Images ET SYMBOLES BIBLIQUES


Remmers Arend


Édition originale en allemand : « Biblische Bilder und Symbole », ISBN : 3-89287-086-1 © CSV, D-42490 Hückeswagen

© Editions Bibles et Littérature Chrétienne, La Foge C, 1816 Chailly-Montreux, Suisse, www.eblc.ch


ABCDEFGHIJ – K – LMNOPQRSTUV – W – X - Y - Z


« Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » 1 Corinthiens 10, 11


« … qui sont une ombre des choses à venir ; mais le corps est du Christ » Colossiens 2, 17


Table des matières :

1 - Abréviations des livres de la Bible

1.1 - Ancien Testament :

1.2 - Nouveau Testament :

2 - Introduction

2.1 - Généralités

2.1.1 - Comparaison

2.1.2 - Symbole

2.1.3 - Types

2.2 - Types de l’Ancien Testament

2.3 - Christ dans l’Ancien Testament

3 - Images et symboles (ordre alphabétique)

4 - Index des passages bibliques (ordre des livres de la Bible)

4.1 - Ancien Testament :

4.2 - Nouveau Testament :


1 Abréviations des livres de la Bible

1.1 - Ancien Testament :

Gen. = Genèse — Ex. = Exode — Lév. = Lévitique — Nomb. = Nombres — Deut. = Deutéronome — Josué = Josué — Juges = Juges — Ruth = Ruth — 1 Sam. = 1 Samuel — 2 Sam. = 2 Samuel — 1 Rois = 1 Rois — 2 Rois = 2 Rois — 1 Chron. = 1 Chroniques — 2 Chron. = 2 Chroniques — Esdras = Esdras — Néh. = Néhémie — Esther = Esther — Job = Job — Ps. = Psaumes — Prov. = Proverbes — Eccl. = Ecclésiaste — Cant. = Cantique des cantiques — És. = Ésaïe — Jér. = Jérémie — Lament. = Lamentations de Jérémie — Ézéch. = Ézéchiel — Dan. = Daniel — Osée = Osée — Joël = Joël — Amos = Amos — Abd. = Abdias — Jonas = Jonas — Michée = Michée — Nahum = Nahum — Hab. = Habakuk — Soph. = Sophonie — Aggée = Aggée — Zach. = Zacharie — Mal. = Malachie

1.2 - Nouveau Testament :

Matt. = Matthieu — Marc = Marc — Luc = Luc — Jean = Jean — — Actes = Actes des apôtres — Rom. = Romains — 1 Cor. = 1 Corinthiens — 2 Cor. = 2 Corinthiens — Gal. = Galates — Éph. = Éphésiens — Phil. = Philippiens — Col. = Colossiens — 1 Thess. = 1 Thessaloniciens — 2 Thess. = 2 Thessaloniciens — 1 Tim. = 1 Timothée — 2 Tim. = 2 Timothée — Tite = Tite — Philém. = Philémon — Héb. = Hébreux — Jacq. = Jacques — 1 Pierre = 1 Pierre — 2 Pierre = 2 Pierre — 1 Jean = 1 Jean — 2 Jean = 2 Jean — 3 Jean = 3 Jean — Jude = Jude — Apoc. = Apocalypse


2 - Introduction

2.1 - Généralités

La parole de Dieu – Ancien et Nouveau Testament – est en partie écrite dans un langage imagé. Il n’y a rien d’extraordinaire à cela, car dès l’Antiquité, dans la littérature profane également, on se servait de comparaisons, d’images, etc. pour animer un texte. Les « saints hommes de Dieu… poussés par l’Esprit Saint » (2 Pierre 1, 21) qui ont écrit le Livre n’ont cependant pas recouru à ce moyen dans le seul but d’embellir le texte. Aussi prenons la peine de nous y arrêter ! Pour avoir une juste compréhension de nombreux passages de la Bible, il est non seulement intéressant et instructif, mais aussi indispensable de connaître la signification des images qui y sont utilisées. Les plus importants modes d’expression employés dans le langage, et qui se trouvent aussi dans la Bible, sont les suivants :


2.1.1 - Comparaison

La comparaison qui fait ressortir un trait déterminé d’un élément ou d’une personne en mettant quelque chose d’autre en regard. Ainsi en Proverbes 4, 18, par exemple, le sentier des justes est comparé à la lumière du matin. De même que la lumière du soleil matinal va croissant et illumine toutes choses, ainsi le chemin d’un homme qui marche continuellement dans les voies de Dieu devient toujours plus clair et béni. Les paraboles de l’Ancien et du Nouveau Testament appartiennent à cette catégorie.


2.1.2 - Symbole

Le symbole est un signe perceptible qui représente quelque chose d’abstrait. Une couronne symbolise la royauté et, dans le Nouveau Testament, la croix est le symbole de l’opprobre de Christ.


2.1.3 - Types

Les types bibliques ressemblent aux symboles, mais, contrairement à eux, ils se rapportent toujours à des personnes ou à des actes encore futurs. Dès lors, nous ne trouvons des types que dans l’Ancien Testament et ils ont toujours trait à des choses qui sont révélées, et ainsi confirmées, dans le Nouveau Testament. Aussi l’interprétation des types ne doit-elle jamais aller au-delà de l’enseignement du Nouveau Testament.


Plusieurs des images utilisées dans les Saintes Ecritures peuvent avoir différentes significations. C’est ainsi que la tente d’assignation et le temple sont aussi bien des types de l’Assemblée que du ciel (cf. 1 Cor. 3, 16; Héb. 9). Nous ne pouvons pas non plus dire avec certitude si une expression a un sens figuré dans chaque passage où elle apparaît. Le discernement spirituel et parfois aussi une certaine réserve sont nécessaires si nous ne voulons pas ajouter quelque chose à la parole de Dieu au lieu de l’interpréter !


2.2 - Types de l’Ancien Testament

La parole de Dieu donne elle-même la réponse à la question de l’origine et du bien-fondé d’une telle manière d’expliquer des expressions bibliques. Par là est démontrée l’unité de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dans sa première épître aux Corinthiens (chap. 9, v. 9), Paul cite le commandement de Deutéronome 25, 4: « Tu n’emmuselleras pas le bœuf qui foule le grain », et il ajoute : « Car c’est pour nous que cela est écrit… » Il se sert de ce verset de l’Ancien Testament, comme aussi de la coutume de ceux qui servent à l’autel (v. 13), pour expliquer que dans le domaine spirituel également tout serviteur a droit à un salaire pour son activité.

En 1 Corinthiens 10, 1 à 11, l’apôtre décrit différents événements survenus au cours de la marche d’Israël dans le désert comme exemples servant d’avertissement. Il en tire l’enseignement suivant : « Or ces choses arrivèrent comme types de ce qui nous concerne, afin que nous ne convoitions pas des choses mauvaises, comme ceux-là aussi ont convoité » (v. 6). L’énumération de quatre autres péchés dans lesquels Israël tomba (l’idolâtrie, la fornication, la rébellion et les murmures) s’achève par ces paroles : « Or toutes ces choses leur arrivèrent comme types, et elles ont été écrites pour nous servir d’avertissement, à nous que les fins des siècles ont atteints » (v. 11). Galates 4, 21 à 31 fait encore un pas de plus. Paul y parle de Sara, la femme d’Abraham, et de sa servante Agar, ainsi que de leurs fils Isaac et Ismaël, en signalant expressément un sens allégorique : ces personnes sont des figures de la grâce et de la loi (v. 24). De même en Hébreux 7, 1 à 3, Melchisédec, roi de Salem, est assimilé au Fils de Dieu. De plus, ses noms sont aussi traduits et expliqués : roi de justice et roi de paix.

Ces passages du Nouveau Testament sont importants, car ils nous donnent la clé, fournie par l’inspiration du Saint Esprit, pour la compréhension des types. D’innombrables personnes, faits et événements du Nouveau Testament apparaissent en type dans l’Ancien Testament. Aussi est-il tout à fait justifié de parler de celui-ci comme du « livre d’images » du Nouveau Testament. Beaucoup de vérités chrétiennes, qui sont souvent exposées dans le Nouveau Testament sous une forme abstraite, sont déjà présentées en type dans l’Ancien Testament.

C’est ainsi, par exemple, que le sacrifice d’Isaac en Genèse 22 est un type clair de ce que Dieu « n’a pas épargné son propre Fils, mais… l’a livré pour nous tous » (Rom. 8, 32). La tente d’assignation dans le désert présente un type approprié de l’Assemblée de Dieu aujourd’hui (cf. Matt. 16, 18; 1 Cor. 3, 9-17). La marche d’Israël durant quarante ans dans le désert est une figure de la vie chrétienne sur la terre, avec tous les dangers qu’elle comporte.

Nous nous contenterons de ces exemples. Ils montrent en même temps qu’il y a différentes sortes de types dans l’Ancien Testament. On peut relever essentiellement les distinctions suivantes :


Ainsi qu’il l’a déjà été dit, l’interprétation du langage figuré de la parole de Dieu n’est pas toujours simple. Un principe important s’impose lorsque nous sommes occupés des types de l’Ancien Testament : n’allons jamais, dans leur interprétation, au-delà des révélations du Nouveau Testament. Ce sont justement des figures qui nous sont données pour illustrer la doctrine du Nouveau Testament d’une manière appropriée en partant de la pratique et pour la pratique.


2.3 - Christ dans l’Ancien Testament

Le Nouveau Testament n’est pas seul à rendre témoignage de Christ, l’Ancien Testament le fait aussi. Le Seigneur Jésus lui-même a dit aux Juifs en Jean 5, 39: « Sondez les écritures, car vous, vous estimez avoir en elles la vie éternelle, et ce sont elles qui rendent témoignage de moi ». Il a annoncé ses souffrances à ses disciples par ces paroles : « Voici, nous montons à Jérusalem, et toutes les choses qui sont écrites par les prophètes touchant le Fils de l’homme seront accomplies : car il sera livré aux nations ; on se moquera de lui, et on l’injuriera, et on crachera contre lui ; et après qu’ils l’auront fouetté, ils le mettront à mort ; et le troisième jour il ressuscitera » (Luc 18, 31-33). Puis, le jour de sa résurrection, lorsqu’il se joignit aux deux disciples accablés qui se rendaient de Jérusalem à Emmaüs, il finit par leur dire : « O gens sans intelligence et lents de cœur à croire toutes les choses que les prophètes ont dites ! Ne fallait-il pas que le Christ souffrît ces choses, et qu’il entrât dans sa gloire ? Et commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les écritures, les choses qui le regardent » (Luc 24, 25-27). Le soir du même jour, il apparut à tous ses disciples. À cette occasion, il leur dit : « Ce sont ici les paroles que je vous disais quand j’étais encore avec vous, qu’il fallait que toutes les choses qui sont écrites de moi dans la loi de Moïse, et dans les prophètes, et dans les psaumes, fussent accomplies. Alors il leur ouvrit l’intelligence pour entendre les écritures. Et il leur dit : Il est ainsi écrit ; et ainsi il fallait que le Christ souffrît, et qu’il ressuscitât d’entre les morts le troisième jour, et que la repentance et la rémission des péchés fussent prêchées en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem » (Luc 24, 44-47).

Ces passages de la Parole montrent clairement que non seulement les prophètes, mais toutes les Ecritures de l’Ancien Testament rendent témoignage de Christ et de son œuvre. La division de l’Ancien Testament utilisée par le Seigneur en Luc 24, 44, à savoir la loi de Moïse, les prophètes et les Psaumes, correspond à la division judaïque : la loi (Thora), les prophètes (Neviim), les écritures (Ketavim, avec les Psaumes comme premier et principal livre).

Dans leurs prédications, dès le début, les apôtres aussi s’appuyaient sur le fait que les Ecritures de l’Ancien Testament rendaient témoignage de Christ : ainsi Pierre en Actes 2, 30 et 31; 3, 18, 22 et 23, Philippe au chapitre 8, verset 35, et Paul aux chapitres 17, versets 2 et 3, et 28, verset 23.

Les types sont une forme particulière du témoignage rendu au Seigneur Jésus dans l’Ancien Testament. Il en existe un très grand nombre ; nous n’en citons ci-après que quelques-uns qui sont clairement interprétés dans le Nouveau Testament :


Ces exemples montrent quelque chose de la multiplicité et de l’importance des types de l’Ancien Testament. Nous pouvons certainement dire que seule la compréhension du langage figuré et tout particulièrement des types ouvre vraiment l’accès au sens profond et à la grande richesse spirituelle de l’Ancien Testament. Toutefois la connaissance des images dans le Nouveau Testament est aussi indispensable pour la compréhension et apporte un enrichissement durable à celui qui lit la sainte parole de Dieu avec prière.

Enfin, une dernière précision : il sera difficilement évitable qu’un mot ou un autre soit cherché en vain dans ce lexique. Des termes tels que soif, jeûne, fiel, faim, etc., dont le sens figuré dans la Bible correspond à l’usage courant, n’ont pas été pris en considération pour des raisons compréhensibles.


3 - Images et symboles (ordre alphabétique)

A


Aaron

Le frère de Moïse a été le premier souverain sacrificateur d’Israël et il est un type du Seigneur Jésus (cf. Héb. 5, 1-5). Lors de la consécration des sacrificateurs, l’onction a précédé l’aspersion de sang pour Aaron, alors que pour ses deux fils, il a d’abord été fait aspersion du sang du sacrifice, puis seulement ensuite ils ont été oints de l’huile sainte (Ex. 29, 7, 20, 21). Ainsi, au Jourdain, avant de commencer son service, Christ pouvait, lui qui était sans péché, être « oint » de l’Esprit Saint (Luc 3, 22; 4, 18; Actes 10, 38), alors que pour nous la foi au sang de Christ précède l’onction ou le sceau du Saint Esprit (2 Cor. 1, 21, 22; Éph. 1, 13).

Tandis que la sacrificature d’Aaron a pour objet que des pécheurs soient réconciliés avec Dieu et que les rachetés puissent s’approcher de lui, la sacrificature de Melchisédec parle de la bénédiction de Dieu envers les hommes, ce qui trouvera sa réalisation particulièrement dans le règne millénaire.


Abraham

Le patriarche et ancêtre du peuple d’Israël n’est pas seulement le plus bel exemple de foi pratique dans l’Ancien Testament, mais il présente aussi des traits typiques. En Hébreux 11, 8 à 19, son obéissance de la foi est particulièrement mise en évidence. Le mot croire apparaît pour la première fois dans la Bible en Genèse 15, 6: « Et il crut l’Éternel ; et il lui compta cela à justice ». Alors que dans la première phase de sa vie (Gen. 12 - 14), sa marche extérieure ainsi que son témoignage sont davantage présentés et, dans la deuxième (Gen. 15 - 21), ses relations personnelles avec Dieu, la troisième phase donne un aperçu prophétique : au chapitre 22, sa disposition à obéir quand Dieu lui demande d’offrir son fils Isaac en sacrifice fait allusion au don du Fils de Dieu par le Père (ici apparaît pour la première fois au verset 2 le verbe aimer ; cf. Rom. 8, 32; Héb. 11, 17-19) ; au chapitre 23, la mort de sa femme Sara est une image de la mise de côté temporaire du peuple d’Israël (cf. Rom. 11, 25) ; au chapitre 24, nous voyons l’appel de l’épouse (l’Assemblée) pour le Fils et au chapitre 25, la bénédiction des nations dans le Millénium.


Adam

Les comparaisons en Romains 5, 12 et suivants (v. 14: « la figure de celui qui devait venir ») et 1 Corinthiens 15, 20, 21 et 45 mettent en lumière la relation typique entre Adam, le chef de la première création tombée dans le péché, et Christ, le chef de la nouvelle création. Le premier homme avait été établi par Dieu comme chef de la création et devait dominer sur toutes les autres créatures (Gen. 1, 28). Le premier Adam ayant perdu tous les droits par sa désobéissance, le second homme, le dernier Adam, a été fait par Dieu Chef sur toutes choses en vertu de son œuvre à la croix, parce qu’il s’était acquis tous ces droits par son abaissement profond et sa parfaite obéissance (cf. 1 Cor. 15, 45-49; Héb. 2, 6 et suivants). Adam est vu ici davantage en contraste avec Christ.

En Éphésiens 5, 30 à 32, un parallèle est toutefois établi entre Adam et Ève, le premier couple humain, et Christ et son épouse, parallèle qui nous autorise à voir en Adam et Ève un type de Christ et de son Assemblée. Comme Ève a été formée du côté d’Adam pendant qu’il était dans un profond sommeil, ainsi Christ, par sa mort à la croix, a posé le fondement pour son Assemblée qu’il aime et à laquelle il sera uni éternellement (Éph. 5, 25).


Adultère : voir « fornication »


Agneau

Dans la Bible, l’agneau (de la chèvre ou de la brebis) est une figure d’un être sans défense et dépendant d’autrui (És. 11, 6; 40, 11; Luc 10, 3). Il est l’animal le plus souvent prescrit pour les sacrifices dans l’Ancien Testament. Deux agneaux âgés d’un an, sans défaut, devaient être offerts chaque jour en holocauste continuel, deux également le jour du sabbat, sept au commencement des mois et pareillement lors de toutes les fêtes de l’Éternel, à l’exception de la fête des tabernacles au cours de laquelle quatorze agneaux étaient présentés chaque jour, pendant sept jours, et sept agneaux le huitième jour (Nomb. 28; 29).

Ésaïe 53, 7 fait allusion prophétiquement au Rédempteur comme l’Agneau de Dieu : « Il a été opprimé et affligé, et il n’a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie. » « Commençant par cette écriture », Philippe l’évangéliste a pu annoncer Jésus à l’eunuque de Candace (Actes 8, 32-35). Dans le Nouveau Testament (à l’exception du passage déjà cité de Luc 10, 3 où le mot est cependant employé à la forme du pluriel) nous ne trouvons l’agneau (en grec deux mots différents : amnos et arnion) que comme nom ou titre du Seigneur Jésus. Par l’exclamation : « Voilà l’agneau de Dieu qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1, 29, 36), Jean le Baptiseur salue le Fils de Dieu qui, comme le vrai holocauste, allait pleinement résoudre la question du péché selon les saintes exigences de Dieu. Pierre l’appelle « l’agneau sans défaut et sans tache » dont le sang précieux nous a rachetés (1 Pierre 1, 19) ; enfin nous voyons le Seigneur glorifié au milieu du trône de Dieu dans le ciel comme l’Agneau : devant lui, les 24 anciens tombent sur leurs faces et l’adorent ainsi qu’il en est digne (Apoc. 5, 6). Cet agneau, apparemment si petit et si faible, autrefois immolé pour nous, occupe maintenant la place de la puissance et de la gloire suprêmes. Les sept cornes et les sept yeux nous parlent de sa pleine puissance et de son parfait discernement. L’une des 28 mentions du mot « agneau » dans l’Apocalypse se rapporte pourtant au futur adversaire de Christ, soit l’Antichrist. Au chapitre 13 (v. 11), il est dit de cet homme de péché, le fils de perdition (2 Thess. 2, 3) : « Et je vis une autre bête montant de la terre ; et elle avait deux cornes semblables à un agneau ; et elle parlait comme un dragon. » La ruse et le caractère dangereux de cet homme ne pourraient pas être mis en évidence plus clairement que par ces deux marques opposées. D’une certaine manière il ressemblera extérieurement à l’Agneau véritable, mais en même temps sa vraie nature sera révélée en ce que sa bouche proférera des paroles sataniques lorsqu’il s’assiéra au temple de Dieu et se présentera lui-même comme étant Dieu.


Aigle

Le mot hébreu nescher, traduit le plus souvent par « aigle », signifie vraisemblablement « vautour », ainsi qu’il est rendu en Michée 1, 16. En 2 Samuel 1, 23 et dans d’autres passages, sa rapidité et sa force sont citées comme principales caractéristiques (Ps. 103, 5; És. 40, 31). L’envergure et la force de ses ailes sont une figure des soins de Dieu en faveur des siens (Ex. 19, 4; Deut. 32, 11). Déjà en Deutéronome 28, 49, l’aigle est mis en relation avec le jugement, ce qui semble être la signification de ce symbole dans beaucoup de passages (Prov. 30, 17; Osée 8, 1). En Matthieu 24, 28, où le peuple spirituellement mort d’Israël, qui s’est soumis volontairement à l’Antichrist, est appelé d’une manière figurée un corps mort (bête morte), les aigles sont l’expression des jugements de Dieu venant du ciel et consumant toutes choses. La ressemblance du quatrième animal d’Apocalypse 4, 7 (cf. Ézéch. 1, 10) avec un aigle volant indique la venue subite des jugements de Dieu dans ses voies gouvernementales sur la création.


Airain, cuivre

Lorsqu’il est parlé dans la Bible de l’airain, il faut certainement comprendre le cuivre (ou le bronze). Dans l’Antiquité, l’un des principaux lieux où l’on trouvait le cuivre était l’île de Chypre (latin : Cyprus) qui aussi a donné son nom au métal. Déjà en Genèse 4, 22, il est fait mention pour la première fois de l’airain comme métal pour la fabrication des outils tranchants. Puis nous le rencontrons de nouveau en Exode 25, 3 lors de la construction de la tente d’assignation et de ses ustensiles, construction pour laquelle il a été utilisé 70 talents et 2400 sicles d’airain, soit environ 2500 kg (chap. 38, v. 29).

Dans la parole de Dieu, l’airain est souvent mis en relation avec le feu. Sur l’autel d’airain, les sacrifices étaient consumés par le feu (Ex. 27, 1-8). En Apocalypse 1, 15, les pieds du Fils de l’homme sont « semblables à de l’airain brillant, comme embrasés dans une fournaise ». L’airain est toutefois retiré intact du feu.

L’airain est une image de la justice manifestée dans le jugement. Comme Homme, seul le Seigneur Jésus possédait une justice intrinsèque, intérieure, qui pouvait supporter le feu du jugement de Dieu. La figure du serpent d’airain en est l’expression (Nomb. 21, 4-9; Jean 3, 14; 2 Cor. 5, 21). Comme hommes, nous ne possédons aucune justice qui pourrait subsister devant Dieu. « Toutes nos justices [sont] comme un vêtement souillé » (És. 64, 6). Mais celui qui croit au Fils de Dieu n’est pas jugé, il est justifié. Dieu est juste quand il condamne le péché, mais il montre aussi sa justice en justifiant celui qui croit en son Fils (Rom. 3, 26).


Amalek

Le nom Amalek peut être traduit par : « peuple pillard » ou : « qui dépouille le peuple ». Amalek était le fils d’Éliphaz et de Thimna (Gen. 36, 12, 16), donc un petit-fils d’Ésaü. Le fait que la contrée des Amalékites est déjà mentionnée en Genèse 14, 7 n’est pas en contradiction avec ce qui précède, les lieux de la Bible étant souvent nommés longtemps à l’avance par leurs noms futurs (cf. le nom de Béthel en Gen. 12, 8; 28, 19). Les lieux d’habitation de ce peuple apparenté à Israël étaient situés au sud de la Palestine, c’est-à-dire près de l’Égypte (Nomb. 13, 29; 1 Sam. 15, 7; 27, 8). Les Amalékites se sont constamment révélés être les oppresseurs d’Israël. Ils étaient des pécheurs et ne craignaient pas Dieu (Deut. 25, 17; Juges 10, 22; 1 Sam. 15, 18). Après être sorti d’Égypte, Israël rencontra aussitôt Amalek (Ex. 17, 8; Nomb. 14, 43-45), et même dans le pays de Canaan, Amalek ne laissa pas le peuple de Dieu en paix. Amalek y est presque toujours vu en relation avec les autres habitants du pays, lesquels sont une figure de la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes (Juges 3, 13; 6, 3; Éph. 6, 12). L’inimitié des Amalékites est cruelle et rusée. Ils attaquent les faibles, détruisent la récolte du pays, et là où ils passent, ils brûlent les villes et pillent tout (Deut. 25, 17; 1 Sam. 30, 1, 2).

Amalek est une image de Satan qui rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il pourra dévorer (1 Pierre 5, 8). En vérité, il est un ennemi vaincu, car son jugement est déjà prononcé : « Sa fin sera la destruction » (Nomb. 24, 20). De même que Dieu a dit d’Amalek : « L’Éternel aura la guerre contre Amalek de génération en génération » (Ex. 17, 16), de même le croyant doit résister aux attaques de Satan (Jacq. 4, 7; 1 Pierre 5, 9). Ce combat dure aussi longtemps que nous sommes sur la terre. Mais à la fin s’accomplira la parole de Romains 16, 20: « Or le Dieu de paix brisera bientôt Satan sous vos pieds ».


Âne

L’âne est une bête de somme et une monture modeste ; aujourd’hui encore il est apprécié dans le Proche-Orient. Il peut porter des charges étonnantes et c’est sans doute pour cette raison qu’il est parfois une figure de l’humilité (Gen. 49, 14, 15). Lors de sa première venue, quand le Seigneur Jésus a séjourné sur la terre dans l’abaissement profond, il est entré dans Jérusalem sur un âne. Mais lorsqu’il apparaîtra pour la seconde fois en gloire comme Fils de l’homme, il sera assis sur un cheval blanc (Zach. 9, 9; Matt. 21, 5; Apoc. 19, 11).

L’âne, spécialement l’âne sauvage, est comparé dans la Bible à l’homme. Au sujet d’Ismaël, l’Ange de l’Éternel prophétise à Agar, servante d’Abraham : « Lui, sera un âne sauvage d’homme », et Job dit : « Et l’homme stupide s’enhardit, quoique l’homme naisse comme le poulain de l’âne sauvage » (Gen. 16, 12; Job 11, 12). Un des premiers commandements que le peuple d’Israël a reçu de Dieu après sa délivrance d’Égypte prescrivait : « Et tout premier fruit des ânes, tu le rachèteras avec un agneau ; et si tu ne le rachètes pas, tu lui briseras la nuque. Et tout premier-né des hommes parmi tes fils, tu le rachèteras » (Ex. 13, 13; 34, 20). Là aussi nous voyons une certaine assimilation à l’âne comme figure de l’homme naturel qui a besoin de rédemption. C’est ainsi que doit être également interprété le commandement défendant le joug mal assorti, selon lequel l’Israélite ne devait jamais atteler ensemble un bœuf et un âne devant une charrue (Deut. 22, 10). Ce commandement est appliqué, dans le Nouveau Testament, à la relation (dans le mariage, l’amitié, la profession, les associations, etc.) d’un croyant avec un incrédule (2 Cor. 6, 14 et suiv.). Selon la loi, le bœuf était un animal pur, l’âne un animal impur ; en outre, ces deux animaux ont des caractères totalement différents qui ne s’accordent en aucun cas. Une leçon simple mais sérieuse et importante pour chaque enfant de Dieu !


Animal : voir « bête »


Animaux (symboliques), chérubin, séraphin

Les quatre animaux sont décrits pour la première fois en Ézéchiel 1, 5 à 14. Dans le Nouveau Testament, ils se trouvent dans le livre de l’Apocalypse (Apoc. 4, 6-9). Ils se tiennent au milieu et à l’entour du trône de Dieu, et ils symbolisent les caractères de son gouvernement et de ses jugements sur le monde (Ézéch. 1, 26). Les faces des animaux en Ézéchiel 1 correspondent à celles d’Apocalypse 4. Le lion parle de la force, le veau de la constance, l’homme de la sagesse et l’aigle de la soudaineté et de la rapidité des jugements à venir. En Ézéchiel chacun des quatre animaux porte les quatre caractères, tandis qu’en Apocalypse chaque animal n’en présente qu’un des quatre. Alors qu’en Ézéchiel 1, 18 les jantes des roues des quatre animaux sont pleines d’yeux tout autour, il est dit en Apocalypse 4, 6 et 8 qu’ils sont « pleins d’yeux devant et derrière », et qu’ils sont « tout autour et au-dedans, pleins d’yeux ». Aussi bien en Ézéchiel 1, 28 qu’en Apocalypse 4, 3, il y a un arc-en-ciel autour du trône.

Les animaux sont reconnus par Ézéchiel comme étant des chérubins (Ézéch. 10, 20). La signification du nom Cherub (hébr. Keruv, pl. Keruvim) n’est pas certaine. Il a pour interprétation : « celui qui combat », « celui qui saisit », « le serviteur fidèle » ou « celui qui est grand, qui est puissant ». Les chérubins ou les animaux avaient quatre ailes (Ézéch. 1, 6).

Quand le prophète Ésaïe décrit le trône de Dieu, il voit au-dessus du trône les séraphins, dont le nom signifie « les ardents » (És. 6, 1-4). Les séraphins ont six ailes comme les quatre animaux d’Apocalypse 4, et comme ceux-ci ils ne cessent de dire « Saint, saint, saint » (És. 6, 3; Apoc. 4, 8).

Une comparaison des deux descriptions de l’Ancien Testament avec celle du Nouveau nous amène à la conclusion qu’Ézéchiel et Ésaïe n’ont vu chacun pour soi qu’une partie de l’immense gloire du trône de Dieu, alors que Jean, pour ainsi dire, a pu contempler à face découverte toute la gloire du Seigneur. À la vue de l’image de la gloire de l’Éternel, Ézéchiel est tombé sur sa face et Ésaïe s’est écrié : « Malheur à moi ! car je suis perdu ; car moi, je suis un homme aux lèvres impures, et je demeure au milieu d’un peuple aux lèvres impures ; car mes yeux ont vu le roi, l’Éternel des armées » (Ézéch. 1, 28; És. 6, 5). Cependant Jean peut dire : « Je vis : et voici, une porte ouverte dans le ciel, et la première voix que j’avais ouïe, comme d’une trompette parlant avec moi (c’est-à-dire la voix du Seigneur Jésus), disant : Monte ici » (Apoc. 4, 1).


Anneau, bague

L’anneau, spécialement la bague, est une image de l’alliance et de la communion ; sa forme sans commencement ni fin évoque l’éternité. Dans l’Antiquité, le port d’un anneau était un privilège particulier, et son octroi était l’expression de la considération ; l’anneau parle en outre de puissance et d’autorité (Gen. 41, 42; Jacq. 2, 2). La pensée de la communion intime dans l’amour apparaît particulièrement dans le Cantique des cantiques 8, 6, où la fiancée dit : « Mets-moi comme un cachet (ou une bague à cachet) sur ton cœur, comme un cachet sur ton bras » (cf. Aggée 2, 23). Lors de son retour vers son père, le fils prodigue a reçu non seulement la plus belle robe (cf. Apoc. 7, 14) et des sandales pour « marcher d’une manière digne » (cf. Éph. 4, 1), mais aussi un anneau comme marque de l’amour, de la communion et de l’estime du père (Luc 15, 22).


Arbre

Souvent la première mention d’un concept donne déjà une clé quant à son sens figuré et spirituel. L’arbre est mentionné pour la première fois en Genèse 1, 11,12: « …et la terre produisit l’herbe… et l’arbre produisant du fruit ».

Dans le jardin d’Eden, il y avait deux arbres particuliers : l’arbre de vie, au milieu du jardin, ainsi que l’arbre de la connaissance du bien et du mal (Gen. 2, 9). La défense de manger du fruit de ce dernier amena le péché et la mort dans le monde ; l’accès à l’arbre de vie fut fermé à l’homme (Gen. 3). Cependant, il est prophétiquement de nouveau question de l’arbre de vie, avec ses douze fruits, dans le paradis de Dieu ; il servira de nourriture aux vainqueurs (Apoc. 2, 7) et, dans le règne millénaire, ses feuilles seront pour la guérison des nations (Apoc. 22, 2). C’est une image de Christ qui seul peut donner la vie éternelle et qui, pour l’éternité, est la source de toute bénédiction pour les siens.

Dans la Bible, l’arbre est souvent le symbole d’une grande puissance. L’Assyrien (Ézéch. 31, 3) et Nebucadnetsar (Dan. 4, 10) sont comparés à de grands arbres.

L’arbre qui a crû à partir d’un petit grain de moutarde, en Matthieu 13, 31, 32, est une image semblable mais négative. Le royaume des cieux, qui doit porter un caractère céleste, devient une puissance terrestre. Ce n’est pas la croissance du royaume des cieux voulue de Dieu, mais son développement consécutif au rejet du roi. Les oiseaux, qui demeurent dans ses branches, symbolisent les démons.

En revanche, l’homme bienheureux du psaume 1 est semblable à un arbre planté près des ruisseaux d’eaux, qui rend son fruit en sa saison et dont la feuille ne se flétrit point.


Arc-en-ciel

Un arc-en-ciel se forme dans la partie du ciel opposée au soleil, par la réfraction de la lumière du soleil dans les gouttes d’eau. Il est mentionné pour la première fois en Genèse 9, 13 à 17 après le déluge, et cela parce qu’il n’avait jamais plu auparavant (Gen. 2, 5, 6). Dieu a donné à Noé ce signe de son alliance avec la terre qui ne devait plus être de nouveau jugée par un déluge (cf. 2 Pierre 3, 5-13). Lorsque le jugement de Dieu viendra, toute l’ancienne création « embrasée sera dissoute ». Cependant jusque-là, Dieu agit avec patience et en grâce.

Comme symbole de la fidélité de Dieu à ses promesses quant à la terre, et cela en dépit de tous les péchés de l’homme, l’arc-en-ciel est un signe des voies gouvernementales de Dieu envers le monde (Ézéch. 1, 28; Apoc. 4, 3; 10, 1). La beauté de cet arc dans la nuée doit toujours nous rappeler la fidélité immuable de Dieu.


Arche (de Noé)

Avant le déluge, Noé, sur l’ordre de Dieu, a dû construire pour lui et sa famille une arche dans laquelle ils échapperaient au jugement de Dieu sur l’humanité pécheresse (Gen. 6). En Hébreux 11, 7, cette arche est désignée comme moyen « pour la conservation de sa maison », et Pierre interprète l’ensemble de cet événement comme étant une figure du baptême : l’eau du jugement a porté en même temps l’arche salvatrice (1 Pierre 3, 19-21). Que nous pensions à la délivrance éternelle ou à la signification temporelle du baptême, dans les deux cas le refuge en Christ est notre protection pour la traversée des eaux de la mort. Christ est notre « arche », notre délivrance. Il a été pour nous dans le jugement, et nous sommes cachés en lui pour le temps et pour l’éternité.


Arche de l’alliance

L’arche de l’alliance (hébr. ‘aron), dont la description est donnée en Exode 25, 10 à 22, avait différentes appellations : l’arche de l’alliance (Deut. 31, 26), l’arche de l’alliance de Dieu ou de l’Éternel (Juges 20, 27; Nomb. 10, 33), l’arche de l’Éternel (Josué 3, 13), l’arche de Dieu (1 Sam. 4, 11) et enfin, durant la marche d’Israël dans le désert, l’arche du témoignage (la première fois en Ex. 25, 22, la dernière en Josué 4, 16). Elle était de bois de sittim (bois) et entièrement plaquée d’or pur. Elle renfermait les deux tables de la loi avec les dix commandements, puis plus tard la verge d’Aaron, qui avait bourgeonné, et la cruche avec la manne (Ex. 25, 21; 1 Rois 8, 9; Héb. 9, 4). L’arche était couverte par le propitiatoire (le substantif hébreu kapporeth est dérivé d’un verbe qui signifie étymologiquement « couvrir », mais veut dire usuellement « expier, pardonner »). Celui-ci était fait entièrement d’or pur et il était couronné de deux chérubins, tirés de lui, dont les ailes s’étendaient en haut. Deux barres, reliées à l’arche par quatre anneaux, servaient à la transporter. L’arche était le seul objet qui se trouvait dans le lieu très saint de la tente d’assignation et du temple, la sainte habitation de Dieu, et elle était le trône de Dieu sur la terre ; Il siégeait entre les chérubins (1 Sam. 4, 4; Ps. 80, 1). Une fois l’an, au grand jour des propitiations (Lév. 16), le souverain sacrificateur entrait dans le lieu très saint pour y faire aspersion du sang du sacrifice sur le propitiatoire et pour faire propitiation pour le peuple.

L’arche de l’alliance est un type de Christ, du Fils de Dieu devenu homme (cf. Jean 1, 14). Lui seul pouvait dire avec raison : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir, et ta loi est au-dedans de mes entrailles » (Ps. 40, 8; Héb. 10, 5 et suiv.). Le propitiatoire est en revanche un type de la gloire et de la justice de Dieu révélées en vertu de l’œuvre accomplie de la rédemption (cf. Rom. 3, 25). L’Homme glorifié dans le ciel, qui a accompli la grande œuvre de la rédemption, est le fondement de la relation de Dieu avec ses rachetés. Les barres symbolisent le fait que la vérité, dont l’arche et le propitiatoire nous parlent, est confiée au peuple de Dieu pour qu’il en rende témoignage.


Argent

Comme l’or, l’argent compte parmi les métaux précieux qui sont convoités à cause de leur rareté, de leur valeur et de leur éclat. Il est mentionné dans la Bible le plus souvent comme moyen de paiement. Déjà avant l’apparition des monnaies frappées, on pesait l’argent lorsqu’on avait quelque chose à payer (cf. Gen. 23, 16). En hébreu et en grec, ainsi que dans quelques langues modernes, le mot argent désigne aussi bien le métal précieux que la monnaie. En Job 28, 15 il est dit de la sagesse : « L’argent ne se pèse pas pour l’acheter. »

Selon Exode 30, 11 à 16 et 38, 25 à 28, chaque Israélite depuis l’âge de vingt ans, qu’il soit riche ou pauvre, devait donner un demi-sicle d’argent comme rançon de son âme. Cette rançon remplissait un double but. Premièrement elle préservait chaque Israélite de la plaie, du jugement de Dieu, secondement elle servait de matériau pour la construction de la tente d’assignation. Les ais du tabernacle étaient fixés sur des bases d’argent (Ex. 26, 19).

L’argent est une figure du prix que le Seigneur Jésus a payé pour le rachat des pécheurs. En 1 Pierre 1, 18 et 19 il est dit que nous avons été rachetés non par des choses corruptibles, de l’argent ou de l’or, mais par le sang précieux de Christ. Ainsi tous les rachetés du temps actuel constituent ensemble l’Assemblée du Dieu vivant qu’il s’est acquise par le sang de son propre Fils (Actes 20, 28).


Argile, potier

Dans l’Antiquité, les vases d’argile, très fragiles, étaient les récipients les plus répandus dans les maisons. Ils étaient façonnés avec de l’argile molle sur le tour du potier et finalement cuits au four, comme les briques fabriquées avec la même matière (Gen. 11, 3; Jér. 18, 2-4). Dans la Bible, l’argile et les vases de terre cuite faits ainsi sont assez souvent employés comme figure de l’homme (Job 10, 9; 33, 6; És. 45, 9), figure qui parle de la faiblesse et de la fragilité du corps humain et de la vie (Lament. 4, 2; 2 Cor. 4, 7). Le pouvoir du potier de former des vases comme il lui plaît est comparé à la souveraineté de Dieu dans ses voies envers les hommes (És. 64, 8; Jér. 18, 6; Rom. 9, 21).

Aussi bien le pétrissage de l’argile que le brisement des vases qui en ont été faits sont parfois des figures du châtiment et du jugement (Ps. 2, 9; És. 30, 14; 41, 25; Jér. 19, 11; Apoc. 2, 27).

En tant que matière provenant de la terre, l’argile est aussi un symbole de l’insignifiance et du caractère passager, c’est-à-dire de quelque chose qui n’a pas de durée devant Dieu (Dan. 2, 33; 2 Tim. 2, 20, 21).


Arme

Alors que dans le Nouveau Testament les armes comme instruments de guerre sont mentionnées presque uniquement au sens figuré, dans l’Ancien Testament il en est parlé avant tout au sens concret ; le prophète Jérémie parle une fois des « armes de l’indignation de l’Éternel » (Jér. 50, 25). L’ensemble de nos armes spirituelles constitue « l’armure complète de Dieu » (Éph. 6, 11) ; dans d’autres passages il est question des « armes de la lumière » et des « armes de justice » (Rom. 13, 12; 2 Cor. 6, 7). Le combat chrétien de la foi n’a pas lieu contre le sang et la chair, et par conséquent les armes de notre guerre ne sont pas charnelles (2 Cor. 10, 4). Elles sont le plus souvent des moyens de protection, tels la cuirasse de la justice ou de la foi (Éph. 6, 14; 1 Thess. 5, 8), le casque du salut (Éph. 6, 17; 1 Thess. 5, 8) et le bouclier de la foi (Éph. 6, 16). La seule véritable arme défensive et offensive est l’épée de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu (Éph. 6, 17). Pourvus de ces armes, nous pouvons combattre le bon combat de la foi comme de « bons soldats de Jésus Christ » (2 Tim. 2, 3).


Aromate

L’huile de l’onction sainte consistait en plusieurs aromates : la myrrhe, le cinnamome, le roseau aromatique, la casse et l’huile d’olive ; l’encens composé saint était fait de stacte, de coquille odorante, de galbanum et d’encens (Ex. 30, 22-38). Dans l’acte de Marie de Béthanie qui oignit la tête et les pieds du Seigneur Jésus avec du nard de grand prix, de sorte que la maison fut remplie de l’odeur du parfum, nous discernons aisément une image de l’adoration (Marc 14, 3 et suiv. ; Jean 12, 3). Lorsque, comme rachetés, nous adorons notre Dieu et Père en esprit et en vérité, une odeur agréable qui le réjouit monte vers lui.


Autel

Un autel est une sorte de table, sur laquelle des sacrifices étaient offerts et brûlés au feu. L’autel est le lieu de rencontre de l’homme avec Dieu et, par conséquent aussi, de la communion avec lui (1 Cor. 10, 18). Le premier autel mentionné dans la Bible fut bâti par Noé après le déluge (Gen. 8, 20). Les faux dieux des païens, derrière lesquels se tiennent les démons, avaient également leurs autels sur lesquels des sacrifices leur étaient offerts (1 Cor. 10, 20).

