fit qu’augmenter sa terreur plutôt que de le réconforter.

Si quelqu’un refuse la Parole de Dieu et choisit l’influence des mauvais esprits, il en souffrira les terribles conséquences. « On ne se moque pas de Dieu » (Galates 6:7).




Pensées sur 2 Samuel

15 - 2 Samuel 7:22 (1)

C’est pourquoi, Éternel Dieu ! Tu t’es montré grand, car il n’y en a point comme toi, et il n’y a point de Dieu si ce n’est toi, selon tout ce que nous avons entendu de nos oreilles.

4 octobre 1987

Après avoir remporté de nombreuses victoires, et soumis les nations voisines d’Israël, David désirait bâtir une maison pour l’Éternel, parce que l’habitation de Dieu au milieu de Son peuple n’était qu’un tabernacle fait de tapis. David était un homme d’action. Le prophète Nathan pensait aussi que ce projet était louable.

Mais Dieu intervint, et dit à Nathan de retourner vers David avec ce message, que Dieu ne lui avait pas dit de faire cela. En conséquence, Il n’approuvait pas le projet de David, de Lui construire une maison, quoiqu’Il donnât son approbation au fait que David ait eu cela à cœur. Plus que cela, Dieu dit à David que ce serait Lui-même qui lui bâtirait une maison. Dieu susciterait, de la maison de David, Quelqu’un de beaucoup plus grand que David, qui ne serait pas seulement le fils de David, mais le Seigneur de David. C’est Celui-là qui accomplirait toute la volonté de Dieu, ce que David ne pouvait pas faire.

David fut profondément touché en entendant parler de Celui-là, le Béni, le grand Messie d’Israël, le Seigneur Jésus Christ. Il entra et s’assit devant l’Éternel, le cœur plein de louange et d’adoration. Il était profondément impressionné par son propre néant, en disant : « Tu as même parlé de la maison de ton serviteur pour un long avenir » (verset 19). Et il ajoute : « Est-ce là la manière de l’homme, Seigneur Éternel ? »

Cet Homme, le Seigneur Jésus, est tellement béni que David, dont le cœur déborde, exprime avec élan son appréciation : « C’est à cause de ta parole, et selon ton cœur, que tu as fait toute cette grande chose ». Si les conseils de Dieu impliquent « un long avenir », la réalisation de ces conseils est elle-même merveilleusement grande. Et il ajoute : « C’est pourquoi, Éternel Dieu, tu t’es montré grand ». Telle est la conclusion de la foi qui suscite en plénitude notre louange et notre adoration.




16 - 2 Samuel 7:22 (2)

C’est pourquoi, Éternel Dieu ! Tu t’es montré grand, car il n’y en a point comme toi, et il n’y a point de Dieu si ce n’est toi, selon tout ce que nous avons entendu de nos oreilles.

18 mai 1996

David avait l’intention de bâtir une maison pour l’Éternel, jusqu’à ce que l’Éternel lui envoie un message par le prophète Nathan, lui disant que Dieu ne lui avait jamais ordonné de Lui bâtir une maison, et qu’il ne devait pas le faire. En fait, Dieu lui dit que Lui, Dieu, lui bâtirait une maison. Cela amena David dans un état de profonde humilité, et il entra pour s’asseoir devant l’Éternel. Le fait qu’il se soit assis impliquait qu’il n’avait pas de travail à accomplir, mais qu’au lieu de cela, il contemplait l’œuvre de Dieu. Il devient un adorateur au lieu d’un ouvrier actif.

Il prend d’abord sa juste place, comme étant indigne de tout ce que Dieu avait fait pour lui et de tout ce qu’Il ferait encore. Il dit : « Qui suis-je, Seigneur Éternel ? » (verset 18). Pourquoi David avait-il été choisi pour être pris de l’humble occupation de garder les brebis, pour vivre des expériences des plus inhabituelles, et pour être élevé à la place de gouvernement de la nation que Dieu avait choisie pour qu’elle soit Son propre peuple ? Certainement, il n’était que juste qu’il demeure petit à ses propres yeux. Cependant, il est conscient que Dieu n’a pas seulement parlé de David comme étant roi, mais aussi d’une longue période à venir. Ce temps atteindrait un homme combien plus grand que David : le roi choisi de Dieu comme Messie d’Israël, le Seigneur Jésus.

Après avoir entendu des choses si grandes de la part de Dieu, David montre qu’il n’a pas de paroles pour y répondre, mais il se rassure par le fait que Dieu connaît bien Son serviteur. Il voit que Dieu n’accomplit pas toutes ces choses simplement pour sa bénédiction à lui, David, mais pour l’honneur de Sa parole et selon Son propre cœur.

C’est la gloire de Dieu qui tient là la place la plus haute. La parole de Dieu doit impérativement s’accomplir en accord avec les conseils de Son propre cœur. Certainement, lorsque le nom de Dieu est tenu dans la plus haute estime, il y aura une bénédiction merveilleuse pour Ses créatures également. C’est pourquoi David s’exclame, en réponse : « Éternel Dieu ! Tu t’es montré grand » (verset 22).




17 - 2 Samuel 22:17-18

D’en haut il étendit sa main, il me prit, il me tira des grandes eaux ; il me délivra de mon puissant ennemi, de ceux qui me haïssaient ; car ils étaient plus forts que moi.

29 mars 1992

Bien que ce soit David qui ait écrit ce psaume, c’est l’Esprit de Dieu qui le conduisit à employer un langage qui ne peut venir réellement que de la bouche de Celui qui est infiniment plus grand que David. Celui qui parle est Celui qui est passé au travers des eaux profondes de la souffrance et de la mort, et en Qui Dieu a pourtant vu une justice parfaite (verset 21). Seul Jésus, le Fils de l’homme sans tache, le Fils éternel de Dieu, pouvait parler ainsi. Lui seul a connu les profondeurs de l’angoisse qui étaient nécessaires pour faire propitiation pour la culpabilité de nos péchés : Il a porté cela et a pleinement satisfait Dieu dans ce merveilleux sacrifice de Lui-même.

Il n’a pas été délivré pour ne pas mourir, mais a été délivré de la mort. Car Dieu a, d’en-haut, étendu Sa main, Le ressuscitant d’entre les morts, Le délivrant hors des eaux profondes, et Le délivrant de Ses nombreux ennemis. Ce qui était le côté le plus grave de Ses souffrances, ce n’était pas Ses ennemis, mais les eaux profondes du terrible jugement de Dieu à cause de nos péchés. Dieu soit loué de ce qu’il y a été fait face complètement et que cela est passé pour toujours.

