Le Vieil homme

Sondez les Écritures, vol.3


Qu’est-ce que le vieil homme ? Tout homme qui vient au monde, naît pécheur, car il descend d’Adam dont la désobéissance a introduit le péché dans le monde. C’est l’homme naturel qui a la vie et la nature de ses parents. Mais « Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde, afin que nous vivions par lui » (1 Jean 4:9). Celui qui croit en son nom est « né de Dieu », « né de nouveau », pour être un nouvel homme, participant de la nature divine (2 Pi. 1:4). Dès lors, ce que j’étais autrefois, Dieu le considère comme un vêtement mis au rebut. Il n’améliore pas ce qui est ancien, il le place dans la mort avec Christ. Le vieil homme a été crucifié avec lui, ayant reçu en Christ la juste sentence qu’il méritait.

Désormais, Dieu considère le croyant comme un nouvel homme, responsable de marcher comme tel. « Ayant dépouillé le vieil homme » avec ses actions et ayant revêtu le nouvel homme qui est renouvelé en connaissance (Col. 3:9, 10 ; voir aussi Éph. 4:22-24), le chrétien doit connaître et montrer cette nouvelle identité. L’apôtre Paul n’en reconnaissait pas d’autre. « Si quelqu’un est en Christ, c’est une nouvelle création » (2 Cor. 5:17) ; « Je connais un homme en Christ » (2 Cor. 12:2) ; « Je suis crucifié avec Christ ; et je ne vis plus, moi, mais Christ vit en moi » (Gal. 5:20). La vie chrétienne pratique consiste à le réaliser et à montrer les traits du nouvel homme, d’où les exhortations que nous trouvons dans les épîtres.

Mais, avec autant de force, la Parole nous montre — et l’expérience le confirme — que nous avons encore en nous la chair, et dans la chair, le péché, la source de mal en moi. La Parole ne donne pas une définition de la chair, mais elle nous en montre les caractères et les actions. Elle a une pensée, une volonté ; elle convoite (Rom. 8:6, 7 ; Éph. 2:3 ; Gal. 5:14). Elle est présente dans l’homme, parce qu’il descend d’Adam, tout au long de son existence sur la terre : « Ce qui est né de la chair est chair » (Jean 3:6).

La source du mal c’est « le péché qui habite en moi », « dans la chair » (Rom. 7:17, 18 ; 8:3) sur laquelle il imprime un caractère indélébile : « chair de péché » (Rom. 8:3). Il produit toutes les convoitises (Rom. 7:8) qui sont attribuées à la chair, « convoitises charnelles » (Rom. 13:14 ; Gal. 5:16, 24 ; Éph. 2:3 ; 1 Pi. 2:11 ; 2 Pi. 2:10, 18 ; 1 Jean 2:16).

L’homme inconverti est « dans la chair » ; le croyant, né de nouveau, n’est « pas dans la chair, mais dans l’Esprit » (Rom. 8:8, 9). Cependant la chair est toujours en lui et il est en danger de marcher « selon la chair ». Elle provoque les défaillances ou les faiblesses des croyants (voir Matt. 26:41 ; Rom. 7:5-25 ; 8:1-13 ; 13. 14 ; Gal. 3:3 ; 5:13, 16-26.

Y a-t-il une différence entre la chair et le vieil homme ? Plusieurs expressions les rapprochent beaucoup. Le vieil homme « se corrompt selon les convoitises trompeuses » (Éph. 4:22) qui caractérisent la chair (voir ci-dessus). « Notre vieil homme a été crucifié » avec Christ (Rom. 6:6) et « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair » (Gal. 5:24), ont dépouillé « le corps de la chair » dans le baptême (Col. 2:14) et ont « dépouillé le vieil homme avec ses actions » (Col. 3:9). L’un et l’autre désignent la nature marquée par le péché que nous avons reçue de nos parents. L’expression « vieil homme » (Rom. 6:6 ; Éph. 4:22 ; Col. 3:9), par contraste avec le nouvel homme paraît englober tout ce que j’étais — homme pécheur responsable — dans mon ancienne condition avant d’avoir cru. La chair désigne plutôt la nature elle-même avec laquelle j’étais totalement identifié avant ma nouvelle naissance. Elle subsiste en moi, et en elle le péché — source de mal — tant que je suis dans le corps auquel elle est attachée.