Dans la tente d’assignation, il y avait deux autels : l’autel d’airain ou autel de l’holocauste qui se trouvait dans le parvis, et l’autel de l’encens ou autel d’or placé dans le lieu saint. L’autel de l’holocauste était fait de bois de sittim et plaqué d’airain (Ex. 27, 1-8; 38, 1-7). Cet autel est un type de la croix de Golgotha et du Seigneur Jésus lui-même qui a accompli l’œuvre de l’expiation. Là le jugement de Dieu a frappé l’Homme Christ Jésus, là le Juste a souffert pour les injustes, afin de nous amener à Dieu (1 Pierre 3, 18). De même que chaque Israélite devait venir à cet autel lorsqu’il s’approchait de Dieu, ainsi aujourd’hui nul homme ne vient à Dieu sinon par le Rédempteur Jésus Christ. En Malachie 1, l’autel de l’holocauste est appelé la table de l’Éternel au verset 7, et la table du Seigneur au verset 12 (cf. Ézéch. 41, 22). De même que l’autel était le lieu de la communion de l’Israélite avec l’Éternel, de même aujourd’hui le Seigneur Jésus, par son œuvre, est le fondement de la communion de l’enfant de Dieu avec lui et avec le Père (1 Cor. 10, 16-22; Héb. 13, 10).

Comme le chandelier et la table des pains de proposition, l’autel de l’encens ou l’autel d’or se trouvait dans le lieu saint ; il est vu toutefois en étroite relation avec le lieu très saint (1 Rois 6, 19-22; Héb. 9, 4). Il était aussi de bois de sittim, mais il était plaqué d’or pur. Seul l’encens y était offert (Ex. 30, 1). L’autel de l’encens est un type du lieu de la prière et de l’adoration des croyants (cf. Apoc. 5, 8; 8, 3). Au temps de l’ancienne alliance, seuls quelques hommes appelés à cela, les sacrificateurs, pouvaient pénétrer dans le lieu saint. Mais maintenant, en conséquence de l’œuvre expiatoire de Christ, l’accès des lieux saints célestes est ouvert à tous les rachetés, puisque, selon leur position, ils sont tous devenus des sacrificateurs (cf. Nomb. 4, 19, 20; Héb. 4, 16; 9, 6; 10, 19-22; 1 Pierre 2, 5).


Aveugle, cécité

La cécité est souvent mentionnée dans la Bible, et cela non seulement en tant qu’infirmité corporelle congénitale ou héréditaire, mais aussi comme châtiment de Dieu (Gen. 19, 11; 2 Rois 6, 18). Beaucoup d’aveugles ont recouvré la vue par le Seigneur Jésus (Matt. 9, 27 et suiv. ; 11, 5; 12, 22; 15, 30, 31; 20, 30 et suiv. ; 21, 14; Jean 9). Au sens figuré, la cécité est une figure de l’insensibilité spirituelle, c’est-à-dire de l’incapacité de discerner la volonté de Dieu ou quoi que ce soit « dans la vraie lumière ». Les chefs des Juifs sont appelés par le Seigneur Jésus des aveugles, conducteurs d’aveugles (Matt. 15, 14). Mais des croyants peuvent aussi tomber dans un état de cécité qui les rend incapables de parvenir à une vraie connaissance (2 Pierre 1, 9; Apoc. 3, 17). Satan « a aveuglé les pensées des incrédules, pour que la lumière de l’évangile de la gloire du Christ qui est l’image de Dieu ne resplendît pas pour eux » (2 Cor. 4, 4), bien qu’il eût fait miroiter au premier couple que leurs yeux seraient ouverts (Gen. 3, 5) ! Cependant, lorsqu’ils eurent cédé à sa séduction et qu’ils eurent mangé le fruit défendu de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, leurs yeux ne furent ouverts que pour connaître « qu’ils étaient nus » (v. 7). Plus tard, il est parlé à plusieurs reprises des yeux ouverts sur la grandeur et la grâce de Dieu (Gen. 21, 19; Nomb. 22, 31; 2 Rois 6, 17; Luc 24, 31; cf. Ps. 119, 18).


Avocat : voir « consolateur »

B


Babel, Babylone

Babylone est la forme grecque de Babel qui, selon Genèse 11, 9, veut dire « confusion ». Le premier souverain de Babel mentionné dans la Bible fut Nimrod (Gen. 10, 9), « un puissant chasseur devant l’Éternel », c’est-à-dire un homme de pouvoir. En Genèse 11 s’ajoutent la présomption et l’exaltation de soi lors de la construction de la tour de Babel. Ce n’est que vers la fin de l’époque des rois d’Israël et de Juda que nous entendons de nouveau parler d’une manière plus détaillée de Babel. Les nouveaux habitants de la Samarie vinrent de Babel (ou Babylone) pour habiter dans le pays dépeuplé. Il est dit d’eux de manière caractéristique : « Ils craignaient l’Éternel, et ils servaient leurs dieux » (2 Rois 17, 33). Plus tard, le royaume de Juda fut emmené en captivité à Babylone. Les prophètes ont prédit le jugement irrévocable de Dieu sur Babylone (cf. És. 13; 14; Apoc.17).

Babylone est un type du pouvoir religieux sans crainte de Dieu et sans vie de Dieu, pouvoir qui, en fin de compte, n’est rien d’autre que l’idolâtrie. Ceci devient particulièrement manifeste en Apocalypse 17 où la chrétienté sans Christ, après l’enlèvement des vrais croyants, est jugée en tant que Babylone, la grande prostituée.


Bague : voir « anneau »


Balance

En tant qu’instrument servant à peser (autrefois aussi l’argent), la balance est connue dès l’Antiquité (Gen. 23, 16). Dans la Bible, le pesage exact est assimilé à la droiture et à la justice (Lév. 19, 36). Au sens figuré, Dieu seul peut peser les choses et porter un jugement juste (Prov. 16, 2, 11; 21, 2; 24, 12). Dans sa propre justice et sa détresse, Job supplie que sa calamité soit mise dans la balance et invite Dieu à le peser lui-même « dans la balance de justice » (Job 6, 2; 31, 6). Toutefois, dans la balance de Dieu, les hommes sont pesés selon leur valeur intérieure et non pas extérieure (Ps. 62, 9) ; l’exemple le plus connu en est celui du roi babylonien Belshatsar auquel a été adressé le message divin Mené, Mené, Thekel, Upharsin : « compté, compté, pesé et divisé » (Dan. 5, 27).


Balle

Autrefois, lors du battage du blé, les déchets constitués par la balle et la paille étaient séparés du précieux grain, soit par le criblage du blé au moyen d’un grand crible, soit par le vannage au moyen d’une pelle. Ils étaient ensuite chassés par le vent ou brûlés au feu (Ps. 1, 4). L’image de la balle chassée par le vent nous montre ce qui est éphémère, qu’il s’agisse des hommes vivant loin de Dieu ou des puissants royaumes de ce monde (Job 21, 18; És. 29, 5; Dan. 2, 35). En revanche, nous ne trouvons l’action de brûler la balle au feu que dans le Nouveau Testament. Elle nous parle du jugement éternel de Dieu exercé contre les impies. Tandis que le blé (figure des rachetés) est assemblé dans le grenier, la balle (les perdus) est brûlée au feu inextinguible (Matt. 3, 12; Luc 3, 17).


Banquet : voir « repas »


Baptême

Le baptême étant appelé, en 1 Pierre 3, 21, l’« antitype » (grec antitypon) du salut de Noé dans l’arche à travers l’eau du déluge, nous sommes autorisés à le classer au rang des figures et des symboles. Par le baptême chrétien, qui est le plus souvent mentionné dans le Nouveau Testament, le croyant se rattache à un Christ mort et enseveli, exprimant par là que dans ce monde de péché et d’impiété le salut ne peut être trouvé que dans Sa mort. Sur toute la terre, il n’y a pour ainsi dire qu’une place qui est à l’abri du jugement de Dieu, savoir le tombeau de Christ (cf. Rom. 6, 3-6). À la croix il a porté le juste jugement à l’égard du péché et a pris sur lui le salaire du péché, la mort. Ce n’est donc qu’en lui seul, mort pour nous, que nous sommes en sécurité. De plus, l’ensevelissement de Christ a été la dernière occasion où les hommes ont pu le voir. Après sa résurrection, il n’est apparu qu’aux siens. Ainsi le baptême pour la mort de Christ, le fait d’être enseveli avec lui témoigne que le croyant est mort aux éléments du monde (Col. 2, 12, 20). De même qu’Il a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père, de même nous pouvons et devons maintenant marcher en nouveauté de vie (Rom. 6, 4).

Le baptême a aussi une signification en rapport avec la position du chrétien sur la terre. Le Seigneur Jésus dit en Marc 16, 16: « Celui qui aura cru et qui aura été baptisé sera sauvé ; et celui qui n’aura pas cru sera condamné ». Pour l’éternité, seule est nécessaire la foi en l’œuvre rédemptrice. Celui qui croit est sauvé, celui qui ne croit pas s’en va dans la perdition éternelle. Cependant, quant à notre position sur la terre, le baptême est le signe déterminant du fait que nous sommes du côté de Christ, du Sauveur. C’est pourquoi Pierre dit aux Juifs : « Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en rémission des péchés » (Actes 2, 38). Pour cette raison aussi Ananias a pu dire à Saul : « Lève-toi et sois baptisé, et te lave de tes péchés » (Actes 22, 16). Celui qui est baptisé pour Christ, l’a « revêtu » (Gal. 3, 27) de façon extérieure, par profession. Ces différentes conséquences liées au baptême ne se rapportent pas à l’éternité mais à notre position sur la terre.

Le baptême chrétien a ainsi un double sens. D’une part il est un symbole de l’ensevelissement du vieil homme pécheur, crucifié avec Christ ; d’autre part, relativement à notre position terrestre, il nous amène hors du monde du côté d’un Christ méprisé et rejeté.

Par le baptême « pour les morts » (1 Cor. 15, 29), il ne faut pas entendre un baptême ultérieur de croyants pour (ou : à la place) des défunts qui n’étaient pas baptisés. Paul ne fait que réfuter ici l’absurdité de l’assertion que les morts ne ressuscitent pas : en effet, le baptême est la figure de notre ensevelissement avec Christ en vue de la résurrection à venir (cf. Rom. 6, 4; Col. 2, 12; 1 Pierre 3, 21). La place des croyants délogés est occupée par ceux qui, après eux, sont baptisés en quelque sorte pour eux. Tout nouveau baptisé ne peut alors que considérer absurde un baptême qui lui fait prendre la place de croyants baptisés et endormis en Christ, mais qui auraient péri (cf. 1 Cor. 15, 18).

Dans un sens général, le baptême et baptiser signifient l’identification avec une chose ou une personne. Ainsi Paul pouvait écrire que les Israélites, à leur sortie d’Égypte, ont été baptisés pour Moïse dans la nuée et dans la mer (1 Cor. 10, 2). Jean le Baptiseur baptisait les Juifs repentants en vue du royaume de Dieu qui s’était approché (Matt. 3, 2-6). Le Seigneur Jésus voyait dans la croix de Golgotha un baptême dont il devait être baptisé avant de pouvoir manifester tout son amour divin (Luc 12, 50). Le baptême du Saint Esprit, qui a eu lieu le jour de la Pentecôte (Actes 2) et qui a constitué tous les croyants en un seul corps, le corps de Christ (Actes 1, 5; 1 Cor. 12, 13), était l’accomplissement partiel de la prophétie de Jean le Baptiseur qui avait dit du Seigneur Jésus : « Lui vous baptisera de l’Esprit Saint et de feu » (Matt. 3, 11). Le baptême du Saint Esprit a déjà eu lieu pour les croyants ; pour ceux qui ne croient pas au Seigneur Jésus, le baptême de feu est le jugement éternel lors duquel, comme Juge, « il brûlera la balle au feu inextinguible » (Matt. 3, 12).


Bâton : voir « sceptre »


Bélier

Le bélier est un mouton mâle adulte et une image de la force. Il est mentionné plusieurs fois comme sacrifice (Gen. 15, 9; 22, 13; Lév. 5, 15; 16, 3; Nomb. 6, 17). Le bélier a joué un rôle particulier lors de la consécration du souverain sacrificateur Aaron et de ses fils (Ex. 29 ; Lév. 8). Outre un jeune taureau comme sacrifice pour le péché, deux béliers devaient être offerts, l’un comme holocauste, l’autre comme « bélier de consécration » (Ex. 29, 19-35). Celui-ci était une figure de l’entier dévouement à Dieu, non seulement dans la vie mais jusque dans la mort, manifesté en perfection par le Seigneur Jésus. Sur la tente d’assignation, il y avait une couverture de peaux de béliers teintes en rouge (Ex. 26, 14) ; elle place devant nous un type du Seigneur Jésus dans son dévouement jusqu’à la mort sur la croix. À chaque instant de sa vie et de son service, Dieu a trouvé son plaisir dans une telle consécration (cf. Matt. 3, 17; 17, 5; Éph. 5, 2) et, par Lui, il le trouve dans les croyants, parce qu’ils sont identifiés à lui (Éph. 1, 6).


Berger, pasteur

Dans la Bible, le berger (ou pasteur) joue un grand rôle. La richesse d’une société orientée principalement sur l’agriculture est basée sur la possession de bétail ; c’est pourquoi le service du berger en Israël était une profession estimée. Parmi les conducteurs d’Israël, Moïse et David avaient été auparavant des bergers, comme aussi le prophète Amos (Ex. 3, 1; 2 Sam. 7, 8; Amos 1, 1).

Dieu est le Berger suprême, et cela aussi bien pour chaque croyant (Ps. 23, 1) que pour Israël, son peuple terrestre (Ps. 80, 1; És. 40, 11; Jér. 31, 10). Il prend soin des siens, il rassemble ceux qui sont perdus et leur donne ce qui leur est nécessaire. Le peuple sans conducteur est comparé à des brebis qui n’ont pas de berger (Nomb. 27, 17; 1 Rois 22, 17; Matt. 9, 36). Déjà dans l’Ancien Testament, le Seigneur Jésus est appelé prophétiquement berger ou pasteur (Gen. 49, 25; Ézéch. 34, 23) et, dans un des passages les plus connus du Nouveau Testament, il se nomme lui-même « le bon berger » (Jean 10, 10). Les brebis connaissent sa voix et le suivent parce qu’il a mis sa vie pour elles, il va devant elles, il les connaît, il les appelle par leur nom et leur donne de la pâture. La conclusion de ce passage est merveilleuse : « Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi, je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais ; et personne ne les ravira de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les ravir de la main de mon Père. Moi et le Père, nous sommes un » (Jean 10, 27-29). Toutefois le Seigneur Jésus est non seulement le bon berger, mais aussi le grand pasteur des brebis (Héb. 13, 20) et le souverain pasteur (1 Pierre 5, 4) qui est au-dessus de tout ; rien n’échappe à ses yeux vigilants.

Le dernier passage mentionné nous conduit au service du pasteur envers les âmes des croyants, service exercé par les hommes. Déjà dans l’Ancien Testament, les chefs d’Israël sont appelés des pasteurs, et une distinction est faite entre les bons et les mauvais d’entre eux (Ézéch. 34, 2-16). Dans le Nouveau Testament, nous trouvons, d’une part, le don de pasteur donné au corps de Christ, à l’Assemblée, don étroitement lié à celui de docteur (Éph. 4, 11) et, d’autre part, le service pastoral des anciens ou surveillants dans une assemblée locale (Actes 20, 28; 1 Pierre 5, 1-4). Si les services peuvent paraître semblables l’un à l’autre, il existe cependant une différence marquée entre les pasteurs et les surveillants ou anciens. Le pasteur est donné comme don par le Seigneur glorifié dans le ciel ; il sert tous les membres du corps de Christ pour l’édification et l’avancement spirituels ; le service n’est limité ni à l’assemblée locale ni dans le temps, mais il durera « jusqu’à ce que nous parvenions tous à l’unité de la foi et de la connaissance du Fils de Dieu, à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature de la plénitude du Christ », c’est-à-dire jusqu’à la venue du Seigneur (Éph. 4, 7-13). Dans le Nouveau Testament, les anciens (grec : presbyteros) ou surveillants (grec : episkopos) n’ont été établis comme tels que par des hommes autorisés à cet effet, pour exercer leur service dans un seul lieu et envers les croyants de cet endroit déterminé ; ils avaient davantage – mais non pas exclusivement – la charge extérieure de veiller. Enfin, aucun passage du Nouveau Testament ne fait mention d’une continuation de cette charge au-delà du temps des apôtres (cf. Actes 14, 23; 20, 17-28, 32; Tite 1, 5, 7; Phil. 1, 1; 1 Tim. 3, 1-7). Tous devaient cependant exercer leur service avec un « cœur de berger » et avoir devant les yeux le bien du troupeau.


Bête, animal

Une bête ne peut pas discerner entre le bien et le mal, et elle n’a point de conscience. C’est pourquoi l’appellation « bête » est employée parfois dans la Bible pour désigner l’état de l’homme qui est sans relation avec Dieu (Ps. 73, 22; 74, 19). Comme châtiment de Dieu, le roi Nebucadnetsar a reçu le cœur d’une bête (Dan. 4, 16). Les quatre bêtes de Daniel 7, 3 à 8 et les deux bêtes d’Apocalypse 13, 1 et 11 symbolisent des puissances de ce monde qui n’ont aucune relation morale intérieure avec Dieu.

Les mammifères qui, selon la loi, étaient purs et pouvaient par conséquent être mangés par les Israélites, devaient avoir l’ongle fendu et ruminer (Lév. 11, 3) ; sur le plan spirituel, ces caractéristiques indiquent une marche droite et ferme, et le fait de s’occuper de façon réitérée de la nourriture de l’âme (Ps. 1, 2; 119, 97; 139, 24). Les poissons qui pouvaient être mangés devaient avoir des nageoires pour avancer et des écailles comme protection extérieure (Lév. 11, 9) ; c’est une figure de l’énergie spirituelle dans la marche et dans la protection contre les dangers (1 Pierre 4, 1, 2; 1 Jean 5, 18). D’entre les oiseaux, ceux qui se nourrissaient d’autres bêtes ou du corps mort d’une bête ne devaient pas être mangés (Lév. 11, 13-19) ; en revanche, les granivores, telle la colombe, qui était aussi prescrite comme sacrifice, et les gallinacés, telles les cailles que Dieu a données à deux reprises à son peuple qui demandait de la chair, pouvaient l’être (Ex. 16, 13; Nomb. 11, 31). D’entre tous les animaux plus petits (« d’entre tous les reptiles volants qui marchent sur quatre pieds », Lév. 11, 21 et suiv.), seules étaient permises différentes espèces de sauterelles (Matt. 3, 4) qui répondaient à la description suivante : « ceux qui ont, au-dessus de leurs pieds, des jambes avec lesquelles ils sautent sur la terre », c’est-à-dire ceux qui peuvent spirituellement s’élever au-dessus de l’impureté de la terre qui gît sous la malédiction du péché. Tous les autres animaux étaient en abomination à Dieu et ne devaient pas être mangés (Lév. 11, 10, 12 13, 20, 23). Ces ordonnances de la loi s’adressaient au peuple d’Israël et n’ont aucune valeur pour ceux qui, par la foi au Seigneur Jésus, ont été rachetés de la loi et de la malédiction qui s’y rattache (Gal. 3, 13; 4, 5). Pierre a dû apprendre cette leçon avant d’être envoyé par Dieu vers Corneille, homme des nations (Actes 10, 9-16). Toutefois ces ordonnances continuent à avoir pour nous une signification spirituelle (cf. Rom. 15, 4; 1 Cor. 10, 6, 11).

Dieu, comme Créateur, a soin du monde animal (cf. Ps. 36, 6; Jonas 4, 11). Dans le Millénium, les animaux aussi, affranchis de la malédiction du péché, changeront de comportement et, à leur manière, joindront leurs voix à Sa louange ; ce qui montre jusqu’à quel point la terre sera alors purifiée, quand bien même le serpent continuera à ramper sur le ventre et à manger la poussière (Ps. 148, 10; És. 43, 20; 65, 25).

En Ézéchiel 1, 5 et suivants et en Apocalypse 4, 6 et 7, les quatre « animaux » désignent les êtres symboliques qui caractérisent les principes de la souveraineté et des voies judiciaires de Dieu sur la création. Une traduction plus précise de ce terme serait : « êtres vivants ».


Blanc

La couleur blanche est le symbole de la pureté immaculée, relativement à la position aussi bien qu’à la pratique. Déjà dans l’Ancien Testament cette couleur est vue comme le signe de la sainteté de Dieu, mais également comme le résultat du pardon des péchés. Le vêtement de l’Ancien des jours (une image de Dieu) était blanc comme la neige (Dan. 7, 9). Il est dit au psaume 51, 7: « Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur ; lave-moi, et je serai plus blanc que la neige », et en Ésaïe 1, 18: « Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige. » Dans le Nouveau Testament, le blanc est aussi la caractéristique du Fils de l’homme (Matt. 17, 2; Apoc. 1, 14). Le cheval sur lequel il sera assis lors de son apparition est blanc, et également le trône du jugement dernier devant lequel les incrédules recevront leur condamnation éternelle (Apoc. 19, 11; 20, 11). Dans le livre de l’Apocalypse, les rachetés sont vus vêtus de longues robes blanches (Apoc. 3, 4, 5; 7, 9; 19, 14).


Blé, froment

Dans la Bible, le blé représente la céréale la plus précieuse et est souvent un type de l’humanité parfaite du Seigneur Jésus. Il se nomme lui-même le grain de blé qui devait tomber en terre et mourir pour porter beaucoup de fruit (Jean 12, 24; cf. l’expression « fruit de la terre » en És. 4, 2). L’offrande de gâteau était faite de fleur de farine (farine de froment, Ex. 29, 2; Lév. 2, 1). À la fête des semaines (Pentecôte, fêtes de l’Éternel), selon Lévitique 23, 17, une offrande de gâteau nouvelle devait être présentée ; elle se composait de deux pains, en offrande tournoyée, cuits avec du levain ; et nous savons, par Exode 34, 22, qu’il s’agissait là des premiers fruits de la moisson du froment. Le blé est donc ici une figure des croyants qui possèdent la même nature que leur Seigneur. Il en est de même en Matthieu 3, 12 et 13, 24 à 30.


Bœuf, taureau

Le bœuf et le taureau (hébr. par, schor, grec, bous, etc.) sont souvent le symbole de la patience dans le service et de la fidélité dans le travail. En Deutéronome 25, 4, il est dit : « Tu n’emmuselleras pas le bœuf, pendant qu’il foule le grain ». 1 Corinthiens 9, 9 et 1 Timothée 5, 18, appliquent ce verset au serviteur du Seigneur, qui peut aussi s’attendre à une récompense matérielle pour son travail (cf. Gal. 6, 6). Il est vrai que bien des fois Paul n’a pas usé de ce droit afin de n’être à charge à personne, de ne pas scandaliser et de réaliser le principe que l’Évangile doit être gratuit (Actes 20, 33-35; 1 Cor. 9, 12, 19; 2 Thess. 3, 8).

Le taureau et le bœuf sont aussi l’image de la force (Gen. 49, 6; Prov. 14, 4). Les animaux, semblables à un bœuf ou à un veau, qui se tenaient à l’entour du trône de Dieu (Ézéch. 1, 10; Apoc. 4, 7) parlent de force dans les voies et dans les actions de Dieu envers les hommes.

Dans l’Ancien Testament, le taureau, en tant qu’animal pur (cf. Lév. 11, 3), représentait un sacrifice d’une valeur particulièrement élevée (Lév. 1, 3; 4, 3, 14).


Bois

Le bois est une figure de ce qui provient de la terre et de ce qui est passager, autrement dit : de la nature et de l’état de l’homme comme créature. Le Seigneur Jésus comme Homme se compare lui-même au « bois vert » (Luc 23, 31), de sorte que nous pouvons aussi considérer les bois qui, en Exode 15, 25 et 2 Rois 6, 6, apportent la délivrance, comme des types de Lui-même. Le bois plaqué d’or fut employé pour différentes parties de la tente d’assignation, qui parlent du Fils de Dieu comme Homme (l’arche, l’autel de l’encens, la table des pains de proposition, l’autel de l’holocauste) ou des croyants (les ais du tabernacle). En 1 Corinthiens 3, 12 et 2 Timothée 2, 20, le bois est une image des pécheurs non rachetés. Dans les deux passages toutefois, les choses qui passent sont mises en contraste avec celles qui demeurent et qui témoignent de la gloire de Dieu, telles que l’or, l’argent et les pierres précieuses, figures de la nouvelle nature des croyants produite par Dieu.

Cependant le bois est aussi une figure de la malédiction que le Seigneur Jésus a prise sur lui à la croix de Golgotha (Deut. 21, 23; Actes 5, 30; Gal. 3, 13; 1 Pierre 2, 24).

Le bois dont sont faites les images taillées (cf. És. 44, 13-20) parle de leur caractère vain et éphémère.


Bois de cèdre : voir « cèdre »


Boiteux, perclus

Un boiteux, de naissance, par suite d’accident ou de maladie, est incapable de se tenir sur ses pieds et de marcher, ou du moins est handicapé dans sa marche et dépend de l’aide de quelqu’un. Mephibosheth, le fils de Jonathan, était perclus des pieds ; alors qu’il était enfant, sa nourrice dans sa fuite l’avait laissé tomber et il était devenu boiteux (2 Sam. 4, 4). Même après qu’il eut été estimé digne par ÞDavid de manger continuellement à la table du roi, son infirmité est encore mentionnée (2 Sam. 9, 13; 19, 26). Cela doit nous rappeler que nous n’avons de force en nous-mêmes ni comme pécheurs, ni comme bénéficiaires de la grâce. « Séparés de moi, vous ne pouvez rien faire », a dit le Seigneur Jésus à ses disciples (Jean 15, 5). S’il a guéri de nombreux infirmes, c’est pour nous montrer que lui seul est en mesure de rendre l’homme capable de marcher à sa gloire.

L’exhortation en Hébreux 12, 12 et 13 à redresser les mains lassées et les genoux défaillants et à faire des sentiers droits à nos pieds, afin que ce qui est boiteux ne se dévoie pas, concerne les chrétiens dont l’énergie de la foi s’affaiblit. Seul le Seigneur peut fortifier nos mains et nos genoux, mais de faire des sentiers droits à nos pieds incombe à notre propre responsabilité.


Bouc (voir aussi chèvre)

Dans l’Ancien Testament, le bouc est destiné en premier lieu au sacrifice pour le péché (Lév. 4, 23). Pour le grand jour des propitiations, en Lévitique 16, 5 et suivants, Dieu a prescrit deux boucs pour le sacrifice pour le péché. L’un devait être égorgé et il devait être fait aspersion de son sang dans le lieu très saint de la tente d’assignation sur le propitiatoire et devant le propitiatoire (cf. Héb. 9, 11, 12, 24-26). L’autre était appelé azazel (le bouc qui s’en va) ; les péchés du peuple d’Israël étaient confessés sur lui, puis il était envoyé vivant au désert afin d’abolir, au sens figuré, les péchés pour toujours (Lév. 16, 20-22). Le premier bouc est une image de la propitiation, le second de la substitution.

L’hébreu employant le plus souvent un seul et même mot pour le péché et le sacrifice pour le péché (hébr. : chattath), le bouc est aussi une figure du pécheur. Il en est ainsi en Matthieu 25, 32 lors du jugement des vivants, quand après l’apparition de Christ en puissance et en gloire toutes les nations sont assemblées devant son trône : les justes sont comparés à des brebis, mais les iniques à des chèvres (boucs).


Bouclier

Dans les temps anciens, le bouclier constituait une protection importante dans le combat corps à corps. Il y avait des grands boucliers qui protégeaient tout le corps, mais aussi des plus petits au moyen desquels on parait les coups et les projectiles. Déjà dans l’Ancien Testament, le mot se trouve fréquemment au sens figuré. Dieu lui-même s’y présente souvent comme un bouclier, c’est-à-dire comme un protecteur. Il dit à Abraham : « Abram, ne crains point ; moi, je suis ton bouclier et ta très grande récompense » (Gen. 15, 1).

Si Dieu était autrefois un bouclier sûr à celui qui se confiait en lui, combien plus ne l’est-il pas aujourd’hui à nous qui pouvons dire avec Paul : « Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? » (Rom. 8, 31) ! Un seul passage dans le Nouveau Testament – Éphésiens 6, 16 – mentionne, comme pièce de l’armure de Dieu, le bouclier de la foi par lequel nous pouvons « éteindre tous les dards enflammés du méchant ». La foi est ici le bouclier, c’est-à-dire la confiance pratique et quotidienne en notre Dieu et Père comme protection contre les attaques subtiles et puissantes du diable. Chaque doute et chaque mise en question de la bonté de Dieu sont ainsi réduits au silence. Le bouclier de la foi est la confiance en Dieu parce qu’on le connaît.


Bras

Le « bras étendu » de Dieu (Ex. 6, 6) est une image de la puissance avec laquelle il a racheté son peuple Israël de la servitude en Égypte. Par contre le bras de l’homme, dans l’Ancien Testament, est vu le plus souvent comme une figure de la force de la chair qui sert non pas au bien mais au mal (2 Chron. 32, 8; Ps. 10, 15; Jér. 17, 5). Le mot apparaît rarement dans le Nouveau Testament. Quand le Seigneur Jésus prend des petits enfants dans ses bras (Marc 9, 36; 10, 16), nous y trouvons aussi l’expression de l’amour et de l’intimité réalisés dans sa proximité.


Brebis, mouton

Encore aujourd’hui, les troupeaux de moutons caractérisent les paysages du Proche-Orient. Les moutons et les chèvres y sont les animaux domestiques les plus communs. La sobriété des moutons permet de les faire également paître dans des régions de steppes et de hauts plateaux. Il en était déjà ainsi dans les temps bibliques. L’élevage des moutons non seulement assurait le ravitaillement en viande, mais fournissait aussi la laine pour les vêtements, le lait et la graisse. Une brebis était parfois la seule possession des gens pauvres (2 Sam. 12, 3).

La nature tranquille, l’incapacité de se défendre et l’instinct grégaire de la brebis sont certes les raisons principales pour lesquelles, aussi bien dans l’Ancien que dans le Nouveau Testament, elle est souvent choisie comme image du croyant, et les troupeaux de moutons comme figure du peuple de Dieu. Quand il n’y avait pas de véritables conducteurs, Israël était comme des brebis qui n’ont pas de berger (Nomb. 27, 17; Matt. 9, 36). David, qui lui-même avait été berger, appelle l’Éternel au psaume 23 son berger, il se compare en quelque sorte à une brebis qui ne manque de rien sous la protection de son berger ; elle est conduite à de verts pâturages et à des eaux paisibles, elle fait l’expérience de son secours dans les circonstances les plus difficiles, elle est richement bénie. Le Seigneur Jésus employait l’image des brebis pour les Juifs qui croyaient en lui ; comme le bon berger qui laisse sa vie pour les brebis, il les conduisait hors de l’enceinte du peuple d’Israël pour leur donner de la pâture en abondance. Mais il avait encore d’autres brebis, c’est-à-dire les croyants d’entre les nations, qui seraient réunies avec les brebis d’Israël dans l’Assemblée du Dieu vivant en un seul troupeau avec un seul berger (Jean 10, 1-16; cf. 1 Cor. 12, 13). Il est le grand pasteur des brebis (Héb. 13, 20). Les croyants, qui se tiendront au début du Millénium devant son trône lors du jugement des vivants, sont appelés des brebis par contraste avec les Þchèvres qui iront dans la perdition éternelle (Matt. 25, 31-46).

Selon la loi du Sinaï, les agneaux et les brebis étaient les animaux le plus fréquemment employés pour les sacrifices, qui sont des types du seul sacrifice expiatoire de Jésus Christ. Il était impossible que le sang de ces sacrifices ôte les péchés, mais les sacrifices servaient à rappeler l’horreur des péchés aux yeux de Dieu. Par son seul sacrifice accompli une fois pour toutes, le Seigneur Jésus a cependant « rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés », de sorte que maintenant, en vertu de son sang versé, nous avons « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints » (Héb. 10, 1-25). C’est pourquoi Christ est comparé déjà prophétiquement à une brebis muette devant ceux qui la tondent et à un agneau qui est amené à la boucherie (És. 53, 7). En tant que l’« agneau, comme immolé », notre Rédempteur se tiendra éternellement devant nos yeux et recevra notre adoration (Apoc. 5, 6-14).


Byssus : voir « lin »

C


Cadavre, personne morte, mort (subst. masc.), corps mort

Selon la loi du Sinaï, le cadavre d’une personne ou le corps mort d’une bête étaient impurs ; cette souillure était également transmise par le contact (Lév. 11, 31; Nomb. 19, 11; Aggée 2, 13). Aussi le nazaréen ne devait s’approcher d’aucune personne morte, et le sacrificateur n’osait toucher que le corps mort de ses proches parents (Lév. 21, 1-3; Nomb. 6, 6). Celui qui s’était souillé par le contact avec un cadavre devait se purifier avec l’eau de séparation (Nomb. 19). La purification durait sept jours, ce qui signifie pour nous que l’activité pour le Seigneur est paralysée ou entravée par la souillure spirituelle, même si la purification, c’est-à-dire une sincère confession, a eu lieu. Cela devrait nous inciter à une marche soigneuse.


Campagne : voir « champ »


Canaan, Cananéen

Canaan (« terrain bas ») est la plus ancienne appellation de la terre située entre le Jourdain et la Méditerranée (Gen. 11, 31; 12, 5) ; au sens étroit, Canaan englobe les plaines nord et sud de la côte méditerranéenne et la vallée du Jourdain (Gen. 10, 19; Nomb. 13, 29). Le nom remonte à l’un des fils de Cham (Gen. 9, 18), dont la descendance a donné son nom au pays. Sidon, Heth, le Jébusien, l’Amoréen, le Guirgasien, le Hévien, l’Arkien, le Sinien, l’Arvadien, le Tsemarien et le Hamathien sont nommés, en Genèse 10, 15 à 18, comme fils de Canaan. En Deutéronome 7, 1, les sept nations ci-après sont mentionnées comme habitants de Canaan que Dieu chasserait de devant le peuple d’Israël : le Héthien, le Guirgasien, l’Amoréen, le Cananéen, le Phérézien, le Hévien et le Jébusien. La religion des Cananéens était un culte de la fertilité et de la volupté, auquel étaient liés la prostitution religieuse (fornication) et les sacrifices humains (Ps. 106, 38; És. 57, 5). Les principaux dieux étaient Baal et Ashtoreth (Astarté).

Le pays « ruisselant de lait et de miel » joue un rôle important dans la Bible comme pays promis par Dieu pour son peuple terrestre, Israël. À la différence de beaucoup d’autres pays voisins, il est présenté, en Deutéronome 8, 7 à 10 et 11, 8 à 12, comme un pays extrêmement fertile, avec des sources d’eau en abondance mais également la pluie en sa saison, un pays qui possède des ressources minières comme aussi des bonnes terres pour la culture du blé, des fruits et de la vigne, un pays sur lequel Dieu porte continuellement un regard bienveillant. Si les Israélites s’en étaient tenus aux commandements de leur Dieu, ils auraient vécu des jours « comme les jours des cieux qui sont au-dessus de la terre » (Deut. 11, 21). Canaan est ainsi la figure des richesses spirituelles dans les lieux célestes qui ont été données par Dieu à celui qui croit au Seigneur Jésus (cf. Éph. 1, 3). Ces bénédictions ne sont toutefois pas destinées à l’homme naturel, mais sont réservées à ceux qui, par la foi à l’évangile de la grâce et du salut en Christ, sont identifiés avec lui dans sa mort et dans sa résurrection (Éph. 2, 4-6). Pour prendre possession des bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, le vieil homme doit être dépouillé et le nouvel homme revêtu (cf. Éph. 4, 22-24).

Cela est montré en figure dans le peuple d’Israël, délivré d’Égypte, qui est parvenu dans le pays de Canaan en traversant la mer Rouge et le Jourdain. Le désert, entre les deux, ne faisait pas partie du plan de Dieu pour son peuple, mais il a servi à le châtier et à l’éprouver. Lorsque les Israélites sont entrés en Canaan, tout lieu que foulait la plante de leur pied devait leur appartenir ; il fallait toutefois qu’ils combattent pour prendre possession de tout le pays. À cause de leur terrible idolâtrie, les Cananéens étaient non seulement destinés depuis longtemps déjà au châtiment de Dieu (Gen. 15, 16), mais ils représentaient aussi un danger menaçant pour le peuple de Dieu mis à part pour lui. C’est pourquoi Dieu a ordonné à son peuple de n’adopter en aucun cas les coutumes et les lois des Cananéens (Lév. 18, 3), mais de déposséder tous les habitants et de détruire leurs lieux de culte des idoles (Nomb. 33, 51, 52). Cependant Israël n’a pas observé ces ordonnances (Juges 1, 29 et suiv.), mais il a adopté un grand nombre des abominations des Cananéens, de sorte que Dieu a fait qu’Israël d’abord, puis plus tard Juda soient emmenés hors du pays.

L’apparente contradiction entre la bénédiction promise, d’une part, et les Cananéens ennemis et idolâtres, d’autre part, s’explique si nous considérons que Canaan n’est pas une figure des bénédictions futures de la maison du Père, mais qu’il trouve son équivalent spirituel dans la période actuelle. Nous sommes bénis de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ, et Dieu nous y fait déjà asseoir en lui (Éph. 1, 3; 2, 6). Toutefois il y a dans les lieux célestes « la puissance spirituelle de méchanceté » contre laquelle il faut combattre (Éph. 6, 10-18). De même qu’autrefois les Cananéens ont disputé la possession du pays promis à Israël et l’ont incité au péché, de même Satan essaie aujourd’hui, par tous les moyens possibles, de ravir aux enfants de Dieu la joie et la jouissance des richesses spirituelles de Dieu. Mais nous avons à disposition « l’armure complète de Dieu » au moyen de laquelle nous pouvons résister aux artifices du diable.

L’histoire des patriarches Abraham, Isaac et Jacob nous présente un autre aspect. Comme Hébreux 11, 9 le dit, ils demeurèrent dans la terre de la promesse comme dans une terre étrangère, sous des tentes. Ils n’avaient aucune communion avec les habitants du pays (Gen. 12, 6, 7; 13, 7), et ni Isaac ni Jacob ne devaient épouser une femme d’entre les filles des Cananéens (Gen. 24, 3; 28, 1). Ils représentent en type le côté terrestre de l’appel céleste des chrétiens.


Casque

Le casque et le bouclier étaient autrefois des protections importantes pour les soldats au combat, protections qui sont mentionnées assez souvent conjointement dans la Bible (Ézéch. 23, 24; 27, 10; 38, 5). Ce n’était donc pas des armes au sens propre du mot. Le casque devait protéger des blessures la tête, partie la plus importante du corps. Dans le Nouveau Testament, le casque est mentionné deux fois au sens figuré : en Éphésiens 6, 17, comme « le casque du salut » et en 1 Thessaloniciens 5, 8, comme le casque de « l’espérance du salut ». Ces deux passages nous montrent que les attaques de l’ennemi visent en particulier la certitude du salut et l’espérance vivante des croyants. Grâces à Dieu, il ne peut ravir personne de la main du Fils de Dieu et de celle du Père (Jean 10, 28, 29). Celui qui croit en l’œuvre rédemptrice parfaite du Seigneur Jésus est sauvé pour toujours. Il peut désormais vivre « en pleine assurance de foi » et dans « la pleine assurance de l’espérance jusqu’au bout » (Héb. 10, 22; 6, 11). Mais cette certitude de la foi et du salut est précisément l’objectif des attaques de Satan. C’est pourquoi il est si important, pour tous ceux qui sont découragés et dans le doute, de ne pas négliger cette pièce de l’armure de Dieu, mais « d’avoir toujours sur la tête » le casque du salut et l’espérance vivante qui lui est liée du retour de notre Seigneur pour l’enlèvement de tous les croyants, et de se protéger ainsi des attaques du diable.


Cèdre, bois de cèdre

Le cèdre est un conifère qui peut atteindre la hauteur prodigieuse de 40 m. Il se trouvait autrefois en grande quantité sur les montagnes du Liban. En raison de sa grandeur majestueuse, il est considéré dans la Bible comme l’arbre le plus noble (1 Rois 4, 33) et est une figure de la puissance, mais aussi de l’orgueil (Ps. 92, 12; És. 2, 13), en un mot de la grandeur de l’homme. Pour montrer qu’il s’agit là d’une attitude mauvaise aux yeux de Dieu, l’utilisation du bois de cèdre et de l’hysope était ordonnée pour la purification du lépreux et pour l’eau de séparation (Lév. 14, 4; Nomb. 19, 6). Dieu ne peut utiliser ni la grandeur de l’homme ni sa faiblesse, il peut se servir uniquement des cœurs purifiés par le sang de Christ et par la parole de Dieu.


Ceinture, ceindre

Dans l’Antiquité, la ceinture était une partie importante de l’habillement, puisqu’elle maintenait ensemble les vêtements flottants qui, le plus souvent, ne consistaient qu’en une grande pièce d’étoffe. En rapport avec les vêtements du sacrificateur, la ceinture est particulièrement mise en évidence (Ex. 28, 4). Pour la guerre, les soldats ceignaient l’épée sur leur hanche (voir reins). Les « reins ceints » sont par conséquent la figure de la fermeté et de la détermination, aussi bien dans la marche que dans le service et dans le combat spirituel (cf. Éph. 6, 14; 1 Pierre 1, 13).