D’autre part, il est très instructif qu’Il parle de Son puissant ennemi et de ceux qui Le haïssaient en disant « Ils étaient plus forts que moi ». Quoiqu’Il soit personnellement Dieu manifesté en chair, le Tout-puissant, Il est cependant venu dans une humble humanité, acceptant d’être « crucifié en infirmité » (2 Corinthiens 13:4). Extérieurement, le pouvoir était du côté de Ses ennemis, et Il s’est incliné devant cela dans Sa grâce sans égale.

Comme Homme, Il dépendait uniquement de Dieu, et Dieu est intervenu en puissance et justice souveraines. Bien que crucifié en infirmité, Il vit par la puissance de Dieu. Dieu Lui a rendu selon Sa justice. Béni soit Son nom !




18 - 2 Samuel 23:3

Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé : Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu.

2 juin 1996

En comparaison avec d’autres dirigeants, ce passage était partiellement vrai de David, quoiqu’il y eût malheureusement de nombreuses choses où il n’atteignait pas ces critères. Mais en ce qui concerne le Seigneur Jésus, dans le déroulement de Sa course dans l’humiliation sur la terre, nous trouvons une justice parfaite, une vérité parfaite. Son caractère a été manifesté dans ses expériences de peine et de rejet. Cette même vérité et cette même justice brilleront en magnificence quand Il prendra Son trône sur toute la création. Comme Homme, Il gouvernera dans la crainte de Dieu, en parfait accord avec le caractère du Dieu d’Israël et de l’univers. « Et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages ; par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie » (verset 4). Cette venue du Seigneur Jésus au début du millénium est décrite en Malachie 4:2 comme « le soleil de justice » se levant, « et la guérison sera dans ses ailes ». Au sens concret, le soleil règne véritablement sur la terre : sans lui tout serait laissé à un état de gel intense, au zéro absolu, et dans les ténèbres. L’empire du soleil n’est pas simplement l’empire de l’autorité, mais il fournit une lumière et une chaleur bienvenues, en même temps qu’une action chimique de vie qui produit la croissance de la végétation. Quelle lumière et quelle chaleur il y a également en Christ !

S’il n’y avait pas de pluie, pas du tout d’humidité, la chaleur du soleil deviendrait insupportable, et tout serait desséché et désolé. La pluie est le symbole des ondées rafraîchissantes de la Parole de Dieu, sans lesquelles notre âme serait desséchée et brûlée. Mais après que la pluie soit venue, suivie par les brillants rayons du soleil, comme il est bon de voir une herbe fraîche et verte sortant de terre. De la même manière, la venue du Seigneur Jésus en gloire ressemblera à un tel jour, Israël et les nations se développant dans la prospérité et la joie spirituelles.




19 - 2 Samuel 23:3-4

Le Dieu d’Israël a dit, le Rocher d’Israël m’a parlé : Celui qui domine parmi les hommes sera juste, dominant en la crainte de Dieu, et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages ; par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie.

20 mars 1992

Ces versets sont une très belle prophétie concernant le Seigneur Jésus et Son règne à venir de gloire majestueuse sur Israël et sur toute la terre. Lui-même sera comme la lumière du matin, le soleil qui se lève sur Israël, une nation qui a été dans les ténèbres pendant des siècles, à cause de leur rejet de ce Messie plein de grâce. Leurs cœurs exulteront dans l’adoration de façon merveilleuse en ce matin sans nuages, lorsque, après les pluies rafraîchissantes, l’herbe verte croît et toute la terre éclate de joie. Les nations hors d’Israël aussi partageront la gloire et la beauté de ce jour, parce que toute gloire et toute beauté ont leur source dans le Fils de Dieu.

Cependant nous ne devons pas oublier que toute cette bénédiction magnifique est fondée sur la parfaite justice de Celui qui gouvernera sur les hommes. Sans cette justice, la paix ne pourrait pas être établie. Christ règnera avec une droiture absolue ; et les bénédictions de Sa grâce immense couleront sans être entravées.

Toutefois, c’est maintenant aux chrétiens d’entrer dans la réalité vivante de ces choses. Car nous connaissons la valeur merveilleuse du sacrifice de Christ sur la croix, qui nous a rachetés pour l’éternité : nous Le connaissons comme ressuscité d’entre les morts et assis dans la gloire pour nous. Tout cela attire certainement nos cœurs vers Sa Personne, et cette connaissance de Lui-même est comme le soleil se levant sur l’horizon de notre vie, la beauté et la verdure rafraîchissantes du printemps, qui font déborder le cœur de joie et de reconnaissance. Nous pouvons, par la foi, jouir de Lui-même dans une plénitude précieuse, et nos cœurs trouvent tous leurs délices dans Sa beauté et dans Sa gloire.




20 - 2 Samuel 23:4 (1)

Et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages ; par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie.

25 janvier 1989

Après une suite de jours orageux, pleins de nuages et de pluie, que la chaleur du soleil est bienvenue quand il se lève le matin dans un ciel sans nuages ! En fait, la pluie a fait en sorte qu’il soit encore plus agréable, car l’herbe verte et fraîche pousse en faisant un contraste plaisant et reposant avec la gloire dorée du soleil.

La pluie est comme la Parole de Dieu, bien nécessaire quand le terrain du cœur humain tend si naturellement à devenir sec et assoiffé. Si l’âme veut boire de l’eau de la Parole de Dieu comme d’une pluie bienfaisante, et lever ses regards vers la Personne du Seigneur Jésus, Lui qui est « le soleil de justice », il en résultera une bénédiction abondante et fertile, avec le réconfort de la chaleur de la communion avec Lui, qui fera déborder le cœur en louanges. Que ce soit plus régulièrement l’expérience de chaque croyant.

Cependant, ce verset dirige les regards sur ce beau jour du temps à venir, quand, après le grand orage du jugement de Dieu pendant la grande tribulation - qui sera pire que tout ce que la terre a jamais connu auparavant, le Seigneur Jésus viendra en puissance avec une grande gloire. Lui sera le « soleil de justice » qui se lèvera avec « la guérison dans ses ailes » (Malachie 4:2) pour introduire un magnifique jour sans nuages. Le résidu pieux d’Israël et ceux des nations qui seront sauvés se réchaufferont au soleil de Son grand amour et de sa grâce sans égale. Jour magnifique, en vérité !

Cependant, avant que cela ait lieu, tous les croyants de la dispensation présente, et ceux d’autrefois, auront été enlevés dans les nuées pour rencontrer le Seigneur en l’air. Tous les orages seront passés pour eux et auront fait place au rayonnement de Sa face, dans une proximité précieuse avec Lui, pour l’éternité !




