Royaume de Dieu

Bibliquest - 160615

Voilà que jour après jour les violences se succèdent les unes aux autres, chacune choquante en son genre et martelant les esprits. On avait eu le meurtre de journalistes en janvier 2015, les attentats de novembre 2015 dans un théâtre à Paris ; puis ces derniers temps on dirait que les choses s’accélèrent. Chaque jour apporte son lot de violences. Les matches de foot Euro 2016 qui auraient dû être des temps de fête et de détente sont l’occasion de batailles de supporters ou hooligans (comme on veut), puis une fusillade à Orlando se transforme en tuerie de plus de 50 morts, puis un policier et sa conjointe sont assassinés, puis des « manifestations » ultraviolentes avec centaines de casseurs opèrent en pleine capitale, dégradant même un hôpital … Certaines de ces actions sont d’origine daesh = Isis = état islamique, d’autres non. Les auteurs de violence se multiplient et se diversifient.

Ce spectacle heurte, d’autant plus qu’on bénéficie de la tranquillité en occident. Si de nombreux migrants sont quand même attirés, c’est qu’ils viennent de conditions bien pires. En effet tout cette violence est encore peu par rapport à ce que souffrent les pays du moyen orient, avec au premier rang la Syrie et l’Iraq ; on arrive à ne plus parler de ce qu’ils subissent tellement la violence et les meurtres y sont « banalisés ».

On discute s’il faut prendre des mesures, des mesures nouvelles, des lois nouvelles, des effectifs de police ou défense renforcés. On vante l’état de droit, alors que le non-droit (l’anomie, dit-on maintenant pour faire savant) progresse. Les « valeurs de la république » montrent leur impuissance, leur inanité.

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Devant tout ce triste processus de déliquescence, nous ressentons le besoin, plus pressant que jamais, que le royaume de Dieu soit prêché. C’est par ce sujet que le livre des Actes commence (1v3), comme pour rappeler que la crucifixion du Seigneur qui venait d’arriver n’était pas un échec mais une victoire, et c’est encore par ce sujet que le livre des Actes se termine (28v31, dernier verset !), comme pour nous dire que c’est Lui qui a et aura le dernier mot.

Il ne s’agit pas de crier « paix ! paix ! » alors qu’on n’a aucun remède (Jérémie 6v14, 8v11). Non, il s’agit bien de prêcher le royaume de Dieu, c’est-à-dire annoncer :


En lisant notre recommandation de prêcher le « royaume de Dieu », quelques-uns nous soupçonneront peut-être d’être ‘témoins de Jéhovah’, ou tout au moins d’en propager les idées. Ce n’est pas le cas ; nous ne cherchons pas à rétablir le paradis d’Eden sur terre ; nous n’annonçons pas l’Éternel-Jéhovah de l’Ancien Testament, mais nous annonçons Jésus, Fils de Dieu, Homme et Dieu à la fois, venu en chair, mort sur la croix pour expier nos péchés, et ressuscité et glorifié.


La vérité du christianisme va plus loin que le royaume de Dieu. Elle comprend notamment l’Église, qui est un corps un organisme où les membres fonctionnent en étant rattachés à la tête, Christ. Mais dans un premier temps, et pour le moment, l’urgent est de commencer par vivre et proclamer le ‘royaume de Dieu’, se soumettant à Son autorité.