Cène : voir « repas »


Cep : voir « vigne »


Chair

Le mot « chair » rencontré si souvent dans la Bible a différentes acceptions dont les plus importantes sont les suivantes :

1. la substance dont le corps humain est formé en grande partie (Gen. 17, 11; 1 Cor. 15, 39) ;

2. le corps humain ou la condition de ce corps sur la terre dans sa faiblesse et son caractère passager (Ps. 16, 9; És. 40, 6; Rom. 2, 28; Phil. 1, 24) ;

3. la nature humaine en tant que telle (Jean 1, 13; Gal. 2, 16) ;

4. la nature pécheresse de l’homme, aussi du croyant (Rom. 8, 3; Gal. 5, 13) ;

5. le corps comme instrument du péché (Rom. 7, 18, 25) ;

6. l’état du pécheur non régénéré devant Dieu = le vieil homme (Rom. 7, 5; Gal. 5, 24; Éph. 2, 3; Rom. 6, 6; Éph. 4, 22; Col. 3, 9).


La propension au péché de la chair et son incorrigibilité n’étaient pas encore pleinement révélées aux hommes de l’Ancien Testament. Toute la corruption de la nature humaine n’a été manifestée que lorsque les hommes ont condamné le seul juste à la mort de la croix comme un malfaiteur. Pourtant c’est précisément à la croix, en Christ, que le péché dans la chair a été condamné et qu’ainsi le chemin de la pleine délivrance a été frayé pour tous ceux qui croient en lui et en son œuvre. Il n’a pas seulement pris sur lui le châtiment que méritaient nos péchés, mais il a aussi porté le jugement de Dieu contre le péché dans la chair (notre « vieille nature »). Par conséquent, Dieu voit le croyant non plus dans sa vieille nature pécheresse, mais comme son enfant avec une nouvelle nature qui Lui correspond parfaitement. La chair est certes encore présente dans le croyant, mais elle n’est plus la seule force active dans sa vie. La « nouvelle nature », fortifiée et guidée par le Saint Esprit et par la parole de Dieu, est maintenant la vraie nature du croyant. Toutefois ce n’est qu’à l’enlèvement de l’Église que nous serons définitivement débarrassés de la chair liée à notre corps terrestre.


Chameau

Le chameau servait déjà aux patriarches de bête de somme et de monture, bien que plus tard il ne soit plus si fréquemment mentionné en rapport avec le peuple d’Israël (Gen. 12, 16; 31, 17). Il est vrai que le roi David possédait des chameaux, mais la surveillance en incombait à un Ismaélite (1 Chron. 27, 30). Comme bête impure, le chameau ne devait pas être mangé par les Israélites, toutefois Jean le Baptiseur avait un vêtement de poil de chameau semblablement à son précurseur Élie (Lév. 11, 4; Matt. 3, 4; cf. 2 Rois 1, 8). La plupart des passages de l’Ancien Testament parlent du chameau comme d’une simple bête de somme, moins répandue en Israël que dans les autres nations. Comme le chameau était le plus grand animal domestique connu en Israël, le Seigneur Jésus se sert de lui à deux reprises comme figure dans des comparaisons. Il dit qu’« il est plus facile qu’un chameau entre par un trou d’aiguille, qu’un riche n’entre dans le royaume de Dieu » et il reproche aux Juifs de couler le moucheron, c’est-à-dire de le filtrer, et d’avaler le chameau (Matt. 19, 24; 23, 24). Dans ces deux cas il n’est question que de la grandeur de ces animaux.


Champ, campagne

Le champ est à l’origine une source de subsistance pour l’homme. Adam avait reçu, de la part de Dieu, le devoir de cultiver et de garder le jardin d’Eden (Gen. 2, 15). En raison de la chute de l’homme, Dieu maudit le sol (Gen. 3, 17-19). Il devait dorénavant produire des épines et des ronces, et l’homme mangerait son pain à la sueur de son visage, c’est-à-dire avec beaucoup de peine. Depuis lors, le champ, la campagne et le sol sont fréquemment des symboles de la création qui doit souffrir sous les conséquences du péché et qui en porte les marques. Dans la parabole de l’ivraie parmi le froment, le Seigneur Jésus dit expressément : « Le champ, c’est le monde » (Matt. 13, 38).

Toutefois le cultivateur et le champ sont aussi employés comme figures de la prédication de la parole de Dieu et de ses conséquences dans le cœur des hommes. Le Seigneur Jésus compare le cœur humain au « champ » dans lequel la semence de la parole de Dieu est semée, et Paul appelle l’assemblée à Corinthe « le labourage de Dieu » qu’il avait planté et qu’Apollos avait arrosé (Matt. 13, 3-9, 18-23; 1 Cor. 3, 7-9).


Chandelier : voir « lampe »


Char, chariot

Dans les temps bibliques, le char tiré par des chevaux servait avant tout de char de combat pour la guerre et comme signe représentatif du souverain (Gen. 41, 43; Ex. 14, 6, 7) ; toutefois les chars étaient aussi utilisés comme moyens de transport à la place des ânes et des chameaux habituellement employés (Gen. 45, 19; 1 Sam. 6, 7; Amos 2, 13). Le char est un moyen imaginé par l’homme pour faciliter son travail, pour appuyer son agressivité et pour se mettre en évidence ; en un mot il est une figure de l’indépendance de l’homme (cf. Ps. 20, 7: « Ceux-ci font gloire de leurs chars, et ceux-là de leurs chevaux, mais nous, du nom de l’Éternel, notre Dieu »). Il était défendu aux Lévites de la famille de Kehath de transporter sur des chars, comme leurs frères, les ustensiles saints de la tente d’assignation ; ils devaient les porter sur l’épaule (Nomb. 7, 3-9). Ils n’étaient pas autorisés à recourir à des moyens humains pour leur sainte activité, si pratiques ceux-là pouvaient-ils paraître. Le roi David a dû l’apprendre d’une manière douloureuse (1 Chron. 13 et 15).

Les chars sont cependant aussi vus comme attributs de la puissance de Dieu : Élie fut séparé de son serviteur et successeur Élisée par un char de feu et des chevaux de feu lorsqu’il monta aux cieux dans un tourbillon (2 Rois 2, 11). Un jour, Élisée a été protégé contre les Syriens par une armée de chevaux et de chars de feu (2 Rois 6, 17). Au psaume 68, 17, la majesté et la grandeur de Dieu sont comparées à des milliers de chars.

Dans la prophétie, les quatre empires sont comparés, en Zacharie 6, 1 à 8, à des chars et à des chevaux.


Chaussure : voir « sandale »


Chef, tête

La tête (le chef) est la partie la plus noble de l’homme, le siège d’importants organes des sens et de l’intelligence. Il est dès lors compréhensible qu’au sens figuré aussi le mot tête (ou chef) soit synonyme d’autorité, de domination, de direction. L’homme le plus distingué d’une famille est appelé dans la Bible le « chef de sa maison de père » (Ex. 6, 14), et les Israélites, selon Nombres 14, 4, voulaient établir un chef sur eux et retourner en Égypte.

Le chef tient une place importante dans les pensées de Dieu, ce qui n’est pleinement révélé que dans le Nouveau Testament. Le Fils de l’homme glorifié est maintenant « chef sur toutes choses » (Éph. 1, 22). Dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus est désigné comme « Chef » à différents égards. Par là, il ne faut pas entendre la position du Dieu Souverain, que David déjà exprimait par ces paroles : « À toi, Éternel, est le royaume et l’élévation, comme Chef sur toutes choses » (1 Chron. 29, 11), mais sa position actuelle comme Homme glorifié. Sa place comme Chef sur toutes choses, lui le second homme, le dernier Adam, il l’a reçue de Dieu en vertu de son œuvre à la croix comme expression d’honneur suprême ; cela parce que, par son abaissement profond et son entière obéissance, il s’est acquis tous les droits que le premier Adam avait perdus par la désobéissance (cf. Rom. 5, 12 et suiv. ; 1 Cor. 15, 45-49; Col. 2, 10; Héb. 2, 6 et suiv.). Il possède maintenant toute autorité, mais en même temps il a soin de tout ce qui lui est confié. Son autorité comme Chef est étroitement liée à son autorité comme Seigneur, toutefois elle en est distincte. Il est le Chef sur toutes choses, le Chef de tout homme et le Chef de l’Assemblée, mais le Seigneur de chaque croyant individuellement, et un jour tous les hommes le confesseront comme Seigneur. Dans le Millénium, Dieu réunira merveilleusement en un toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre (Éph. 1, 10). Le Seigneur Jésus régnera alors en justice et en paix sur une création purifiée, et nous avec lui. Sous un autre rapport, le Seigneur Jésus est aussi le Chef de tout homme dans le monde (1 Cor. 11, 3).

Selon l’ordre de la création, l’homme est le chef de la femme, car il est « l’image et la gloire de Dieu » (1 Cor. 11, 3, 7; Éph. 5, 23). Une autorité s’est toutefois interposée dans la personne de Christ, le second Homme et le dernier Adam, qui est l’image parfaite de Dieu et qui l’a glorifié là où le premier homme l’a déshonoré. Comme Homme glorifié, Christ est maintenant le Chef de l’homme et, dans cette « hiérarchie », Dieu est le Chef de Christ.

Enfin Christ est aussi le Chef de l’Assemblée. Il s’agit là de la relation de loin la plus précieuse de toutes celles dans lesquelles il est le Chef. Seule l’Assemblée est son corps, la plénitude de Celui qui remplit tout en tous, et elle seule est appelée son épouse qu’il a aimée et pour laquelle il s’est livré. Rien n’est aussi inséparable que la tête et le corps, et rien ne pourrait mieux décrire le véritable amour que la relation entre mari et femme dans le mariage. Pour nous permettre de comprendre ces merveilleuses relations spirituelles, dans sa sagesse et dans sa bonté, Dieu nous en a donné des images dans la création. Comme Chef, le Seigneur Jésus est spirituellement pour l’Assemblée non seulement ce que la tête est pour notre corps (Col. 1, 18), mais aussi ce que le mari doit être pour sa femme quant à sa position et dans la vie pratique (Éph. 5, 23).


Chemin, voie

Au sens figuré, le chemin parle souvent de l’orientation de notre vie. Le vrai chemin ne peut être indiqué que par Dieu (Gen. 18, 19; 24, 48; Nomb. 18, 20; Ps. 139, 24), et lui seul peut garder l’homme sur ce chemin (Gen. 28, 20; Ps. 91, 11). Particulièrement dans les Psaumes et dans les Proverbes, il est beaucoup question du bon mais aussi du mauvais chemin. Le chemin de la foi et de l’obéissance est un chemin droit (Ps. 107, 7; 2 Pierre 2, 15), tandis que les chemins de propre volonté sont tortueux et mauvais (Prov. 21, 8; 28, 10).

Dans le Sermon sur la montagne, le Seigneur Jésus a enseigné à ses disciples qu’il n’y a pour l’homme que deux chemins : le chemin spacieux qui mène à la perdition, et le chemin resserré qui mène à la vie (Matt. 7, 13).

En Actes 16, 17, la foi chrétienne est appelée « la voie du salut », et elle est nommée simplement « la voie » aux chapitres 9 (v. 2) ; 18 (v. 26) ; 19 (v. 9, 23) ; 22 (v. 4) ; 24 (v.22).


Chérubin : voir « animaux (symboliques) »


Cheval

En raison de sa grandeur, de sa force et de sa rapidité, le cheval a toujours joué un rôle particulier pour les hommes. Toutefois dans l’Antiquité, il était utilisé presque exclusivement comme monture ou bête de trait pour la guerre, et aussi pour la représentation (Deut. 20, 1; 2 Sam. 15, 1). Au début de l’histoire du peuple d’Israël, la possession de chevaux n’était certes pas une chose usuelle ; cependant David et surtout Salomon commencèrent à posséder des chevaux, malgré le commandement de Dieu selon lequel un roi ne devait pas avoir « une multitude de chevaux » (Deut. 17, 16; 2 Sam. 8, 4; 1 Rois 4, 26). L’engagement de chevaux dans le combat était de la part du peuple de Dieu un signe de manque de confiance en l’Éternel (Ps. 20, 7; 33, 17; 147, 10; És. 31, 1; Osée 14, 3).

D’un autre côté, le Saint Esprit utilise dans la Bible l’image du cheval pour montrer la puissance de Dieu. L’enlèvement d’Élie fut accompagné de chevaux, d’un char et de cavaliers de feu (2 Rois 2, 11, 12), et le serviteur d’Élisée a fait l’expérience du puissant secours de Dieu contre les Syriens en voyant une armée de chevaux et de chars de feu (2 Rois 6, 17).

Dans le langage prophétique aussi, les chevaux sont le symbole de la puissance de Dieu dans son gouvernement par le moyen des quatre grands empires universels (Zach. 1, 8; 6, 1-8), mais aussi lors de la visitation de la terre par le jugement pendant la grande tribulation (Apoc. 6, 1-8). Lors de son apparition en gloire pour exercer le jugement sur le monde et pour l’établissement de son règne de paix, le Seigneur Jésus sera assis sur un cheval Þblanc (Apoc. 19, 11).


Cheveu, poil

La chevelure est une parure naturelle de l’homme, et la calvitie est fréquemment dans la Bible une figure du deuil et de la honte (És. 3, 17; Jér. 41, 5). Les cheveux sont aussi une marque distinctive de la position de l’homme et de la femme dans la création. Selon l’ordre de la création voulu par Dieu, la femme doit avoir une longue chevelure, alors que celle-ci est un déshonneur pour l’homme. Aussi est-il déshonnête pour la femme d’avoir les cheveux coupés. L’homme porte les cheveux courts, la femme les cheveux longs (1 Cor. 11, 6, 14, 15; cf. Ézéch. 44, 20; Apoc. 9, 8). Dans l’Ancien Testament, la loi du nazaréen contient une exception remarquable : pendant sa séparation pour Dieu, le nazaréen devait ne rien manger de la vigne, ne toucher aucune personne morte et ne pas couper ses cheveux, exprimant par là sa pleine soumission à la volonté de Dieu (Nomb. 6, 4 et suiv.).

Le poil peut aussi être une figure des excès de la chair qui doivent être rejetés, c’est-à-dire jugés, par exemple lors de la purification de la plaie de lèpre (Lév. 13, 3 et suiv. ; 14, 8). Les cheveux blancs du vieillard parlent de la dignité et de la sagesse (Prov. 16, 31; Apoc. 1, 14).


Chèvre (voir aussi « bouc »)

Les chèvres sont des animaux peu exigeants qui trouvent de la nourriture même dans les fourrés les plus maigres. Ce sont, encore aujourd’hui, des animaux domestiques appréciés dans le Proche-Orient. Leurs longs poils bruns foncés sont utilisés par les bédouins pour la fabrication des bâches de tentes et autres tissus ménagers (cf. Nomb. 31, 20; 1 Sam. 19, 16; Cant. 1, 5). Les tapis, qui formaient la véritable « tente par-dessus le tabernacle » de la tente d’assignation, étaient faits de poil de chèvre (Ex. 26, 7; 35, 26; 36, 14).

Dans maints passages de l’Ecriture, la chèvre est en relation avec le péché. Rebecca et Jacob ont trompé Isaac, un vieillard presque aveugle, avec deux chevreaux bien apprêtés et leurs peaux (Gen. 27, 9, 16). Plus tard, Jacob lui-même a été trompé par ses fils, lorsqu’ils ont plongé dans le sang d’un bouc la tunique de son fils Joseph qu’ils avaient vendu, et ont fait croire à leur père qu’il avait été tué par une bête sauvage (Gen. 37, 31 et suiv.). En Matthieu 25, 32 et suivants, les chèvres désignent les incrédules.

 En hébreu, un seul et même mot est employé généralement pour le péché et le sacrifice pour le péché (hébr. chattath). De manière caractéristique, la chèvre est l’animal le plus fréquemment ordonné et employé pour le sacrifice pour le péché (Lév. 4, 23, 28; 5, 6; 16, 5; Nomb. 28, 15). La tente de poil de chèvre, qui était posée par-dessus le tabernacle, est par conséquent aussi une figure appropriée du fait que, par son sacrifice accompli une fois pour toutes pour les péchés (Héb. 10, 12), le Seigneur Jésus, le seul homme sans péché (2 Cor. 5, 21; Héb. 7, 26; 1 Pierre 2, 22; 1 Jean 3, 5), est la sûre protection de tous les siens.


Chien

Selon la loi du Sinaï, les chiens étaient considérés comme des bêtes impures. Le prix d’un chien ne devait pas être apporté dans la maison de l’Éternel (Deut. 23, 18). Dans l’Antiquité, les chiens n’étaient généralement pas les animaux domestiques que nous connaissons aujourd’hui, mais des bêtes à moitié sauvages, vivant plus ou moins en liberté. Ils étaient le symbole de l’impureté et de la voracité.

Dans la parole de Dieu, l’image du chien décrit les hommes impurs, méchants et détestables (cf. Ps. 22, 16; És. 56, 11; Phil. 3, 2; Apoc. 22, 15). En rapport avec ceux qui ont appris à connaître le christianisme et qui s’en sont détournés, Pierre cite ce proverbe : « Le chien est retourné à ce qu’il avait vomi lui-même, et la truie lavée, à se vautrer au bourbier » (2 Pierre 2, 22). Le chien représente ici l’homme naturel qui ne change pas, même s’il a acquis une connaissance extérieure de la grâce de Dieu. Quelle différence présente, par contre, la brebis docile, paisible et dépendante des soins du berger, qui est si souvent employée, dans la parole de Dieu, comme figure du croyant (cf. Ps. 23; Jean 10) !


Cinq

Cinq est le chiffre de l’homme dépendant de Dieu et de sa relation avec Lui, et par là, en même temps, une indication de la responsabilité envers Lui. L’homme a cinq sens (la vue, l’ouïe, l’odorat, le toucher, le goût), cinq doigts à chaque main (« l’action ») et cinq orteils à chaque pied (« la marche »). Dans une parabole en Matthieu 25, 2, il est parlé de cinq vierges prudentes et de cinq folles ; dans une autre parabole en Matthieu 25, 15, les cinq talents donnés à l’esclave sont l’expression de la forme la plus élevée de ce qui est confié.


Circoncision

La circoncision, qui consiste dans l’ablation du prépuce, était le signe de l’alliance que Dieu a conclue avec Abraham et sa descendance (Gen. 17, 10, 11). Le caractère symbolique de la circoncision a déjà été montré au peuple d’Israël lorsque Dieu a dit : « Circoncisez donc votre cœur, et ne roidissez plus votre cou ! » (Deut. 10, 16). Le prépuce est un symbole de l’impureté et de la méchanceté de la chair non jugée de l’homme. Dans le Nouveau Testament, l’incirconcision est une désignation métaphorique des nations païennes, de même que la « circoncision » l’est des Juifs (Gal. 2, 7-9; Éph. 2, 11).

La signification spirituelle de la circoncision n’est toutefois donnée que dans le Nouveau Testament. Comme symboliquement lors de la circoncision un morceau de chair était coupé, ainsi Christ, comme substitut, a laissé s’exécuter sur lui le jugement du Dieu saint contre la chair de péché, la vieille nature de l’homme. À la croix, Dieu « a condamné le péché dans la chair » (Rom. 8, 3). La « circoncision du Christ », c’est-à-dire la mort de Christ à la croix, est en même temps la fin du vieil homme (Col. 2, 11). Celui qui croit en Lui peut maintenant savoir que le vieil homme est crucifié avec Lui, et que de ce fait le corps (c’est-à-dire le mécanisme, le principe) du péché est annulé (Rom. 6, 6). Tous ceux qui croient au Seigneur Jésus sont en lui « circoncis d’une circoncision qui n’a pas été faite de main… par la circoncision du Christ ». Ils ont discerné par la foi le jugement de Dieu sur le vieil homme et ils sont, contrairement à ceux qui restent encore attachés à la loi et à la circoncision extérieure, la vraie circoncision (Phil. 3, 3).

La circoncision du peuple d’Israël à Guilgal (Josué 5) est là pour nous montrer que le jugement de la chair doit être non pas seulement une doctrine, mais une réalité pratique dans notre vie de foi.


Cité : voir « ville »


Clef, clé

La clé est dans la Bible aussi le symbole du droit de disposition. Éliakim portait la clé de la maison de David, un type du Seigneur Jésus qui a la clé de David, « Celui qui ouvre et nul ne fermera, qui ferme et nul n’ouvrira » (És. 22, 22; Apoc. 3, 7). Les docteurs de la loi ont dû s’entendre dire par le Seigneur qu’ils avaient « enlevé la clef de la connaissance », puisque eux-mêmes n’étaient pas entrés dans le royaume de Dieu et qu’ils empêchaient aussi ceux qui voulaient y entrer (Luc 11, 52). Le plus souvent, il est question des clés du royaume des cieux – non pas du ciel ! – que Pierre a reçues du Seigneur (Matt. 16, 19) pour ouvrir l’accès du royaume aux Juifs (Actes 2) et aux nations (Actes 10). Le Seigneur Jésus « tient les clefs de la mort et du hadès » (Apoc. 1, 18) ; nous n’avons besoin de craindre ni la mort ni le hadès, car il a pouvoir sur eux, ainsi que nous le voyons en Apocalypse 20, 14.


Cœur

Le cœur est le plus souvent mentionné dans l’Ecriture sainte au sens figuré comme le siège des affections et de l’intelligence, mais avant tout comme le siège de la volonté et des décisions (1 Rois 3, 12; Ps. 90, 12). Le cœur est le « poste de commande » intérieur de l’homme. En Genèse 6, 5, Dieu devait déjà constater « que la méchanceté de l’homme était grande sur la terre, et que toute l’imagination des pensées de son cœur n’était que méchanceté en tout temps », et en Jérémie 17, 9, il est dit : « le cœur est trompeur par-dessus tout, et incurable ; qui le connaît ? » C’est pourquoi il adresse cet appel à l’homme : « Garde ton cœur plus que tout ce que l’on garde, car de lui sont les issues de la vie », et : « Mon fils, donne-moi ton cœur » (Prov. 4, 23; 23, 26). Le cœur pécheur est purifié par la foi et du cœur on croit à justice (Actes 15, 9; Rom. 10, 10).


Colombe, pigeon

La colombe est l’image de la pureté et de l’innocence (cf. Gen. 8, 8; Matt. 10, 16) et ainsi un symbole approprié de Christ, l’Homme venu du ciel (1 Cor. 15, 47). Le fiancé dans le Cantique des cantiques appelle sa fiancée sa colombe, sa parfaite (Cant. 5, 2; 6, 9). Le psalmiste, qui voulait s’enfuir loin du méchant et être séparé des pécheurs, demandait : « Oh ! si j’avais des ailes comme une colombe » (Ps. 55, 6). Quand le Seigneur Jésus fut baptisé au Jourdain, le Saint Esprit descendit sur lui sous une forme visible comme une colombe (Matt. 3, 16). D’entre tous les oiseaux, seuls des jeunes pigeons ou des tourterelles pouvaient être présentés comme sacrifices, c’est-à-dire qu’ils étaient considérés comme purs (par ex. en Lév. 1, 14-17 comme holocauste ; en Lév. 5, 7-10 comme sacrifice pour le péché).


Colonne, pilier

Les colonnes ou les piliers ne jouent pas seulement un rôle dans la construction comme éléments à la fois porteurs et décoratifs, mais ils étaient aussi érigés autrefois comme monuments (2 Sam. 18, 18), ou pour signaler un lieu consacré à l’idolâtrie (Deut. 12, 3; Jér. 10, 5). Dans la tente d’assignation, les voiles étaient suspendus à des piliers (Ex. 26, 32). Dans le temple de Salomon, il y avait des chambres latérales qui reposaient sur des colonnes, et dans le Nouveau Testament, il est fait mention du « portique de Salomon » (1 Rois 7, 2 et suiv. ; Jean 10, 23). Au sens figuré, il est parlé des « piliers de la terre » (1 Sam. 2, 8; Job 9, 6) et des « colonnes des cieux » (Job 26, 11). Des hommes dignes de confiance sont aussi désignés comme des colonnes, c’est-à-dire comme des appuis pour d’autres, tels Jérémie dans l’Ancien Testament et Jacques, Jean et Pierre dans le Nouveau Testament (Jér. 1, 18; Gal. 2, 9). Dans ces cas, il faut comprendre, par colonne, un élément porteur.

Les deux colonnes d’airain, que Salomon a fait dresser devant le temple, n’avaient toutefois aucune fonction porteuse. Elles ont reçu le nom de Boaz (« en lui est la force ») et de Jakin (« il établira, affermira ») et elles témoignaient publiquement que la force et la fermeté ne se trouvent qu’en Dieu (1 Rois 7, 15, 16). Il est remarquable que leur description exacte soit répétée à deux reprises lors de la destruction du temple (2 Rois 25, 16, 17; Jér. 52, 21, 22). C’est comme si le Saint Esprit voulait attirer l’attention sur le fait que la signification symbolique de ces colonnes est particulièrement importante dans des temps de ruine.

Dans le Nouveau Testament, il est aussi question de colonnes qui ne sont pas porteuses, mais qui sont dressées comme témoignage. L’Assemblée de Dieu est appelée en 1 Timothée 3, 15, « la colonne et le soutien de la vérité », et le Seigneur adresse au vainqueur à Philadelphie cette parole d’encouragement : « … je le ferai une colonne dans le temple de mon Dieu, et il ne sortira plus jamais dehors ; et j’écrirai sur lui le nom de mon Dieu, et le nom de la cité de mon Dieu, de la nouvelle Jérusalem… » (Apoc. 3, 12). Les souverains de l’Antiquité avaient pour coutume d’ériger des colonnes ou des obélisques taillés et couverts d’inscriptions à la mémoire de leurs exploits. Ces colonnes sont connues aussi bien en Égypte qu’à Rome. C’est vraisemblablement là le symbole placé devant nous dans ces deux passages. L’Assemblée représente sur la terre la vérité de Dieu en sainteté et en grâce, et les croyants qui y sont demeurés attachés dans les difficultés du temps présent en rendront bientôt un témoignage durable dans la gloire.


Combat, guerre

Dans la parole de Dieu il est beaucoup question de combats et de guerres. Plusieurs lecteurs de la Bible rencontrent des difficultés à l’égard des combats du peuple d’Israël dans l’Ancien Testament, ne pouvant pas concilier la cruauté qui y est commise avec l’amour et la grâce de Dieu. Il faut cependant tenir compte de ce qui suit. Lorsque Dieu a promis à Abraham et à sa descendance le pays de Canaan comme possession à toujours, on trouve déjà la mention des péchés des Cananéens. Quand bien même ceux-ci pratiquaient les égarements moraux les plus abominables de l’idolâtrie, Dieu, dans sa grâce, leur a encore accordé un délai : « l’iniquité des Amoréens n’est pas encore venue à son comble » (Gen. 15, 16). Comme il l’a fait par le déluge ou comme pour Sodome et Gomorrhe, il aurait pu les exterminer sans l’intervention de l’homme ; mais dans ce cas, il s’est servi de son peuple terrestre comme instrument, de même qu’inversement il a utilisé plus tard l’Assyrien pour châtier Israël (És. 10, 5). D’ailleurs les Israélites ne devaient pas forcément tuer les Cananéens mais les chasser du pays. Oui, Dieu lui-même voulait les expulser, si seulement son peuple lui obéissait (Ex. 23, 28; 34, 24 et beaucoup d’autres passages). Toutefois Israël devait voir les abominations des premiers habitants de Canaan et apprendre à les tenir en horreur. Cela ne s’est malheureusement pas produit, et il en est résulté les luttes que le peuple a connues pendant des siècles, au cours desquelles Israël était souvent vaincu. Un autre facteur qu’il convient de prendre en considération est que chaque Israélite était responsable des iniquités qu’il commettait.

Les combats d’Israël en Canaan sont un type du combat spirituel contre la puissance de méchanceté (Éph. 6, 11 et suiv.). Dans le Nouveau Testament, les chrétiens sont en effet exhortés à être prêts pour le combat spirituel. Pour cela le grec emploie différents mots qui sont classés en deux groupes principaux : les expressions qui parlent de la guerre (grec : mache, polemos, strateia), et celles qui se rapportent à la compétition (grec : agon, athlesis, pale). En 2 Timothée 2, 3 à 5 nous trouvons les deux figures ensemble : d’abord celle du soldat qui doit se consacrer à un seul devoir, à savoir le combat, puis celle de l’athlète qui ne peut recevoir le prix que s’il a combattu selon les « règles du jeu ».

À la première sorte de combat appartiennent le combat de l’Évangile dans le monde (2 Cor. 7, 5; Phil. 4, 3), dans lequel se font face la lumière et les ténèbres, puis le combat contre la puissance spirituelle de méchanceté dans les lieux célestes, qui veut nous ravir la jouissance des bénédictions (Éph. 6, 11 et suiv.), et le combat pour la vérité de Dieu (2 Cor. 10, 3, 4). C’est le « bon combat (grec : strateia) » que nous avons à combattre (1 Tim. 1, 18; 2 Tim. 4, 7). Dans chaque cas, Satan est l’ennemi qui cherche à résister, par ses instruments, à l’activité de Dieu. Cependant dans ce combat nos armes ne doivent pas être charnelles, ni les hommes être l’objet de l’attaque, car notre lutte n’est pas contre le sang et la chair.

Le second groupe d’expressions, qui est issu des compétitions athlétiques si prisées de la Grèce antique, place devant nous la tempérance, les efforts et la détermination du lutteur ou du coureur comme exemples pour notre vie spirituelle (1 Cor. 9, 24 et suiv. ; Phil. 1, 30; 3, 13, 14; Col. 2, 1; 1 Thess. 2, 2; Héb. 10, 32; 12, 1). Là aussi nous avons affaire au « bon combat (grec : agon) de la foi » (1 Tim. 6, 12). La pensée d’une victoire sur l’« adversaire » ne joue en l’occurrence aucun rôle.

Il y a toutefois deux sortes de combats que le chrétien ne doit pas mener : le combat contre le péché habitant en lui, auquel il doit se tenir lui-même pour mort (Rom. 6, 11), et les contestations avec les autres, qu’ils soient des croyants ou non (2 Tim. 2, 24). Nous sommes appelés à la paix.


Consolateur, avocat

Le mot grec paraklétos signifie à l’origine « celui qu’on appelle à son côté », c’est-à-dire celui qu’on appelle à son secours, et peut être aussi traduit par « intercesseur, consolateur ». Sa définition est : « Celui qui soutient la cause de quelqu’un devant le juge, un avocat ». Le mot est employé dans le Nouveau Testament aussi bien pour le Saint Esprit que pour le Seigneur Jésus. Le Seigneur Jésus désigne le Saint Esprit comme l’« autre consolateur » que le Père donnerait aux disciples (Jean 14, 16). Jusqu’ici il avait pris soin lui-même de ses disciples, mais il s’en « irait », c’est-à-dire monterait au ciel, et il leur enverrait ensuite le Consolateur (Jean 16, 7) qui leur enseignerait toutes choses et leur rappellerait toutes les choses qu’il leur avait dites (Jean 14, 26). Il rendrait aussi témoignage du Seigneur glorifié dans le ciel (Jean 15, 26). Par Jean 7, 39, nous savons que le Saint Esprit est venu sur la terre après l’ascension de Jésus (cf. Actes 1, 5; 2, 1-4; 1 Cor. 12, 13). Quiconque accepte maintenant l’évangile du salut par la foi reçoit le Saint Esprit comme sceau et arrhes (Éph. 1, 13, 14). C’est là une merveilleuse bénédiction pour laquelle nous ne pouvons être assez reconnaissants. Parmi ses nombreuses fonctions, le Saint Esprit a aussi celle de conduire les croyants sur leur chemin (Rom. 8, 14; Gal. 5, 18) et d’intercéder pour eux auprès de Dieu lorsque dans leur faiblesse ils ne savent plus ce qu’ils doivent demander (Rom. 8, 26, 27). En toutes choses, nous discernons les soins de notre Dieu et Père qui nous a donné ce Consolateur.

En 1 Jean 2, 1, le Seigneur Jésus lui-même est aussi appelé notre avocat (ou consolateur) : « Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ, le juste ». L’office d’avocat de Christ a pour but la restauration de la communion avec le Père lorsqu’un enfant de Dieu a péché, tandis que, comme Souverain Sacrificateur, il agit pour nous auprès de Dieu, afin de nous garder sur le chemin de la foi. Quelle bénédiction pour nous de savoir que le Seigneur Jésus est notre avocat auprès du Père et d’avoir le Saint Esprit habitant en nous comme autre Consolateur !


Cor : voir « trompette »


Corbeau

Selon la loi, toutes les espèces de corbeaux étaient impures (Lév. 11, 15). Lorsque Noé, après le déluge, a lâché hors de l’arche un corbeau, ce dernier, contrairement à la colombe, a trouvé immédiatement de la nourriture : comme omnivore, il se nourrissait aussi des corps morts des bêtes, bien qu’il ait dû aller et revenir jusqu’à ce que les eaux aient séché (Gen. 8, 7). Au sujet du pays d’Edom rendu désert, il est dit prophétiquement : « Le pélican et le butor l’hériteront, et le hibou et le corbeau y habiteront » (És. 34, 11). La merveilleuse puissance de Dieu est montrée en ce que les corbeaux, connus pour leur voracité, ont dû nourrir le prophète Élie avec de la chair et du pain (1 Rois 17, 4, 6). Dans ses soins, il entend aussi le cri des jeunes corbeaux et leur donne de la nourriture (Job 39, 3; Ps. 147, 9), et c’est bien pour cela que le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Considérez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’ont pas de cellier ni de grenier ; et Dieu les nourrit : combien valez-vous mieux que les oiseaux ! » (Luc 12, 24). Presque tous les oiseaux dans la Bible peuvent être des figures des esprits immondes et des démons (Apoc. 18, 2).


Corne

La corne parle de vigueur, de force ou de puissance : « Avec notre force, ne nous sommes-nous pas acquis de la puissance (en note, litt. : des cornes) ? » est-il dit en Amos 6, 13 (cf. Deut. 33, 17; 1 Sam. 2, 1; 1 Rois 22, 11; Michée 4, 13). Sa signification symbolique peut être aussi bien positive que négative (Ps. 75, 10; Ézéch. 34, 21). Les sept cornes de l’Agneau au milieu du trône de Dieu montrent la puissance divine parfaite du Seigneur glorifié (Apoc. 5, 6), alors que les dix cornes du chef de l’Empire romain et les deux cornes de l’Antichrist parlent de puissance diabolique (Apoc. 13, 1, 11). Les cornes qui se trouvaient aux quatre coins de l’autel de l’holocauste et de l’autel de l’encens sont particulièrement intéressantes (Ex. 27, 2; 30, 2). En elles s’exprimait l’importance universelle de l’autel. Elles indiquaient pour ainsi dire les quatre points cardinaux et rendaient par là en figure ce témoignage : de même que le monde entier est tombé sous le jugement de Dieu, de même la grâce de Dieu s’adresse au monde entier en vertu de l’œuvre de la propitiation accomplie par Christ (Rom. 3, 19; Jean 3, 16). Le sang du sacrifice pour le péché pour le peuple d’Israël devait être mis sur les cornes de l’autel de l’holocauste (Lév. 4, 30) et là le coupable trouvait aussi un lieu de refuge (1 Rois 1, 50).


Corps

Le corps est la partie matérielle de l’homme comme créature de Dieu et en constitue la forme. L’âme et l’esprit sont des désignations bibliques en rapport avec son être intérieur qui se manifeste dans les actions du corps (cf. 1 Thess. 5, 23). Le corps naturel est périssable, mais il sera ressuscité à la venue de Christ en gloire (1 Cor. 15, 42-44). Le mot « corps » est employé à diverses reprises au sens figuré.

1. Le sens figuré essentiellement donné au corps humain dans la parole de Dieu est celui dans lequel l’Assemblée est présentée comme corps de Christ. Il est la tête déjà glorifiée dans le ciel, et tous les croyants forment ensemble son corps sur la terre (Col. 1, 18). Chaque croyant individuellement est un membre de ce corps (1 Cor. 6, 15; 12, 27). L’unité de ce corps est indestructible et trouve son expression visible à la Table du Seigneur (1 Cor. 10, 16, 17). La désignation « corps de Christ » peut se rapporter à l’Assemblée selon le conseil de Dieu, c’est-à-dire à tous les croyants depuis la Pentecôte jusqu’à l’enlèvement de l’Église (Éph. 1, 22, 23), comme aussi à tous les membres vivant sur la terre à un moment précis (Éph. 4, 4) et aux croyants en un lieu déterminé qui, comme assemblée locale, représentent le seul corps d’une manière visible (1 Cor. 12, 27).

2. En Jean 2, 21, le corps humain du Seigneur Jésus est le temple de Dieu ; en 1 Corinthiens 6, 19, le corps du croyant est le temple du Saint Esprit.

3. En Romains 6, 6, le « corps du péché » ne se rapporte pas au corps humain que nous avons encore, mais au mal comme tout l’ensemble et le système du péché habitant dans l’homme, en tant qu’entité et nature même du péché. L’homme non régénéré demeure sous la contrainte du péché ; toute son existence n’est constituée que par le péché ; cette « machinerie » du péché est cependant abolie par la foi en l’œuvre de la rédemption, puisque, à la croix, le vieil homme est crucifié avec Christ. Il faut comprendre de la même manière l’expression « la loi du péché et de la mort », en Romains 8, 2, de laquelle le croyant est affranchi. Si, par la foi en Christ, le croyant n’est pas encore débarrassé du péché, il est cependant affranchi de la « loi du péché », de l’obligation de pécher. Cet « affranchissement » peut être la part de chaque croyant.

4. En Colossiens 2, 17, il est question d’« ombre » et de « corps ». Les types dans l’Ancien Testament (spécialement dans la loi du Sinaï) sont les ombres (Héb. 8, 5; 10, 1) de la vérité du Nouveau Testament ; la réalité n’a été révélée que par Christ et son œuvre rédemptrice à la croix de Golgotha. Il ne s’agit donc ici ni du corps humain ni du corps spirituel de Christ, mais de l’ensemble de la vérité du Nouveau Testament, présentée en types dans l’Ancien Testament, mais révélée par Christ et par le Saint Esprit.


Corps mort : voir « cadavre »


Corps mort d’une bête

Selon la loi, la chair des bêtes mortes était impure et ne pouvait par conséquent être ni mangée ni touchée par les Israélites (Ex. 22, 31; Lév. 17, 15). Tout ce qui entrait en contact avec la bête morte devenait impur, toutefois l’homme l’était seulement jusqu’au soir ; celui qui l’avait portée ou mangée devait en outre laver ses vêtements (Lév. 11, 31-40). La bête morte est une figure de l’homme naturel qui, devant Dieu, est mort dans ses fautes et dans ses péchés, qui est corrompu (Éph. 2, 1; 4, 22) ; mais elle est aussi une figure de la chair pécheresse dans le croyant, en laquelle il n’habite point de bien (Rom. 7, 18). Selon Romains 6, 6, « notre vieil homme » est « crucifié », et selon Galates 5, 24, « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises », c’est-à-dire qu’elle doit être considérée comme étant morte. Mais chaque enfant de Dieu sait par expérience que la chair s’éveille souvent et souille par son action. Cependant l’eau de la parole de Dieu purifie toujours de telles manifestations.

En Matthieu 24, 28, le corps mort est une figure du peuple d’Israël rebelle et spirituellement mort, qui s’est volontairement soumis à l’Antichrist. Les aigles y sont l’expression du jugement de Dieu venant du ciel et dévorant tout.


Cou : voir « nuque »


Coupe

La coupe est un récipient noble qui est utilisé par certaines personnes ou dans des occasions particulières et qui, de ce fait, reçoit une signification spéciale. L’échanson, mis sous garde par le Pharaon, songea qu’il tendait au Pharaon sa coupe dans laquelle il avait pressé les raisins mûrs, et il fut aussi rétabli dans son office (Gen. 40, 11 et suiv.). Joseph a utilisé sa coupe d’argent comme moyen pour revoir son frère Benjamin et pour amener ses frères à la repentance (Gen. 44). Au sens figuré, la coupe représente souvent la bénédiction ou la malédiction. Au psaume 16, 5, David parle de l’Éternel comme étant la portion de sa coupe, et au psaume 23, 5, il peut dire que sa coupe déborde de bénédictions.

Dans les évangiles, les souffrances du Seigneur Jésus sont comparées à une coupe qui pouvait bien troubler l’âme de Celui qui était saint et sans péché ; il pria disant : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ; toutefois, non pas comme moi je veux, mais comme toi tu veux » (Matt. 26, 39). Pendant sa vie terrestre, cette coupe était continuellement devant lui (Matt. 20, 22), cependant quand le moment s’est approché, la détresse de son âme s’est traduite par ces paroles. Mais à aucun instant il n’a connu dans son cœur une volonté contraire à celle du Père ! Il pouvait ainsi dire à Pierre : « La coupe que le Père m’a donnée, ne la boirai-je pas ? » (Jean 18, 11).

Avec la cène, le Seigneur Jésus a laissé aux siens la coupe de bénédiction (1 Cor. 10, 16). Celle-ci est le symbole de son sang versé pour nous, par lequel celui qui croit en lui a reçu les plus hautes bénédictions.

En revanche, déjà dans l’Ancien Testament, la coupe de feu et de soufre, c’est-à-dire du jugement, est tendue aux ennemis de Dieu (Ps. 11, 6; cf. 75, 8). Dans les jugements à venir de la grande tribulation, il est aussi question plusieurs fois de la coupe de la colère ou de la fureur de Dieu (Apoc. 14, 10; 16, 19).