21 - 2 Samuel 23:4 (2)

Et il sera comme la lumière du matin, quand le soleil se lève, un matin sans nuages ; par sa clarté l’herbe tendre germe de la terre après la pluie.

5 novembre 1993

Nous avons ici Celui qui gouverne sur les hommes de manière idéale. Trop de gouverneurs ont été comme « les nuages et le vent, et point de pluie » (Proverbes 25:14). Ils promettent de grandes choses, mais leurs paroles sont comme un vent violent n’apportant aucun bienfait, desséchant toute réelle prospérité qu’il puisse y avoir, ne causant que de l’inconfort et de l’épreuve. Qui donc pourrait bien accomplir alors cette belle prophétie ? - Un seul, le Seigneur Jésus béni, qui n’est pas seulement le Messie à venir d’Israël, mais qui est destiné à être le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs. Le verset de Malachie 4:2 Le dépeint comme le Soleil de justice se levant avec la guérison dans Ses ailes.

Le soleil règne de manière réelle sur la terre : sans lui la terre serait complètement congelée, à la température du zéro absolu, de sorte qu’il n’existerait aucune vie. Cependant le soleil n’exerce pas seulement son influence sur la terre ; c’est une source merveilleuse de lumière, de chaleur, et d’une activité chimique puissante aux nombreux effets bienfaisants, entre autres de faire pousser la végétation hors du sol. De la même manière, le gouvernement du Seigneur Jésus ne consistera pas simplement à donner des ordres, mais à apporter une bénédiction merveilleuse à l’humanité, donnant la lumière de la connaissance et du discernement, la chaleur de Son amour pur et tendre, et la puissance d’une vie active. Quelle perspective de bénédiction pour Israël et toute la terre !

Mais on ne peut jouir de cela que « après la pluie ». La chaleur du soleil brillant cause une désolation absolue s’il n’y a pas d’humidité. De même, les ondées rafraîchissantes de la Parole de Dieu doivent pénétrer dans l’âme pour que nous puissions jouir de l’éclat des rayons du soleil de la gloire et de l’amour du Seigneur. Mais déjà maintenant les croyants, d’une manière spirituelle réelle, peuvent jouir du gouvernement du Seigneur Jésus en s’abreuvant dans Sa Parole et en portant leurs regards vers Lui.




Pensées sur 1 Rois

22 - 1 Rois 1:5-6

Et Adonija, fils de Hagguith, s’éleva, disant : Moi, je serai roi. Et il se procura des chars et des cavaliers, et cinquante hommes qui couraient devant lui. Et son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ? Et il était aussi un très bel homme.

6 septembre 1999

Adonija n’avait pas retenu grand-chose de l’histoire de son frère Absalom, qui s’était aussi exalté, voulant détrôner David, son père, et devenir roi. Il était mort de mort violente. Cependant, Adonija attendit, pour se proclamer lui-même roi, que son père ait soixante-dix ans et soit près de mourir. Il savait que Dieu avait, antérieurement, déclaré que Salomon devait succéder à son père comme roi ; toutefois, il pensait avoir droit au trône du fait qu’il était le plus âgé des fils de David encore en vie. Aussi il essaya de déjouer la parole de Dieu par sa propre force. Malheureusement David ne l’avait pas retenu d’agir comme s’il était roi. Il est clair que David était très faible à l’égard de ses deux fils, Absalom et Adonija, qui étaient tous deux de beaux hommes. Notre chair pécheresse sait comment user abondamment des avantages charnels, mais ce sera pour notre perte, comme cela l’a été pour ces deux frères.

La Parole de Dieu nous dit bien : « Nombre d’hommes proclament chacun sa bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? » (Proverbes 20:6). Tous les candidats, lors d’une élection, diront à quel point ils sont meilleurs que leurs concurrents, alors qu’ils devraient avoir honte de l’orgueil qui s’honore et s’exalte soi-même. Ceux-là ne sont pas des hommes fidèles. Puisqu’il en est ainsi, comment peut-on avoir confiance en eux ? Le Seigneur Jésus a dit : « Quiconque s’élève, sera abaissé ; et celui qui s’abaisse sera élevé » (Luc 18:14).




23 - 1 Rois 2:7

Mais tu useras de bonté envers les fils de Barzillaï, le Galaadite, et ils seront de ceux qui mangent à ta table, car ils sont venus ainsi à ma rencontre, quand je m’enfuyais devant Absalom, ton frère.

7 septembre 1999

Alors que David était près de mourir, il donna ces instructions à son fils Salomon, qui avait déjà été intronisé pour lui succéder sur le trône d’Israël. Quelle grande valeur David attachait à la fidélité de Barzillaï, qui était venu vers lui avec de la nourriture et de bonnes paroles lorsque lui, David, était, en fait, un fugitif. Ceci pourrait illustrer le passage de 2 Timothée 2:11-12 : « Car si nous sommes morts avec lui, nous vivrons aussi avec lui ; si nous souffrons, nous régnerons aussi avec lui ». Le Seigneur Jésus ne manquera pas de récompenser toute parole et toute action de dévouement envers Lui, données dans le temps où Son nom était déshonoré par beaucoup.

Barzillaï fait donc un contraste frappant avec Joab, qui avait été le chef de l’armée de David. Bien que Joab se soit tenu extérieurement du côté de David, et ait accompli beaucoup de choses bénéfiques à l’égard du règne de David, ses motifs avaient cependant été égoïstes, et il avait sans pitié tué des hommes qui étaient meilleurs que lui selon le jugement de David. En conséquence, David donna des ordres pour que Salomon fasse mettre à mort Joab, ce qui fut exécuté. Ceci nous dit que, dans le royaume du Seigneur Jésus, il ne suffit pas d’être du bon côté, mais que les actions doivent être en conformité avec le caractère de notre grand Roi, des actions qui sont le résultat de la nouvelle naissance, et non pas d’un zèle charnel.

Ainsi, de la même manière que Salomon purifia son royaume de ceux qui s’étaient eux-mêmes démontrés indignes de confiance, toute chose inique sera ôtée du royaume du Seigneur Jésus (Matthieu 13:41).




24 - 1 Rois 4:25

Et Juda et Israël habitèrent en sécurité, chacun sous sa vigne et sous son figuier … tous les jours de Salomon.

13 septembre 1999

Que cela était différent de la condition de toutes les nations sous le ciel aujourd’hui !