Couronne

La couronne est le symbole de la souveraineté royale (2 Rois 11, 12), mais aussi, dans l’Ancien Testament déjà, du mérite, de l’honneur et de la dignité. Ainsi une femme vertueuse est appelée la couronne de son mari, et les richesses sont la couronne des sages (Prov. 12, 4; 14, 24). Dans le Nouveau Testament, il faut entendre par couronne celle du vainqueur (grec stephanos), qui est promise à l’athlète comme stimulation et récompense. Nous trouvons la couronne de justice (2 Tim. 4, 8), la couronne de vie (Jacq. 1, 12; Apoc. 2, 10) et la couronne inflétrissable de gloire (1 Pierre 5, 4). C’est aussi dans ce sens qu’il faut comprendre, dans l’Apocalypse, les couronnes des 24 anciens qu’ils jettent devant le trône de Dieu et de l’Agneau en rendant hommage et dans l’adoration (Apoc. 4, 4, 10).


Cramoisi : voir « écarlate »


Crible, cribler

Le crible et l’action qui s’exécute par son moyen, le criblage, ne se trouvent dans la parole de Dieu qu’en rapport avec l’épuration du blé (Amos 9, 9). Après le battage, il était séparé de la balle au moyen d’un crible. Par la méthode du vannage, on jetait en l’air, avec une pelle, le produit du battage ; de ce fait, la balle était chassée par le vent. Le criblage ou le vannage parlent symboliquement du jugement de Dieu en purification (Osée 13, 3; Matt. 3, 12), mais aussi des tentations de Satan qui cherche à effrayer les rachetés (Luc 22, 31). En Ésaïe 30, 24, le van est aussi un instrument pour séparer la balle du blé.


Cuirasse

À l’époque qui a précédé l’invention des armes à feu, la cuirasse de fer, qui recouvrait généralement tout le corps mais plus particulièrement sa partie supérieure, était une protection importante dans le combat contre les flèches et les coups de lance ou d’épée. En Ésaïe 59, 17, nous voyons Dieu revêtu de la cuirasse de la justice et du casque du salut quand il exercera ses jugements.

Dans le Nouveau Testament, les croyants sont exhortés à revêtir l’armure complète de Dieu, dont fait partie la cuirasse de la justice, de façon à être prêts pour le combat contre la puissance spirituelle de méchanceté qui est dans les lieux célestes (Éph. 6, 14) ; en 1 Thessaloniciens 5, 8, il est question de la cuirasse de la foi et de l’amour.

La cuirasse peut cependant être aussi une figure de l’endurcissement et de la méchanceté, comme le montrent les cuirasses de fer des sauterelles (méchanceté qui dévore tout) en Apocalypse 9, 9, et les cuirasses de feu, d’hyacinthe et de soufre des cavaliers (puissance qui inonde tout) au verset 17.


Cuivre : voir « airain »


Cuve : voir « pressoir »


Cuve, laver

Dans le parvis de la tente d’assignation se trouvait une cuve d’airain remplie d’eau (appelée « mer de fonte » dans le temple ; Ex. 30, 17-21; 1 Rois 7, 23 et suiv.). Les sacrificateurs devaient s’y laver les mains et les pieds lorsqu’ils entraient dans le lieu saint et lorsqu’ils offraient des sacrifices sur l’autel. S’ils ne le faisaient pas, ils devaient mourir. Par le contact avec des choses impures, ils étaient toujours dans l’obligation de se purifier à nouveau quand ils voulaient exercer leur service devant Dieu. À cet effet, il y avait l’eau de la cuve d’airain. Cela signifie pour nous que nous ne pouvons être dans la sainte présence et dans la communion du Seigneur que dans un jugement constant de nous-mêmes. Par l’eau, un type de la parole de Dieu dans sa puissance purifiante (Éph. 5, 26), nous sommes ramenés à l’examen de nous-mêmes, à la confession, à la purification et ainsi à la joie de la communion. Lorsque notre cœur et notre conscience sont souillés par des pensées, des paroles ou des actes, le Saint Esprit n’a pas de repos jusqu’à ce qu’il nous ait conduits à la purification. « Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1, 9).

La purification nous est aussi montrée dans le lavage des pieds en Jean 13. Quant à leur position, les disciples étaient purs parce qu’ils étaient nés de nouveau. C’est pourquoi ils n’avaient pas besoin d’être « baignés » encore une fois. Mais afin qu’ils aient une part avec le Seigneur, c’est-à-dire communion avec lui, leurs pieds devaient toujours être lavés à nouveau. Cela demeure encore valable pour nous aujourd’hui si nous voulons avoir communion avec notre Seigneur dans le ciel. Le service du lavage spirituel des pieds n’est cependant pas exécuté seulement par Lui, mais en cela il nous a « donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez » (Jean 13, 15).


D


David

Le nom de David signifie « bien-aimé », et cet homme était véritablement un bien-aimé de Dieu. Il appartenait à la tribu de Juda ; et Jacob avait déjà prophétisé que de lui sortirait Shilo, le prince (Gen. 49, 10). David fut le premier roi d’Israël selon le plaisir de Dieu (« selon son cœur » 1 Sam. 13, 14), après que le peuple eut obtenu en Saül un roi selon sa propre volonté. Après avoir été oint comme roi par Samuel (1 Sam. 16), David a dû toutefois endurer plusieurs années de persécution avant de pouvoir monter sur le trône d’Israël. Il est ainsi un type de Christ rejeté, mais finalement victorieux. Le fait que trois prophètes appellent le Messie promis « David » en est la confirmation (Jér. 30, 9; Ézéch. 34, 23; Osée 3, 5). Au premier verset du Nouveau Testament, le Seigneur Jésus est déjà désigné comme le Fils de David (Matt. 1, 1). Il est cependant non seulement le Fils de David comme homme, mais également le Seigneur de David comme le Dieu éternel, et aussi bien la racine (l’origine) que la postérité (le descendant) de David (Matt. 22, 43; Actes 22, 16).


Déluge

Le déluge, décrit en Genèse 6 à 8, venu sur toute la terre, était un châtiment de Dieu sur l’humanité de l’époque, dont les pensées et les aspirations n’étaient que méchanceté en tout temps, comme elles le sont aujourd’hui encore. Seul Noé, qui est appelé juste et parfait, a échappé au jugement, avec sa famille, dans l’arche. Tandis qu’Hénoc, son arrière-grand-père, a été enlevé avant le déluge, Noé et les siens, dans l’arche, ont traversé le jugement, puis ont vécu sur une terre purifiée.

Le déluge est une figure des jugements à venir de Dieu sur la terre ; les croyants du temps actuel seront enlevés de devant eux, mais le résidu croyant d’Israël les traversera, pour être ensuite introduit dans le Millénium sous le règne du Messie. Le Seigneur Jésus compare le temps avant le déluge au temps qui précédera son apparition : « Mais comme ont été les jours de Noé, ainsi sera aussi la venue du Fils de l’homme. Car comme dans les jours avant le déluge on mangeait et on buvait, on se mariait et on donnait en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche, et ils ne connurent rien, jusqu’à ce que le déluge vint et les emporta tous, ainsi sera aussi la venue du Fils de l’homme » (Matt. 24, 37-39). Le passage parallèle de Luc 17, 30 où il est dit : « Il en sera de même au jour où le Fils de l’homme sera manifesté », établit que par la « venue du Fils de l’homme », il faut entendre non pas l’enlèvement des croyants, mais l’apparition ou la manifestation de Christ en gloire. Pierre également nous rappelle que l’annonce du déluge était aussi peu prise au sérieux par les hommes de cette époque que ne l’est aujourd’hui celle du jugement qui vient (2 Pierre 2, 4-11; 3, 4-7).

En 1 Pierre 3, 20 et 21, le déluge est vu en revanche comme figure de la condamnation éternelle de laquelle nous sommes sauvés par l’« antitype » du baptême. Ce qui nous sauve pour l’éternité, c’est la foi et non pas certes le baptême ; il est cependant un type de notre identification avec le Christ mort et enseveli pour nous. Quant à notre position sur la terre, nous sommes ainsi du côté du Sauveur ; et nous sommes dès lors sauvés (Marc 16, 16; Rom. 6, 3-6; cf. Actes 2, 40, 41).


Dent

Les dents des animaux carnassiers font peur en raison de leur grosseur et de leur danger (Deut. 32, 24) ; elles sont parfois employées dans la Bible comme figure de la puissance et de la cruauté de l’ennemi (Job 16, 9; Ps. 57, 4; Joël 1, 6). En conséquence, le brisement des dents signifie l’assujettissement et la privation de pouvoir (Ps. 3, 7; 58, 6).

Dans l’Ancien Testament, le grincement des dents est l’expression de la fureur de l’agresseur (Ps. 35, 16; Lam. 2, 16) et, dans le Nouveau Testament, une caractéristique de ceux qui subiront la condamnation éternelle (Matt. 8, 12).

On est souvent tenté de considérer, d’une manière unilatérale et simplifiée, que le principe de vengeance (lex talionis), propre à l’Ancien Testament, « vie pour vie, œil pour œil, dent pour dent… » (Ex. 21, 24) caractérise la loi mosaïque. On oublie alors facilement que la loi de Sinaï contenait des ordonnances cérémonielles (par ex. relatives aux sacrifices), des commandements moraux et des règles légales pour la vie communautaire. L’ordonnance ci-dessus appartient à ce dernier groupe ; elle est une disposition pénale pour les juges (cf. Ex. 21, 22; Deut 19, 18). Il n’était pas permis à l’Israélite de se venger personnellement (Lév. 19, 18). Cependant le Seigneur Jésus oppose à ce principe de la vengeance légitime le commandement de surmonter le mal par le bien : « Vous avez ouï qu’il a été dit : « œil pour œil, et dent pour dent ». Mais moi, je vous dis : Ne résistez pas au mal ; mais si quelqu’un te frappe sur la joue droite, présente-lui aussi l’autre… » (Matt. 5, 38, 39). C’est la grâce.


Désert

Les régions montagneuses, pauvres en eau et en végétation, inhospitalières, situées au sud du pays d’Israël, sont une figure de la solitude, des privations et des difficultés, parfois aussi de l’éloignement de Dieu. Géographiquement, le pays du désert (hébr. negev) confine au sud à l’Égypte. Plus on s’éloigne du centre de la bénédiction, plus le désert devient brûlant et aride, jusqu’à ce que finalement la frontière vers le monde soit franchie (cf. Gen. 12, 9 et suiv.).

Les quarante ans pendant lesquels le peuple d’Israël a marché dans le désert, d’Égypte jusqu’en Canaan, ne faisaient pas partie des conseils de Dieu envers son peuple, mais ont servi à l’humilier et à l’éprouver (Deut. 8). Le peuple aurait pu effectuer cette marche en quelques semaines (Deut. 1, 2). Mais en raison de l’incrédulité de dix d’entre les douze espions et du peuple, tous ont dû errer 40 ans dans le désert, jusqu’à ce que ceux qui étaient sortis d’Égypte soient morts, à l’exception de Josué et Caleb (Nomb. 13; 14). En 1 Corinthiens 10, 1 à 11, la marche d’Israël dans le désert et les événements qui s’y rattachent sont désignés comme étant des types donnés pour nous servir d’avertissement. Le désert est une figure des circonstances terrestres qui sont la part du croyant sur son chemin vers la gloire. Toutefois, de même que Dieu a pris soin de son peuple terrestre en lui donnant la manne du ciel et l’eau du rocher, de même il fait maintenant tout ce qui contribue au bien de ses enfants, comme il est dit en Romains 8, 28: « Mais nous savons que toutes choses travaillent ensemble pour le bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son propos ».


Deux

Deux est le chiffre de l’attestation et du témoignage suffisant : « Sur la déposition de deux témoins ou sur la déposition de trois témoins, la chose sera établie » (Deut. 19, 15; Matt. 18, 16; 2 Cor. 13, 1; 1 Tim. 5, 19). Un seul témoin n’a aucune force et ne constitue aucune preuve (Nomb. 35, 30; Deut. 17, 6).


Dîner : voir « repas »


Dix

Le nombre dix est le résultat de deux fois cinq et doit être considéré comme l’expression de l’entière responsabilité de l’homme envers Dieu. Nous avons dix doigts aux mains (« l’action ») et dix orteils aux pieds (« la marche »). Dieu a donné au peuple d’Israël dix commandements, dans lesquels la pleine mesure de la responsabilité de l’homme devant Dieu est exprimée (Ex. 20). Les Israélites étaient tenus d’apporter le dix pour cent de leur revenu (la « dîme ») comme offrande continuelle à Dieu (Lév. 27, 30). Dans une parabole en Matthieu 25, 1, il est parlé de dix vierges, et en Luc 19, 13, dix mines sont confiées à dix esclaves. Ce sont là aussi des allusions claires à la responsabilité.


Dormir : voir « sommeil »


Douze

Douze (trois fois quatre) est le nombre du gouvernement et de l’administration de Dieu sur la terre. Israël, le peuple terrestre de Dieu, se composait de douze tribus que des hommes fidèles ont continué de reconnaître longtemps après la division du peuple en deux royaumes et, finalement, sa dispersion (Ex. 24, 4; 1 Rois 18, 31; Esdras 6, 7; 8, 35; Actes 26, 7; Jacq. 1, 1). Le Seigneur Jésus s’est choisi d’entre ses disciples douze apôtres (Luc 6, 13 et suiv.) qui plus tard posèrent, avec l’apôtre Paul, le fondement de l’Assemblée (1 Cor. 3, 10; Éph. 2, 20). L’appellation « les douze » était une expression employée pour désigner les apôtres, même lorsque le traître Juda n’en faisait plus partie et que son successeur Matthias n’était pas encore choisi (Jean 20, 24; 1 Cor. 15, 5). La nouvelle Jérusalem porte les noms des douze fils d’Israël sur ses portes et les noms des douze apôtres de l’Agneau sur ses fondements (Apoc. 21, 12-14). La ville mesure 12 000 stades, et sa muraille 144 (= 12 x 12) coudées (Apoc. 21, 16, 17). L’arbre de vie, un type de Christ comme source de vie et de bénédiction, portera douze fruits (Apoc. 22, 2)


Dragon

Le nom de l’être hétérogène surhumain1, qui apparaît dans les légendes de plusieurs peuples, crachant le feu, ailé, tenant du serpent et dont le caractère est opposé à Dieu et ennemi de l’homme, est traduit de l’hébreu tannin (Deut. 32, 33; Néh. 2, 13) et nachasch (Job 26, 13), ainsi que du grec drakôn (duquel aussi provient le mot dragon). Le mot hébreu tannin, qui signifie « celui qui est allongé », est aussi traduit par « monstre marin » (par ex. Gen. 1, 21; en Ézéch. 29, 3 et 32, 2: tannim) et par « serpent » (Ex. 7, 9), sans qu’il soit possible de déterminer clairement de quel animal il est question. Alors que dans l’Ancien Testament des puissances humaines sont souvent nommées tannim ou tannin (Nebucadretsar en Jérémie 51, 34 et le Pharaon en Ézéchiel 32, 2), dans le Nouveau Testament, où le mot dragon n’apparaît que dans l’Apocalypse, il s’agit toujours du diable ou de Satan. En Apocalypse 12, 3, il est décrit comme étant roux, ce qui fait certes allusion au sang de ses nombreuses victimes. En Apocalypse 12, 9, il est désigné comme « le grand dragon… le serpent ancien, celui qui est appelé diable et Satan » qui, au milieu de la dernière semaine d’années précédant le règne millénaire, est précipité du ciel sur la terre comme un ennemi vaincu. Il soutiendra en tant qu’instigateur l’Empire romain, aussi les hommes lui rendront-ils hommage (Apoc. 13, 2-4). Il sera lié pendant le règne millénaire de Christ (Apoc. 20, 2), puis sera encore une fois délié, pour recevoir enfin son jugement éternel dans l’étang de feu et de soufre qui est préparé pour lui et ses anges (Apoc. 20, 7, 10; Matt. 25, 41). L’annonce de Dieu après la chute de l’homme trouvera alors son accomplissement (Gen. 3, 15).


Droit de rachat, celui qui a le droit de rachat

Selon la loi mosaïque, celui qui avait le droit de rachat (hébr. go’el) était un des plus proches parents masculins d’un Israélite, et il avait diverses obligations morales. Il pouvait :

1. racheter un Israélite vendu comme esclave (Lév. 25, 47-49),

2. racheter la possession d’un Israélite devenu pauvre (Lév. 25, 25),

3. susciter une descendance à son frère mort sans laisser d’enfant, en épousant sa veuve (Deut. 25, 5; Ruth 2, 20; 3, 9, 13; 4, 1-6),

4. comme « vengeur du sang », exercer le jugement sur un meurtrier (Nomb. 35, 19).

Le Seigneur Jésus est le vrai Libérateur. Il est devenu homme comme nous (Héb. 2, 14; 4, 15) afin de pouvoir accomplir les devoirs de celui qui a le droit de rachat : nous délivrer de la servitude du diable (Héb. 2, 15), nous acquérir l’héritage (Éph. 1, 11-14) et nous donner la vie éternelle (Jean 1, 12-13). Mais un jour il sera aussi le juste Juge pour tous ceux qui ne seront pas venus à lui par la foi (Jean 5, 27). – Dans le livre de Ruth, celui qui avait le droit de rachat mais ne pouvait pas racheter la jeune femme est une figure de la loi du Sinaï qui ne peut sauver aucun homme ; Boaz, en revanche, est non seulement un des ancêtres terrestres, mais aussi un type du Seigneur Jésus.


E


Eau

Dans la Bible, l’eau peut avoir différentes significations symboliques. Les plus importantes sont les suivantes :


La parole de Dieu :

L’eau est souvent une image de l’action purificatrice de la parole de Dieu. En Jean 15, 3, le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Vous, vous êtes déjà nets, à cause de la parole que je vous ai dite », et en Éphésiens 5, 26, il est écrit que Christ a sanctifié l’Assemblée « en la purifiant par le lavage d’eau par la parole ». L’acte symbolique du lavage des pieds (Jean 13) est aussi en rapport avec cette pensée (cf. Héb. 10, 22).


Le Saint Esprit :

En Jean 7, 38, le Seigneur Jésus parle des « fleuves d’eau vive » qui coulent de ceux qui croient en lui. Le verset suivant donne l’explication : « Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ». Cela nous aide à comprendre les paroles du Seigneur Jésus en Jean 4, 10 et suivants, où il parle également de « l’eau vive » qu’il voulait donner. L’eau vive (cf. Lév. 14, 5) est de l’eau de source, à la différence de celle qui provient d’un bassin ou d’une citerne.


Les masses des peuples :

« Les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues » (Apoc. 17, 15; cf. És. 17, 12; 57, 20; voir mer).


La mort :

Les eaux de la mer Rouge et du Jourdain sont un type de la mort que Christ a connue à notre place et dont il est sorti victorieux par la résurrection (cf. 2 Sam. 22, 5: « les vagues de la mort » ; Ps. 69, 1, 15).


En outre l’eau parle, au sens positif (l’« eau de la vie »), de la bénédiction que Dieu veut donner à celui qui a soif spirituellement (És. 55, 1; Jér. 2, 13; Ézéch. 47, 1-12; Apoc. 21, 6; 22, 17). Au sens négatif, l’eau est aussi une figure des puissances adverses (Ps. 66, 12; És. 43, 2).


Écarlate, cramoisi

L’écarlate est une substance colorante d’un rouge éclatant qui, dans l’Antiquité, était tirée de la cochenille. Le nom a été donné à l’étoffe teinte de cette couleur.

Le mot écarlate se trouve pour la première fois en Genèse 38, 28, où un fil écarlate est lié sur la main de Zérakh, un des fils jumeaux de Tamar, à sa naissance. Un cordon de fil écarlate a été attaché par la prostituée Rahab à la fenêtre de sa maison à Jéricho, afin qu’elle soit épargnée lors de la conquête de la ville (Josué 2, 21). Aussi bien Tamar que Rahab sont mentionnées dans la généalogie du Seigneur Jésus en Matthieu 1. Dans l’évangile selon Matthieu, le manteau dont on a revêtu le Seigneur par dérision est non pas de pourpre, comme en Marc 15, 17 et Jean 19, 2, mais d’écarlate. Ainsi l’écarlate semble bien, en premier lieu, être en relation avec Israël, le peuple élu de Dieu. – Pour la purification d’un lépreux et pour la préparation de l’eau de séparation par le sacrifice de la génisse rousse, de l’écarlate devait être employé avec du bois de cèdre et de l’hysope (Lév. 14, 4; Nomb. 19, 6). Dans cet ordre d’idées, l’écarlate est souvent l’expression de la gloire de ce monde, ainsi que nous le trouvons en 2 Samuel 1, 24; Lamentations de Jérémie 4, 5; Nahum 2, 3. En Ésaïe 1, 18 le péché d’Israël est comparé au cramoisi (hébr. tola) et à l’écarlate (hébr. schanim).


Éclair : voir « tonnerre »


Égypte

L’Égypte est généralement une figure du monde ennemi de Dieu. Cela paraît clairement pour la première fois dans l’histoire d’Abraham (Gen. 12, 10 - 13, 4). Il quitte le pays de Canaan, que Dieu lui a promis, pour chercher en Égypte le moyen d’échapper à la famine ; mais il doit y faire l’expérience des dangers du monde. Plus tard Dieu annonce à Abraham que sa semence serait opprimée dans ce pays (Gen. 15, 13).

Dans l’histoire de Joseph, l’Égypte a toutefois une signification quelque peu différente : le monde des peuples païens ou des nations y est vu en contraste avec le peuple d’Israël. Comme Joseph a été rejeté par ses frères, mais reconnu et hautement honoré en Égypte, ainsi le Seigneur Jésus n’a pas été accepté par les siens (Jean 1, 11), mais il a été cru et reconnu dans le monde (1 Tim. 3, 16). – Dans l’histoire subséquente d’Israël, les prédictions de Dieu se sont accomplies. Le peuple a été opprimé quatre cents ans en Égypte. L’Égypte et le Pharaon sont ici une figure du monde et de Satan, son dieu et son chef (Jean 14, 30; 2 Cor. 4, 4).

Dans le Nouveau Testament, la sortie du peuple d’Israël hors d’Égypte est mentionnée deux fois pour l’instruction et l’avertissement des croyants du temps présent (Héb. 3, 16; Jude 5). En outre, nous trouvons en 1 Corinthiens 10, 1 et suivants, la signification typique des événements liés à la sortie d’Égypte et à la traversée de la mer Rouge.


Encens

L’encens est tiré de la résine de certains arbres de l’Orient (boswellia) et répand, en brûlant, une odeur aromatique. Dans l’Ancien Testament, il est mentionné comme élément de l’encens composé (Ex. 30, 34) ; de l’encens devait être aussi offert avec l’offrande de gâteau (Lév. 2, 1, 2). Il ressort de Deutéronome 33, 10, que l’encens servait à réjouir Dieu. Dans le Nouveau Testament, l’encens est mentionné parmi les dons offerts par les mages au Seigneur comme petit enfant à Bethléhem (Matt. 2, 11). Il est une figure de la gloire du Seigneur Jésus pendant sa vie ici-bas par laquelle le Père a été glorifié.


Encens composé

Pour le service divin dans la tente d’assignation, un encens composé était employé, dont les éléments, prescrits par Dieu, étaient : le stacte, la coquille odorante, le galbanum, l’encens pur et probablement le sel (Ex. 30, 34-38). Ces drogues odoriférantes devaient être employées à poids égal, c’est-à-dire qu’il régnait un parfait équilibre. Les quantités ne sont pas données – peut-être une indication que le discernement de l’homme ne peut pas saisir la gloire infinie de Christ. Aucun homme ne devait fabriquer cet encens composé pour lui-même ou le flairer. Il n’était là que pour être offert le matin et le soir sur l’autel d’or de l’encens dans le lieu saint, et une fois l’an dans le lieu très saint (Ex. 30, 7, 8; Lév. 16, 12, 13). Les drogues odoriférantes et l’encens composé lui-même parlent de l’élévation et de la gloire de la personne de Jésus Christ, le Fils de Dieu, que le Père seul peut apprécier. Le fait que Dieu a trouvé son plaisir en son Fils bien-aimé est mentionné sept fois dans le Nouveau Testament (Matt. 3, 17; 17, 5; Marc 1, 11; 9, 7; Luc 3, 22; 9, 35; 2 Pierre 1, 17). En Apocalypse 5, 8, les prières des saints sur la terre sont comparées aux coupes d’or pleines de parfums des 24 anciens, et au chapitre 8 (v. 3), les parfums sont dans la main du Seigneur lui-même qui donne par eux efficace aux prières.


(s’)Endormir : voir « sommeil »


Enfant

Les langues hébraïque et grecque comportent différents mots qui sont traduits dans la Bible par « enfant ». Hormis leurs sens concrets de « descendant » et d’« être humain très jeune », ils sont aussi employés pour exprimer une relation intime ou l’affection (2 Tim. 2, 1; 1 Jean 2, 12). Les chrétiens qui pensent et agissent d’une manière charnelle sont appelés, au sens spirituel, des « petits enfants en Christ » ; ils ne peuvent supporter « la nourriture solide » de la parole de Dieu, mais ils ont besoin de « lait », des rudiments de la vérité chrétienne (1 Cor. 3, 2; Héb. 5, 12-14).

Le mot enfant a reçu sa signification la plus élevée dans la filiation divine. « Mais à tous ceux qui l’ont reçu, il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu » (Jean 1, 12, 13; cf. 1 Jean 3, 9; 4, 7; 5, 1, 4, 18). Etre né de Dieu signifie avoir fait l’expérience de la naissance d’eau et de l’Esprit (Jean 3, 3-8). La vie éternelle, que nous avons par la foi au Fils de Dieu, est sa vie, est lui-même (Jean 3, 16; Col. 3, 4; 1 Jean 5, 11, 20). Peut-on concevoir une relation plus intime d’anciens pécheurs avec Dieu, qui est lumière et amour ! Le Saint Esprit, que nous avons reçu par la foi à l’Évangile, rend témoignage avec notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Rom. 8, 16). Déjà maintenant nous sommes rendus pleinement aptes et sommes appelés à nous tenir en esprit dans la sainte présence de Dieu, notre Père, et à nous y sentir comme à la maison ; mais nous sommes aussi invités, comme ses bien-aimés enfants, à refléter quelque chose de ce qu’il est en lui-même, amour et lumière.


Énoch ou Hénoc

Enoch a vécu à l’époque qui a précédé le déluge (Gen. 5, 22-24). Cependant il ne périt pas dans le jugement de Dieu venu sur la terre par ce déluge, mais fut enlevé auparavant par Dieu. En cela il est un type des croyants qui seront enlevés par le Seigneur avant la grande tribulation pour être introduits dans la maison du Père (Héb. 11, 5; 1 Thess. 1, 10; Apoc. 3, 10). En revanche, Noé, qui fut sauvé à travers le déluge et transporté sur la terre purifiée, est un type du résidu juif qui sera gardé à travers la grande tribulation pour le Millénium (Zach. 13, 8, 9; Matt. 24 ; Rom. 9, 27-29). En outre Enoch a été le premier prophète qui a annoncé l’apparition de Christ en gloire et en jugement (Jude 14).


Épaule

Autrefois la plupart des fardeaux étaient portés sur l’épaule (Gen. 49, 15; Ex. 12, 34). L’épaule est ainsi l’image de la force, mais aussi du service ou encore de la servitude. Les Lévites qui portaient les choses les plus saintes de la tente d’assignation à travers le désert n’ont reçu aucun chariot à cet effet, mais il est dit expressément : « Ils portaient sur l’épaule » (Nomb. 7, 9; 1 Chron. 15, 2-15).

Le souverain sacrificateur portait sur ses épaules deux pierres d’onyx avec les noms des douze tribus d’Israël (Ex. 28, 12). Ainsi, dans sa parfaite sacrificature, Christ, notre vrai Souverain Sacrificateur, représente tous les siens devant la face de Dieu et les porte dans sa puissance au travers de toutes les circonstances (cf. Héb. 2, 18; 4, 14-16; 7, 25; cf. Luc 15, 5).


Épée

Dans de nombreux passages de l’Ecriture sainte, l’épée est le symbole du jugement ou de la guerre et de la mort violente qui y est liée (Gen. 3, 24; Rom. 8, 35; 13, 4, et beaucoup d’autres passages).

En Éphésiens 6, 17, « l’épée de l’esprit » est citée en sixième position de l’armure spirituelle et y est aussi expliquée : c’est la parole (écrite) de Dieu (lait, eau). L’expression veut dire que la parole de Dieu est inspirée et interprétée par le Saint Esprit, et par conséquent, qu’elle ne peut être employée à bon escient que dans la puissance de l’Esprit (cf. Jean 16, 13; 1 Cor. 2, 13; 2 Pierre 1, 21). Cette épée est la seule véritable arme de l’armure spirituelle. Les armes appropriées pour le combat contre l’ennemi des âmes sont non pas nos propres forces ou notre intelligence, mais seulement la parole de Dieu. Le meilleur exemple nous est donné par le Seigneur Jésus qui lui-même a « combattu » avec cette arme lorsqu’il a été tenté par Satan. Il a vaincu le tentateur à trois reprises par cette simple parole : « Il est écrit » (Matt. 4, 4, 7, 10). En Hébreux 4, 12, il est dit que « la parole de Dieu est vivante et opérante, et plus pénétrante qu’aucune épée à deux tranchants ». Le fait qu’une épée aiguë à deux tranchants sort de la bouche du Fils de l’homme (Apoc. 1, 16; 2, 12; 19, 15) devient compréhensible lorsqu’on pense à la Parole qui sort de sa bouche.


Épines, ronces

Lorsque Dieu, après la chute, maudit le sol à cause de l’homme, il dit que désormais il en germerait des épines et des ronces et qu’Adam mangerait son pain à la sueur de son visage (Gen. 3, 17-19). Depuis lors, les ronces et les épines sont une image de la malédiction du péché qui repose sur la création, et aussi une figure des hommes caractérisés par le péché. David dit : « Mais les fils de Bélial sont tous comme des épines » (2 Sam. 23, 6; cf. És. 9, 18; 10, 17). Dans l’explication de la parabole du semeur, les épines sont présentées comme les « soucis de ce siècle et la tromperie des richesses » qui étouffent la parole de Dieu dans le cœur de l’homme, de sorte qu’elle ne peut produire aucun fruit (Matt. 13, 7, 22). Quand les soldats romains mirent, par dérision, une couronne d’épines sur la tête du Seigneur Jésus, ils n’étaient pas conscients de la signification de leur acte. Dans leur méchanceté, ils couronnèrent le seul homme sans péché avec le symbole de la malédiction, sans se douter qu’Il était destiné par Dieu à devenir malédiction pour nous (Matt. 27, 29; Gal. 3, 13). Cependant, dans le règne millénaire, lorsque Satan sera lié et que le Seigneur Jésus régnera en justice et paix, selon Ésaïe 55, 13 « au lieu de l’épine croîtra le cyprès ; au lieu de l’ortie croîtra le myrte ».


Épouse, fiancée

Le mot épouse dans l’original désigne une femme fiancée à un homme ou une femme au jour de ses noces. En tout cas, cette expression parle d’une relation d’amour vivante et fraîche. Dans l’Ancien Testament, l’Éternel considère son peuple terrestre, Israël, comme sa femme avec laquelle il s’est marié : « Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, quand tu marchais après moi dans le désert, dans un pays non semé. Israël était saint à l’Éternel » (Jér. 2, 2; cf. Ézéch. 16). Cependant par l’idolâtrie, que la Parole traite de prostitution, Israël était devenu infidèle à son Dieu et, pour cette raison, avait été répudié par lui. À la fin des temps, le peuple se tournera toutefois de nouveau vers l’Éternel qui en fera son épouse en réalité (Osée 2, 16-20). Dans le Cantique des cantiques, l’évolution spirituelle future du peuple juif est décrite sous la figure de la fiancée.

Dans le Nouveau Testament, l’Assemblée (grec : ekklesia) de Dieu est appelée « l’épouse, la femme de l’Agneau » (Apoc. 21, 9). Paul considérait l’assemblée à Corinthe comme une vierge chaste qu’il avait fiancée à Christ (2 Cor. 11, 2). Il est vrai que l’appellation « épouse » n’est pas employée en Éphésiens 5, 25 à 33, mais tout le passage est construit sur la relation du mari et de la femme dans les liens du mariage, comparée avec celle de Christ et son Assemblée. À la différence d’Israël, l’Assemblée se trouve dans une relation céleste et éternelle avec le Fils de Dieu qui est déjà appelé l’« époux » par Jean le Baptiseur (Jean 3, 29). Après l’enlèvement des croyants ont lieu dans le ciel les noces de l’Agneau, pour lesquelles sa femme est vêtue d’une robe de fin lin, ce dernier étant les justes actes des croyants (Apoc. 19, 7-9). Dans l’éternité, l’Assemblée, « comme une épouse ornée pour son mari », sera à la gloire et à la joie de son Rédempteur (Apoc. 21, 2).

Les deux premiers chapitres de la Bible, qui relatent la création d’Adam et Ève, contiennent non seulement l’exposé authentique de l’origine de l’homme et de la femme, mais aussi le premier type de Christ et de son Assemblée, donné encore avant la chute. Aucun des types de l’Ancien Testament ultérieurs n’atteint la perfection originelle et la beauté du premier, que nous pensions à Isaac et Rebecca, à Jacob et Léa, à Joseph et Asnath, à Moïse et Séphora, à David et Abigaïl ou à Assuérus et Vasthi. Ils ne contiennent souvent qu’un seul trait typifiant l’Assemblée ou l’Église. Le type d’Adam et Ève nous montre cependant les principes divins.

De même que Dieu fit tomber un profond sommeil sur Adam et forma de l’une de ses côtes la femme qu’il lui présenta à son réveil, de même le Seigneur Jésus, après sa mort à la croix et maintenant « caché » en Dieu (cf. Col. 3, 3), forme aujourd’hui son Assemblée. Quand elle sera au complet, Christ, qui est à la fois Dieu et le dernier Adam, se la présentera glorieuse (Éph. 5, 27).


Esclave : voir « serviteur »


Est : voir « orient »


Étoile

Les étoiles ont été créées conjointement avec le soleil et la lune (Gen. 1, 14-19) pour donner de la lumière sur la terre et pour orienter. Pendant des siècles, les voyageurs – spécialement les navigateurs – ont utilisé les étoiles pour déterminer leur position de nuit. De toutes les étoiles mentionnées dans la Bible, la plus significative a été l’« étoile de Bethléhem » que les mages de l’Orient ont vue, qui allait devant eux et qui s’est tenue au-dessus du lieu où le Sauveur du monde était né (Matt. 2). En rapport avec sa seconde venue, le Seigneur est lui-même l’étoile du matin. Le nombre considérable des étoiles n’était certes pas encore connu des hommes dans les temps bibliques, mais il a néanmoins été utilisé pour la description de multitudes innombrables, particulièrement pour la grandeur du peuple d’Israël (Gen. 15, 5; Deut. 1, 10). Dans le langage prophétique, les étoiles sont souvent des figures des autorités subordonnées (Juges 5, 20; És. 13, 10; 14, 13; Dan. 8, 10; Apoc. 12, 4).

La lumière des étoiles est aussi employée comme figure du témoignage chrétien, quand Paul dit aux Philippiens qu’ils reluisent « comme des luminaires (porteurs de lumière, étoiles) dans le monde » pour présenter la parole de vie dans l’obscurité de la nuit spirituelle (Phil. 2, 15). En revanche, les professants sans vie, qui se sont glissés parmi les vrais croyants, sont qualifiés d’« étoiles errantes, à qui l’obscurité des ténèbres est réservée pour toujours » (Jude 13). Au lieu de répandre la lumière pure de la vérité et de l’amour divins et d’indiquer le chemin de la vie, ils conduisent les hommes dans l’erreur ! Que tous les enfants de Dieu aient le désir de recevoir force et joie du « Père des lumières », afin de rendre un témoignage vivant et lumineux à Lui-même et à son Fils !


Étoile du matin

L’étoile du matin qui, à la fin de la nuit, annonce le commencement d’un nouveau jour, est un type du Seigneur Jésus qui viendra bientôt chercher les siens pour les introduire dans la maison du Père. En Apocalypse 22, où il est fait mention trois fois de son prochain retour (v. 7, 12, 20), il se nomme lui-même « l’étoile brillante du matin » (v. 16). En 2 Pierre 1, 19, l’étoile du matin levée dans les cœurs fait allusion à l’attente vivante de la venue du Seigneur et, en Apocalypse 2, 28, le don de l’étoile du matin, dans la promesse au vainqueur de Thyatire, parle de l’espérance de sa prochaine venue ; en revanche, lors de son règne dans le Millénium (auquel les vainqueurs auront également part, v. 26, 27), il luira comme le soleil de justice.

Les étoiles du matin dont il est parlé en Job 38, 7, sont sans doute des princes parmi les anges ; Satan qui, en Ésaïe 14, 12, peut être discerné derrière le roi de Babylone, est appelé « astre brillant » et « fils de l’aurore ».


Ève

Ève, la femme d’Adam, est en Genèse 2, 20 à 24 un type de l’Assemblée. De même que l’Assemblée n’est venue à la vie qu’après la mort de Christ à la croix, ainsi Ève fut prise du côté d’Adam pendant son profond sommeil. De même que Dieu a présenté Ève à Adam, ainsi le Seigneur Jésus se présentera l’Assemblée glorieuse, sans tache et sans ride (Éph. 5, 27; cf. v. 30-32). De même que la relation d’Ève avec Adam a été troublée parce qu’elle a écouté le serpent, ainsi Paul craignait que les pensées des Corinthiens soient corrompues et détournées de la simplicité quant au Christ (2 Cor. 11, 2, 3).


F


Famine

Dans la Bible, il est parlé de plusieurs famines dans le pays de Canaan : la première est survenue au temps d’Abraham qui a tenté d’y échapper en descendant en Égypte (Gen. 12, 10 - 13, 4). Une autre a eu lieu durant la vie d’Isaac qui s’est réfugié chez les Philistins (Gen. 26). En Genèse 41, 53 et suivants, la famine de sept ans que Joseph avait prophétisée, a frappé « tous les pays » et a servi finalement à lui faire retrouver son père et ses frères. Le livre de Ruth commence avec la famine à Bethléhem, la « maison du pain », qui a amené Élimélec à fuir avec sa famille aux champs de Moab (Ruth 1). La famine a aussi régné durant les trois ans et demi de sécheresse aux jours d’Élie (1 Rois 17 et suiv. ; Jacq. 5, 17), de même qu’au temps de son successeur Élisée (2 Rois 4, 38; 6, 25; 8, 1). Dans le Nouveau Testament, il est parlé une fois d’une famine qui eut lieu sous l’empereur Claude (Actes 11, 28).

Selon Deutéronome 11, 16, 17, si le peuple d’Israël venait à se détourner vers d’autres dieux, Dieu fermerait les cieux « en sorte qu’il n’y ait pas de pluie, et que la terre ne donne pas son rapport ». Il en résulterait la famine dans le pays de Canaan. La famine mentionnée en 2 Rois 8, 1 était expressément appelée par l’Éternel (cf. Ps. 105, 16; Ézéch. 36, 29). La pénurie de pain, nourriture nécessaire pour la vie, est une figure de la pauvreté et de la misère spirituelles. Cela est mis en lumière dans la parabole du fils prodigue : à la fin de son chemin d’éloignement, il est tombé dans une grande famine qui a été le moyen de son retour vers son père (Luc 15, 11-32). En Amos 8, 11 Dieu dit au peuple d’Israël : « Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, l’Éternel, où j’enverrai une famine dans le pays ; non une famine de pain, ni une soif d’eau, mais d’entendre les paroles de l’Éternel ». Ce n’est que par le pain vivant venu du ciel, le Fils de Dieu qui a laissé sa vie pour les pécheurs, que la faim de l’âme peut être assouvie pour toujours (Jean 6). Mais aussi pour les croyants qui spirituellement sont dans le besoin, le retour vers le Seigneur est le seul secours possible.


Farine, fleur de farine

La farine, spécialement la fleur de farine, est souvent un symbole de la pureté et de la perfection de Christ dans son humanité (par exemple dans l’offrande de gâteau en Lév. 2 ; cf. 2 Rois 4, 41). La fleur de farine provenait du blé, auquel le Seigneur se compare lui-même (Ex. 29, 2; Jean 12, 24).

Les trois mesures de farine de la parabole en Matthieu 13, 33, que le levain a fait lever, désignent ce qui a commencé en perfection selon la volonté de Dieu et par le service du Seigneur Jésus : le royaume des cieux sur cette terre. Il a été envahi dans son ensemble par le levain des fausses doctrines « jusqu’à ce que tout fût levé ». Dans ses mises en garde contre le levain en 1 Corinthiens 5, 6 et en Galates 5, 9, l’apôtre Paul ne met pas l’accent sur le processus, mais sur le résultat : « un peu de levain fait lever la pâte tout entière ».


Femme, femelle, féminin

Dans la Bible, la femme est souvent une image de la position subordonnée de l’être humain comme créature de Dieu. Selon l’ordonnance de Nombres 6, 5, l’homme qui avait fait vœu de nazaréat ne devait pas se couper les cheveux (comme c’est d’ailleurs le cas pour une femme) ; cela signifiait qu’il prenait une place d’entière soumission à la volonté de Dieu. Le fait que le Seigneur Jésus, comme homme, est né de femme (Gal. 4, 4), exprime qu’il est devenu parfaitement semblable à l’homme quant à sa position (et non pas pratiquement, car il était sans péché). Il est venu en ressemblance de chair de péché, mais aussi pour le péché, c’est-à-dire pour son abolition (Rom. 8, 3). Bien qu’il fût le Fils éternel de Dieu, il était, comme enfant, soumis à ses parents et il est devenu obéissant jusqu’à la mort de la croix ; car il ne voulait qu’une chose : faire la volonté de Celui qui l’avait envoyé et accomplir son œuvre (Jean 4, 34; Phil. 2, 6-8).