La guerre et le sang versé menacent les habitants de nombreux pays, tandis que, dans des pays relativement en paix, beaucoup vivent constamment dans la crainte des cambrioleurs, des assassins, des agresseurs sexuels, et même des terroristes. Il ne se passe guère un jour sans qu’on entende parler de meurtre pas loin de chez soi. Combien y en a-t-il aujourd’hui qui se risqueraient à laisser leur maison sans la fermer à clé quand ils s’absentent de chez eux ?

C’est Dieu qui avait fait que le règne de Salomon soit un règne de paix et de prospérité, car Salomon est un type, une image, de Christ quand Il prendra Son grand pouvoir et régnera en paix pendant la période à venir du millénium. À la fin de la grande tribulation, Il soumettra toutes les nations devant Lui. Les nations se serviront de leurs épées pour en faire des socs de charrues, et de leurs lances, pour en faire des serpes.

Que le règne du Seigneur Jésus sera merveilleux, car Son autorité sera doublée de Sa grâce pure et vivante, qui trouve son plaisir à bénir ceux qui ont conscience de leur besoin de grâce. Parce que les fils d’Israël, en ces jours-là, donneront une réponse de leur cœur à Ses offres de bonté, ils trouveront la bénédiction d’une paix stable, d’une grande joie, et d’une prospérité continue.

Cependant, déjà aujourd’hui nous pouvons avoir le privilège de jouir de toutes ces choses, d’un point de vue spirituel et vivant, en recevant le Seigneur Jésus comme Sauveur, en Le reconnaissant et en Le confessant comme Seigneur, et en se confiant simplement dans Son cœur plein d’amour. Nous trouverons alors que Son autorité est pleine de grâce.




25 - 1 Rois 8:27

Mais Dieu habitera-t-il vraiment sur la terre ? Voici, les cieux, et les cieux des cieux, ne peuvent te contenir ; combien moins cette maison que j’ai bâtie !

14 septembre 1999

C’est ainsi que Salomon pria lors de l’achèvement du temple que Dieu lui avait commandé de bâtir à Jérusalem. C’était un édifice somptueux et coûteux, le plus beau bâtiment qui ait jamais été construit, car c’était l’habitation de Dieu au milieu de Son peuple Israël.

Mais la foi de Salomon s’élevait bien au-dessus de la splendeur et de la beauté du temple lorsqu’il posait la question de savoir s’il était possible que le grand Dieu d’éternité demeure sur la terre, et dans un temple fait par la main des hommes. Les cieux même, et les cieux des cieux, ne pouvaient contenir Dieu. Les cieux qui entourent la terre ont des limites, et les cieux des cieux (évidemment, le troisième ciel dont parle Paul en 2 Corinthiens 12:2), quoique bien au-dessus de ce que l’homme peut imaginer actuellement, sont également limités, car ils font partie de la création de Dieu. Combien plus grand Il est que Sa création !

Il est certain que Dieu ne peut être contenu par rien, car Il est infini, éternel, et complètement au-delà de ce que les créatures peuvent comprendre ; et cependant, par une grâce infinie, Il trouve Son plaisir à demeurer au milieu de Son peuple racheté. Il en était ainsi en Israël, et il en est ainsi aujourd’hui, de manière plus élevée, plus bénie, spirituelle, puisque l’habitation présente de Dieu, l’Église, est vue comme étant « une habitation de Dieu par l’Esprit » (Éphésiens 2:22). Il n’est pas étonnant que Salomon se soit courbé dans une profonde adoration devant un Dieu d’une grandeur si magnifique et d’un amour si merveilleux !




26 - 1 Rois 10:3

Et Salomon lui expliqua toutes les choses dont elle parlait : il n’y eut pas une chose cachée pour le roi, pas une chose qu’il ne lui expliquât.

21 juin 1986

La gloire magnifique du royaume de Salomon n’a jamais eu son égal dans toute l’histoire, mais elle n’est qu’une faible image de la splendeur du grand royaume millénial du Roi des rois, notre Seigneur Jésus Christ qui est digne de toute adoration.

Ce qui est dit de la reine de Sheba illustre le profond intérêt qui sera éveillé parmi les gens des nations quand ils entendront parler de la puissance et de la sagesse merveilleuses de Christ. Elle vint pour éprouver Salomon par des questions difficiles, et se rendit compte qu’il était capable de lui expliquer tous ses problèmes. De quelle manière merveilleuse le Seigneur Jésus, un jour, résoudra toutes les questions difficiles causées par le terrible fléau du péché, dans un monde chargé de peines ! La longue histoire de la dispersion d’Israël et de ses souffrances au milieu des nations s’expliquera d’une manière que les hommes n’avaient jamais imaginé qu’elle le serait ; et les voies de Dieu à l’égard de toutes les nations seront rendues claires d’une façon telle qu’elle les remplira d’un profond étonnement. Car Christ est Celui qui amène à leur réalisation tous les conseils et les plans de Dieu.

Cependant les croyants, aujourd’hui, rachetés et faits membres du corps de Christ, l’Église, ont le privilège de voir leurs questions difficiles résolues avant le jour de la gloire de Christ. Par la foi, nous pouvons Lui apporter toutes choses, avec la confiance que nous aurons Sa propre précieuse réponse de paix. Car Il a répondu à la grande question que posaient nos péchés dans Son sacrifice sans égal en notre faveur. À la question de la puissance du péché dans la chair, nous trouverons aussi sa réponse dans Celui qui est une fois mort au péché, et dont la mort nous est imputée comme étant notre mort. Il ne nous fera jamais défaut non plus si nous Lui apportons avec sincérité toutes les questions difficiles qui réclament une réponse. Et ce faisant, nous aussi déborderons de reconnaissance et d’admiration, et nos bouches s’ouvriront pour louer Son nom qui est grand.




27 - 1 Rois 10:4-5 (1)

Et la reine de Sheba vit toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs, et l’ordre de service de ses officiers, et leurs vêtements, et ses échansons, et la rampe par laquelle il montait dans la maison de l’Éternel, et il n’y eut plus d’esprit en elle.

5 février 1991

La sagesse de Salomon et la magnificence de son royaume ne sont que l’image de la sagesse beaucoup grande du Seigneur Jésus Christ et de la magnificence de Son royaume. Si la reine de Sheba a été confondue par la gloire de Salomon dont elle était témoin, combien plus devrions-nous être touchés par la sagesse extraordinaire avec laquelle le Seigneur Jésus édifie Sa maison - « l’assemblée du Dieu vivant, la colonne et le soutien de la vérité » (1 Timothée 3:15), et par la vérité précieuse qu’Il a révélée dans le Nouveau Testament, par laquelle nous sommes si richement bénis !