Fer

Le fer, déjà mentionné dans la Bible en Genèse 4, 22, est fréquemment employé comme figure de l’inflexibilité, et cela aussi bien au sens positif, tel le Seigneur Jésus qui exercera le gouvernement du règne millénaire avec une verge de fer (Apoc. 2, 27; 12, 5; 19, 15), qu’au sens négatif, telles l’indocilité et la dureté des hommes. Dieu a dû dire de son peuple Israël que son cou était une barre de fer (És. 48, 4). Et l’Empire romain est représenté prophétiquement, dans la statue que Nebucadnetsar vit en songe, par les deux jambes de fer, mais dans la vision divine de Daniel par la quatrième bête aux dents de fer (Dan. 2, 33-45; 7, 19).


Festin : voir « repas »


Fêtes de l’Éternel

Dans l’Ancien Testament, il est fait mention de sept fêtes que l’Éternel a données à son peuple comme « saintes convocations » (Lév. 23). Plusieurs sont en rapport avec la Þrécolte qui parle du fruit pour Dieu. Dans les fêtes de l’Éternel, l’histoire spirituelle du peuple juif et la formation de l’Assemblée sont présentées en type.


1. La Pâque

Le mot hébreu pessach signifie « passer par-dessus ». La fête de la Pâque avait lieu au septième mois de l’année israélite, qui fut pourtant appelé le « commencement des mois », parce qu’il marquait un nouveau commencement (Ex. 12, 1). Avant de délivrer son peuple Israël hors d’Égypte, l’Éternel tua, lors de la dixième plaie, les premiers-nés ; mais le destructeur passa par-dessus les maisons des Israélites, dont les poteaux des portes avaient été aspergés du sang de l’agneau pascal (Ex. 12, 13). L’agneau pascal est un type de Christ qui a pris sur lui le jugement de Dieu. En 1 Corinthiens 5, 7 il est dit : « Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée. » Outre cela, les Israélites devaient manger, la nuit de la Pâque, la chair de l’agneau rôtie au feu avec des herbes amères. Nous aussi, nous pouvons nous occuper du Seigneur Jésus qui est mort pour nous, et ainsi nous nourrir de lui spirituellement. Lors des fêtes de la Pâque qui ont suivi, il n’était plus nécessaire de faire aspersion du sang de l’agneau sur les portes. Le sang du Seigneur Jésus purifie du péché une fois pour toutes. Mais nous aussi devons certes nous souvenir continuellement de l’œuvre accomplie de Christ. La cène du Seigneur, que nous célébrons en son souvenir, peut être comparée aux fêtes de la Pâque ultérieures, lors desquelles Israël se souvenait de la délivrance du jugement de Dieu par le sang de l’agneau.


2. La fête des pains sans levain

À la suite de la Pâque, les Israélites mangeaient des pains sans levain pendant sept jours. Auparavant tout levain devait être ôté des maisons (Ex. 12, 15-20). Paul applique cette fête aux croyants du temps actuel lorsqu’il écrit en 1 Corinthiens 5, 6 à 8: « Ne savez-vous pas qu’un peu de levain fait lever la pâte tout entière ? Otez le vieux levain, afin que vous soyez une nouvelle pâte, comme vous êtes sans levain. Car aussi notre pâque, Christ, a été sacrifiée : c’est pourquoi célébrons la fête, non avec du vieux levain, ni avec un levain de malice et de méchanceté, mais avec des pains sans levain de sincérité et de vérité. » Les sept jours de la fête des pains sans levain décrivent toute la vie du croyant après sa délivrance, vie qui doit être conduite dans la pureté et la séparation du mal à la gloire de notre Dieu. Ainsi notre vie peut être une « fête solennelle » pour lui et à sa gloire.


3. La fête de la gerbe des prémices

Le premier jour de la semaine qui suit la Pâque, une gerbe de la nouvelle moisson était apportée en offrande à Dieu (Lév. 23, 10-14). On commençait par la moisson de l’orge. Cette fête a eu son accomplissement dans la résurrection de Christ. Il est les « prémices de ceux qui sont endormis », « le premier-né d’entre les morts » (1 Cor. 15, 20, 23; Col. 1, 18).


4. La fête des semaines

Sept semaines ou cinquante jours après l’offrande de la gerbe des prémices avait lieu la fête des semaines à laquelle deux pains étaient présentés à Dieu en offrande tournoyée (Lév. 23, 15-21). Ces pains devaient être cuits exceptionnellement avec du levain, ce qui nous montre qu’il ne s’agit pas là d’une figure de Christ, mais de ceux qui étaient autrefois des pécheurs. Cette fête a eu son accomplissement à la Pentecôte (Actes 2, 1; le nombre de « cinquante » jours correspond au mot grec pentekoste duquel s’est formé notre mot Pentecôte). Les deux pains sont une figure de l’Assemblée composée de Juifs et de Gentils qui ont été créés en un seul homme nouveau par l’œuvre du Seigneur Jésus (Éph. 2, 15). Les pains étaient faits avec du blé et représentent ainsi le fruit du grain de blé, qui a dû tomber en terre et mourir pour nous (Jean 12, 24).


5. La fête des trompettes

Après la fête des semaines s’écoulait un temps dont la durée n’est pas exactement déterminée. La fête des trompettes avait lieu en effet – comme la Pâque – à une date fixe, au premier jour du septième mois (Lév. 23, 23-25). En même temps, cette fête désigne un nouveau commencement sur l’ancien fondement, car le septième mois est le premier mois de l’année civile israélite. Il faut comprendre par là que Dieu reprendra ses relations avec son peuple terrestre Israël une fois « la plénitude des nations… entrée », c’est-à-dire quand elle aura été enlevée dans le ciel par son Seigneur (cf. Rom. 11, 25). Le son de la trompette en sera le signal (cf. És. 27, 13; Joël 2, 1). Dieu appellera son peuple. Non seulement Israël rentrera dans le pays de Canaan promis par Dieu, mais il sera aussi réveillé spirituellement par la parole de Dieu. Cela n’arrivera toutefois qu’après l’enlèvement de l’Église.


6. Le grand jour des propitiations

Cette fête (hébr. jom kippur) est décrite en détail en Lévitique 16. Le dixième jour du septième mois était le seul jour auquel le souverain sacrificateur pouvait entrer dans le lieu très saint de la tente d’assignation. La signification de cette fête pour nous, chrétiens, est donnée en Hébreux 9 et 10. Elle est un type de l’œuvre de la propitiation accomplie une fois pour toutes par Christ à la croix, mais elle est en même temps en contraste avec cette œuvre. Le sacrifice de propitiation qui avait lieu une fois l’an, et dont le sang était porté dans le lieu très saint, indiquait d’une part le caractère unique de l’œuvre de Christ ; d’autre part, il traduisait, par sa répétition continuelle, l’imperfection du type (cf. Héb. 9, 24-26). Les deux boucs offerts en sacrifice pour le péché représentaient le sacrifice le plus important de cette fête. Après que le souverain sacrificateur avait d’abord fait propitiation pour lui-même et pour sa maison, l’un des boucs était tué et son sang apporté dans le sanctuaire. Les saintes exigences de Dieu relativement au péché étaient ainsi satisfaites et propitiation était faite pour le péché à ses yeux. Christ est la vraie propitiation pour les péchés, et cela non seulement pour ceux qui croient en lui, mais aussi pour le monde entier. À la croix il a payé la « rançon pour tous » (1 Jean 2, 2; 1 Tim. 2, 6). L’œuvre de la propitiation accomplie par Christ est suffisante aux yeux de Dieu pour tous les hommes. Après cela le souverain sacrificateur posait ses mains sur le second bouc et confessait tous les péchés du peuple sur cet animal qui était ensuite envoyé, chargé des péchés, « dans une terre inhabitée » et, comme le substitut pour ainsi dire du peuple, il les ôtait de devant les yeux de Dieu. Nous avons là, en type, l’œuvre de Christ comme notre substitut devant Dieu. Comme tel, il n’a porté les péchés que de ceux qui les lui ont confessés dans la repentance et par la foi. Telle est la signification de Ses paroles : « … pour donner sa vie en rançon pour plusieurs » (Matt. 20, 28). Nous devons clairement distinguer les deux côtés de l’œuvre de la rédemption qui sont exprimés dans la propitiation et dans la substitution.

Toutefois le grand jour des propitiations a aussi une signification particulière pour le peuple d’Israël. Le souverain sacrificateur devait faire propitiation non seulement pour lui-même et pour sa maison (la famille du sacrificateur), mais aussi pour le peuple d’Israël. Alors que les croyants du temps actuel ont une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints (Héb. 4, 16; 10, 19), Israël doit pour ainsi dire attendre jusqu’à ce que Christ, le vrai Souverain Sacrificateur, sorte du sanctuaire céleste afin d’annoncer la propitiation pour leurs péchés. Lorsqu’il apparaîtra en gloire, le résidu croyant l’acceptera comme son Messie et sera sauvé.


7. La fête des tabernacles

La dernière des sept fêtes de l’Éternel est une fête du souvenir et de la joie. Elle se trouve à la fin de la vendange et, de ce fait même, à la fin de l’ensemble des récoltes (Deut. 16, 13). Les Israélites habitaient pendant sept jours dans des tabernacles (ou cabanes) faits de feuilles et de rameaux, et jouissaient des fruits de la récolte, mais ils se souvenaient aussi de leur sortie et de leur délivrance d’Égypte (Deut. 23, 40-43). La durée de sept jours parle d’une période complète, à savoir du règne millénaire, qui constitue la fin de toutes les voies de Dieu envers son peuple sur la terre. La fête trouve sa conclusion le huitième jour qui est appelé en Jean 7, 37 « la dernière journée, la grande journée de la fête ». Ce jour parle d’un nouveau commencement après le règne millénaire, c’est-à-dire de la gloire éternelle de la nouvelle création (Apoc. 21, 1, 5).


La fête de Purim

La fête de Purim, célébrée le quatorzième jour du mois d’Adar, doit son origine à la délivrance des Juifs, dans le royaume perse, de devant le danger de leur extermination par Haman. Les purim sont les sorts que l’adversaire avait fait jeter auparavant (Esther 3, 7; 9, 26-28).


La dédicace du temple

La fête de la Dédicace mentionnée en Jean 10, 22 (hébr. Chanukka, consécration), célébrée le 25 du mois de Kislev, remonte au renouvellement de la dédicace du temple, en l’an 165 av. J.C., par Judas Maccabée. Elle dure huit jours. – Ces deux fêtes introduites ultérieurement n’appartiennent pas aux « fêtes de l’Éternel ».


Feu

Dans la Bible, le feu est souvent une image de la sainteté scrutatrice de Dieu, qui consume tout ce qui n’est pas en accord avec Dieu, mais purifie tout ce qui est fait pour sa gloire (Deut. 4, 24; És. 10, 17; 33, 14; Héb. 12, 29). Sa sainteté est non seulement exprimée par le cri « Saint, saint, saint » des séraphins ou des quatre animaux, mais aussi par les sept lampes de feu qui brûlent devant son trône et qui sont également un type du Saint Esprit (És. 6, 3; Apoc. 4, 4-8). Lors de sa première rencontre avec Dieu, Moïse vit, comme figure d’Israël, le peuple élu de l’Éternel, un buisson en feu qui n’était pas consumé par les flammes (Ex. 3, 2). Quand Dieu, lors de la consécration de la tente d’assignation, consuma le premier sacrifice par le feu du ciel, il donna par là son approbation au saint service qui avait été établi selon ses ordonnances sous la direction de Moïse (Lév. 9, 24). Lorsque l’holocauste, l’offrande de gâteau ainsi que la graisse du sacrifice de prospérités et du sacrifice pour le péché, qui parlent en type de Christ et de son œuvre, étaient offerts (Lév. 1, 9; 2, 2; 3, 5; 4, 31), le feu faisait monter une odeur agréable de ces offrandes qui glorifient Dieu. De même que l’or est purifié par le feu, de même notre foi est purifiée par l’épreuve afin que celle-ci soit à la louange, à la gloire et à l’honneur du Seigneur Jésus (1 Pierre 1, 7). Un jour l’ouvrage de chaque racheté sera éprouvé par le feu devant le tribunal de Christ (1 Cor. 3, 12-15). Tout ce qui est précieux pour lui sera récompensé et, sans mélange de faiblesse ou même de péché, resplendira éternellement à sa gloire (or, argent, pierres précieuses). En revanche, tout ce qui n’a pas de caractère durable à ses yeux (bois, foin, chaume) brûlera au feu, mais le croyant lui-même sera sauvé, « toutefois comme à travers le feu ».

La sainteté de Dieu se révèle cependant aussi dans le jugement. Lui qui a les yeux trop purs pour voir le mal (Hab. 1, 13), punira un jour, dans le feu éternel, inextinguible, tous les incrédules qui auront méprisé sa grâce. Le lieu des tourments éternels est appelé l’étang brûlant de feu et de soufre (Apoc. 20, 15; 21, 8; cf. Matt. 3, 12; 18, 8). La fumée causée par le feu est aussi parfois le signe du jugement et du châtiment de Dieu (És. 30, 27; 34, 10; Apoc. 14, 11; 18, 9).


Figuier

L’espèce sauvage du figuier, qui pousse naturellement dans le bassin méditerranéen, produit trois sortes de fruits différents par an : des figues impropres à la consommation en avril et en juillet, et des figues comestibles en septembre. Le figuier de culture paraît sous deux formes : l’arbre avec des fleurs mâles et femelles, mais ne donnant pas de fruits comestibles, et celui qui porte uniquement des fleurs femelles et produit des fruits trois fois par an : les figues hâtives (avril - juin), la récolte principale (juin - novembre) et les figues tardives (septembre - janvier).

De même que la vigne, le figuier est souvent employé en relation avec le peuple d’Israël comme figure du fruit et de la bénédiction (1 Rois 4, 25; Jér. 5, 17; Jean 1, 49). En Osée 9, 10, Dieu dit : « J’ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert ; j’ai vu vos pères… comme le premier fruit du figuier », et en Joël 1, où il doit constater que son pays est frappé par une nation puissante, il est dit au verset 7: « Elle a réduit ma vigne en une désolation, mon figuier en un tas de bois ». En Luc 13, 6 à 9, le Seigneur Jésus se sert aussi de l’image du figuier pour désigner le peuple juif incrédule qui a bénéficié des soins du Fils de l’homme et qui, dans son ensemble, est demeuré sans fruit. En Matthieu 21, 19, il prononce le jugement sur un figuier qui ne porte pas de fruit. Le miracle de ce figuier desséché et l’événement lors duquel les esprits immondes entrèrent dans le troupeau de pourceaux (Matt. 8, 30-32) sont au reste les seuls signes du Seigneur dans lesquels la grâce n’est pas mise en évidence, mais le jugement est annoncé sur le peuple juif.

Dans le pays de Canaan, la figue était un des sept aliments qui parlent de la bénédiction spirituelle de Dieu envers son peuple. La figue pourrait ici être considérée comme figure du fruit de la justice (Phil. 1, 11; Héb. 12, 11; Jacq. 3, 18), de même que la grenade comme fruit de la sainteté et l’olive comme fruit de l’Esprit.


Fils

Outre son sens premier de « descendant de sexe masculin », le mot fils, dans la Bible, a différentes autres significations. Par exemple, le vieux souverain sacrificateur Éli appelle le jeune Samuel « mon fils » pour exprimer la relation familière d’un aîné avec un jeune (1 Sam. 3, 6). Des expressions telles que « fils de perdition », « fils de lumière », ne se rapportent pas à la descendance, mais indiquent ce qui marque ou caractérise une personne. Au sens figuré, le mot « fils » fait ainsi allusion, le plus souvent, à une position déterminée.

Lorsque Dieu appelle le peuple d’Israël son « fils premier-né », la valeur que le peuple élu avait aux yeux de Dieu est mise en évidence ; en conséquence, les Israélites, comme ensemble, appelaient Dieu leur Père (Ex. 4, 22; Mal. 2, 10). Toutefois un Israélite n’aurait certes guère osé s’adresser à Dieu comme à son propre Père. Cette relation intime n’a été rendue possible que par la révélation du Père dans le Fils et par l’œuvre expiatoire qui y est liée (Jean 1, 18; 14, 6-9; Éph. 2, 18).

Le modèle parfait de la filialité (qualité de fils) est le Fils de Dieu, appelé le Fils du Père en 2 Jean 3, la Personne de la Trinité éternelle qui est devenue Homme quand l’accomplissement du temps est venu (Jean 1, 1, 14; Gal. 4, 4; cf. Matt. 28, 19). Dès l’éternité passée, il était le Fils unique dans le sein du Père (Jean 1, 18) et il est devenu, par sa naissance d’une femme, non seulement « Fils de l’homme (à proprement parler : fils d’homme) », mais aussi d’une manière nouvelle « Fils de Dieu » (cf. Ps. 2, 7; Luc 1, 35). Lorsqu’il était sur la terre, toute la plénitude de la Déité s’est plu à habiter en lui et, par lui, à réconcilier toutes choses (non pas tous les hommes !) avec elle-même (Col. 1, 19; cf. chap. 2, v. 9). Après avoir pleinement glorifié son Dieu et Père par cette grande œuvre, il a été ressuscité d’entre les morts par la gloire du Père (Rom. 6, 4). Le grain de blé n’était pas seulement mort, mais il portait maintenant beaucoup de fruit semblable à lui (Jean 12, 24) !

Le jour de sa résurrection, il a fait immédiatement connaître à ses disciples la merveilleuse vérité qui est une des caractéristiques de la foi chrétienne : « Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu » (Jean 20, 17). Selon le bon plaisir de sa volonté éternelle, Dieu nous a « prédestinés pour nous adopter pour lui par Jésus Christ » (Éph. 1, 4). Pour en permettre l’accomplissement, il a fallu l’œuvre de la rédemption à la croix de Golgotha, car Dieu n’a pas de communion avec des pécheurs, mais seulement avec des rachetés qui, par la foi au Fils, lui sont rendus conformes, quant à leur position. Le mot « adopter » en Éphésiens 1, 5, signifie « placer dans la position de fils ». À la différence de notre position comme enfants de Dieu, à laquelle nous sommes venus par la nouvelle naissance, nous sommes des fils de Dieu par notre position en Christ qui est glorifié à la droite de Dieu et sera éternellement le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8, 29). La qualité d’enfant exprime la similitude de nature ; la qualité de fils, une similitude (non une égalité) de position : deux privilèges merveilleux, insondables pour le croyant ! Plus encore que la qualité d’enfant, la qualité de fils des croyants souligne l’élévation et la dignité de leur position, ainsi que la responsabilité qui y est liée (cf. Rom. 8, 14-17; 2 Cor. 6, 18; Gal.4, 4-7).


Flamme : voir « feu »


Fleur

La fleur et la floraison sont des figures de la beauté (terrestre) et de la délicatesse, mais aussi du caractère périssable comme l’herbe (Cant. 2, 1; Matt. 6, 28, 29; cf. Ps. 103, 15, 16; 1 Pierre 1, 24). La floraison est aussi une figure de la vraie vie spirituelle et le signe précurseur du fruit (És. 35, 1, 2; Osée 14, 5-7).


Fleur de farine : voir « farine »


Fleuve, rivière

Les fleuves ou les rivières les plus souvent mentionnés dans la Bible sont l’Euphrate, le Nil et le Jourdain. En Genèse 2, 14, l’Euphrate (hébr. Phrath) est l’une des quatre rivières issues de la division du fleuve qui sort d’Eden. Il n’est souvent appelé que « le fleuve » (hébr. nahar ; Gen. 31, 21). Le Nil, le fleuve d’Égypte (Gen. 15, 18), est de même souvent mentionné sans son nom (Gen. 41, 1; hébr. jeor, qui signifie aussi « canal »). Les fleuves sont les artères qui conduisent la précieuse eau en grande abondance, mais ils peuvent aussi devenir menaçants par la puissance de leurs flots. Nous trouvons ces deux significations dans le langage figuré de la Bible.

Le psalmiste chante : « Tu les abreuveras au fleuve de tes délices » (Ps. 36, 8). Ésaïe compare la paix que Dieu donne à un fleuve ou à une rivière (És. 48, 18; 66, 12). Le fleuve de vie évoque l’abondance et le caractère inépuisable de la bonté de Dieu envers les siens (Gen. 2, 10; Ps. 46, 4; Ézéch. 47, 1-12; Apoc. 22, 2; cf. Zach. 14, 8).

Cependant les fleuves et les rivières sont aussi souvent une figure des puissances de méchanceté (Ps. 18, 4; És. 8, 7; 43, 2; 59, 19; Luc 6, 48) qui peuvent certes être effrayantes, mais qui toutefois sont domptées par la puissance de Dieu (Ps. 66, 6; Cant. 8, 7; Apoc. 12, 16).


Flot : voir « vague »


Foin : voir « herbe »


Fontaine : voir « puits »


Fornication, prostitution, adultère

À l’encontre des conceptions modernes de la morale et d’une opinion largement répandue, les relations sexuelles entre deux personnes non mariées constituent selon la parole de Dieu le péché de la fornication (1 Cor. 5, 1), et cela, ainsi qu’il ressort de Genèse 34 (cf. plus particulièrement v. 31), même si un mariage est imminent ou désiré. Si l’une des personnes du couple est déjà mariée, il s’agit alors d’un adultère (Lév. 20, 10). Ces deux formes d’union sont aux yeux de Dieu un péché contre le mariage qu’il a institué pour la vie entière (Gen. 2, 18-24; Rom. 7, 2, 3). Dieu a ces péchés en horreur et il nous met en garde contre eux avec insistance, aussi bien dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau. Les rachetés ne doivent même pas les avoir à la bouche et encore moins les commettre (Éph. 5, 3; Héb. 13, 4).

Ces péchés jouaient un rôle particulièrement rebutant dans l’idolâtrie des Cananéens (Gen. 38, 21 voir note ; Deut. 23, 17; 1 Rois 14, 23, 24; cf. Apoc. 2, 14, 20). Cependant ce n’est pas la seule raison pour laquelle la prostitution est souvent assimilée, dans l’Ancien Testament – particulièrement dans les livres prophétiques –, à l’idolâtrie, mais c’est avant tout parce l’Éternel considérait le peuple d’Israël comme sa femme avec laquelle il s’était marié (Jér. 2, 2; 3, 1-10; Ézéch. 16). En se détournant de Lui pour se tourner vers les idoles des peuples voisins, son peuple se livrait spirituellement à la prostitution. Dans le Nouveau Testament, cette fornication au sens figuré est nommée particulièrement en relation avec Babylone, la grande prostituée (Apoc. 14, 8; 17, 2).


Four, fourneau, fournaise

Dans les régions méditerranéennes, les fourneaux pour le chauffage ne sont guère nécessaires en raison du climat chaud. En hiver, on se chauffait autrefois devant des brasiers ouverts (És. 47, 14; Jér. 36, 22). Aussi dans la Bible les fours sont-ils mentionnés essentiellement en rapport avec la cuisson du pain (Lév. 26, 26; Osée 7, 4) et avec le façonnage des métaux (Ézéch. 22, 18-22). Le fourneau pour la fonte des métaux précieux est une figure de la dure captivité des Israélites en Égypte (Deut. 4, 20), mais aussi des grandes épreuves que Dieu envoie aux hommes comme discipline (Prov. 17, 3; cf. 1 Pierre 1, 7). La chaleur insupportable de son feu et la fumée qui s’élève font parfois du four ou de la fournaise une figure du jugement de Dieu dans ses différentes formes (És. 31, 9; Mal. 4, 1; Apoc. 1, 15).


Froment : voir « blé »


Fruit

De même que la plante produit des fruits propres à la consommation, ainsi le croyant peut produire du fruit pour Dieu, comme nous le voyons par exemple dans les paraboles du semeur, de l’ivraie parmi le froment et des méchants cultivateurs (Matt. 13, 8, 23-30; 21, 33-46). Le fruit spirituel est le résultat de la foi et de l’obéissance à la parole de Dieu. Le fruit pour Dieu demeure (Jean 15, 16). Déjà sur la terre il est le signe distinctif du vrai croyant (Matt. 7, 16-20). Dans le Nouveau Testament, il est parlé de différentes sortes de fruits spirituels : du fruit de l’Esprit dans ses neuf caractères (Gal. 5, 22), du fruit de la lumière (Éph. 5, 9) et plusieurs fois du fruit de la justice (2 Cor. 9, 10; Phil. 1, 11; Héb. 12, 11; Jacq. 3, 18). Les sacrifices de louanges que nous pouvons offrir à notre Dieu et Père par le Seigneur Jésus et que la Parole appelle « le fruit des lèvres qui confessent son nom » (Héb. 13, 15; cf. Osée 14, 2) sont un fruit particulièrement beau.

Cependant, l’incrédule produit également son fruit qui est aussi bien reconnaissable que le fruit pour Dieu (Matt. 12, 33). Le péché ne porte toutefois que du fruit pour la mort (Rom. 6, 21; 7, 4).


Fumée : voir « feu »


G


Génisse rousse

Les vaches étaient rarement offertes en sacrifice. Cependant en Nombres 19, il était ordonné par Dieu qu’une génisse rousse, sans tare et qui n’avait point porté le joug, soit égorgée hors du camp et qu’il soit fait aspersion de son sang sept fois droit devant la tente d’assignation. Puis l’animal devait être brûlé, en même temps que du bois de cèdre, de l’hysope et de l’écarlate étaient jetés au milieu du feu. La cendre était gardée en un lieu pur comme élément constitutif de l’eau de séparation.

Lorsqu’un Israélite s’était souillé en touchant un cadavre, un homme pur devait mettre de l’eau vive sur la cendre et, au moyen de l’hysope, il devait en faire aspersion sur les personnes ou sur les objets souillés. Le sacrifice de la génisse rousse était une forme exceptionnelle du sacrifice pour le péché, qui toutefois avait pour but non pas l’expiation des péchés, mais la purification de ceux qui appartenaient au peuple de Dieu au milieu duquel habitait l’Éternel. Le lavage des pieds en Jean 13 porte aussi ce caractère. Par la parole de Dieu, le Saint Esprit fait sentir la souillure à l’âme et la conduit à la confession, qui a pour conséquence le pardon et la purification de toute iniquité en vertu de l’œuvre expiatoire accomplie par Christ (1 Jean 1, 9; cf. Éph. 5, 26).


Germe

Dans l’Ancien Testament il y a deux mots hébreux de sens analogue qui sont traduits par « germe » ou « rejeton » : zemach (És. 4, 2; Jér. 23, 5; 33, 15; Zach. 3, 8; 6, 12) et nezer (És. 11, 1). Il est aisé de discerner que les passages cités se rapportent au Messie à venir, le Seigneur Jésus, qui selon Ésaïe 53, 2 « montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine [hébr. schoresch] sortant d’une terre aride » (cf. És. 11, 10). Par sa désobéissance envers Dieu, Israël a perdu tous ses droits ; toutefois, quand l’accomplissement du temps est venu, Dieu, dans sa grâce, a envoyé son Fils, « né de femme, né sous la loi », afin qu’il rachète ceux qui ne pouvaient être justifiés sous la loi et leur donne – oui, à tous ceux qui croient en lui – l’adoption (Gal. 4, 4).

Les paroles de Matthieu 2, 23, « … en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen », ne se trouvent dans aucun livre prophétique de l’Ancien Testament. Matthieu les applique à la ville de Nazareth, où vécut Jésus. L’écrivain inspiré aura eu devant les yeux les prophéties mentionnées ci-dessus concernant le Germe de l’Éternel, le Messie, et, par l’Esprit, aura remplacé le substantif hébreu plus fréquemment utilisé zemach de Zacharie 6, 12: « Voici un homme dont le nom est Germe… » par le substantif nezer en Ésaïe 11, 1, qui rappelle le nom de la ville méprisée de Galilée, Nazareth, lequel, de son côté, remonte à la même racine étymologique.


Gomorrhe : voir « Sodome »


Graisse

La graisse (hébr. chelev) d’un animal sain est sa réserve de force. Au sens positif, la graisse parle ainsi de la force intérieure cachée, de l’énergie et de ce qu’il y a de meilleur. Quand Abel offrit à Dieu le premier sacrifice mentionné dans la Bible, il apporta des premiers-nés de son troupeau et de leur graisse (Gen. 4, 4). En revanche, Caïn apporta les fruits de ses propres efforts sur le sol maudit par Dieu. Le sacrifice d’Abel exprime déjà la pensée que la graisse fait partie de la meilleure partie. Aussi en Nombres 18, 12, le mot hébreu pour la graisse est-il traduit par « le meilleur ». De plus il était spécifié dans la loi : « Toute graisse appartient à l’Éternel » (Lév. 3, 16), et dans le même passage, il est dit deux fois que la graisse du sacrifice de prospérités était le pain de l’Éternel (Lév. 3, 11). Ainsi la graisse des animaux offerts en sacrifice parle en type de la force intérieure du Seigneur Jésus par laquelle il s’est offert en sacrifice à Dieu.


Grenade

La grenade est un fruit très doux, de la grosseur d’une pomme. Il provient du Proche-Orient. Sur les bords tout autour de la robe du souverain sacrificateur israélite alternaient la reproduction d’une grenade et d’une clochette qui évoquent respectivement le fruit et le témoignage (Ex. 28, 34). Les vêtements parlaient de la sainteté de Dieu et du service sacerdotal dans son sanctuaire (cf. Ex. 28, 36). Des reproductions de grenades décoraient aussi le temple de Jérusalem (1 Rois 7, 18 et suiv.). Ainsi la grenade peut être considérée comme un symbole du fruit spirituel, particulièrement du fruit dans la sainteté (Jean 15, 1-8; Rom. 6, 22), que peuvent porter tous ceux qui croient au Seigneur Jésus et vivent en communion avec lui.


Grenouille

Par la laideur, aux yeux de l’homme, de sa nudité, la grenouille est peut-être une figure de l’impudicité sexuelle. Mais elle parle certainement des influences démoniaques, c’est-à-dire de deux dangers très proches l’un de l’autre. Lors de la deuxième plaie en Égypte, les grenouilles « montèrent » sur le pays, c’est-à-dire montèrent des lieux profonds de la terre (Ex. 8, 1-7). En Apocalypse 16, 13, trois esprits immondes « comme des grenouilles » sortent de la bouche du dragon (Satan), de la bête (du chef de l’Empire romain) et du faux prophète (de l’Antichrist).


Guerre : voir « Combat »


Guilgal

Des trois ou quatre lieux différents, dans le pays de Canaan, qui portent le nom de Guilgal, celui qui est situé à l’ouest du Jourdain, « à l’extrémité orientale de Jéricho » (Josué 4, 19), est le plus significatif pour l’histoire d’Israël. Le nom hébreu signifie « cercle, roue, revirement, roulement ». Après la traversée du Jourdain, le peuple y dressa son premier camp dans le pays de Canaan et Josué y reçut de Dieu l’ordre de circoncire les fils d’Israël, car aucun d’entre eux ne l’avait été durant les quarante ans de voyage dans le désert. Une fois la circoncision exécutée à Guilgal, Dieu dit à Josué : « Aujourd’hui j’ai roulé de dessus vous l’opprobre de l’Égypte ». Ici le nom de Guilgal est lié au « roulement » de l’opprobre (Josué 5, 2-9). Si le passage à travers le Jourdain est un type de notre mort et de notre résurrection spirituelle avec Christ, ce dont rendent témoignage les douze pierres dans le Jourdain et sur l’autre rive (cf. Col. 2, 20; 3, 1), la circoncision à Guilgal est alors l’expression de la mortification des membres, c’est-à-dire des manifestations de la chair, et du dépouillement des caractères du vieil homme (Col. 3, 5-9). C’est la réalisation pratique du fait que nous avons dépouillé le vieil homme. Aussi Guilgal était-il également le lieu de la force, auquel Josué retournait toujours (Josué 9, 6; 10, 6-15, 43; 14, 6).


H


Habit : voir « vêtement »


Hanche, reins

Les reins ou la hanche sont souvent employés comme figure du siège de la force et de l’énergie. Ces mots sont fréquemment en rapport avec la ceinture qui entoure les hanches et rassemble le vêtement ample, mais qui sert aussi de support pour les armes, spécialement pour l’épée (Ex. 12, 11; 2 Sam. 20, 8; 1 Rois 12, 10). Ainsi les reins ceints sont également la figure de la disposition à agir et du départ.


Hénoc : voir « Énoch »


Herbe, foin

L’herbe, semblablement à la fleur, est une figure de la fragilité et du caractère éphémère de l’homme. Au psaume 90, 5 et 6, la vie de l’homme est comparée à l’herbe : « Comme un torrent tu les emportes ; ils sont comme un sommeil, – au matin, comme l’herbe qui reverdit : au matin, elle fleurit et reverdit ; le soir on la coupe, et elle sèche ». En Ésaïe 40, 6, l’homme même est assimilé à l’herbe : « Toute chair est de l’herbe, et toute sa beauté comme la fleur des champs. L’herbe est desséchée, la fleur est fanée… » Dans le Nouveau Testament, nous trouvons aussi l’herbe comme figure de ce qui est éphémère (Matt. 6, 30; 1 Pierre 1, 24, 25). Cela s’applique aussi à l’herbe séchée en foin.


Holocauste

L’holocauste (hébr. ‘olah) est le plus élevé de tous les sacrifices de l’Ancien Testament. Aussi est-il cité en premier lieu dans l’énumération des différentes offrandes que les Israélites pouvaient ou devaient apporter (Lév. 1). Il est déjà mentionné en Genèse 2, 22, lors du sacrifice d’Isaac, type saisissant du don du Fils de Dieu par le Père. L’holocauste devait être entièrement offert sur l’autel et être fumé comme « odeur agréable à l’Éternel » (le même verbe est aussi employé pour l’encens). À la différence des autres sacrifices, aucun homme ne pouvait manger quelque chose de l’holocauste, car il était destiné exclusivement à Dieu. Selon son commandement, deux agneaux devaient être offerts chaque jour comme « holocauste continuel » à l’entrée de la tente d’assignation, l’un le matin et l’autre le soir, de telle sorte que l’odeur agréable monte continuellement vers l’Éternel. L’holocauste continuel, type de la bonne odeur incessante que le sacrifice de Christ répand devant Dieu, était le fondement de l’habitation de Dieu au milieu des fils d’Israël (Ex. 29, 38-46). Les holocaustes étaient aussi apportés lors de toutes les fêtes de l’Éternel. L’holocauste nous présente la pensée de la propitiation en rapport avec les saintes exigences de Dieu, le sacrifice pour le péché, en revanche, en rapport avec nos besoins.

Christ, qui par son sacrifice à la croix est l’accomplissement de tous les sacrifices typiques, s’est livré lui-même comme holocauste « à Dieu, en parfum de bonne odeur », selon Éphésiens 5, 2; et par la foi en lui, nous avons aussi été « rendus agréables dans le Bien-aimé » (Éph. 1, 6). Les holocaustes décrits en Lévitique 1, qui étaient apportés par les Israélites comme sacrifices volontaires, parlent par conséquent de l’adoration des rachetés. Nous pouvons apporter à Dieu, le Père, des « sacrifices de louanges » et des « sacrifices spirituels » (Héb. 13, 15; 1 Pierre 2, 5). Celui qui présentait l’offrande exprimait son acceptation devant l’Éternel en posant sa main sur la tête de l’animal (cf. imposition des mains) ; de même nous pouvons nous aussi, dans la conscience de notre position parfaite en Christ, nous approcher du Père. Les différents degrés d’offrande (taureau, mouton, chèvre, colombe) parlent de l’intelligence plus ou moins grande de l’œuvre de la rédemption ; il est cependant dit chaque fois : « Un sacrifice par feu, une odeur agréable à l’Éternel ».


Homme, mâle

Abstraction faite de sa signification « être humain de sexe masculin » qui le différencie de la femme, l’homme est fréquemment le symbole de la force dans laquelle est réalisée une position conférée par Dieu. Ainsi pour l’holocauste et pour le sacrifice pour le péché d’un chef en Israël, une bête mâle était prescrite (Lév. 1, 3, 10; 4, 23), pour le sacrifice pour le péché de quelqu’un du peuple, une bête femelle (Lév. 4, 28), alors que pour le sacrifice de prospérités, les deux étaient permises (Lév. 3, 1, 6). Dans le Nouveau Testament, il nous est dit : « Veillez, tenez ferme dans la foi ; soyez hommes, affermissez-vous » (1 Cor. 16, 13). Ici l’homme est vu comme symbole de la force et de la fermeté. – Cependant selon l’ordre de la création, l’homme est aussi le chef de la femme, car il est « l’image et la gloire de Dieu » (1 Cor. 11, 3, 7; Éph. 5, 23). Déjà dans l’Ancien Testament, une mise en garde est faite contre le mélange des positions, voulues de Dieu, de l’homme et de la femme : « La femme ne portera pas un habit d’homme, et l’homme ne se vêtira pas d’un vêtement de femme ; car quiconque fait ces choses est en abomination à l’Éternel, ton Dieu » (Deut. 22, 5).


Homme de guerre : voir « soldat »


Huile, olivier, olive

L’huile, obtenue par le broyage ou le pressurage des olives, était déjà dans l’Antiquité un produit important, qui était utilisé, selon la Bible, pour l’alimentation, l’éclairage et l’onction. Elle fournissait la lumière au chandelier dans la tente d’assignation (Ex. 27, 20; Lév. 24, 2; cf. Zach. 4, 1-6; Apoc. 11, 4). Les sacrificateurs (Ex. 29, 7, 21), les rois (1 Sam. 10, 1; 16, 13) et les prophètes (1 Rois 19, 16) étaient oints d’huile. L’huile est un type de la lumière, mais plus particulièrement de l’onction du Saint Esprit (Luc 4, 18; Actes 10, 38; 2 Cor. 1, 21; 1 Jean 2, 20, 27). Ce fait, révélé seulement dans le Nouveau Testament, est déjà suggéré par l’onction de David pour roi d’Israël, car immédiatement après, l’Esprit de l’Éternel l’a saisi et est demeuré sur lui (1 Sam. 16, 13). Pour l’huile de l’onction, qui était utilisée lors de la consécration des sacrificateurs et de la tente d’assignation dans l’Ancien Testament, on devait prendre des « aromates les plus excellents » : 500 sicles de myrrhe franche, 250 sicles de cinnamome aromatique, 250 sicles de roseau aromatique, 500 sicles de casse et un hin d’huile d’olive (Ex. 30, 22-33). « L’huile de l’onction sainte » ainsi obtenue ne pouvait pas plus que l’encens composé être produite ou utilisée à d’autres fins. Les aromates dans l’huile de l’onction parlent des gloires de Christ que les croyants peuvent discerner. Nous le voyons en ce que pour ces aromates une mesure humaine et précise est indiquée. Même si la mesure était « le sicle du sanctuaire », elle demeurait néanmoins une mesure humaine. Pour la créature, tout a une mesure et une fin. Nous connaissons en partie. L’Ecriture sainte ne dit que du Seigneur que Dieu ne donne pas l’Esprit par mesure (Jean 3, 34) ; mais en raison de notre faiblesse, le Saint Esprit, représenté par « un hin d’huile », ne peut nous faire discerner et manifester que partiellement les perfections du Seigneur Jésus.

L’olive est mentionnée comme l’un des fruits du pays de Canaan (Deut. 8, 8). Elle est certes un type du fruit de l’Esprit (Gal. 5, 22).

L’olivier est parfois une figure de la place bénie qu’Israël prend sur la terre en relation avec son ancêtre Abraham (Jér. 11, 16). En raison de leur incrédulité, Dieu a arraché les Juifs, dans le temps présent, comme des branches et a enté les nations à leur place (Rom. 11, 16-24).


Huit

Huit est le chiffre du nouveau commencement divin. Après le septième jour, le sabbat, vient, avec le huitième jour, le premier jour d’une nouvelle semaine, le dimanche. C’est le jour de la résurrection du Seigneur Jésus et le jour caractéristique de la période actuelle de la grâce (Jean 20, 1, 19). La fête des tabernacles, d’une durée de sept jours, est une figure du règne millénaire, lorsque Israël vivra dans la paix et la joie (Lév. 23, 33-43). À cette fête succédait toutefois un huitième jour durant lequel devait régner le repos. Nous y trouvons une indication du repos éternel des croyants dans le ciel. En cette « dernière journée, la grande journée de la fête », le Seigneur Jésus mentionne en Jean 7, 37, en parlant du don du Saint Esprit, une des bénédictions particulières données maintenant déjà aux croyants de la nouvelle création.