28 - 1 Rois 10:4-5 (2)

Et la reine de Sheba vit toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs, et l’ordre de service de ses officiers, et leurs vêtements, et les échansons, et la rampe par laquelle il montait dans la maison de l’Éternel, et il n’y eut plus d’esprit en elle.

7 décembre 1986

Si la sagesse et la gloire de Salomon ont tellement impressionné la reine de Sheba, comment répondons-nous à la gloire de Christ relative à Sa maison spirituelle, l’Église de Dieu ? La première épître aux Corinthiens nous montre la grande sagesse de Dieu en relation avec l’ordre dans Sa maison. Les provisions de table de Salomon, qui comportaient un grand nombre d’animaux purs, sont une faible image de Christ sacrifié pour nous – Christ dans les nombreux aspects de Sa Personne et de Son sacrifice (1 Corinthiens 2:2 ; 5:7).

Le comportement des serviteurs de Salomon nous rappelle que Dieu met chaque croyant à la place qu’Il désigne, pour qu’il soit soumis à l’autorité de son Maître (cf. 1 Corinthiens 12:27-28). Et l’ordre de service, c’est le fait d’enseigner les serviteurs, chaque don fonctionnant avec une unité précieuse et dans un ordre divin, témoignant de la sagesse, de la vérité et de la grâce de notre Seigneur adorable (cf. 1 Corinthiens 14).

« Leurs vêtements » parlent de Christ, la « robe de la justice », qui revêt tous les croyants (cf. 1 Corinthiens 1:30). Les « échansons » sont ceux qui donnent la coupe de la joie dans la main du Roi, ce qui est une image précieuse de l’adoration, telle qu’elle est vue, collectivement, dans la Cène du Seigneur, dans le pain et la coupe (cf. 1 Corinthiens 11:25-26).

Et pour finir, la rampe, conduisant de la maison de Salomon au temple, est une belle image de l’enlèvement de l’Église pour être avec Christ, quittant la maison du témoignage terrestre pour l’échanger avec la joie de la maison du Père (cf. 1 Corinthiens 15:51-57).

Si, quant à la reine de Sheba, « il n’y eut plus d’esprit en elle » en contemplant la gloire de Salomon, combien plus nous avons de raisons d’être dans l’émerveillement et l’adoration quand nous contemplons la sagesse et la gloire du Seigneur Jésus en relation avec Sa maison, l’Assemblée.




29 - 1 Rois 10:4-5 (3)

Et la reine de Sheba vit toute la sagesse de Salomon, et la maison qu’il avait bâtie, et les mets de sa table, et la tenue de ses serviteurs, et l’ordre de service de ses officiers, et leurs vêtements, et les échansons, et la rampe par laquelle il montait dans la maison de l’Éternel, et il n’y eut plus d’esprit en elle.

29 octobre 1995

La magnificence du royaume de Salomon est sans égale, non pas parce que Salomon était un personnage tellement admirable, car il ne l’était pas, malgré sa sagesse et sa richesse, mais parce que Dieu jugea bon de s’en servir comme type de Celui qui est infiniment plus grand que Salomon, le Seigneur Jésus Christ. La reine de Sheba fut attirée par la réputation de Salomon en relation avec le nom de l’Éternel, et elle vint pour l’éprouver par des questions difficiles.

Salomon, par sa sagesse, répondit aux questions de cette reine, et elle fut impressionnée, non seulement par cela, mais par la maison qu’il avait bâtie, avec toute sa beauté et son ordre. En contemplant tout cela, elle fut complètement hors d’elle dans son admiration.

Combien plus nous avons de raisons, aujourd’hui, de nous émerveiller, dans une profonde adoration ! Nous connaissons quelque chose de la sagesse infiniment plus grande du Seigneur Jésus. Dans l’Écriture, nous sommes instruits au sujet de la maison qu’Il construit, composée de pierres vivantes, des croyants d’origine juive ou d’entre les nations, unis ensemble en un seul corps. L’ordre que le Seigneur Jésus a établi dans Sa maison est certainement merveilleux aussi à nos yeux : ce n’est pas un simple serviteur qui tient une place officielle, mais le Seigneur Jésus seul est à la place suprême, Celui au nom de qui nous avons le privilège de nous réunir. Sans qu’il y ait un arrangement humain, Il maintient l’ordre de Ses serviteurs. Il pourvoit à leurs besoins de nourriture, par le ministère précieux de la Parole de Dieu Le concernant. Il leur fournit le vêtement, car Il est Lui-même la robe de la justice : ils sont acceptés en Lui. Ceux qui trouvent leurs délices à L’adorer sont Ses échansons, qui lui donnent dans la main le vin de la joie. Quelles raisons nous avons pour Lui apporter en retour notre profonde adoration !




30 - 1 Rois 10:13

Et le roi Salomon donna à la reine de Sheba tout son désir, tout ce qu’elle demanda, outre ce qu’il lui donna selon le pouvoir du roi Salomon.

16 décembre 1990

La réputation de Salomon en relation avec le nom de l’Éternel attira tellement la reine de Sheba qu’elle fit ce très long voyage dans le but d’éprouver Salomon par des questions difficiles. Salomon n’est, évidemment, qu’un type de Celui qui est infiniment plus grand que lui, le Seigneur Jésus Christ. Lorsqu’elle lui fit part de tout ce qu’elle avait sur le cœur, elle fut absolument remplie d’émerveillement de ce qu’il répondit à toutes ses questions, et de la grandeur et de la sagesse dont elle était témoin. Nous aussi, lorsque nous avons le privilège de nous entretenir avec le Seigneur de gloire, peut-être à l’occasion de méditations sur Sa Parole, nous serons remplis d’émerveillement devant Sa sagesse et Son amour si grands.

Quand la reine parla, ce fut d’abord pour reconnaître avec franchise qu’elle n’avait pas cru auparavant ce qu’elle avait entendu dire du roi, mais qu’elle voyait maintenant que la vérité dépassait de loin ce qu’elle avait entendu. « On ne m’en avait pas rapporté la moitié » (verset 7). Ensuite elle ouvrit ses trésors. Joyeusement et de tout cœur, elle donna au roi des présents d’une valeur extraordinaire. L’ordre des faits est particulièrement convenable. Lorsque nous sommes amenés au Seigneur et recevons la bénédiction de Sa grâce abondante et sans prix, nous pouvons, en réponse, avoir le désir de Le glorifier. Il attache un grand prix à une telle affection sincère.