Hysope

Le mot hysope recouvre vraisemblablement différentes plantes dont l’identité n’est pas tout à fait certaine. L’hysope jouait un rôle lors de la purification en Israël. En Exode 12, 22, le sang de l’agneau pascal devait être mis au moyen d’un bouquet d’hysope sur les poteaux et le linteau de la porte, afin que le jugement de Dieu sur les premiers-nés passe par-dessus les Israélites. Pour la purification du lépreux, outre l’hysope, du bois de cèdre et de l’écarlate étaient aussi utilisés (Lév. 14, 4) ; ils étaient également employés lorsqu’on brûlait la génisse rousse dont la cendre était nécessaire pour la préparation de l’eau de purification (Nomb. 19, 6) ; un homme pur devait ensuite tremper de l’hysope dans cette eau et en faire aspersion sur les personnes ou les objets souillés (v. 18). Ce dernier passage explique les paroles de David : « Purifie-moi du péché avec de l’hysope, et je serai pur » (Ps. 51, 7). La déclaration que le roi Salomon a parlé « sur les arbres, depuis le cèdre qui est sur le Liban, jusqu’à l’hysope qui sort du mur » (1 Rois 4, 33) aide à comprendre l’association du bois de cèdre et de l’hysope. Vu que le cèdre est une figure de la puissance et de l’orgueil, il faut voir dans l’hysope, apparemment insignifiante, la faiblesse humaine et la vanité. Ni l’un ni l’autre ne sont toutefois propres au service de Dieu ; il ne peut employer que des cœurs renouvelés, purifiés par le sang de Christ. Peut-être la présentation de l’éponge emplie de vinaigre et mise sur de l’hysope est-elle aussi une marque du mépris du soldat pour le Sauveur crucifié en faiblesse (Jean 19, 29) ?


I


Imposition des mains

L’imposition des mains revêtait une telle importance dans l’Ancien Testament qu’il est parlé en Hébreux 6, 2, de « la doctrine… de l’imposition des mains » à laquelle nous ne devons pas retourner. Chez les premiers chrétiens, l’imposition des mains jouait un certain rôle, non prépondérant. Il en était autrement pour le peuple d’Israël. Lors de l’offrande des sacrifices d’animaux (à l’exception des oiseaux), celui qui présentait le sacrifice posait sa main sur la tête de l’animal et s’identifiait ainsi avec lui avant de l’égorger (Ex. 29, 10). Lors de l’holocauste, cet acte, désigné par les mots « agréé pour lui (celui qui présente l’holocauste) », signifiait l’identification avec la valeur du sacrifice pour Dieu (Lév. 1, 4) ; lors du sacrifice de prospérités, l’imposition des mains était l’expression de la communion devant Dieu (Lév. 3, 2, 8, 13), et lors du sacrifice pour le péché, par cet acte le péché était transféré sur la victime qui devait mourir à la place du pécheur (Lév. 4, 4; cf. chap. 16, v. 21). Les mains étaient aussi posées sur des hommes, par exemple sur les Lévites lors de leur consécration de la part des fils d’Israël (Nomb. 8, 10) ; et avant sa mort, Moïse posa sa main sur Josué pour le confirmer comme son successeur désigné par Dieu (Nomb. 27, 18; Deut. 34, 9).

Dans le Nouveau Testament, nous trouvons également l’imposition des mains comme signe d’identification ou de communion. Dans sa grâce, le Seigneur Jésus a imposé les mains aux petits enfants en disant : « Laissez venir à moi les petits enfants ; ne les en empêchez pas ; car à de tels est le royaume de Dieu » (Marc 10, 13-16). Les autres passages se trouvent en Actes 6, 6; 8, 17; 13, 3; 1 Timothée 4, 14; 5, 22; 2 Timothée 1, 6. La communion pouvait être aussi exprimée en donnant la main droite, tel que cela se pratique aujourd’hui (Gal.2, 9, cf. la note a).


Impur : voir « pur »


Isaac

Isaac, le fils d’Abraham et de Sara né selon la promesse, est un type du Seigneur Jésus. Comme Lui, il est appelé le fils unique (c’est-à-dire unique dans son genre) et bien-aimé (Gen. 22, 2; Héb. 11, 17; Jean 1, 18; Col. 1, 13). Mais lorsque, sur le commandement de Dieu, il allait être offert en holocauste, contrairement à notre Seigneur, il fut épargné au dernier moment (Rom. 8, 32). Pourtant c’est en Isaac premièrement que la résurrection a été vue en figure (Héb. 11, 17). Après la mort de sa mère, Isaac, seul patriarche à n’avoir eu qu’une femme, a épousé Rebecca. Nous voyons en elle un type de l’Assemblée (Gen. 24 ; cf. Gal. 4, 21-26). C’est aussi dans l’histoire d’Isaac qu’apparaît pour la première fois dans la Bible le mot « aimer » : d’abord en Genèse 22, 2, dans l’amour du père pour son fils, puis au chapitre 24 (v. 67), dans l’amour de l’époux pour son épouse.


Ivraie

De même que les épines, l’ivraie est employée par Job comme figure de la malédiction (Job 31, 40). Le Seigneur Jésus se sert de la parabole de l’ivraie parmi le froment pour caractériser l’activité du diable (Matt. 13, 24 et suiv.). Après qu’un homme a semé de la bonne semence dans son champ, son ennemi vient et sème de l’ivraie parmi le froment. L’ivraie est une graminée qui croît dans les champs de céréales du Proche-Orient. Ses épis ressemblent à ceux du blé, et ses grains abritent un champignon vénéneux. Du fait que les grains ont aussi la même grosseur et la même forme que ceux du blé, le criblage ne permet pas de les séparer les uns des autres et ils corrompent ainsi la farine. Le diable a commencé déjà très tôt à semer son ivraie corruptrice et il le fait aujourd’hui encore. Les épîtres du Nouveau Testament nous montrent ses tentatives d’introduire un « évangile différent », le judaïsme (Gal. 1, 6 et suiv.), de répandre des doctrines philosophiques « selon les éléments du monde, et non selon Christ » (Gal. 2, 8), et d’amener les hommes à changer « la grâce de notre Dieu en dissolution » et à renier « notre seul Maître et Seigneur, Jésus Christ » (Jude 4). Ainsi la chrétienté est devenue pour l’homme un mélange inextricable de froment et d’ivraie, de vérité divine et de doctrines fausses et mauvaises, de vrais croyants et d’incrédules. L’étonnement des esclaves en voyant l’ivraie est compréhensible, car la présence, dans le royaume, d’hommes qui ne sont pas de vrais fils du royaume est contraire à la pensée de Dieu. Aussi le semeur dit-il aux esclaves qui savent très bien distinguer l’ivraie du froment et qui veulent l’arracher : « Laissez-les croître tous deux ensemble jusqu’à la moisson » (Matt. 13, 30).


J


Jardin

Dans la Bible, le jardin est souvent une image d’un lieu particulièrement protégé, de bénédiction pour l’homme et de joie pour Dieu. Nous le voyons déjà dans le jardin d’Eden. La fiancée du Cantique des cantiques est comparée à un jardin clos et à un paradis (Cant. 4, 12, 13). Un jardin arrosé est par conséquent une magnifique figure de croyants qui vivent séparés pour leur Seigneur seul, trouvent leur force et leur secours auprès de lui, la source de l’eau de la vie, et en même temps portent du fruit pour lui. Dans le Cantique des cantiques il est dit plus loin : « Que mon bien-aimé vienne dans son jardin, et qu’il mange ses fruits exquis ».


Jérusalem

Le nom signifie « fondation (ou héritage) de paix ». Jérusalem est mentionnée pour la première fois en Josué 10, 1 comme ville du roi Adoni-Tsédek. Toutefois on peut vraisemblablement voir Jérusalem déjà en Salem où régnait le roi Melchisédec, sacrificateur de Dieu (Gen. 14, 18; Ps. 76, 2). La ville a plusieurs noms : ville sainte (Néh. 11, 1), ville de Dieu (Ps. 46, 4), ville de l’Éternel (És. 60, 14), ville du grand Roi (Matt. 5, 35), ville de justice, cité fidèle (És. 1, 26), ville de vérité (Zach. 8, 3), Ariel = « lion de Dieu, foyer de Dieu » (És. 29, 1), Jéhovah-Shamma = « l’Éternel est là » (Ézéch. 48, 35 ). Jérusalem est devenue la capitale d’Israël sous David, et le temple de Dieu y fut construit sous Salomon. Là était le lieu que l’Éternel avait choisi pour y faire habiter son nom (Deut. 12, 5; 1 Rois 11, 32, 36; Ps. 132, 13, 14). Par conséquent, la ville a une importante signification symbolique non seulement pour Israël, mais aussi pour nous. Elle est souvent identifiée à Sion.

Dans le livre de Néhémie, Jérusalem est une figure de la communion des croyants dans la proximité immédiate de la maison de Dieu, séparés du monde ennemi par la muraille qui garde la bénédiction et refoule le péché. Dans le Nouveau Testament, Jérusalem est mentionnée plusieurs fois au sens figuré. En Galates 4, 25, 26, la « Jérusalem de maintenant » est une figure du judaïsme attaché à la loi, qui se trouve dans la servitude spirituelle sous la loi de Sinaï (cf. v. 4, 5) ; en revanche, la « Jérusalem d’en haut » est l’expression des bénédictions, de la joie et de l’espérance que tous les croyants de tous les temps ont en commun. Déjà Abraham, le père des croyants, attendait cette « cité qui a les fondements, de laquelle Dieu est l’architecte et le créateur » (Héb. 11, 10), et nous la connaissons aussi (Héb. 12, 22; 13, 14). En revanche, la « nouvelle Jérusalem » future, mentionnée en Apocalypse 3, 12 et 21, 2 et suivants, est l’épouse de l’Agneau, l’Assemblée.


Jézabel, Jésabel

Jézabel, la femme du roi israélite Achab, était une fille d’Ethbaal, roi de Sidon, ville portuaire phénicienne sur la Méditerranée (1 Rois 16, 31). Les Sidoniens étaient des idolâtres comme les autres Cananéens, et, par son mariage avec Jézabel, Achab est devenu un adorateur de Baal. Jézabel ne s’est pas seulement livrée elle-même à la prostitution (c’est-à-dire à l’idolâtrie) et aux enchantements, mais elle a poussé son mari à des formes d’idolâtrie telles qu’aucun autre roi d’Israël ne les avait pratiquées (1 Rois 21, 25; 2 Rois 9, 22). Elle a exterminé les prophètes de l’Éternel et voulait aussi faire mourir Élie, parce qu’il avait tué les prophètes de Baal (1 Rois 18, 4; 19, 2). De plus elle a influencé, à l’arrière-plan, le gouvernement de son mari (1 Rois 21). Enfin, elle trouva la mort, sur l’ordre du roi Jéhu, en étant précipitée de la fenêtre de son palais et mangée par les chiens (2 Rois 9, 30-37).

Dans le Nouveau Testament, Jézabel (=Jésabel) est décrite comme une femme qui se dit prophétesse, mais quitte sa place subordonnée et, par ses enseignements, égare les esclaves de Dieu « en les entraînant à commettre la fornication et à manger des choses sacrifiées aux idoles » (Apoc. 2, 20). Cela parle d’autorité usurpée et d’incitation à l’idolâtrie dans le sein de l’Église de Dieu.


Joseph

Joseph était le onzième fils de Jacob, l’ancêtre d’Israël. L’histoire de sa vie est décrite dans les chapitres 37 à 50 de la Genèse et remplit ainsi presque un tiers du premier livre de la Bible. Joseph est une des rares personnes de l’Ancien Testament dont la vie est relatée en détail, mais desquelles pas un seul péché n’est mentionné. Aucun personnage biblique ne montre dans sa vie autant de conformité avec le Seigneur Jésus que Joseph. Il était le fils bien-aimé du Þpère, prédestiné à régner et par conséquent haï de ses frères. Lorsqu’il fut envoyé par le père vers ceux-ci, ils tinrent conseil pour le faire mourir et le vendirent à des gens des nations. Il fut emmené comme esclave en Égypte et condamné sur la base de fausses accusations. Tout cela correspond dans beaucoup de détails à la vie et à la mort du Seigneur Jésus. Il fut finalement libéré et obtint les plus grands honneurs. Cependant ses frères n’en ont rien su. À cette époque, il reçut pour épouse une femme d’entre les nations. Là aussi nous voyons des parallèles avec la glorification du Seigneur, son rejet et le fait qu’il n’a pas été reconnu par son peuple terrestre Israël, et la formation de son Assemblée. Les sept années de famine parlent de la grande tribulation à venir par laquelle le peuple de Juda sera amené à la repentance et finalement à reconnaître le Christ (Messie) venant en gloire. Enfin toute la famille de Jacob descend en Égypte pour y demeurer « dans la meilleure partie du pays » sous la domination de Joseph. Il en sera de même pour Israël dans le Millénium.


Joug

Le joug est la partie du harnais, constituée le plus souvent par une pièce de bois, placée sur la nuque (ou sur le front) d’un bœuf attelé comme bête de trait. Le joug peut être utilisé pour un seul animal, mais aussi pour deux animaux qui par ce moyen sont fermement unis l’un à l’autre. Dans plusieurs passages de la Bible, ce mot est employé tout simplement dans le sens d’« une paire » (1 Rois 19, 19, 21). Le joug est souvent la figure de l’assujettissement (Gen. 27, 40), de la servitude (1 Rois 12, 4; Gal. 5, 1) et du service (1 Tim. 6, 1) ; le brisement du joug parle par conséquent de délivrance (Jér. 28, 2).

Le joug de Christ était son obéissance volontaire à Dieu (Matt. 11, 29, 30). Le joug double est une figure de la communion. En Philippiens 4, 3, Paul appelle Épaphrodite son compagnon de travail (cf. 2, 25), littéralement son « compagnon de joug ». En 2 Corinthiens 6, 14, la communion d’un croyant avec un incrédule est appelée un « joug mal assorti » contre lequel nous sommes sérieusement mis en garde. Cette figure a trait à la défense faite en Deutéronome 22, 10, d’atteler ensemble à une charrue un bœuf (une bête pure) et un âne (une bête impure).


Jour

Le jour est la première division de temps mentionnée dans l’Ecriture sainte. Dieu appela Jour la lumière qu’il a créée, et les ténèbres, il les appela Nuit. Il y eut soir et matin, et ainsi il y eut le premier jour ou un jour (Gen. 1, 3-5). Les « luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit », c’est-à-dire le soleil, la lune et les étoiles, n’ont été créés que le quatrième jour (Gen. 1, 14). Contrairement à l’obscurité de la nuit, le jour est caractérisé par la clarté et la lumière. Sur le plan spirituel, Dieu nous a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière (1 Pierre 2, 9), de sorte que Paul peut écrire : « Car vous êtes tous des fils de la lumière et des fils du jour ; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres » (1 Thess. 5, 5). Par le mot jour, il faut comprendre ici un état moral, spirituel, qui déjà maintenant est caractérisé par la lumière de Dieu (cf. Jean 11, 9; Rom. 13, 13).

Dans le langage prophétique, le mot « jour » a une autre signification. Il désigne un temps encore futur. À la nuit actuelle des ténèbres spirituelles pendant l’absence du Seigneur succédera – après le lever de l’étoile du matin, la venue du Seigneur Jésus pour l’enlèvement des siens – le « jour » qui commencera avec l’apparition de Christ en gloire et se terminera avec la fin du Millénium. Par contraste avec l’enlèvement que les enfants de Dieu peuvent attendre avec un ardent désir, le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur pour les incrédules (1 Thess. 5, 2, 4; 2 Pierre 3, 10; Apoc. 3, 3; 16, 15). Déjà dans l’Ancien Testament, le « jour de l’Éternel » (à ne pas confondre avec le dimanche, le jour du Seigneur ou « la journée dominicale », Apoc. 1, 10) est annoncé comme le jour du jugement de Dieu sur le monde (Joël 1, 15; 2, 2; Soph. 2, 2). Cependant pour ceux qui craignent le nom de Dieu, le Messie sera « le soleil de justice ; et la guérison sera dans ses ailes » (Mal. 4, 1, 2). En son jour, le Seigneur Jésus, jusqu’ici méprisé et rejeté, recevra dans ce monde, de tous les hommes, l’honneur dont il est digne.

Le « jour de Dieu » est équivalent au « jour d’éternité » (2 Pierre 3, 12, 18). Cette expression fait allusion à l’infini, dans le temps, de la nouvelle création, à l’état éternel, dans lequel Dieu sera « tout en tous » (1 Cor. 15, 28) ; avant son commencement, la création actuelle sera dissoute et fondue par le feu.


Jour des propitiations :voir « fêtes de l’éternel »


Jourdain

Le peuple d’Israël devait traverser le Jourdain pour entrer en Canaan. Du point de vue typique, ce fleuve ressemble à maints égards à la mer Rouge. Toutefois ici les eaux ne furent pas frappées en jugement, mais l’arche de l’alliance, type du Fils de Dieu devenu Homme, passa devant le peuple d’Israël pour l’introduire dans le pays. Là aussi les eaux se fendirent, de sorte que le peuple put traverser sans obstacle (Josué 3 ; 4). Douze pierres, représentant les douze tribus d’Israël, devaient être posées au fond du fleuve. Le Jourdain également est une figure de la mort et de la résurrection de Christ pour les croyants, mais en même temps de leur résurrection avec lui (cf. Éph. 2, 6; Col. 3, 1). C’est pourquoi douze pierres furent dressées au bord du Jourdain. Il est aussi une figure du nouvel homme que le croyant est appelé à revêtir (Éph. 2, 15; 4, 24; Col. 3, 10). Le nouvel homme, créé selon Dieu, est destiné au ciel.

Le fait que la mer Rouge et le Jourdain forment un tout est remarquablement mis en évidence en ce qu’il est dit en Exode 14, 22: « Et les fils d’Israël entrèrent au milieu de la mer », et en Josué 4, 19: « Et le peuple monta hors du Jourdain ». De plus le jour de la traversée du Jourdain (le dixième jour du premier mois) était identique au jour du choix de l’agneau pascal, ce qui nous montre l’unité et la cohérence de ces types de la rédemption (cf. Josué 4, 23; Ps. 114, 3).


L


Lac : voir « mer »


Lait

Le lait que les Israélites obtenaient des vaches, des brebis et des chèvres, est avec le pain, depuis les temps les plus reculés, l’un des aliments principaux de l’homme. Le lait et les produits laitiers étaient consommés sous les formes les plus variées (Gen. 18, 8; Deut. 32, 14; Prov. 30, 33). Le pays de Canaan était si fertile qu’il était appelé « un pays ruisselant de lait et de miel » (Ex. 3, 8). Dans le Nouveau Testament, le « pur lait intellectuel » est un symbole de la parole de Dieu en tant que saine nourriture spirituelle que le chrétien doit désirer comme l’enfant nouveau-né désire le lait maternel (1 Pierre 2, 2).

Par contre, en 1 Corinthiens 3, 2 et Hébreux 5, 12 et 13, le lait, qui est ici opposé à la nourriture (solide), est une image de la nourriture spirituelle élémentaire qui ne contient que les rudiments de la vérité. Alors que la croissance des Corinthiens était encore insuffisante en raison de leur esprit charnel, les Hébreux avaient spirituellement rétrogradé. Cela devrait être pour nous un sérieux avertissement. Le Saint Esprit veut nous conduire non pas seulement dans les fondements, mais dans toute la vérité (Jean 16, 13). C’est à cela que nous devons croître spirituellement.


Lampe, chandelier

Les lampes (grec : lampas) de l’Antiquité étaient des lampes à huile sous forme de petites coupes peu profondes qui ne donnaient qu’une faible lumière. Aussi les plaçait-on, isolément ou à plusieurs, sur un chandelier (grec : luchnia). Dans la tente d’assignation, le chandelier d’or, avec ses sept lampes, diffusait la pleine lumière de Dieu dans le lieu saint (Ex. 25, 31 et suiv.). En revanche, les sept lampes en Apocalypse 1, 13, 20 représentent sept assemblées en Asie Mineure ; si elles ne répondent pas à leur mission de diffuser la lumière divine sur la terre, le Seigneur peut ôter la lampe (Apoc. 2, 5). La lampe, et la lumière qui en émane, représente le témoignage rendu par le disciple à son Seigneur, témoignage qui doit répandre la lumière divine, céleste, dans ce monde de ténèbres (Matt. 5, 14-16; 25, 1) ; c’est une figure de notre témoignage. Le Seigneur Jésus lui-même l’exprime en Jean 5, 31 à 36 où il dit, entre autres, de Jean le Baptiseur : « Vous, vous avez envoyé auprès de Jean, et il a rendu témoignage à la vérité… Celui-là était la lampe ardente et brillante… » (v. 33 et 35). Par ailleurs, quand il dit en Marc 4, 21: « La lampe vient-elle pour être mise sous le boisseau (ancienne mesure de capacité) ou sous le lit ? » il met ses disciples en garde d’une part contre l’activité purement humaine (le boisseau), mais aussi, d’autre part, contre la paresse (le lit). En Matthieu 6, 22, il établit entre la lampe et l’œil un parallèle : la fonction et la portée d’une lampe ardente et d’un œil valide conduisent à des résultats semblables ; tous deux aident les hommes à distinguer leur entourage. Meilleure est la lampe plus la lumière est vive, et meilleur est l’œil plus on voit clair. L’inverse est évidemment aussi vrai : de même qu’une mauvaise lampe donne une faible lumière, de même un homme malvoyant ou aveugle ne peut voir que peu de chose ou rien, et cela au grand préjudice de tout son corps.


Langue (organe du corps humain)

Dans de nombreuses langues, dont le français, le mot langue est employé aussi bien pour l’organe servant à la parole que pour le système de communication entre individus (par exemple hébr. laschon, grec glossa, latin lingua).

En tant qu’organe du corps humain, la langue est souvent vue, spécialement dans les Psaumes, comme ce qui fait connaître les pensées du cœur, aussi bien pour louer Dieu (par ex. Ps. 35, 28; 51, 14) que pour exprimer le mal (Ps. 5, 9; 10, 7). Lorsque l’homme dit avec sa langue autre chose que ce qu’il pense ou fait, il est un hypocrite et un menteur (Ps. 120, 2; Prov. 12, 19; 1 Jean 3, 18). Jacques met particulièrement en garde contre le mauvais emploi de la langue (Jacq. 1, 26; 3, 5-8).

Si maintenant le nom de Dieu et de son Fils bien-aimé est souvent blasphémé, le jour vient où toute langue confessera que Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père (Phil. 2, 11). Bienheureux celui qui peut déjà le faire aujourd’hui par la foi !


Laver : voir « cuve »


Léopard

La rapidité et la ruse du léopard sont mentionnées dans la Bible (Jér. 5, 6; Hab. 1, 8). Israël n’était pas plus en mesure de faire le bien que le léopard ne pouvait changer son pelage tacheté (Jér. 13, 23). Dans le règne millénaire, cet animal sauvage aussi couchera pourtant paisiblement à côté du menu bétail (És. 11, 6). Dans le langage prophétique, le léopard représente le royaume grec, le troisième des quatre grands empires (Dan. 7, 6), et l’Empire romain ressuscité, représenté par une bête ayant dix cornes et sept têtes, sera semblable à un léopard (Apoc. 13, 2). Avec ses pieds comme ceux d’un ours et sa bouche comme celle d’un lion, cette bête porte symboliquement les caractères des empires précédents, mais elle sera néanmoins tout à fait différente des autres.


Lèpre

Par « lèpre » sont désignées dans la Bible différentes formes de maladies qui ne sont pas toutes identiques à la lèpre dans sa signification actuelle (cf. en particulier Lév. 13 et 14). Aujourd’hui encore, la lèpre est une maladie répandue en Orient, qui, sans traitement, peut conduire à une mort atroce. Elle est une figure de l’état de péché de l’homme, état qui n’est pas caché mais pleinement apparent, et qui contamine et souille les autres. La confirmation en est donnée par le fait remarquable que lorsque la lèpre éclate, il n’est pas question de guérison mais de purification ; et que l’appréciation de la lèpre relevait de la compétence du sacrificateur et non pas d’un médecin ou d’un guérisseur (Luc 4, 27). C’est ainsi que doit être comprise la constatation apparemment contradictoire en Lévitique 13, 12, 13, que le sacrificateur devait déclarer pur celui dont toute la peau et toute la chair étaient couvertes et souillées par la lèpre. Le pécheur ne peut être sauvé par la foi en l’œuvre du Seigneur Jésus que s’il reconnaît qu’en sa chair il n’habite point de bien. Seul Dieu pouvait délivrer de la lèpre (cf. 2 Rois 5, 7).

La lèpre de Naaman, le Syrien (2 Rois 5), montre l’état du pécheur perdu qui est purifié et trouve la délivrance dans le Jourdain, figure de la mort et de la résurrection de Christ. En Lévitique 13 et 14, il s’agit plutôt d’une figure du péché dans un membre du peuple de Dieu. La lèpre y est décrite non seulement chez des personnes, mais aussi dans un vêtement (figure de la marche) et dans une maison (figure de l’assemblée locale).


Levain

Le levain, qui est utilisé pour la cuisson de certaines sortes de pains, est une pâte qu’on a laissé vieillir. Lorsqu’il est mélangé avec de la pâte sans levain, il déclenche un processus de fermentation qui fait lever la pâte et doit rendre le pain plus agréable au goût de l’homme. L’action du levain cesse sous l’effet du feu et de la chaleur.

Lors de l’institution de la Pâque, Dieu a établi que le levain devait être ôté des maisons des Israélites et que pendant sept jours, il ne devait être mangé que des pains sans levain (Ex. 12, 15; Lév. 23, 6). Dans ses discours, le Seigneur Jésus utilisait souvent le mot levain pour caractériser le mal : en Matthieu 16, 5 à 12, il parle du levain de la doctrine des pharisiens et des sadducéens, en Marc 8, 15, du levain du politicien Hérode et en Luc 12, 1, du levain de l’hypocrisie. Dans l’explication de la signification spirituelle de la Pâque, en 1 Corinthiens 5, 6 à 8, le levain est assimilé à la malice et la méchanceté, et en Galates 5, 8, à l’action dangereuse des fausses doctrines. Il s’agit toujours de l’activité souvent insidieuse du mal toléré, que non seulement l’homme naturel ne discerne que difficilement ou pas du tout, mais qu’il peut au contraire ressentir comme agréable.

Dans la Bible, le levain est une figure du mal, ce qui est généralement admis par tous les commentateurs. Plusieurs font cependant une exception pour la parabole du levain parmi les trois mesures de farine, bien qu’il n’y ait aucune raison plausible pour cela. Dans cette parabole aussi, le levain est à l’évidence un symbole de la pénétration des fausses doctrines dans le royaume des cieux, plutôt que la propagation de l’Évangile dans le monde entier. Premièrement, nous devons prendre en considération le rapport avec les deux paraboles précédentes, de l’ivraie parmi le froment et du grain de moutarde, dans lesquelles l’influence du diable sur le royaume des cieux est décrite. Deuxièmement, nous ne trouvons nulle part dans la Bible que le monde entier soit changé dans le temps actuel par le message de Dieu. Il n’y a par ailleurs aucun autre argument biblique qui puisse être allégué à l’appui de la pensée que le levain doit avoir une signification positive dans cette parabole.

Dans les offrandes en Lévitique 7, 13 et 23, 17, le levain prescrit n’est pas non plus une exception, mais une confirmation de ce qui vient d’être dit. Dans les deux cas, la cuisson a mis fin à l’action du levain, car les pains levés sont une image des croyants qui étaient autrefois des pécheurs, mais qui sont maintenant des enfants de Dieu.


Lévites

Les Lévites étaient les descendants de Lévi (dont le nom signifie « attachement, joint »), le troisième fils de Jacob (Gen. 29, 34), et de ses trois fils, Guershon, Kehath et Merari. Pendant la marche dans le désert, la tribu de Lévi a été choisie par Dieu, à la place des premiers-nés, pour le service du sanctuaire. Moïse et Aaron, et avec eux les sacrificateurs qui formaient un groupe séparé au sein des Lévites, étaient issus de la famille de Kehath (cf. Ex. 6, 16-20). Les Lévites n’ont pas reçu de lot dans le pays de Canaan, car l’Éternel voulait être leur part et leur héritage (Nomb. 18, 20). Un certain nombre de villes pour y habiter leur ont été toutefois assignées et ils recevaient les dîmes (Nomb. 18, 21; 35). Les Lévites étaient donnés à Aaron et aux sacrificateurs « en don pour l’Éternel » (Nomb. 18, 6), ils appartenaient à Dieu et étaient au service des sacrificateurs. Pendant la marche dans le désert, ils portaient la tente d’assignation et tout ce qui s’y rapportait (Nomb. 4). Lorsque David a fait les préparatifs pour le temple, sa construction et son service, il a désigné une partie des Lévites comme chantres (1 Chron. 25), une autre partie comme portiers (1 Chron. 26). Puis les Lévites remplissaient aussi des tâches telles que l’administration des fonds (1 Chron. 26, 20-28), ils étaient établis comme intendants et juges (v. 29), et pour enseigner (2 Chron. 17, 7; cf. Néh. 8).

Les Lévites sont une figure des serviteurs avec leurs dons et leurs fonctions, ainsi que le Seigneur les a donnés à son Assemblée, à la maison spirituelle actuelle de Dieu. Même si tous les rachetés sont en principe appelés à n’importe quel service – semblablement aux Lévites – tous n’ont pas la même tâche. Le Seigneur a distribué les dons pour le service selon sa propre sagesse (cf. Rom. 12, 4-8; 1 Cor. 12 ; Éph. 4, 11-16). Dès lors, il nous incombe de discerner les fonctions qui nous sont conférées au sein de l’Assemblée et de les exercer avec fidélité pour la bénédiction de nos frères et sœurs et pour la gloire du Seigneur Jésus.


Lin, byssus, fin coton

Déjà dans l’Antiquité, les fibres de lin servaient à la fabrication d’une étoffe blanche utilisée pour la confection de vêtements. Le byssus (hébr. schesch) était aussi un tissu des plus fins de provenance égyptienne. Les sacrificateurs dans l’Ancien Testament devaient porter des vêtements de lin et de byssus (Ex. 28, 39-42; 39, 28; Lév. 6, 3; 16, 4). La toile de lin blanche parle de pureté dans la position des croyants devant Dieu et dans leur marche pratique sur la terre. De même les anges, en Apocalypse 15, 6, sont vêtus d’un lin pur et éclatant, l’épouse, en Apocalypse 19, 8, de fin lin, éclatant et pur, et les rachetés, au chapitre 19 (v. 14), de fin lin, blanc et pur.


Lion

La langue hébraïque dispose de plusieurs désignations pour le lion, qui est appelé en Proverbes 30, 30, « le fort parmi les bêtes ». Il est le plus souvent une figure de la force (Juges 14, 18; 2 Sam. 1, 23). Le lion est mentionné la première fois en rapport avec Juda, le fils de Jacob (Gen. 49, 9), et le Seigneur Jésus est appelé « le lion qui est de la tribu de Juda » (Apoc. 5, 5). Des quatre animaux qui entourent le trône de Dieu, l’un a la face d’un lion, ce qui doit nous montrer la puissance de Dieu (Ézéch. 1, 10; Apoc. 4, 7). Des hommes courageux sont aussi comparés au lion (1 Chron. 12, 8). L’Empire assyrio-babylonien, le premier des quatre grands empires, se présente comme le lion (Dan. 7, 4; cf. Apoc. 13, 2). Déjà dans les Psaumes, la puissance du méchant est vue assez souvent comme le lion déchirant (Ps. 7, 2; 17, 12; 22, 13; 57, 4), et Pierre utilise pour Satan l’image d’un lion rugissant (1 Pierre 5, 8). Quand Paul dit qu’il a été délivré de la gueule du lion, il veut parler de la puissance de Satan qui se servait vraisemblablement de l’empereur romain Néron comme instrument (2 Tim. 4, 17).


Lit

Le lit est une figure du repos au sens positif comme au sens négatif. David ne voulait pas prendre de repos avant d’avoir trouvé le lieu pour l’habitation de Dieu, le temple (Ps. 132, 3-5). Le lit de fer du roi Og de Basan (Deut. 3, 11), de même que le lit sous lequel peut être mise la lampe du témoignage qui doit répandre la lumière (Marc 4, 21), parlent tous deux de l’indolence de la chair. Le lit est aussi le symbole de l’inactivité forcée, causée par la maladie (Matt. 9, 2), comme aussi de l’union conjugale qui doit être conservée pure (Gen. 49, 4; Héb. 13, 4).


Lune, nouvelle lune

Lors de la création du monde, Dieu fit « le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit » (Gen. 1, 16). Déjà dans l’Antiquité, la révolution de la terre autour du soleil (c’est-à-dire la course apparente du soleil) déterminait l’écoulement d’une année, alors que les phases lunaires servaient de base pour le calcul des mois. En Israël, la nouvelle lune correspondait au début du mois ; la lumière de la lune augmentait jusqu’au milieu du mois, puis diminuait jusqu’à la fin. Comme on sait, la lune n’a pas de lumière propre mais réfléchit, la nuit, celle du soleil alors invisible. Elle est dès lors une figure d’autorité ou de domination subordonnée, alors que le soleil est la source suprême de la lumière et de l’autorité célestes dans la création. La lumière divine dans la création devait être reflétée autrefois par le peuple d’Israël, mais maintenant elle doit l’être par l’Assemblée (cf. Gen. 37, 9; Cant. 6, 10). En Apocalypse 12, 1, la lune sous les pieds de la femme, qui est une figure d’Israël, indique la suprématie de ce peuple sur les autres autorités (Deut. 28, 13).


M


Main

La main est aussi dans la Bible le symbole de l’action, du « commerce » et de l’activité (cf. Éph. 4, 28; 1 Thess. 4, 11). Un sacrificateur qui avait « une fracture à la main » ne pouvait s’approcher de l’autel ou entrer dans le sanctuaire pour offrir un sacrifice à Dieu (Lév. 21, 19), et l’homme à la main sèche (Matt. 12, 10) nous montre l’incapacité de l’homme naturel de faire quoi que ce soit de bon. La guérison ne peut venir que du Seigneur Jésus, et il aime à la donner !

La main de Dieu parle de sa puissance et de sa grandeur, et cela aussi bien dans la création (Ps. 19, 1) que dans la rédemption (Deut. 7, 8; És. 50, 2; Zach. 13, 7).


Maison

La maison est la figure d’une unité, d’un ordre stable, durable et uni en lui-même, qui est protégé du monde extérieur (Matt. 13, 1, 36). Dans la Bible, la « maison » est mentionnée avec différentes significations. Elle ne désigne pas seulement le lieu d’habitation comme tel, mais aussi ceux qui y habitent et, au sens plus large, des familles et des peuples entiers. C’est ainsi que la famille sacerdotale est appelée « la maison d’Aaron » et le peuple d’Israël, « la maison d’Israël » (Ps. 115, 10; Ex. 16, 31). Bien que la tente d’assignation en Juges 18, 31 soit déjà appelée « la maison de Dieu », ce n’est toutefois que le temple à Jérusalem qui fut la « maison » au sens propre (1 Rois 6, 1).

La maison de Dieu dans l’Ancien Testament est un type de l’Assemblée (Héb. 3, 6; 10, 21; 1 Pierre 2, 5). En contraste avec la maison, une tente parle d’habitation passagère, et souvent de ce qui est éphémère.

Si notre corps terrestre est qualifié de « tente », le corps glorieux que reçoivent tous les croyants, lors de leur enlèvement à la venue du Seigneur Jésus, est appelé un « édifice de la part de Dieu, une maison qui n’est pas faite de main, éternelle, dans les cieux » (2 Cor. 5, 1).


Mâle : voir « homme »


Manger : voir « repas »


Manne

La manne doit son nom à la question des Israélites lorsqu’ils la virent pour la première fois durant leur marche dans le désert : « Man hu (qu’est-ce) ? » (Ex. 16, 15). Aussi ne savons-nous pas exactement en quoi consistait cette nourriture que le peuple d’Israël a mangée pendant les quarante ans de traversée du désert. La manne contenait tout ce dont l’homme a besoin pour vivre. La parole de Dieu parle du « pain des cieux » (Ex. 16, 4, Ps. 105, 40), du « blé des cieux » et du « pain des puissants » (Ps. 78, 24, 25). Ainsi la manne n’était pas une nourriture terrestre, naturelle. Cela est confirmé par 1 Corinthiens 10, 3, où elle est appelée « viande spirituelle », sans doute aussi bien en raison de son origine surnaturelle que de sa signification spirituelle.

La signification de la manne est donnée en Jean 6. Elle est un type du Fils de Dieu descendu du ciel sur la terre. Il est le « véritable pain qui vient du ciel », le « pain de Dieu », « le pain vivant » et « le pain de vie » (Jean 6, 32, 33, 35, 48, 51). Par un septuple témoignage divinement parfait, il confirme qu’il est descendu du ciel comme la vraie manne (v. 32, 33, 38, 41, 50, 51, 58; au verset 42, ce sont les Juifs qui le disent). Pourtant, différemment de la manne qui servait à la conservation de la vie des Israélites, le fait de « manger » le pain de vie a une double signification spirituelle. D’abord, aux versets 50 à 53, le Seigneur Jésus dit que celui qui mange de ce pain reçoit la vie éternelle. Le fait de manger sa chair et de boire son sang est l’acceptation par la foi de sa mort expiatoire, la foi en son œuvre. Puis à partir du verset 54 seulement, il est question de manger et de boire d’une manière plus durable ou réitérée ; il s’agit là de l’occupation continuelle avec le sacrifice de Christ, et de l’alimentation, de l’affermissement de la foi qui en résulte. Tout cela doit toutefois être compris au sens spirituel et n’a rien à voir avec la cène. On ne reçoit pas la vie éternelle en participant extérieurement au pain et à la coupe.

La « manne cachée » (Apoc. 2, 17) est une allusion à la cruche qui renfermait la manne dans l’arche de l’alliance, posée, sur l’ordre de Moïse, « devant le témoignage » (Ex. 16, 33-36; Héb. 9, 4) ; elle devait être un souvenir permanent de la nourriture du peuple d’Israël dans le désert. Les vainqueurs de Pergame, par l’indication de cette nourriture, reçoivent l’assurance propre à les encourager que leur communion avec le Christ abaissé ne sera pas non plus oubliée dans l’éternité.


Melchisédec

Ce personnage mystérieux n’est mentionné dans l’Ancien Testament qu’en Genèse 14, 18 à 20 et au psaume 110, 4. Dans le Nouveau Testament, il est vu comme type du Seigneur Jésus (Héb. 7, 1-10). Melchisédec était roi de Salem (vraisemblablement Jérusalem) et sacrificateur du Dieu Très-haut. Les significations de son nom Melchisédec (« roi de justice ») et de son titre roi de Salem (« roi de paix ») se rapportent au règne de Christ dans le Millénium.

Melchisédec vint à la rencontre d’Abraham, lorsque celui-ci s’en revenait de la bataille des rois au cours de laquelle il avait délivré son neveu Lot, et fit apporter du pain et du vin, bénit Abraham et reçut la dîme de lui. Le fait que ni les parents ni les dates de sa vie ne sont mentionnés fait penser, selon Hébreux 7, 3, à l’existence éternelle du Fils de Dieu qui, déjà au psaume 110, 4, est désigné prophétiquement comme « sacrificateur pour toujours, selon l’ordre de Melchisédec ».

La sacrificature d’Aaron a pour objet de permettre à des pécheurs d’être purifiés aux yeux de Dieu et aux rachetés de s’approcher de Lui, alors que la sacrificature de Melchisédec parle de la bénédiction des hommes de la part de Dieu. Cela aura son accomplissement dans le Millénium quand le Seigneur Jésus régnera en justice et en paix comme Roi et Sacrificateur.


Mer, lac

Dans l’Ancien Testament comme dans le Nouveau, les flots impétueux de la mer, agités par la tempête, sont parfois une image des nations impies. La figure est clairement expliquée en Apocalypse 17, 15: « Les eaux que tu as vues, où la prostituée est assise, sont des peuples et des foules et des nations et des langues ». Il est dit quelque chose de semblable en Ésaïe 17, 12, 13: « Malheur à la multitude de peuples nombreux ! – ils bruient comme le bruit des mers, – et au tumulte des peuplades ! ils s’émeuvent en tumulte comme le tumulte de grosses eaux » (cf. Ps. 65, 7; És. 57, 20; Ézéch. 26, 3). L’apparition d’une bête montant de la mer en Apocalypse 13, 1 montre que l’Empire romain naîtra d’un état de confusion ou d’anarchie (cf. Dan. 7, 3). En Matthieu 13, 1, le fait que le Seigneur Jésus s’assit près de la mer signifie qu’il se détourne de son peuple terrestre et prêche dès lors un message qui est destiné à tous les hommes. Dans l’éternité, il n’y aura plus de mer sur la nouvelle terre (Apoc. 21, 1), car tous les états désordonnés, toute confusion et tout tumulte seront passés à jamais (cf. eau).


Mer Rouge

En 1 Corinthiens 10, 1 et suivants, il est dit deux fois que les événements en rapport avec la sortie du peuple d’Israël hors d’Égypte et le passage à travers la mer Rouge ont une signification typique pour nous. Les Israélites devaient traverser ce bras de la mer Rouge pour être délivrés d’Égypte. L’eau de la mer Rouge signifiait la mort certaine. Mais après que Moïse eut frappé la mer avec sa verge sur l’ordre de Dieu, les eaux se retirèrent sous l’effet d’un fort vent d’orient. Israël put ainsi traverser la mer à pied sec, tandis que les Égyptiens à leur poursuite y ont trouvé la mort (Ex. 14). Comme figure de la mort, la mer Rouge montre que Christ est mort pour nous et a été ressuscité, et que chaque croyant est mort avec lui et marche maintenant en nouveauté de vie. Telle est la doctrine de Romains 6, 1 à 11. La mer Rouge est aussi un type du baptême, ainsi que Romains 6, 2 à 6 le montre en relation avec 1 Corinthiens 10, 1. Nous sommes non seulement morts avec Christ, mais aussi ensevelis avec lui.


Mets : voir « repas »


Midi, Sud

Dans l’Ancien Testament, le point cardinal sud est indiqué le plus souvent par des appellations qui se rapportent au pays d’Israël, la plus fréquente d’entre elles désignant la région désertique au nord de la péninsule du Sinaï (hébr. negev « le pays aride » : Gen. 12, 9 et plusieurs autres passages). Même la topographie du pays contient des enseignements spirituels. Plus on s’éloigne de son centre, plus le pays devient chaud et aride, jusqu’à ce qu’on atteigne finalement l’Égypte, qui est une figure du monde.

Dans le langage prophétique, le roi du Sud est le souverain de l’Égypte (Dan. 11, 5 et suiv.).


Miel

Le miel est une image de la douceur naturelle, tout particulièrement des affections et de l’amabilité humaines. S’il est un don de Dieu, la Parole met toutefois en garde contre sa consommation excessive (Deut. 32, 13; Prov. 24, 13; 25, 16, 27). Dans l’offrande de gâteau, qui représente le Seigneur Jésus comme l’Homme parfait, il ne devait pas être employé de miel (Lév. 2, 11). Nous le trouvons confirmé dans la vie et dans le service du Seigneur sur la terre. Comme enfant il était parfaitement soumis à ses parents (Luc 2, 51). Mais lorsque ses proches voulurent lui parler alors qu’il s’occupait d’âmes exercées, ils durent céder le pas à ceux qui, par la foi, étaient devenus ses frères et sœurs (Matt. 12, 46-50). À la noce de Cana, il adressa à sa mère cette parole si dure à première vue : « Qu’y a-t-il entre moi et toi, femme ? » mais à la fin de sa vie et de son service, il l’a confiée pour la suite aux soins de son disciple Jean (Jean 2, 4; 19, 26).


Moïse

Moïse est un type de Christ à plusieurs égards. Comme conducteur du peuple d’Israël lors de sa délivrance hors d’Égypte, il peut être comparé au « chef de leur salut » (Héb. 2, 10), et, comme médiateur entre le peuple et Dieu, à notre miséricordieux et fidèle souverain sacrificateur, quand bien même Aaron était le véritable souverain sacrificateur d’Israël. Lorsque Christ, en Hébreux 3, 1, est appelé « l’apôtre (ou l’envoyé) et le souverain sacrificateur de notre confession », il est fait allusion à Moïse et Aaron. Les deux ensemble sont ainsi un type de notre Seigneur comme Sauveur et Sacrificateur. La parole prophétique de Moïse en Deutéronome 18, 15 fait aussi allusion à son caractère typique : « L’Éternel, ton Dieu, te suscitera un prophète comme moi, du milieu de toi, d’entre tes frères ; vous l’écouterez » (cf. Jean 1, 21; Actes 3, 22; 7, 37).

À un autre égard, Moïse est toutefois un type de la loi du Sinaï. Comme « législateur », il est souvent identifié avec la loi et le service divin israélite ; ainsi par exemple en 2 Corinthiens 3, 15: « Lorsque Moïse est lu » (cf. Marc 12, 26). En Jean 1, 17, où l’économie de la loi est opposée au temps de la grâce, il est dit : « Car la loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus Christ ». La différence fondamentale entre les époques de la loi et de la grâce fournit une explication plus profonde au fait que Moïse n’a pas été autorisé à entrer dans le pays de Canaan, type des bénédictions spirituelles dans les lieux célestes (le motif extérieur étant sa désobéissance aux eaux de Meriba ; cf. Nomb. 20, 12). Les bénédictions chrétiennes ne peuvent être atteintes par le moyen de la loi. Aussi est-ce Josué, type de Christ ressuscité et glorifié, qui devait introduire le peuple d’Israël dans le pays.


Moisson

Plusieurs fêtes de l’Éternel dans l’Ancien Testament étaient en rapport avec la moisson et devaient rappeler la bonté de l’Éternel au peuple d’Israël. La gerbe des prémices provenait de la moisson des orges (Lév. 23, 9-14; cf. Ex. 9, 31), les pains offerts à la fête des semaines (« Pentecôte ») venaient de la moisson des froments (Ex. 34, 22; Lév. 23, 15-22), et la fête des tabernacles avait lieu à la fin de la récolte des produits de l’aire et de la cuve, c’est-à-dire à la fin des vendanges (Lév. 23, 33 et suiv. ; Deut. 16, 13). La moisson est une occasion de joie (Ps. 126, 5, 6; És. 9, 3) et une image de la récolte d’âmes précieuses pour Dieu (Matt. 9, 37; Jean 4, 35-38). Comme le laboureur attend le fruit précieux de la terre et de sa moisson, ainsi nous sommes appelés à user de patience jusqu’à la venue du Seigneur (Jacq. 5, 7)

Enfin la moisson parle aussi de la fin des temps avant l’apparition du Seigneur Jésus en gloire, quand il est dit notamment en Apocalypse 14, 15 à 20: « La moisson de la terre est desséchée ». Il y a cependant une différence entre la moisson du froment et la vendange. Quand la balle et l’ivraie sont brûlées (Matt. 3, 12; 13, 20), alors que le froment est assemblé dans les greniers, cela signifie que les incrédules vont dans la perdition éternelle et les croyants dans la gloire. Après la vendange, la récolte entière est cependant foulée dans la cuve, c’est-à-dire que le jugement est exercé indistinctement sur le monde entier en tant que système ennemi de Dieu et coupable (Apoc. 14, 19, 20).


Montagne

Les montagnes apparaissent souvent dans les Saintes Ecritures, car Israël est « un pays de montagnes et de vallées » (Deut. 11, 11). Elles sont souvent une figure de la puissance et de la grandeur (Dan. 2, 35; Zach. 4, 7). Comme le montrent les passages cités, il ne s’agit pas toujours de figures positives. La montagne est toutefois aussi une figure de la protection et de la sécurité (Ps. 11, 1; 121, 1) et parfois de l’élévation et de la communion avec Dieu (Gen. 22, 2, 14; Ex. 17, 10; 19, 3).

Le Seigneur Jésus s’est trouvé sur une montagne dans des moments importants : lors du Sermon sur la montagne, de sa transfiguration et de son ascension (Matt. 5, 1; 17, 1; 28, 16).


Mort (la)

La mort est une conséquence du péché. Dieu avait dit à Adam : « De l’arbre de la connaissance du bien et du mal, tu n’en mangeras pas ; car, au jour que tu en mangeras, tu mourras certainement » (Gen. 2, 17). Dans le Nouveau Testament il est dit : « Car les gages du péché, c’est la mort » (Rom. 6, 23), et « le péché, étant consommé, produit la mort » (Jacq. 1, 15).

1. La mort, c’est-à-dire la fin des fonctions vitales naturelles, est entrée dans le monde par le péché (Gen. 3, 19; Rom. 5, 12; 6, 23). Elle n’est donc en aucun cas quelque chose de « naturel », mais elle est un châtiment de Dieu. Ainsi s’explique la crainte profondément enracinée de la mort chez l’homme (Héb. 2, 15).

2. En outre, l’homme sans Dieu est spirituellement mort. La mort spirituelle est une image de l’éloignement de Dieu dans lequel l’homme se trouve. Elle exprime en même temps l’absence absolue de valeur, aux yeux de Dieu, de l’homme non régénéré (Éph. 2, 1). Elle est ainsi l’expression de l’état de l’homme perdu. Par la foi au Seigneur Jésus, chaque homme reçoit, à la nouvelle naissance, la vie éternelle, qui est décrite comme « ce qui est vraiment la vie » (Jean 1, 12, 13; 1 Tim. 6, 12, 19).

3. En Apocalypse 2, 11, (et aux chap. 20, v. 14; 21, v. 8), il est fait mention de la « seconde mort ». La pensée de la « première » mort qui y est implicitement contenue se rapporte à la mort du corps. La seconde mort est la condamnation éternelle des pécheurs, la séparation éternelle de Dieu (2 Thess. 1, 9).


Mort : voir « cadavre »


Moût : voir « vin »


Mouton : voir « brebis »


Mur : voir « muraille »


Muraille, mur

Autrefois une ville « ouverte » dépourvue de muraille était livrée à la merci des ennemis et des bêtes sauvages (cf. Lév. 25, 31; Deut. 3, 5). Une muraille, par contre, préservait des incursions ennemies et, en même temps, offrait la sécurité à l’intérieur de son enceinte. Déjà les bergers de Nabal ont rendu ce témoignage à David et à ses hommes : « Ils ont été une muraille pour nous, de nuit et de jour… » (1 Sam. 25, 16).

Les murs de Jérusalem, de la « ville du grand roi » et du lieu du temple, jouent un rôle particulier. Il est à maintes reprises question de la construction et de la destruction de la muraille de la ville (cf. 1 Rois 3, 1; 9, 15; 2 Rois 14, 13; 2 Chron. 32, 5; 36, 19). Le livre de Néhémie (chap. 3) décrit en détail la reconstruction de la muraille de Jérusalem après le retour de Néhémie, de Babylone, en l’an 445 av. J.C. Dans le règne millénaire, Dieu sera pour Jérusalem « une muraille de feu tout autour » (Zach. 2, 5). La nouvelle Jérusalem aussi, la « sainte cité », qui descend du ciel, aura une muraille de 144 (douze) coudées (Apoc. 21, 12-19). La signification de la muraille est donnée en rapport avec la description du temple dans le règne millénaire : « Elle avait un mur tout à l’entour : la longueur, cinq cents, et la largeur, cinq cents, pour séparer ce qui était saint et ce qui était profane » (Ézéch. 42, 20; cf. 44, 23).

Ainsi la muraille est une figure de protection et de défense, mais aussi de séparation ou de mise à part de ce qui est en contradiction avec Dieu et avec sa volonté. Par la loi que Dieu avait donnée, le peuple d’Israël était séparé des nations païennes comme par un « mur mitoyen de clôture » (Éph. 2, 14; cf. Nomb. 23, 9). Dans sa bénédiction pour Joseph, Jacob mentionne toutefois déjà le fait que les rameaux de la branche qui porte du fruit pousseraient par-dessus la muraille, c’est-à-dire qu’un jour la bénédiction de Dieu atteindrait aussi les nations (Gen. 49, 22). Aujourd’hui les enfants de Dieu sont appelés à être des témoins de sa grâce et de l’Évangile dans le monde entier, mais ils sont en même temps séparés du monde et doivent aussi le réaliser dans leur vie individuelle et collective (Jean 17, 16; 2 Cor. 6, 14-18; 1 Jean 2, 15).


Myrrhe

Cette résine aromatique (hébr. mor, grec smurna) sort d’elle-même, sous une forme des plus pure et exquise, de l’écorce d’un arbuste épineux au bois odoriférant ; les gouttes en forme de larmes durcissent en une substance d’un rouge tirant sur le brun (cf. Cant. 5, 5). La myrrhe était une composante de l’huile de l’onction sainte pour les sacrificateurs (Ex. 30, 23). Elle faisait aussi partie des trois dons des mages de l’Orient à Jésus, le « Roi des Juifs » (Matt. 2, 11) ; du vin mixtionné de myrrhe a été donné à boire au Seigneur lors de sa crucifixion (certainement comme narcotique, cf. Prov. 31, 6), mais il ne l’a pas pris ; et une mixtion de myrrhe et d’aloès a été apportée par Nicodème au sépulcre du Seigneur (Jean 19, 39). Ainsi la myrrhe parle bien de l’amertume et de l’intensité des souffrances du Seigneur Jésus en relation avec l’œuvre qu’Il a accomplie.

Le nom de la ville de Smyrne aussi signifie « myrrhe », et l’assemblée qui s’y réunissait a dû beaucoup souffrir pour le nom du Seigneur Jésus (Apoc. 1, 11; 2, 8). Cependant Il connaît sa tribulation et lui dit : « Ne crains en aucune manière les choses que tu vas souffrir » et : « Sois fidèle jusqu’à la mort et je te donnerai la couronne de vie » (Apoc. 2, 10).


Myrte

Lors de la célébration de la fête des Tabernacles en Néhémie 8, les Juifs devaient apporter entre autres des branches de myrte pour en faire des tabernacles (v.15). « Au lieu de l’ortie croîtra le myrte », prophétise Ésaïe en rapport avec le règne millénaire (És. 55, 13). Ainsi le myrte semble faire allusion à la paix et à la bénédiction du règne de Christ dans le Millénium.


N


Naaman

Naaman était un chef d’armée syrien qui a été guéri de la lèpre en suivant les directives du prophète Élisée (2 Rois 5). Son attention ayant été attirée, par le témoignage d’une petite fille israélite captive, sur la possibilité d’être purifié, il s’est rendu en premier lieu auprès du roi d’Israël, qui n’a pas pu le guérir, puis seulement ensuite il est allé au bon endroit. Cependant son orgueil l’aurait presque empêché d’être délivré, parce qu’il commença par refuser de se plonger sept fois dans le Jourdain. L’histoire de Naaman est un exemple de la grâce de Dieu envers un païen de l’Ancien Testament et met en lumière la vérité selon laquelle seule la foi en la mort et la résurrection de Christ est le chemin qui conduit l’homme pécheur au salut éternel. Par le brisement et la repentance, il mène à la pleine délivrance de tout ce qui nous liait auparavant. Naaman, un idolâtre, est devenu un adorateur de Dieu.


Nacelle : voir « navire »


Naomi

La belle-mère de Ruth, dont le nom Naomi signifie « ma gracieuse » mais qui elle-même se nommait Mara (hébr. amertume), représente en figure le peuple d’Israël dans son éloignement de Dieu, alors que Ruth est une figure du résidu méprisé mais croyant (Ruth 1, 20, 21). La bénédiction de Dieu est accordée à Naomi non pas en raison de sa manière d’agir ou de ses mérites, mais uniquement en vertu de la grâce souveraine de Dieu, ce qui trouve son expression dans une confiance inconditionnelle en Boaz, le plus proche parent et celui qui a le droit de rachat.


Navire, nacelle

À la différence des Phéniciens avec leurs villes portuaires célèbres Tyr et Sidon, les Israélites n’étaient pas un peuple navigateur, même si quelques tribus (Aser, Dan, Zabulon) ont habité temporairement le littoral méditerranéen (Gen. 49, 13; Juges 5, 17). Lorsque le roi Salomon a équipé des navires pour faire du commerce, il l’a fait avec l’aide des Phéniciens (1 Rois 9, 26 et suiv.). Au temps du Nouveau Testament, il y avait cependant, sur le lac de Génésareth, des barques de pêcheurs dont le Seigneur Jésus s’est souvent servi. Dans l’Antiquité, la navigation était une entreprise hasardeuse (Ps. 107, 23), et de ce fait, elle est vue quelquefois comme figure de la vie humaine. Au sens négatif, elle nous montre le désir mondain d’acquérir des richesses et l’indépendance de l’homme à l’égard de Dieu (2 Chron. 20, 36, 37; Jonas 1, 3; Apoc. 18, 19). À l’opposé, le fait de dépendre des éléments imprévisibles est aussi une figure des circonstances souvent adverses de la vie de la foi. En Matthieu 8, 23 et suivants et 14, 22 et suivants, la traversée du lac par les disciples de Jésus en est une belle illustration. En dépit de tous les dangers dus au vent et à la tempête, les croyants atteindront certainement le but, parce que, d’une part, le Seigneur Jésus se trouve avec nous dans la « nacelle de la vie » et, d’autre part, il intercède pour nous. Ainsi pour chaque croyant se confirme cette parole consolante : « Dieu ne nous a pas promis une traversée tranquille, mais une arrivée certaine ».


Nazaréat, nazaréen

Le mot hébreu nasir signifie « séparé, consacré ». Dans l’Ancien Testament, un homme ou une femme pouvait se consacrer à l’Éternel pour un temps déterminé, mais il y avait aussi des hommes, comme Samson, qui étaient nazaréens de Dieu dès leur naissance (Nomb. 6, 1-21; Juges 13, 5). Le nazaréen avait à observer trois choses : il devait ne rien manger de ce qui venait de la vigne (Nomb. 6, 4), ne pas couper ses cheveux (v. 5), ne s’approcher d’aucune personne morte (v. 6, 7). Il était saint à l’Éternel uniquement s’il gardait ces ordonnances. Nous y voyons en type l’abstention de toutes les joies mondaines et terrestres, une entière soumission à la volonté de Dieu et la séparation de tout ce qui appartient au vieil homme.

Durant sa vie ici-bas, Christ n’a pas été un nazaréen littéral au sens de l’Ancien Testament, mais il a démontré spirituellement les caractères du parfait Nazaréen. Il a été l’homme parfaitement soumis et obéissant (Phil. 2, 5-8), un étranger sur la terre (Jean 17, 16) et le Saint de Dieu (Jean 6, 69). Il a été le seul homme pleinement consacré à Dieu, en qui Dieu a pu trouver son plaisir. Le temps de sa sanctification prendra publiquement fin lorsqu’il reviendra pour entrer dans son règne ; alors il boira à nouveau le fruit de la vigne dans le royaume de son Père (Matt. 26, 29).

Comme chrétiens, nous sommes appelés à être des nazaréens au sens spirituel du mot. Le Seigneur Jésus s’est sanctifié lui-même pour nous afin que nous aussi soyons sanctifiés par la vérité (Jean 17, 19; cf. 1 Pierre 1, 14-16).


Neuf (nombre)

Neuf est composé de 3 x 3 (trois). De ce fait, on peut dire de ce chiffre qu’il est l’expression de l’élévation suprême ou de la plénitude. En Matthieu 5, 1 à 9, le Sermon sur la montagne commence par les neuf « bienheureux », et le fruit de l’Esprit dans le croyant se compose de neuf éléments (Gal. 5, 22). Lorsque le Seigneur Jésus était sur la croix, il y eut des ténèbres sur toute la terre depuis la sixième jusqu’à la neuvième heure, et vers la neuvième heure, il s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matt. 27, 46; Marc 15, 34) ; au même moment le voile du temple se déchira et ouvrit l’accès à Dieu.


Noé

Lorsque le déluge est venu sur la terre, Dieu n’a épargné du jugement que Noé et les siens, et les a conservés dans l’arche pour la terre purifiée, alors que les autres hommes ont été surpris par le jugement (Gen. 6 - 9). Noé et sa famille sont un type des croyants du temps futur de la tribulation qui seront conservés à travers tous les jugements pour le règne de Christ dans le Millénium. En Luc 17, 26 à 30, le Seigneur Jésus se sert de l’histoire de Noé comme figure de l’état de choses avant son apparition en gloire (cf. 2 Pierre 2, 5). En 1 Pierre 3, 20 et 21, la délivrance de Noé est cependant utilisée comme type du baptême.

En revanche, Enoch, l’ancêtre de Noé, a été enlevé par Dieu avant le déluge ; il est en cela un type des croyants qui seront introduits par le Seigneur dans la maison du Père avant les jugements.


Nom

Dans les Saintes Ecritures, les noms ont une signification particulière, même si nous ne la discernons ou ne la comprenons pas toujours. Dieu est celui qui connaît et appelle toutes choses par leur nom, et cela jusqu’aux étoiles (Ps. 147, 4). La connaissance des noms par lesquels Dieu s’est révélé dans les différentes époques de l’histoire du salut est indispensable pour la compréhension de ses pensées et de ses voies. Ses noms sont des révélations de sa nature, de ses voies et de ses relations avec les hommes. Lors de la création, il s’est révélé comme Dieu (hébr. Elohim), mais dès que l’homme apparaît sur la scène, il se nomme aussi l’Éternel (hébr. Jahwe, Jehovah, à proprement parler le « Je suis celui qui suis »), ce qui ressort particulièrement en relation avec son peuple Israël (Ex. 3, 13-15; 6, 3). Outre cela, il y a encore d’autres noms de Dieu dans l’Ancien Testament : le Tout-Puissant (hébr. Schaddai), le Très-Haut (hébr. Élion), le Seigneur (hébr. Adonai), El, Eloah, Jah. Sa nature la plus profonde comme Père a été manifestée dans son Fils (Jean 1, 18; 14, 7-9; 17, 6), et maintenant, comme ses enfants, nous pouvons l’appeler Père (Rom. 8, 15; Gal. 4, 6). Un merveilleux privilège ! Il est regrettable que, dans quelques traductions de la Bible, il ait été attaché trop peu d’importance à la reproduction exacte des noms de Dieu.

L’homme a reçu de Dieu la capacité de donner des noms (Gen 2, 19, 20). Le nom caractérise une personne (1 Sam. 25, 25), et la connaissance du nom est équivalente à la connaissance de la personne (Ex. 33, 12, 17; És. 43, 1).

Quelquefois les noms des personnes ont été changés, par exemple Abram « père élevé » a été transformé en Abraham « père d’une multitude » ; Jacob « supplanteur » est devenu Israël « vainqueur de Dieu » ; Gédéon « abattant, coupant », Jerubbaal « que Baal plaide » ; dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus a changé le nom de Simon « exaucement » en celui de Pierre/Céphas, « pierre », et le nom de Saul « exaucement » en celui de Paul « petit ».

C’est une bénédiction merveilleuse de savoir par la foi que nos noms sont écrits dans les cieux et dans le livre de vie (Luc 10, 20; Phil. 4, 3). Celui qui vaincra recevra du Seigneur Jésus un nom « que nul ne connaît, sinon celui qui le reçoit » (Apoc. 2, 17).


Nord

Parmi les principaux ennemis du peuple d’Israël, les Assyriens et les Syriens habitaient respectivement au nord et au nord-est du pays de Canaan. Les prophètes ont prophétisé à plusieurs reprises du malheur surgissant du Nord (És. 14, 31; Jér. 1, 14; Ézéch. 38, 15), à l’occasion duquel le « roi du Nord » joue un rôle particulier. Dans les temps de la fin, les pays situés au nord d’Israël formeront une coalition dont la plus grande puissance sera la Russie (Ézéch. 38 ; 39 ; Dan. 8, 24). En premier lieu, c’est le roi du Nord, le roi d’Assyrie, proche voisin, qui fondra sur le pays d’Israël comme verge de la colère de Dieu, il continuera jusqu’en Égypte puis reviendra sur ses pas (És. 10, 5; Dan. 11, 40-45). Il rencontrera en Israël Christ, dont l’apparition en gloire vient de se produire, et sera anéanti (Dan. 8, 25; 11, 45). Après cela seulement, Gog, en tant que représentant le plus septentrional de la coalition, poursuivra le combat contre Israël et sera anéanti dans le pays (Ézéch. 38, 10-15).

Le nord est de ce fait souvent vu comme une région mystérieuse et sombre, de laquelle des attaques hostiles sont à redouter.


Nourriture : voir « repas »


Nouvelle lune : voir « lune »


Nu, nudité

Ce n’était que dans l’état d’innocence au jardin d’Eden que la nudité de l’homme n’avait rien de choquant et n’était pas un motif de honte (Gen. 2, 25). Immédiatement après la chute, Adam et Ève commencèrent à avoir honte de leur nudité et à se revêtir sommairement de feuilles de figuier (Gen. 3, 7). C’était le signe de l’éveil de leur conscience. La connaissance du bien et du mal, conséquence de la désobéissance, les a conduits à la honte et à la peur devant Dieu. Seul Dieu a pu mettre fin à leur nudité en leur faisant des vêtements de peau et en les revêtant (v. 21). Après la chute, la nudité n’est plus, selon la parole de Dieu, une figure de l’innocence, mais parle du péché (2 Cor. 5, 3; Apoc. 16, 15), de la pauvreté (Ézéch. 18, 7; Matt. 25, 36; 1 Cor. 4, 11) et de la misère (És. 20, 2-4; Apoc. 3, 17).


Nuit, ténèbres

Le quatrième jour de la création, Dieu fit les « luminaires dans l’étendue des cieux pour séparer le jour d’avec la nuit » (Gen. 1, 14). Comme le jour, la nuit appartient à la création actuelle, cependant dans l’état éternel (et déjà pendant le Millénium au ciel), il n’y aura plus de nuit (Apoc. 21, 25; 22, 5). Au contraire du plein jour, la nuit est caractérisée par l’obscurité. Les ténèbres, et par là aussi la nuit, sont une figure, dans les Saintes Ecritures, de l’éloignement de Dieu et de l’ignorance à son sujet. Mais Dieu nous « a appelés des ténèbres à sa merveilleuse lumière » (1 Pierre 2, 9), et Paul peut écrire : « Car vous êtes tous des fils de la lumière et des fils du jour ; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres » (1 Thess. 5, 5). À la fin de la nuit, avec la venue du Seigneur Jésus pour l’enlèvement des siens se lèvera l’étoile du matin ; alors commencera, avec Son apparition en gloire, « ce jour-là », qui s’achèvera avec la fin du Millénium.

Ainsi la nuit désigne :

1. l’état moral de l’homme naturel (1 Thess. 5, 5) ;

2. le temps actuel du rejet de Christ ; cette nuit est fort avancée, et le jour (l’apparition du Seigneur) s’est approché (Rom. 13, 12) ;

3. l’état après la mort d’une personne incrédule, une nuit dans laquelle personne ne peut faire quoi que ce soit pour le salut de son âme : c’est alors éternellement trop tard (cf. Jean 9, 4) !


Nuque, cou

L’hébreu connaît différents mots pour désigner le cou ou la nuque. Ces termes parlent souvent de la volonté de l’homme qui doit se courber sous un joug (Deut. 28, 48), mais qui se manifeste aussi comme volonté propre par un cou roide (Deut. 10, 16). Orpa, le nom de la seconde belle-fille de Naomi, qui n’est pas allée à Bethléhem comme Ruth mais s’en est retournée aux champs de Moab, signifie probablement « nuque » (Ruth 1, 4).


O


Œil

L’œil est souvent employé dans la Bible comme figure de l’état intérieur de l’homme. La parole de Dieu parle des yeux hautains et fiers (Ps. 18, 27; 101, 5), des yeux aveuglés (1 Jean 2, 11), des yeux sans crainte de Dieu (Ps. 36, 1), de l’œil méchant (Matt. 20, 15; Marc 7, 22) et de l’œil qui n’est pas rassasié par la richesse (Eccl. 4, 8), mais aussi des yeux illuminés (Ps. 19, 8) et de l’œil bienveillant (Prov. 22, 9).

Ainsi l’œil ne reçoit pas seulement les impressions de l’extérieur, mais il reflète aussi – souvent d’une façon bien visible – l’état du cœur de l’homme. Les passages suivants mettent en lumière la relation entre le cœur et l’œil : « Celui qui a les yeux hautains et le cœur orgueilleux, je ne le supporterai pas » (Ps. 101, 5). – « Éternel ! mon cœur n’est pas hautain, et mes yeux ne s’élèvent pas » (Ps. 131, 1). – « L’élévation des yeux et un cœur qui s’enfle, la lampe des méchants, c’est péché » (Prov. 21, 4). Ici, l’œil est donc considéré comme le miroir et l’expression du cœur humain.

En outre, l’œil droit est présenté plusieurs fois dans la Bible comme quelque chose de précieux (1 Sam. 11, 2; Zach. 11, 17). S’il devient pour nous une occasion de péché et un piège, nous devons porter un jugement droit et sévère sur nous-mêmes.

L’œil méchant est la manifestation d’un cœur envieux, jaloux. Si notre cœur est rempli d’envie, d’orgueil et d’autres mauvaises choses, notre vie tout entière est enveloppée de ténèbres. Nous nous privons non seulement de vraie joie dans le Seigneur, mais nous perdons aussi la capacité de jugement quant à nous-mêmes et à notre entourage. Avec les « yeux du cœur » éclairés, nous pouvons cependant discerner la gloire des résultats de l’œuvre de notre Seigneur (Éph. 1, 18).

Les yeux des animaux symboliques (Ézéch. 1, 18; Apoc. 4, 6-8) parlent de perception et de connaissance parfaites. Les sept yeux de l’agneau en Apocalypse 5, 6, sont définis comme étant « les sept Esprits de Dieu, envoyés sur toute la terre » ; cela est déjà dit en 2 Chroniques 16, 9: « Car les yeux de l’Éternel parcourent toute la terre, afin qu’il se montre fort, en faveur de ceux qui sont d’un cœur parfait envers lui ».


Offrande : voir « sacrifice »


Offrande de gâteau

L’offrande de gâteau était un des sacrifices en odeur agréable qui pouvaient être offerts selon la loi du Sinaï (Lév. 2 ; 6, 7-11). En relation avec cette offrande, il n’y avait cependant pas d’effusion de sang, car elle consistait en fleur de farine (farine ; cf. Ex. 29, 2), symbole de la pureté et de la perfection de Christ dans son humanité ; puis en huile, type de l’action du Saint Esprit, et en encens, qui parle du parfum de la nature de Christ et de son don de lui-même à Dieu. Le sel (Lév. 2, 13) en faisait aussi toujours partie. L’offrande de gâteau parle de la parfaite humanité de Christ qui, dans les souffrances durant sa vie terrestre, a été mise à l’épreuve par Dieu et l’a pleinement glorifié. L’holocauste était toujours accompagné d’une offrande de gâteau (Nomb. 15, 4; 28, 20), car la vie parfaite du Seigneur était la première étape et la condition préalable de son don parfait de lui-même à la croix.

Les diverses sortes d’offrandes de gâteau (Lév. 2, 4-7) parlent des différentes souffrances du Seigneur pendant sa vie, mais aussi des différents degrés de notre compréhension : l’offrande de gâteau pétri à l’huile cuit au four montre les souffrances cachées dans les trente premières années de Sa vie ; l’offrande de gâteau cuit sur la plaque, les souffrances visibles dans les trois ans et demi de Son service public, et l’offrande de gâteau cuit dans la poêle, les souffrances que même les incrédules peuvent voir et comprendre. Les sacrificateurs pouvaient aussi manger une partie de cette offrande. Cela nous montre que le dévouement de Christ dans sa vie est pour nous un exemple à imiter (1 Pierre 2, 21).

À la fête des semaines (fêtes de l’Éternel), une offrande de gâteau nouvelle devait être présentée ; elle se composait de deux pains cuits avec du levain, en offrande tournoyée (Lév. 23, 17). Là, le blé est une figure des croyants qui forment l’Assemblée du Dieu vivant.


Offrande élevée : voir « sacrifice »


Offrande tournoyée : voir « sacrifice »


Oindre : voir « onction »


Oiseau

Dans la Bible, les oiseaux sont souvent des types des influences mauvaises, diaboliques (cf. Gen. 15, 11; 40, 17; Jér. 5, 27). Dans sa première parabole en Matthieu 13, le Seigneur parle des oiseaux qui dévorent les grains tombés le long du chemin, et il donne l’explication suivante, à savoir que le diable ravit la Parole du cœur de celui qui l’entend (Matt. 13, 4, 19; cf. Marc 4, 15). Le caractère diabolique des oiseaux paraît clairement en Apocalypse 18, 2 où la grande prostituée, Babylone, figure de la chrétienté sans Christ, est désignée comme « le repaire de tout esprit immonde… de tout oiseau immonde et exécrable » (cf. Matt. 13, 32). Cette même puissance du méchant, qui voulait d’abord anéantir l’œuvre de Dieu, s’est nichée là dans Babylone !

D’entre tous les oiseaux, seules les colombes étaient considérées par la loi comme des oiseaux purs pour les sacrifices (cf. Lév. 1, 14; Luc 2, 24).


Olive, olivier : voir « huile »


Ombre

L’ombre est souvent une figure de la protection, du repos et du rafraîchissement (Gen. 19, 8; Juges 9, 15; Job 7, 2; Cant. 2, 3). David se réjouissait à l’ombre des ailes de l’Éternel (Ps. 17, 8; 36, 7; 57, 1).

L’ombre désigne aussi ce qui est passager, éphémère (1 Chron. 29, 15; Job 14, 2; Jacq. 1, 17). En Colossiens 2, 17, il est question de l’« ombre » et du « corps ». Les types dans l’Ancien Testament (spécialement dans la loi du Sinaï) sont des ombres de la vérité du Nouveau Testament (Héb. 8, 5; 10, 1), dont la réalité a été révélée par Christ et son œuvre rédemptrice à la croix de Golgotha. Ainsi les ombres de l’Ancien Testament ont précédé la réalité dans le Nouveau Testament, comme le corps d’une personne projette à la lumière du soleil une ombre que l’on voit parfois avant la personne elle-même. Une ombre permet cependant seulement de discerner les contours d’une chose et de se faire ainsi une idée de sa vraie dimension.

Mais l’ombre est aussi une figure de l’obscurité et de la mort (Job 10, 21; Matt. 4, 16). Au temps de l’Ancien Testament, alors que l’existence de l’âme après la mort physique n’était pas encore mise en lumière par le Nouveau Testament, les morts dans le shéol étaient appelés des « trépassés » (mot rendu par « ombres » dans les versions allemande Elberfeld et anglaise J.N.D. ; Ps. 88, 10; És. 14, 9). Les croyants de l’Ancien Testament possédaient bien l’espérance de la résurrection (Job 19, 25-27; Dan. 12, 2; Jean 11, 24), mais n’avaient encore aucune révélation relative à l’état intermédiaire après la mort. Ce n’est que lorsque le Seigneur Jésus a parlé de Lazare, le pauvre, dans le sein d’Abraham et de l’homme riche dans les tourments du hadès (Luc 16, 19-31), qu’il a été donné davantage de lumière divine à ce sujet. Depuis la résurrection et l’ascension de notre Rédempteur, nous pouvons en outre savoir par la foi que les âmes des croyants endormis « sont avec Christ » jusqu’à sa venue, ce qui est de beaucoup meilleur (Phil. 1, 23).


Onction, oindre

L’onction d’huile avait lieu pour les sacrificateurs (Ex. 29, 7), les rois (1 Sam. 10, 1; 16, 13) et les prophètes (1 Rois 19, 16). Le titre de « Messie » (hébr. maschiach) dans l’Ancien Testament et sa traduction « Christ » (grec christos) dans le Nouveau signifient « oint » (Dan. 9, 25, 26; Jean 1, 42; 4, 25). Il est le vrai sacrificateur, roi et prophète (Héb. 5, 5, 6; Ps. 2, 6; Deut. 18, 15). L’offrande de gâteau, qui représente l’humanité parfaite de Christ, pouvait être ointe d’huile (Lév. 2, 4). Mais lorsque quelqu’un était purifié de la lèpre aussi, il était oint d’huile (Lév. 14, 17, 18).

L’onction est toujours un type de la sanctification et de la qualification par le Saint Esprit. Pour l’accomplissement de son service, le Seigneur Jésus a été « oint de l’Esprit Saint et de puissance » par Dieu (Luc 4, 18; Actes 10, 38), et quiconque croit en son œuvre rédemptrice est également oint et scellé du Saint Esprit (2 Cor. 1, 21, 22). Ce n’est toutefois pas une expérience extraordinaire liée à des signes extérieurs, ainsi que plusieurs le pensent, mais la conséquence de la foi en l’évangile du salut (Éph. 1, 13). Jean rappelait aux petits enfants dans la foi qu’ils avaient « l’onction de la part du Saint » et qu’ils connaissaient toutes choses (1 Jean 2, 20, 27).


Or

En raison de son éclat, de son caractère durable et de la possibilité relativement aisée qu’il offre d’être façonné, mais avant tout en raison de sa rareté et de sa valeur, l’or a été de tout temps recherché par l’homme ; il est presque devenu dans le monde l’expression de la richesse, de la beauté et de ce qui est digne d’être poursuivi. L’or est mentionné pour la première fois dans la Bible en Genèse 2, 12: « Et l’or de ce pays-là est bon ». Certes, après la chute, l’homme a cherché davantage sa propre gloire que celle de Dieu. Les idoles sont souvent faites d’or, en témoignage de ce qui est précieux pour l’homme (Ex. 32, 2-4; Juges 8, 24-27; 1 Rois 12, 26-33; Dan. 3, 1). Il est fait ainsi un mauvais usage de ce qui est précieux. Mais il en va de même de tout ce que Dieu a donné aux hommes. Pourtant le Seigneur Jésus a pleinement révélé et glorifié Dieu sur cette terre, et bientôt toute la création et tout homme verront et reconnaîtront la gloire de Dieu.

L’or est un symbole de cette gloire qui se révèle dans sa justice, sa sainteté, sa vérité, sa sagesse, sa puissance et son amour. Le fait qu’à l’intérieur de l’habitation de Dieu (d’abord la tente d’assignation et plus tard le temple à Jérusalem) on ne voyait que de l’or (Ex. 25 ; 26, 15-30; 30, 1-6; 1 Rois 6) le montre. La nouvelle Jérusalem aussi, la sainte cité, dont il est dit qu’elle avait « la gloire de Dieu », est faite d’or pur (Apoc. 21, 11, 18). Les chérubins d’or sur le propitiatoire de l’arche étaient appelés sans doute pour cette raison « des chérubins de gloire » (Héb. 9, 5).

Dans la construction de la tente d’assignation, il faut distinguer deux sortes d’or. Les éléments qui présentent en type les rachetés étaient simplement d’or ou recouverts d’or (les ais du tabernacle et leurs traverses, les agrafes des tapis et les piliers du rideau) ; en revanche, les éléments qui parlent du Seigneur Jésus étaient d’or pur (l’arche et le propitiatoire, la table des pains de proposition, le chandelier avec sa tige et ses six branches, et l’autel de l’encens). En lui seul a été pleinement révélée la gloire de Dieu. Lui seul est le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance (Héb. 1, 3). La faiblesse de la chair et le péché font souvent obstacle chez les croyants au déploiement de cette gloire morale.


Oreille

L’organe de l’ouïe est employé dans la Bible comme figure de l’obéissance. L’exemple suprême en est le Seigneur Jésus qui est devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix (Phil. 2, 5-8). Son entière obéissance provenait d’un amour parfait, divin. L’Ancien Testament présente à cet égard quelques figures qui parlent au cœur. Un serviteur hébreu, qui avait le droit de sortir libre après sept années de service, pouvait toutefois, par amour pour son maître, sa femme et ses enfants, s’engager à « servir à toujours ». Il devait alors s’approcher de la porte ou du poteau de la maison, et là son maître lui perçait l’oreille avec un poinçon en signe de son obéissance pour toujours (Ex. 21, 2-6). Nous avons là une figure de l’amour de Christ qui le conduit à servir éternellement son Dieu et Père et les siens (cf. Matt. 20, 28; Luc 12, 37). Au psaume 40, 6, l’expression « tu m’as creusé des oreilles » est une allusion prophétique à l’abaissement et à l’obéissance du Fils de Dieu comme homme sur la terre (dans la version des « Septante », les mots « des oreilles » sont traduits par « un corps » pour montrer qu’il s’agissait véritablement de l’incarnation du Fils de Dieu ; cf. Héb. 10, 5). Ésaïe 50, 4 (et suiv.) se rapporte aussi à l’obéissance du vrai Serviteur de Dieu : « Il me réveille chaque matin, il réveille mon oreille pour que j’écoute comme ceux qu’on enseigne. Le Seigneur l’Éternel m’a ouvert l’oreille, et moi je n’ai pas été rebelle, je ne me suis pas retiré en arrière. »

L’oreille de l’esclave Malchus, coupée par l’épée de Pierre, est une figure saisissante du fait que l’agressivité n’est pas le moyen d’atteindre l’oreille et le cœur du prochain ; toutefois, là aussi, dans sa grâce, le Seigneur Jésus est intervenu en guérison (Luc 22, 50, 51; Jean 18, 10; cf. Rom. 12, 21).


Orge

L’orge représente la vie de résurrection. Le premier jour de la semaine (dimanche) après la Pâque, le peuple d’Israël devait offrir à Dieu une gerbe des prémices de la nouvelle récolte (Lév. 23, 9-14). Cette gerbe est un type du Christ ressuscité, car il a été en effet ressuscité d’entre les morts le premier jour de la semaine après la Pâque. On peut établir que la gerbe était composée d’orge du fait que la septième des dix plaies sur l’Égypte, la grêle, avait aussi frappé l’orge qui était déjà en épis, alors que le froment ne mûrit que plus tard et avait par conséquent été épargné (Ex. 9, 31, 32).


Orient, Est

Dans la Bible, le lever du soleil, le matin et l’Orient sont des appellations qui désignent l’est. Les points cardinaux étant vus le plus souvent en relation avec le pays de Canaan, l’expression « les fils de l’Orient » fait allusion à tous les habitants du désert et aux Babyloniens (Gen. 25, 6; 29, 1). La situation du jardin d’Eden « du côté de l’orient » est considérée comme une indication générale ; aujourd’hui encore, l’endroit n’a pas pu être déterminé. Après avoir chassé le premier couple du jardin d’Eden, l’Éternel Dieu plaça à l’orient de celui-ci les chérubins et la lame de l’épée qui tournait çà et là ; et Caïn habita dans le pays de Nod, à l’orient d’Eden (Gen. 2, 8; 3, 24; 4, 16).

L’entrée de la tente d’assignation était tournée vers l’orient (Ex. 26, 18 et suiv. ; 27, 13). C’est de ce point cardinal que, dans le règne millénaire, la gloire de l’Éternel reviendra dans le temple reconstruit à Jérusalem (Ézéch. 43, 1 et suiv.) ; et le Seigneur Jésus, lors de son apparition, se tiendra sur la montagne des Oliviers à l’orient de Jérusalem (Zach. 14, 4).

C’est aussi de l’orient que viennent des vents dangereux (Gen. 41, 6; Ps. 48, 7), qui parlent de la puissance destructrice des jugements de Dieu (Osée 13, 15).