La reine de Sheba ne perdit certainement rien en faisant ce sacrifice – et il en sera de même pour nous. Salomon lui donna tout son désir, tout ce qu’elle demanda. Il ne nous est pas dit exactement ce que c’était ; mais nous lisons au Psaume 37:4 : « Fais tes délices de l’Éternel : et il te donnera les demandes de ton cœur ». Mais en plus de cela, le roi lui donna en abondance de ce qui lui appartenait. Comme nous sommes plus bénis que nous n’aurions même pu demander ou penser, quand Christ est l’Objet de notre adoration !




31 - 1 Rois 17:1 ; Jacques 5:17

Et Élie, le Thishbite, d’entre les habitants de Galaad, dit à Achab : L’éternel, le Dieu d’Israël, devant qui je me tiens, est vivant, qu’il n’y aura ces années-ci ni rosée ni pluie, sinon à ma parole.


Élie était un homme ayant les mêmes penchants que nous, et il pria avec instance qu’il ne plût pas, et il ne tomba pas de pluie sur la terre durant trois ans et six mois.

8 février 1999

Élie apparut soudain devant le roi Achab avec ce message renversant. L’apôtre Jacques nous dit que, avant de donner un tel message, Élie avait prié avec instance qu’il ne pleuve pas. Dieu lui répondit en lui donnant ce message pour Achab, le roi le plus méchant qui ait jamais régné en Israël.

Nous entendons souvent parler de gens qui prient pour qu’il pleuve. Mais pourquoi prier que Dieu retienne la pluie de façon à causer une grave sécheresse ? - Parce qu’Élie, étant en communion avec l’Éternel, se rendait compte que la condition spirituelle en Israël était si pleine de rébellion et de corruption qu’elle exigeait des mesures énergiques pour que le peuple soit réveillé et retourne vers l’Éternel. La sécheresse dura trois ans et demi.

Est-ce que nous demandons seulement, dans nos prières, des bénédictions bénéfiques pour notre pays ou pour ceux que nous aimons ? Supposons qu’ils se soient détournés du Seigneur vers des pratiques mauvaises et dangereuses. Nous ne pouvons pas prier pour que le Seigneur les bénisse dans un tel chemin. Qu’il est bien mieux de prier que le Seigneur leur envoie quoi que ce soit qu’Il juge bon pour que cela ait un effet sur leur cœur et sur leur vie ! Il se peut que nous ne sachions pas exactement quelles sont les mesures nécessaires pour accomplir les plans de Dieu, mais s’Il envoie des difficultés et des peines qui aient pour résultat de tourner réellement les cœurs vers Lui, cela n’est-il pas infiniment mieux que de leur permettre de poursuivre dans un chemin de facilité et de plaisir ?




32 - 1 Rois 19:4

Et il s’en alla, lui, dans le désert, le chemin d’un jour, et vint et s’assit sous un genêt ; et il demanda la mort pour son âme, et dit : C’est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères.

9 février 1999

Élie était un homme de Dieu. Il parlait et agissait fidèlement pour Dieu en un temps où Achab avait détourné tout Israël vers l’idolâtrie. Élie gagna une grande victoire pour Dieu sur les faux prophètes qu’Achab et sa femme Jézabel protégeaient, et les faux prophètes furent mis à mort.

Au lieu de reconnaître la puissance et la grâce souveraines de Dieu dans ce qu’Élie avait fait, Jézabel fut furieuse contre lui et menaça de le tuer le jour même.

Élie, qui avait été si ferme et décidé en face d’Achab et des faux prophètes, fut malheureusement effrayé par les paroles de Jézabel et s’enfuit pour sa vie, partant loin dans le désert et priant l’Éternel de lui retirer la vie parce qu’il n’était pas meilleur que ses pères. Avait-il pensé qu’il était meilleur qu’eux ? N’avait-il pas fait seulement ce que Dieu lui avait dit de faire ? - Si. Mais il semble qu’il pensait être responsable de ce que les résultats n’avaient pas été tels qu’il pensait qu’ils auraient dû l’être. Si nous obéissons, ne pouvons-nous pas laisser les résultats à Dieu ? Quelle leçon pour nous-mêmes si, après avoir agi fidèlement pour Dieu, nous sommes découragés parce que nos regards sont tournés vers nous-mêmes !

S’il avait vraiment désiré mourir, pourquoi n’était-il pas resté aux mains de Jézabel pour mourir en martyr ? Mais il n’était pas dans l’intention de Dieu qu’il meure. Il fut pris au ciel sans passer par la mort ! (2 Rois 2:11)




Pensées sur 2 Rois

33 - 2 Rois 5:1

Or Naaman, chef de l’armée du roi de Syrie, était un grand homme devant son seigneur, et considéré, car par lui l’Éternel avait délivré les Syriens ; et cet homme était fort et vaillant, mais lépreux.

12 septembre 2001 et 3 avril 2017

Toutes les qualités remarquables de Naaman étaient gâtées par une seule « mouche » dans « l’huile du parfumeur » (Ecclésiaste 10:1) : il avait la lèpre. Que cela décrit bien de nombreuses personnes dans le monde, qui ont de grandes capacités, qui ont fait de grandes choses, mais qui sont des pécheurs ! N’est-il pas vrai que cette terrible maladie de la lèpre est destinée par Dieu à nous parler des ravages du péché qui ont infecté toute l’humanité ? - Certainement. La lèpre est une maladie qui commence dans le sang et apparaît dans différents endroits du corps, rongeant peut-être les doigts, puis le bras, apparaissant peut-être dans la tête, de la même manière que la nature pécheresse en nous peut ne pas être visible tout d’abord chez un petit enfant, mais ensuite se manifeste dans des actes de péché.

Pour que la lèpre de Naaman puisse être guérie, il fallait que Dieu fasse un miracle. Élisée envoya un messager pour dire à Naaman de se laver sept fois dans le Jourdain, et quand il eut fait cela, il en résulta une guérison complète. De même, un miracle de la grâce de Dieu est nécessaire pour ôter la culpabilité du péché de qui que ce soit. Le Jourdain parle de mort, la mort de Christ, et se laver dans Sa mort, en figure, apporte la guérison à l’âme pécheresse qui reçoit Christ comme Sauveur.

Le Seigneur Jésus aussi a guéri des lépreux, montrant Sa grande puissance sur le péché, et les résultats de celle-ci sur les pécheurs qui confessent leur culpabilité et qui se confient en Lui comme leur Seigneur et Sauveur vivant.

Toutes les maladies symbolisent les ravages du péché d’une manière ou d’une autre, mais la lèpre en est l’une des images les plus frappantes.




34 - 2 Rois 20:11

Et Ésaïe, le prophète, cria à l’Éternel : et l’Éternel fit retourner l’ombre de dix degrés en arrière sur les degrés par lesquels elle était descendue sur le cadran d’Achaz.

28 septembre 2001

L’Éternel avait dit à Ézéchias qu’il allait mourir. Ézéchias avait été un roi fidèle et dévoué, et il plaida avec Dieu, sur la base de la justice de sa vie, pour que l’Éternel lui accorde plus de temps. Dans Sa grâce, l’Éternel lui octroya quinze années de plus.

Ézéchias demanda un signe montrant qu’il en serait bien ainsi. Est-ce qu’il avait besoin d’un signe après que l’Éternel ait parlé ?

Mais il choisit comme signe que Dieu permette que l’ombre retourne de dix degrés en arrière, et Dieu fit ainsi par un miracle extraordinaire. Les scientifiques ont affirmé avoir trouvé que la terre avait perdu 24 heures dans ses révolutions autour du soleil, et l’Écriture donne une réponse à cela, d’abord dans le long jour de Josué, quand « le soleil s’arrêta, et la lune demeura où elle était, jusqu’à ce que la nation se fut vengée de ses ennemis … Et le soleil demeura au milieu des cieux, et ne se hâta point de se coucher, environ un jour entier » (Josué 10:13). Le récit du temps d’Ézéchias complète ce jour entier.

Mais un signe représente quelque chose. Il aurait été mieux, pour Ézéchias, qu’il meure quand l’Éternel le lui avait dit, car il gâcha sa bonne réputation pendant les années supplémentaires qui lui furent données. Souhaiterions-nous revivre notre vie, ou une partie de celle-ci, comme pour que le temps retourne en arrière pour nous ? Qu’il est bien mieux de laisser les choses entièrement dans la main du Seigneur, et de se soumettre joyeusement à quoi que ce soit qu’Il décide !

Mais Ézéchias, se glorifiant dans ce succès, d’avoir obtenu des années supplémentaires, succomba aux flatteries du roi de Babylone, et lui montra avec fierté tous les trésors de son royaume, ce qui eut plus tard comme résultat que Juda fut emmené en captivité à Babylone. C’est aussi pendant cette période que naquit son fils Manassé, le plus méchant roi qui ait jamais régné sur le royaume de Juda. Que Dieu décide de ce qui est le mieux !




1 - et 2 Chroniques

35 - 1 Chroniques 29:14

Et qui suis-je, et qui est mon peuple, que nous ayons le pouvoir d’offrir ainsi volontairement ? car tout vient de toi ; et ce qui vient de ta main, nous te le donnons.

19 janvier 2000

Déjà au temps de l’Ancien Testament, David avait la conscience de cette vérité, que tout ce qu’il avait appartenait réellement à Dieu. Lui et son peuple avaient offert de tout cœur, dans le but de fournir du matériel pour le temple qui devait être construit par Salomon. Ce n’était pas seulement ce que la loi exigeait, mais plus que cela, car la loi exigeait la dîme (le dixième) des revenus du peuple.

Dans le temps de la grâce, il n’y a pas de telle exigence. Les croyants ont été sauvés par pure grâce, ils ont été rachetés par le précieux sang de Christ et amenés à Dieu comme Lui appartement en propre. « Vous n’êtes pas à vous-mêmes, car vous avez été achetés à prix » (1 Corinthiens 6:19-20). Que nous sommes reconnaissants de Lui appartenir ! Mais puisque nous Lui appartenons, il est alors bien certain que tout ce que nous possédons Lui appartient réellement aussi. Nous sommes simplement des administrateurs des biens que nous a confiés notre Maître, pour les employer de la manière qui Lui plaira le plus. Ne pensons donc pas que quatre-vingt-dix pour cent de ce que nous avons nous appartient, et que nous devons seulement un dixième à Dieu.

Est-il possible d’employer tout ce que nous avons pour plaire au Seigneur ? - Oui. Agir soigneusement vis-à-vis de nos responsabilités familiales plaira certainement au Seigneur, et en fait, prendre soin de notre propre corps est également nécessaire.

Donner aux pauvres, et donner pour l’œuvre du Seigneur sont aussi des choses que nous ne devons pas négliger. Mais le Seigneur, aujourd’hui, ne demande pas un dixième. Il parle plutôt à notre cœur et à notre conscience, désirant que nous agissions par la foi, que nous donnions, chacun de nous, « selon qu’il se l’est proposé dans son cœur, non à regret, ou par contrainte, car Dieu aime celui qui donne joyeusement » (2 Corinthiens 9:7).




36 - 1 Chroniques 29:25

Et l’Éternel agrandit Salomon à un très haut degré aux yeux de tout Israël, et lui donna une majesté royale telle qu’aucun roi avant lui n’en avait eu.

4 juillet 2002

Les Israélites se préparaient à rendre un grand honneur à Salomon parce qu’il était le fils de David. David avait été un roi fidèle et pieux, qui avait accédé au trône après avoir connu des souffrances et des épreuves nombreuses, et qui avait toujours eu un bon témoignage devant le peuple.

Mais Dieu bénit aussi grandement Salomon pour encourager le peuple à montrer du respect pour leur nouveau roi. Salomon bâtit un temple magnifique tel qu’il avait été ordonné par Dieu, et son royaume eut une gloire extraordinaire, plus grande que celle que tout autre royaume ait jamais eue.

Pourquoi Dieu honora-t-Il autant Salomon ? - Simplement parce que Salomon devait être une figure du Seigneur Jésus Christ dans la magnificence de Son royaume, dans le temps à venir de Sa gloire milléniale. Dieu Le magnifiera infiniment plus qu’Il ne le fit de Salomon, car Lui seul est digne d’être pareillement exalté.

Car Salomon ne régna pas pendant longtemps avant de montrer sa faillite totale comme roi. Il épousa de nombreuses femmes étrangères, et fut détourné par elles à adorer leurs idoles. Il envoya en Égypte chercher des chevaux pour protéger son royaume, et il augmenta beaucoup ses richesses en imposant de lourds impôts au peuple. Dieu avait mis les rois d’Israël en garde précisément contre ces choses (Deutéronome 17:14-18), mais Salomon ne tint pas compte de la Parole de Dieu.

Quelle leçon pour nous ! Toute l’humanité faillit misérablement. Mais Un seul demeure fidèle et véritable, le Fils de Dieu, éternel et béni, le Seigneur Jésus Christ !




37 - 2 Chroniques 20:12

Ô notre Dieu, ne les jugeras-tu pas ? car il n’y a point de force en nous devant cette grande multitude qui vient contre nous, et nous ne savons ce que nous devons faire, mais nos yeux sont sur toi !

22 mai 1990 et 5 janvier 2018

Josaphat, un roi pieux, qui avait beaucoup de bonnes choses à son crédit, était dans une grande détresse. Une immense armée, venant de Moab, d’Ammon et de la montagne de Séhir, s’était approchée, avec la ferme intention d’attaquer Juda. Les chances lui étaient absolument contraires : Juda ne pouvait pas rassembler une armée capable de résister à cet ennemi formidable. Des croyants aussi ont souvent trouvé que l’ennemi des âmes est si fort qu’il est clairement sans espoir d’aller contre lui avec leurs ressources si pauvres.

Que pouvait-on faire ? Devaient-ils se rendre à l’ennemi ? - Non, jamais ! Mais ils ne sont pas assez forts pour avoir la victoire. - Non, absolument pas ! Josaphat savait que la seule réponse devait venir du Dieu vivant. Il n’essaie pas de ranimer le courage de ses hommes, qui n’avaient plus aucun courage. Il en appelle seulement à Dieu, exprimant les faits tels qu’ils étaient. Juda n’avait pas de force, mais Dieu est à la fois plus grand que Juda et plus grand que l’ennemi. « Nos yeux sont sur toi », dit-il. Se pouvait-il que Dieu laisse sans réponse la confiance en Lui ? - Non, là où la foi se confie en Lui, Il agira.

Avant même que l’ennemi n’approche, Dieu leur donne pour réponse qu’ils n’auront pas à combattre, mais seulement à être témoins de la manière dont Dieu combattra pour eux. Quand le fait se produisit, les ennemis se battirent entre eux plutôt que contre Juda, et les hommes de Juda purent prendre possession pour eux-mêmes de tout le butin.

Nous aussi avons des conflits dans notre vie, que ce soit dans notre vie personnelle, dans nos familles, ou même dans l’assemblée et, comme Josaphat, nous ne savons pas comment agir. La réponse est la même pour nous que dans cet épisode. Nous devons fixer nos regards sur Lui : « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui » (2 Chroniques 16:9). Conservons toujours un esprit de foi et de dépendance de Lui :

« Qui est suffisant pour ces choses ? » - « Notre capacité vient de Dieu » (2 Corinthiens 2:16 ; 3:5).




38 - 2 Chroniques 33:12-13

Et quand il fut dans la détresse, il implora l’Éternel, son Dieu, et s’humilia beaucoup devant le Dieu de ses pères, et le pria ; et il se laissa fléchir par lui, et écouta sa supplication, et le ramena à Jérusalem dans son royaume ; et Manassé reconnut que c’est l’Éternel qui est Dieu.

17 avril 2017

Bien que Manassé ait été le fils d’Ézéchias, ce roi pieux, il devint le roi de Juda le plus impie et le plus méchant. Il nous est dit : « Et Manassé fit errer Juda et les habitants de Jérusalem, en les induisant à faire le mal, plus que les nations que l’Éternel avait détruites devant les fils d’Israël » (verset 9). Cela a duré longtemps, car Manassé a régné pendant 55 ans. Après avoir, sans honte, fait fi des nombreux avertissements de la part de Dieu, il fut finalement emmené captif par le roi d’Assyrie et lié de chaînes d’airain.

Dieu se servit de cette épreuve pour toucher Manassé au cœur et lui faire voir sa condition réelle aux yeux de Dieu, et alors sa rébellion opiniâtre fut brisée. Un homme orgueilleux, qui a vécu longtemps dans le mal et avec arrogance, trouvera bien difficile de s’humilier, mais la bonté de Dieu est capable d’amener même un tel homme à la repentance. Manassé s’humilia beaucoup devant Dieu, et Le pria dans la repentance et le brisement d’esprit.

Il n’est pas possible que notre Dieu ne réponde pas à une telle prière, aussi grand qu’ait pu être le mal. C’est un témoignage remarquable de l’Ancien Testament que Dieu est un Dieu d’une grâce sans pareille. Le cœur de Manassé fut changé. Dieu permit qu’il soit rétabli dans son royaume et qu’il ait l’occasion d’effacer en partie le mal dont il s’était rendu coupable – et tous rendirent témoignage à la grâce de Dieu.

Le règne méchant de Manassé eut des effets au long cours, toutefois cela ne pouvait pas être corrigé, et son peuple en souffrit encore pendant longtemps. La grâce de Dieu, toute merveilleuse qu’elle soit en pardonnant le pécheur qui croit en Jésus Christ, n’annule pas Son juste gouvernement. Les chrétiens aussi doivent apprendre cela.




39 - 2 Chroniques 35:25

Et Jérémie fit des lamentations sur Josias ; et tous les chanteurs, et toutes les chanteuses ont parlé de Josias dans leurs lamentations jusqu’à aujourd’hui ; et on l’a établi comme ordonnance pour Israël. Et, voici, cela est écrit dans les Lamentations.

21 septembre 1987

Josias monta très jeune sur le trône de Juda, alors qu’il avait huit ans. C’était le fils d’Amon, un méchant roi, et le petit-fils de Manassé, dont la grande méchanceté fut arrêtée quand il fut fait captif et se tourna vers l’Éternel. Il se peut que Josias ait entendu parler de la conversion de son grand-père, car il commença, à seize ans, à rechercher l’Éternel, et cela avec une ferme décision de cœur. Sa foi et son énergie spirituelle ressortent brillamment en un jour où les fils d’Israël, globalement, étaient tombés dans une triste condition d’éloignement de Dieu.

Avant que Josias ait entendu parler du Livre de la Loi de Dieu, il détruisit l’idolâtrie en Juda, et ordonna que la maison de l’Éternel soit réparée. Quand on commença à faire cela, on trouva le Livre dans la maison. Josias, profondément touché par la Parole de Dieu, fit une alliance devant l’Éternel « de garder ses commandements et ses témoignages et ses statuts, de tout son cœur, et de toute son âme » (2 Chroniques 34:31). Il commanda de célébrer la pâque, qui fut la pâque la plus conforme à la Parole depuis les jours de Samuel (chapitre 35:18). Cependant, bien que la foi de Josias fût réelle et qu’elle influença le peuple de Juda à sa suite, il nous est dit : « Juda … n’est pas revenue à moi de tout son cœur, mais avec mensonge, dit l’Éternel » (Jérémie 3:10).

Cependant, après toute cette vie digne de louanges, Josias, bien qu’il ait été sérieusement averti, se mêla malheureusement dans un conflit qui ne le concernait pas, et mourut prématurément. On pouvait bien se lamenter profondément sur lui en Israël. Tout cela n’est-il pas très instructif pour nous aujourd’hui ? Nous devrions suivre de tout cœur son bon exemple, tout en étant mis en garde par sa défaillance.