Ours

Ce carnassier est décrit dans la Bible comme une bête à la poursuite de sa proie et aux embûches (Prov. 28, 15; Lam. 3, 10). David, le berger, avait vaincu cet animal puissant (1 Sam. 17, 34 et suiv.) ; cependant, dans le règne millénaire, la vache et l’ourse paîtront paisiblement ensemble (És. 11, 7). Dans le langage prophétique, le deuxième empire biblique, celui des Mèdes et des Perses, est représenté par un ours ; l’Empire romain, qui ressuscitera comme quatrième empire après l’enlèvement des croyants, porte aussi les mêmes signes caractéristiques : la bête, qui monte de la mer, a les pieds comme ceux d’un ours (Dan. 7, 5; Apoc. 13, 2).


P


Pain, pain de proposition

Depuis les temps les plus reculés, le pain (hébr. lechem ; grec artos) est non seulement l’aliment le plus important, mais souvent tout simplement le symbole de ce qui est nécessaire à la vie. C’est ainsi que la manne est appelée « le pain qui vient du ciel », bien qu’elle n’ait pas été du pain au sens propre (Ex. 16, 4). Le Seigneur Jésus est « le véritable pain qui vient du ciel… qui descend du ciel, et qui donne la vie au monde » (Jean 6, 32, 33). Par la foi en sa mort à la croix, où il a offert son corps et son sang en sacrifice pour des pécheurs perdus, nous avons reçu la vie éternelle ; et en étant continuellement occupé de lui et de son œuvre, nous recevons la nourriture spirituelle nécessaire pour chaque jour (Jean 6, 47-59).

Le nom de la ville de Bethléhem, dans laquelle le Seigneur Jésus est né, signifie « maison du pain ». Au cours d’une famine, Élimélec, le mari de Naomi, quitta cette ville et se retira aux champs de Moab où il mourut avec ses fils ; seules Naomi et Ruth retournèrent à Bethléhem (Ruth 1).

Douze gâteaux ou pains sans levain, selon le nombre des tribus d’Israël, les pains de proposition, étaient posés sur la table dans la tente d’assignation. L’ensemble du peuple était ainsi continuellement placé devant les yeux de Dieu dans le sanctuaire (Ex. 25, 30; Lév. 24, 5-9). Les deux pains, cuits avec du levain, présentés en offrande tournoyée à la fête des semaines, typifient l’Assemblée de Dieu composée de Juifs et de Gentils (Lév. 23, 17). Dans l’Ancien Testament, nous ne trouvons pas de type plus poussé du corps de Christ, composé de tous les vrais croyants, car l’Assemblée, et son unité, était alors encore un mystère qui n’a été révélé que dans le Nouveau Testament (Rom. 16, 25; 1 Cor. 2, 7-10; Éph. 3, 3-11). Il fallait d’abord que, par la mort de Christ à la croix, le fondement soit posé, pour que le Saint Esprit puisse former le seul corps composé de rachetés tirés d’entre les Juifs et d’entre les Gentils (Éph. 2, 14-16). Le pain de la cène du Seigneur nous est donné aussi bien en souvenir de l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes, que comme symbole de l’unité de son corps spirituel (1 Cor. 10, 16, 17; 11, 24).


Palmier

Cet arbre élancé et haut, avec ses larges palmes caractéristiques, fournissait du matériau pour la construction des cabanes lors de la fête des Tabernacles (Lév. 23, 40; Néh. 8, 15). Des représentations de palmiers se trouvent dans le temple de Salomon, de même que dans le temple du Millénium décrit par Ézéchiel (1 Rois 6, 29 et suiv. ; Ézéch. 40, 16 et suiv.). Lorsque le Seigneur Jésus est entré dans Jérusalem, une grande foule est sortie au-devant de lui avec des rameaux de palmiers en criant : « Hosanna ! béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël ! » (Jean 12, 13). Les rachetés de la grande tribulation, que Jean voit se tenir devant le trône et devant l’Agneau, sont vêtus de longues robes blanches et ont des palmes dans leurs mains (Apoc. 7, 9). Dans le règne millénaire, « le juste poussera comme le palmier » (Ps. 92, 12). Ainsi le palmier est la figure du repos et de la paix dans le Millénium, après toutes les détresses et les afflictions de la grande tribulation.


Pâque : voir « fêtes de l’Éternel »


Passereau

Le passereau (ou moineau), connu presque partout et vivant volontiers près des habitations, est le symbole de ce qui est sans valeur et insignifiant (Matt. 10, 29, 31; Luc 12, 6, 7). Néanmoins, il est placé sous les soins de Dieu – un encouragement pour ses élus. Si Dieu prend soin de ces petits oiseaux, combien plus de ses bien-aimés !


Pasteur : voir « berger »


Pêcheur : voir « poisson »


Perclus : voir « boiteux »


Personne morte : voir « cadavre »


Pharaon

Ce titre égyptien, qui signifie « grande maison », désignait dans l’Antiquité le roi d’Égypte qui était non seulement le souverain, mais aussi le dieu suprême du pays. Dans l’histoire du peuple d’Israël, au livre de l’Exode, le Pharaon est le type du « chef du monde » et du « dieu de ce siècle » qui a asservi et opprimé le peuple (Jean 14, 30; 2 Cor. 4, 4; Héb. 2, 14, 15). Il en est de même dans la plupart des autres passages de l’Ancien Testament, excepté dans l’histoire de Joseph.


Philistin

Le nom hébreu Philistin (Pelischtim) se trouve aussi dans la dénomination de la Palestine et signifie « étranger, voyageur ». Les Philistins étaient vraisemblablement originaires d’Égypte et étaient venus en Canaan par la Crète. Ils peuplèrent le sud-ouest du pays et, comme le peuple d’Amalek, y formèrent une population propre. Leurs cinq villes principales étaient Gaza, Asdod, Askalon, Gath et Ekron. Comme les Cananéens, desquels ils sont cependant distingués dans la Bible, les Philistins étaient des idolâtres ; leur divinité principale était Dagon (1 Sam. 5, 2). Le prophète Ésaïe désigne les Philistins comme des pronostiqueurs (És. 2, 6). Ils s’étaient établis dans le pays de Canaan sans passer à travers le Jourdain. Ils sont souvent appelés les « incirconcis ». Déjà Abraham et Isaac ont rencontré beaucoup de difficultés avec les Philistins. Plus tard aussi, lorsque le peuple d’Israël est entré en Canaan, il y a eu des combats pendant des siècles. Israël n’est jamais parvenu à conquérir entièrement la contrée habitée par les Philistins.

Les Philistins sont une image de l’homme naturel qui s’est ingéré dans le domaine spirituel, mais aussi de la chair dans le croyant. Dans le Nouveau Testament, nous voyons les Philistins, la chair revêtue d’habits chrétiens, sous divers aspects. Elle peut se présenter aussi bien sous la forme du légalisme (comme chez les Galates) que de l’iniquité et de la licence (comme dans la 2e épître à Timothée et dans l’épître de Jude).


Pied

Le pied est une image de la marche de l’homme durant sa vie ici-bas. Job exprime cela de la manière suivante : « Mon pied s’attache à ses pas ; j’ai gardé sa voie, et je n’en ai point dévié » (Job 23, 11), et les paroles bien connues du psaume 119, 105 confirment cette pensée : « Ta parole est une lampe à mon pied, et une lumière à mon sentier ». Lors de l’onction des sacrificateurs et de la purification du lépreux, le sang du sacrifice devait être mis aussi bien à l’oreille et à la main que sur le pied, allusion à la purification de la marche (Ex. 29, 20; Lév. 14, 14). Mephibosheth, qui a été estimé digne de manger continuellement à la table du roi David – image de la grâce accordée au pécheur – était perclus des deux pieds, ce qui veut dire qu’il ne pouvait rien faire par ses propres moyens, mais qu’il vivait uniquement par la grâce (2 Sam. 9, 13). Paul pouvait aussi dire de lui-même : « Par la grâce de Dieu, je suis ce que je suis », et : « Quand je suis faible, alors je suis fort » (1 Cor. 15, 10; 2 Cor. 12, 10).

Les traces de pas sont les signes visibles de la marche ; nous sommes exhortés à suivre les traces de notre Seigneur, que nous trouvons particulièrement dans les évangiles (1 Pierre 2, 21).

Le marchepied est une image de l’abaissement et de la soumission (Jacq. 2, 3; Ps. 132, 7), mais aussi du repos (1 Chron. 28, 2; 2 Chron. 9, 18). La terre est le marchepied de l’Éternel (És. 66, 1). Dans le Millénium, les ennemis de Dieu seront le marchepied de Christ (Ps. 110, 1). Nous trouvons Marie trois fois aux pieds du Seigneur Jésus dans une attitude paisible d’attachement (Luc 10, 39; Jean 11, 32; 12, 3).


Pierre (voir aussi « roc »)

Dans le pays d’Israël, les pierres et des rocs abondent. Dans la Bible, ils sont fréquemment employés au sens figuré et cela dans des contextes très différents. Parfois les significations du roc et de la pierre sont très proches : ainsi, par exemple, quand le Seigneur se nomme le roc sur lequel il va bâtir son Assemblée (Matt. 16, 18) ; cependant, en 1 Pierre 2, 4, il est appelé la pierre vivante de laquelle s’approchent tous ceux qui croient en lui, afin de devenir eux-mêmes des pierres vivantes pour l’édification de la maison spirituelle, l’Assemblée. On peut dès lors comprendre la raison pour laquelle Pierre a été appelé « Pierre » (ou une pierre) par le Seigneur. La pierre mentionnée en Genèse 49, 25 et en Daniel 2, 34, fait allusion au Messie à venir, le Seigneur Jésus. Il est aussi appelé la « pierre d’achoppement » et le « rocher de chute » (És. 8, 14; Rom. 9, 32, 33; 1 Pierre 2, 8) qui bientôt fera tomber et condamnera pour l’éternité tous ceux qui ne l’auront pas accepté par la foi.

Il est fait mention de cœurs de pierre en Job 41, 15 et en Ézéchiel 11, 19. Dans la parabole du semeur, il est question du sol rocailleux en Matthieu 13, 5, 20, du roc en Luc 8, 6, 13, bien que la signification soit la même, à savoir l’impénétrabilité d’un cœur dans lequel la parole de Dieu ne peut prendre racine.

Le mot pierre est souvent l’équivalent de pierre précieuse (Gen. 2, 12: « la pierre d’onyx »).

Enfin la pierre peut aussi avoir rapport aux idoles, misérables ouvrages inertes de mains d’homme (Deut. 4, 28).


Pierre angulaire, pierre de coin, tête de l’angle

L’expression « pierre angulaire » n’est employée dans la Bible que dans un sens figuré. La fonction que cette pierre avait dans l’architecture de l’Antiquité n’a pas été clairement élucidée jusqu’à ce jour. Il est certain qu’elle faisait partie des fondations d’un édifice ; elle n’était pas le fondement en soi, mais elle en était une pierre importante d’après laquelle tout l’édifice était édifié. En Job 38, 6, il est dit en rapport avec la création de la terre : « Sur quoi ses bases sont-elles assises, ou qui a placé sa pierre angulaire… ? » Ésaïe 28, 16 applique déjà le concept prophétiquement au Messie : « Voici, je pose comme fondement, en Sion, une pierre, une pierre éprouvée, une précieuse pierre de coin, un sûr fondement ». Dans ces deux cas, Dieu est celui qui commence une grande et nouvelle œuvre en posant la pierre de coin.

Le Seigneur Jésus est non seulement le fondement sur lequel est bâtie son Assemblée, mais il est aussi la pierre de coin posée par Dieu lui-même, qui donne à l’ensemble de l’édifice sa valeur, sa mesure et sa direction. C’est précisément ce que Paul avait à l’esprit quand il écrivait aux Éphésiens : « …Jésus Christ lui-même étant la maîtresse pierre de coin, en qui tout l’édifice, bien ajusté ensemble, croît… ». Et quand Pierre parle de la maîtresse pierre de coin en citant le prophète Ésaïe, il le fait pour souligner particulièrement la grande valeur de cette pierre pour Dieu et pour ceux qui croient au Seigneur Jésus (Éph. 2, 20; 1 Pierre 2, 6).

L’expression « tête de l’angle » semble avoir une signification un peu différente. Le psaume 118, 22 et 23 dit prophétiquement du Seigneur Jésus : « La pierre que ceux qui bâtissaient avaient rejetée, est devenue la tête de l’angle. Ceci a été de par l’Éternel : c’est une chose merveilleuse devant nos yeux. » Les Juifs responsables étaient semblables à des bâtisseurs qui mettent au rebut une pierre jugée inutilisable (Marc 12, 10; cf. Actes 4, 11). Pourtant la pierre rejetée par ceux qui bâtissaient est pour Dieu la « tête de l’angle ». Bien que le sens précis de cette désignation soit difficile à indiquer, une chose est cependant claire : l’Homme Christ Jésus méprisé a une signification primordiale aux yeux de Dieu. Il est pour lui ce qu’il y a de plus précieux et l’élément le plus important dans sa maison spirituelle.

Le rejet du Seigneur Jésus, de même que la foi en lui, n’est pas sans avoir des conséquences éternelles. La pierre mise au rebut par les bâtisseurs pleins de mépris deviendra un jour « une pierre d’achoppement et un rocher de chute ». Le Seigneur l’avait déjà annoncé : « Celui qui tombera sur cette pierre sera brisé ; mais celui sur qui elle tombera, elle le broiera » (Matt. 21, 44). Tous ceux qui n’acceptent pas le Seigneur Jésus dans le temps actuel de la grâce, mais le considèrent comme une pierre d’achoppement, s’en iront à la perdition à l’instar de ceux qui le refuseront lors de son apparition en gloire et qui, en tant qu’ennemis, connaîtront son juste jugement.


Pierre précieuse

Les pierres précieuses appartiennent aux choses les plus belles et de la plus haute valeur que la terre offre. Elles se distinguent des métaux précieux, également très recherchés, par leur grande variété et leur éclat. Ces pierres sont des minéraux qui, pour la plupart, sont composés des mêmes substances, telles que le sable, l’argile et le charbon. Par des transformations de longue durée et des processus chimiques, qui souvent sont liés à une forte pression et à une température élevée, les pierres les plus merveilleuses sont formées à partir de substances sans valeur. Pour qu’une pierre obtienne l’éclat désiré et son aspect resplendissant, le tailleur doit la façonner. Toutes les aspérités doivent être abrasées avec compétence et précaution. Ce n’est qu’après ce travail que la pierre précieuse peut rayonner de tout son éclat ; celui-ci résulte uniquement du fait que la lumière incidente est réfractée et réfléchie de multiples fois. Ainsi d’un matériau en soi insignifiant, provenant des sombres profondeurs de la terre, naît, par une transformation intérieure dans le secret et par un façonnage extérieur, un joyau.

Dans la Bible, les pierres précieuses sont des images de la gloire variée de Dieu (cf. Ex. 28, 17-20; Ézéch. 28, 13). En Apocalypse 4, 2 et 3, Dieu lui-même, dans son aspect, est comparé à un jaspe et à un sardius. Mais la nouvelle Jérusalem aussi, en Apocalypse 21, 11, a une lumière « semblable à une pierre très précieuse, comme à une pierre de jaspe cristallin », sa muraille est également de jaspe, et ses fondements sont ornés de 12 pierres précieuses (v. 18, 19). Actuellement, outre de l’or et de l’argent, des « pierres précieuses » sont aussi employées pour l’édification de l’Assemblée, de la maison de Dieu (1 Cor. 3, 12). Apocalypse 21, 10 en donne l’explication : elle avait « la gloire de Dieu ». La gloire de Dieu doit être reflétée dans les siens. C’est de cela que parlent les pierres précieuses.


Pigeon : voir « colombe »


Pilier : voir « colonne »


Plateau de balance : voir « balance »


Poil : voir « cheveu »


Poisson, pêcheur

Dieu a donné à l’homme la domination « sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre » (Gen. 1, 28) ; toutefois ce mandat n’est pas répété après la chute de l’homme. Après le déluge, il est vrai que Dieu dit à Noé : « Vous serez un sujet de crainte et de frayeur pour tout animal de la terre, et pour tout oiseau des cieux, pour tout ce qui se meut sur la terre, aussi bien que pour tous les poissons de la mer ; ils sont livrés entre vos mains. Tout ce qui se meut et qui est vivant vous sera pour nourriture » (Gen. 9, 2, 3) ; mais l’homme n’a jamais exercé une pleine domination sur les poissons. Cependant le psaume 8, 6 à 8 dit prophétiquement du Fils de l’homme, le dernier Adam, que Dieu lui a soumis également les poissons de la mer, et nous en voyons bien la confirmation dans la vie du Seigneur Jésus (Matt. 17, 27; Luc 5, 4 et suiv. ; Jean 21, 6) !

Les Israélites ne devaient manger que les poissons qui avaient des nageoires et des écailles ; tous les autres étaient impurs (Lév. 11, 9-12). Les nageoires parlent de l’aptitude à se mouvoir par l’énergie spirituelle, et les écailles, de la protection contre les attaques de l’ennemi.

Le poisson est aussi employé comme image de l’homme qui est tiré de la mer du monde pour être amené à Dieu (Matt. 13, 47 et suiv.) ; déjà le retour d’Israël dans son pays est comparé à la pêche de poissons (Jér. 16, 16). Le Seigneur Jésus a fait de ses disciples des pêcheurs d’hommes qui devaient attirer les hommes à lui par l’Évangile (Matt. 4, 19; Luc 5, 10).


Poitrine

La poitrine, qui loge le cœur, est une image des sentiments, des affections et de l’amour. La poitrine de l’offrande tournoyée et l’épaule de l’offrande élevée, qui revenaient au sacrificateur, lors d’un sacrifice de prospérités (Lév. 7, 31-34), parlent des affections et de la puissance du sacrifice de Christ, qui servent à nourrir et à affermir la foi de celui qui en est occupé. Jean a vu, dans une vision, le Seigneur Jésus, comme Fils de l’homme, ceint aux mamelles d’une ceinture d’or (Apoc. 1, 13), Celui dont l’amour ne peut jamais être séparé de sa sainteté et de sa justice.


Porc, pourceau

Selon la loi du Sinaï, les porcs étaient déclarés impurs. Il était expressément défendu aux Israélites de manger de la chair du porc (Lév. 11, 7; Deut. 14, 8). Les Grecs également, qui ne connaissaient pas les exigences de Dieu, considéraient ces animaux comme le symbole de l’impureté et de la gloutonnerie. De plus les porcs, dans l’Antiquité, n’étaient pas les animaux domestiques que nous connaissons aujourd’hui, mais des bêtes à demi sauvages, vivant plus ou moins en liberté,.

Le porc représente l’homme naturel qui ne change pas, même s’il a acquis une certaine connaissance extérieure de la grâce de Dieu (cf. Matt. 7, 6; Luc 15, 15, 16; 2 Pierre 2, 22). Quelle différence avec la brebis paisible et docile, dépendante des soins du berger, qui est si souvent utilisée dans la parole de Dieu comme figure du croyant (cf. Ps. 23 ; Jean 10) !


Porte

Les portes de la muraille servaient autrefois d’entrées et de sorties aux habitants de la ville ; elles étaient donc peut-être une image de la liberté et de la marche de la foi (Néh. 3 ; cf. aussi Jean 10, 9). Les portes de la ville étaient habituellement ouvertes le matin et fermées le soir (Néh. 7, 3). La porte était aussi le lieu où la justice était rendue et où les affaires administratives se traitaient (Gen. 19, 1; Deut. 22, 15; Ruth 4, 1; Job 31, 21). La nouvelle Jérusalem aura douze portes, selon la promesse du Seigneur Jésus à ses disciples : « Dans la régénération, quand le Fils de l’homme se sera assis sur le trône de sa gloire, vous aussi, vous serez assis sur douze trônes, jugeant les douze tribus d’Israël » (Matt. 19, 28; Apoc. 21, 12). Les portes ne seront plus jamais fermées, car il n’y aura plus de nuit là. D’autre part, il n’entrera « aucune chose souillée, ni ce qui fait une abomination et un mensonge » par les portes de la ville, car c’est « la sainte cité » (Apoc. 21, 25-27).

Outre son sens habituel d’entrée (par ex. d’une maison), la porte (hébr. deleth, pethach ; grec thura) représente quelquefois symboliquement, dans l’Ecriture sainte, l’accès légitime à la bénédiction. La porte de l’arche, que l’Éternel lui-même a fermée sur Noé et les siens, était le seul chemin de la délivrance de devant le déluge (Gen. 6, 16; 7, 16). L’entrée de Christ par la porte dans la bergerie des brebis, en Jean 10, 1, signifie qu’il a satisfait à tout ce que l’Ecriture avait déclaré au sujet du Messie et de plus qu’il s’est soumis à la volonté de Dieu dans une entière obéissance. La bergerie des brebis est Israël, le peuple terrestre de Dieu. Toutefois le Seigneur Jésus poursuit en disant : « Je suis la porte des brebis. Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera et il sortira, et il trouvera de la pâture » (v. 7-9). Ici, il est lui-même la porte donnant accès aux bénédictions célestes : le salut, la liberté et la nourriture spirituelle. « La porte de la foi » a été ouverte par Dieu aux nations (Actes 14, 27).

La porte ouverte peut être une image de la bénédiction, d’un libre accès ou de l’occasion d’un service pour Dieu (Ps. 78, 23; 1 Cor. 16, 9; 2 Cor. 2, 12; Apoc. 3, 8, 20; 4, 1), tandis qu’une porte fermée représente l’impossibilité d’entrer ou le jugement (Néh. 6, 10; Matt. 25, 10).


Potier : voir « argile »


Pourceau : voir « porc »


Pourpre

Sur la côte méditerranéenne du Proche–Orient se trouvent deux espèces de pourpres (mollusques) sécrétant un liquide qui paraît d’abord blanchâtre tirant sur le vert, mais qui devient bleu violacé au soleil et peut être coloré en rouge au moyen d’additifs. C’est de là que tirent leur origine les couleurs, mentionnées dans la Bible, de pourpre bleu et rouge. L’étoffe teinte en pourpre a reçu son nom de la matière colorante. Etant donné que la production de ces couleurs demandait beaucoup de peine, elles avaient une valeur d’autant plus grande et étaient utilisées particulièrement pour des étoffes précieuses (cf. Ézéch. 27, 7, 24). Ces dernières ont aussi été employées lors de la construction de la tente d’assignation et pour la confection des vêtements du souverain sacrificateur.

Le pourpre bleu évoque le bleu du ciel. Christ, la Parole devenue chair (Jean 1, 14), est appelé « l’homme… venu du ciel » (1 Cor. 15, 47; Jean 3, 31). Quand il vivait sur la terre aussi, il était Celui qui est dans le ciel (Jean 3, 13). Il est devenu homme, mais il est toujours demeuré ce qu’il est de toute éternité : le Fils éternel dans le sein du Père (Jean 1, 18). Dans l’évangile selon Jean, le Seigneur Jésus est présenté comme le Fils de Dieu qui est descendu du ciel vers nous (cf. son septuple témoignage en Jean 6, 32, 33, 38, 41, 50, 51, 58). Non seulement Christ lui-même, mais aussi les siens portent un caractère céleste (cf. Héb. 3, 1).

Le pourpre rouge parle de dignité royale. En Juges 8, 26, il est dit que les rois de Madian portaient des vêtements de pourpre. Lorsque le Seigneur Jésus était salué avec dérision par les soldats romains comme « roi des Juifs », il portait un vêtement de pourpre (Jean 19, 2, 3).


Poussière

La poussière est une image de ce qui est terrestre et sans valeur. Le premier homme a été formé de la poussière du sol et, après l’entrée de la mort engendrée par le péché, son destin déterminé par Dieu est que son corps retourne à la poussière (Gen. 2, 7; 3, 19; 1 Cor. 15, 47 et suiv.). Toutefois, lors de la résurrection d’entre les morts, les corps des croyants, « semés » en faiblesse et en déshonneur, ressusciteront en gloire.

La poussière parle aussi de l’insignifiance de tout ce qui est de cette terre, ainsi qu’Abraham l’a exprimé en disant « Moi qui suis poussière et cendre » (Gen. 18, 27; Ps. 103, 14), comme aussi de bas état et même d’humiliation (1 Rois 16, 2; Ps. 72, 9; 113, 7) ; c’est bien pourquoi Job en fait si souvent mention (Job 4, 19; 5, 6; 7, 21 et plusieurs autres passages). Le profond abaissement du Seigneur Jésus jusqu’à la mort, et à la mort de la croix, est exprimé prophétiquement par cette parole : « Tu m’as mis dans la poussière de la mort » (Ps. 22, 15).

Le fait que le serpent doit manger la poussière fait allusion à l’avenir du diable que le Seigneur Jésus brisera bientôt sous nos pieds (Gen. 3, 14; Deut. 32, 24; Michée 7, 17; Rom. 16, 20).

Enfin la poussière évoque aussi les masses innombrables (Gen. 13, 16; Zach. 9, 3).

Il est parlé plusieurs fois dans le Nouveau Testament du fait de secouer la poussière (cf. És. 52, 2). Les disciples de Jésus devaient secouer la poussière de leurs pieds lorsqu’ils n’étaient pas reçus (Matt. 10, 14). Cette manière d’agir semble se rapporter au fait qu’un Juif, à son retour d’un voyage à l’extérieur de la Palestine, avait l’habitude de secouer la poussière de ses sandales et de ses vêtements parce que, dans son esprit, le pays païen d’où il venait était impur. Quand donc le Seigneur exhortait les disciples à agir de même envers leurs propres compatriotes, cela équivalait à une condamnation. À Antioche, lorsque les Juifs s’opposèrent en blasphémant contre Paul et contre l’Évangile, Paul et Barnabas secouèrent la poussière de leurs pieds et quittèrent la ville ; et lorsque la même chose se produisit à Corinthe, Paul secoua ses vêtements et leur dit : « Que votre sang soit sur votre tête ! Moi, je suis net : désormais je m’en irai vers les nations » (Actes 13, 51; 18, 6).


Premier-né, primogéniture

Dans le peuple d’Israël, le premier-né avait une prééminence particulière. Il était non seulement l’héritier principal et celui auquel revenait la bénédiction (Gen. 27, 19; 48, 14), mais il occupait encore une position privilégiée dans la famille. Cette position ne devait pas nécessairement être liée au rang de naissance, ainsi que le montre l’exemple de Ruben et de Joseph (1 Chron. 5, 1). C’est ainsi que doit être compris ce que Dieu dit prophétiquement du Messie : « Aussi moi, je ferai de lui le premier-né, le plus élevé des rois de la terre » (Ps. 89, 27). En outre, le premier-né est sans aucun doute celui qui représente la famille ou l’ensemble du peuple. Tout premier-né fut mis à mort lors de la dixième plaie en Égypte (Ex. 11, 5) ; tout premier-né dans le peuple d’Israël, tant des hommes que des bêtes, devait être sanctifié à Dieu ou racheté (Ex. 13, 2, 13), et la tribu de Lévi fut désignée par Dieu pour son service à la place des premiers-nés d’Israël (Nomb. 3, 12; 8, 16, 17). Nous en trouvons l’interprétation spirituelle, pour l’Ancien Testament, en Exode 4, 22, où Dieu appelle le peuple d’Israël son « fils premier-né » et, dans le Nouveau Testament, en Hébreux 12, 23, où l’Assemblée de Dieu est appelée « l’Assemblée des premiers-nés ». Selon son conseil, ceux qu’il aime occupent une position privilégiée.

Le mot « premier-né » a un sens particulier en rapport avec le Seigneur Jésus. Comme Homme, il était non seulement le fils premier-né de Marie (Matt. 1, 25; Luc 2, 7), mais il est aussi appelé le premier-né dans un sens spirituel. Comme le Fils de Dieu devenu Homme, il est le premier-né de toute la création (Col. 1, 15) ; comme le Ressuscité, le premier-né d’entre les morts (Col. 1, 18) et le premier-né des morts (Apoc. 1, 5) ; dans la gloire, il sera le premier-né entre plusieurs frères (Rom. 8, 29), et lors de son apparition en gloire, il sera introduit comme Premier-né de Dieu dans le monde habité (Héb. 1, 6). Tous ces titres se rapportent au Seigneur Jésus comme Homme. Comme Premier-né, il a la prééminence à divers égards entre plusieurs qui lui sont semblables, « afin qu’en toutes choses il tienne, lui, la première place » (Col. 1, 18). Par contraste, il est lui seul le Fils unique de Dieu. Le titre « Fils unique » exprime qu’il est absolument sans pareil et seul comme Fils éternel de Dieu (Jean 1, 18).


Prépuce : voir « circoncision »


Pressoir, cuve

Autrefois, le pressurage de la vendange s’effectuait souvent par le foulage avec les pieds dans le pressoir (Joël 3, 13). L’image du foulage du pressoir (ou de la cuve) est assez souvent employée dans la parole de Dieu pour décrire le jugement sans distinction des coupables (És. 63, 3-6; Lam. 1, 15; Apoc. 14, 19, 20; 19, 15). Parfois le mot cuve a cependant la même signification que le produit qui en est tiré, le vin, qui peut être une image aussi bien de la bénédiction et de la joie (Deut. 15, 14) que de la colère de Dieu (Apoc. 14, 10, 19).


Primogéniture : voir « premier-né »


Propitiatoire : voir « arche de l’alliance »


Prostitution : voir « fornication »


Puits, fontaine, source

À la différence d’une citerne, qui sert à recueillir et à conserver l’eau de pluie, un puits, une fontaine ou une source débitent de l’« eau vive », c’est-à-dire de l’eau qui jaillit d’elle-même de la terre (Gen. 26, 19). Cette différence apparaît clairement en Jérémie 2, 13: « Ils m’ont abandonné, moi, la source des eaux vives, pour se creuser des citernes, des citernes crevassées qui ne retiennent pas l’eau ». Dieu est la seule source d’eau vive.

Celui qui, par la foi, est venu au Fils de Dieu, la source de la vie éternelle, voit non seulement la soif de son âme étanchée pour l’éternité, mais possède dès lors en lui-même une fontaine d’eau vive qui jaillit en vie éternelle. Cela signifie qu’il se trouve, par le Saint Esprit, dans une relation vivante avec le Fils de Dieu qui est la vie éternelle. Des fleuves d’eau vive couleront de son ventre, c’est-à-dire qu’il est rendu apte à être en bénédiction pour d’autres (Jean 4, 13, 14; 7, 39; 1 Jean 5, 20).

Au temps d’Isaac, les Philistins avaient bouché les puits, de sorte que l’eau ne pouvait plus couler (Gen. 28, 18). Jacques a dû poser cette question avec réprobation : « Une fontaine fait-elle jaillir par une même ouverture le doux et l’amer ? » (Jacq. 3, 11). Nous pouvons ressembler à ces puits bouchés desquels ne jaillit rien pour la gloire de notre Seigneur et pour le rafraîchissement de notre entourage ; et nous produisons non seulement des fleuves d’eau vive, mais aussi maintes choses qui ne servent pas au bien et à l’édification. Le simple professant est même comparé à une fontaine sans eau (2 Pierre 2, 17).


Pur, impur

La pureté extérieure revêtait pour le peuple d’Israël une signification importante, qui est appliquée, dans le Nouveau Testament, à la vie spirituelle (Matt. 23, 25 et suiv. ; Jean 15, 3; Actes 15, 9; 1 Pierre 1, 22). En outre, Dieu a déterminé dans la loi les choses qui étaient pures ou impures. C’est ainsi qu’il est déjà parlé en Genèse 7, 2 de « bêtes pures », alors que la définition précise n’en est donnée qu’en Lévitique 11 (cf. Lév. 20, 25). Un lépreux guéri devait encore être purifié, car sa maladie le rendait impur (Lév. 13 ; 14). Celui qui avait touché un cadavre devait également être purifié (Nomb. 19 ; Aggée 2, 10-14). Le sens figuré profond de la pureté ou de l’impureté extérieures était aussi connu des croyants de l’Ancien Testament (cf. Job 15, 14, 15; Ps. 19, 12; 51, 7). La pureté spirituelle est la conséquence du pardon des péchés et une caractéristique de la sainteté. Le Nouveau Testament distingue entre la purification fondamentale par la foi en l’œuvre rédemptrice de Christ (Actes 15, 9; Héb. 1, 3; 2 Pierre 1, 9) et la purification pratique dans la vie de foi quotidienne (Jacq. 4, 8; 1 Jean 3, 3).

Le fait que, selon la loi, le contact avec des choses impures souillait symbolise le principe selon lequel, dans le Nouveau Testament, un croyant se rend coupable en ayant communion avec des choses ou des personnes qui ne sont pas en accord avec la sainteté de Dieu. C’est pourquoi nous ne pouvons pas avoir de communion avec des incrédules et devons aussi nous séparer de ceux qui déshonorent le Seigneur dans leur vie (2 Cor. 6, 14 - 7, 1; 7, 11; 2 Tim. 2, 21). Alors seulement, nous serons purs dans la pratique et pourrons honorer notre Seigneur.


Q


Quarante

Le nombre quarante est composé de quatre fois dix, et il est l’expression de l’épreuve complète de l’homme responsable.

– La pluie du déluge a duré 40 jours (Gen. 7, 17),

– le peuple d’Israël a dû marcher 40 ans dans le désert (Deut. 8, 2),

– le pays de Canaan a été reconnu durant 40 jours par les espions (Nomb. 14, 34),

– le Seigneur Jésus a été tenté 40 jours dans le désert (Matt. 4, 2),

– avant son ascension, il est resté 40 jours sur la terre pour se présenter à ses disciples, « avec plusieurs preuves assurées », comme Celui qui est réellement ressuscité (Actes 1, 3).


Quatre

Le chiffre quatre, que nous retrouvons dans les points cardinaux (És. 11, 12; Matt. 24, 31), doit être considéré comme le symbole de la création et de l’humanité – aussi bien dans leur grandeur que dans leur imperfection. En voici quelques exemples :

– Le trône de Dieu est entouré de quatre animaux (êtres vivants) qui symbolisent les caractères de son gouvernement et de ses jugements sur le monde (Ézéch. 1, 5 et suiv. ; Apoc. 4, 6, 7). Le lion parle de la force, le veau de la fermeté, l’homme de la sagesse et l’aigle de la soudaineté et de la rapidité des jugements à venir.

– Nous possédons quatre évangiles qui nous relatent la vie et l’œuvre du Fils de Dieu devenu homme, et par lesquels le salut éternel est offert au monde entier. Matthieu présente le Seigneur Jésus comme le Roi d’Israël, Marc comme le Serviteur fidèle, Luc comme le Fils de l’homme et Jean comme le Fils de Dieu.

– Selon l’appréciation de Dieu, l’histoire du monde se concentre sur quatre empires universels (Dan. 7, 3, 17; Zach. 6, 1-8).

– Quatre miracles d’Élie sont rapportés (1 Rois 17, 14 et suiv., 17 et suiv. ; 2 Rois 1, 10 et suiv. ; 2, 7, 8), et huit miracles d’Élisée, qui a reçu « une double mesure » de l’esprit d’Élie, c’est-à-dire 2 x 4 (2 Rois 2, 14, 19 et suiv. ; 3, 16 et suiv. ; 4, 2 et suiv., 32 et suiv., 38 et suiv., 42 et suiv. ; 5, 10 et suiv.).


Queue

Placée à l’opposé de la tête ou chef, la queue désigne symboliquement ce qui est insignifiant et ce qui est bas. Si le peuple d’Israël gardait les commandements de Dieu, il devait être à la tête et non à la queue, et s’il ne les gardait pas, il serait à la queue (Deut. 28, 13, 44). Ésaïe appelle l’ancien et l’homme le plus considéré dans le peuple la tête ; mais le faux prophète, qui enseigne le mensonge, il le nomme la queue (És. 9, 15). En cela il est déjà fait allusion au caractère sournois et méchant qui, selon les prophéties d’Apocalypse 9, 10 et 19, caractérisera les esprits malfaisants qui frapperont Israël après la cinquième trompette, et la chrétienté après la sixième trompette, dans la sphère de l’Empire romain : le pouvoir des sauterelles et des chevaux est dans leurs queues qui sont semblables à des scorpions et à des serpents.


R


Racine

Les racines, qui parfois s’étendent très profondément dans la terre, non seulement donnent un maintien ferme aux végétaux, mais sont aussi leurs principaux canaux de nourriture. Dans la Bible, la racine est ainsi souvent l’image d’un fondement solide (Prov. 12, 3; És. 40, 24), mais quelquefois aussi de la source invisible de quelque chose de bon (És. 11, 1; Rom. 11, 16) ou de mauvais (Deut. 29, 18; Héb. 12, 15; 1 Tim. 6, 10). Le Seigneur Jésus est appelé la racine et la postérité de David, parce que comme Dieu il est l’origine et, comme Homme, le descendant de David (Apoc. 5, 5; 22, 16).


Rein (voir aussi « hanche »)

Cet organe du corps (hébr. kelajoth), qui élimine les toxines du sang, est quelquefois considéré dans la Bible comme le siège de la sagesse et du discernement (Ps. 16, 7; 26, 2; Prov. 23, 16). Cela s’explique par la fonction des reins. Selon la parole de Dieu, la sagesse de l’homme commence en effet par la crainte de l’Éternel, et « la crainte de l’Éternel, c’est de haïr le mal » (Prov. 1, 7; 8, 13; 9, 10). Selon Hébreux 5, 14, pour discerner le bien et le mal, on doit être spirituellement adulte et avoir les sens exercés. La séparation du monde et de tout mal est ainsi un signe de sagesse divine et de maturité spirituelle. – Les reins et la graisse qui les recouvre jouaient un rôle important dans les sacrifices, car ils étaient toujours présentés sur l’autel (Ex. 29, 13; Lév. 3, 4; etc.).


Repas, cène, festin, nourriture

Dans la Bible, un repas est souvent une image de l’alimentation et du réconfort (Gen. 19, 3), mais aussi de la joie et de la communion (Gen. 21, 8). Lorsque le fils perdu est retourné vers son Þpère, celui-ci fit tuer le veau gras pour apprêter un festin, « et ils se mirent à faire bonne chère » (Luc 15, 23, 24). La nourriture d’Israël prévue par Dieu pendant les quarante ans de marche à travers le désert était la manne (Ex. 16 ; Deut. 8, 3) ; en revanche, les cailles que le peuple a obtenues deux fois à sa demande n’ont servi qu’à satisfaire un mauvais désir et ont entraîné le châtiment (Ex. 16, 12, 13; Nomb. 11). Les portions de l’offrande de gâteau et du sacrifice de prospérités que recevaient les sacrificateurs d’Israël pour leur nourriture nous montrent en figure un effet de l’adoration : lorsque nous offrons à notre Dieu et Père « un sacrifice de louanges », nous recevons aussi quelque chose pour notre propre affermissement ! Chaque Israélite pur pouvait prendre part au sacrifice de prospérités, ce qui est un beau type de notre communion par le sacrifice de Christ.

Dans le Nouveau Testament, « le pur lait intellectuel » de la parole de Dieu est indiqué comme nourriture pour tous les croyants (1 Pierre 2, 2), et aussi « la nourriture solide… pour les hommes faits », en contraste avec le lait qui, en Hébreux 5, 12 à 14, dans un sens un peu différent, est qualifié de nourriture spirituelle pour ceux qui sont « inexpérimentés dans la parole de la justice ». En Jean 6, le Seigneur Jésus se désigne lui-même comme le vrai pain. Le fait de manger sa chair et de boire son sang, aux versets 50, 51 et 53, indique une action unique, c’est-à-dire l’acceptation de son œuvre par la foi. La conséquence en est « la vie éternelle ». Dans les versets 54 et 56 à 58, il s’agit en revanche d’une action continuelle ou répétée, c’est-à-dire d’être constamment occupés du Seigneur Jésus et de son œuvre, afin que nous demeurions en lui et lui en nous. Ce passage n’a donc rien à voir avec la cène du Seigneur, car s’il en était ainsi, ces paroles du Seigneur signifieraient que l’on reçoit la vie éternelle en participant au pain et à la coupe !

La cène du Seigneur est un mémorial par lequel ceux qui croient en lui se souviennent ensemble, dans l’amour et l’adoration, de leur Rédempteur et de sa mort à la croix, et en même temps annoncent sa mort sur cette terre (1 Cor. 11, 21, 23-26). C’est un immense privilège de célébrer la cène du Seigneur ; toutefois, comme chaque privilège spirituel, il est lié à une grande responsabilité (1 Cor. 11, 27-34). Dans la même épître, il est cependant aussi question de sa table (1 Cor. 10, 21), de l’expression visible de la communion de ceux qui, comme membres véritables et vivants du corps de Christ, mangent du pain et boivent de la coupe.


Rivière : voir « fleuve »


Robe : voir « vêtement »


Roc, rocher

Israël étant un pays de « montagnes et de vallées » (Deut. 11, 11), il s’y trouve beaucoup de rochers et de pierres qui sont fréquemment mentionnés dans la Bible. Le dictionnaire définit le roc comme une masse compacte de pierre dure, le rocher étant par contre une masse plus grande de matière minérale dure, formant une éminence généralement abrupte. Il est remarquable que cette expression apparaisse déjà dans l’Ancien Testament pour désigner d’une manière figurée Dieu en tant que fondement ferme et inébranlable de la foi, par exemple dans le passage bien connu de Deutéronome 32, 4: « Il est le Rocher, son œuvre est parfaite ; car toutes ses voies sont justice ». Il est le « rocher des siècles » (És. 26, 4) que les auteurs des psaumes désignent à plusieurs reprises comme leur refuge (cf. Ps. 18, 2, 31, 46). Dans le Nouveau Testament, le roc ou le rocher est appliqué au Seigneur Jésus dans deux passages. En Matthieu 16, 18, il est lui-même le fondement sur lequel il bâtit son Assemblée. Lui seul, le Fils éternel de Dieu, pouvait être ce roc, et non pas Pierre, quand bien même le Seigneur lui avait donné ce nom (« une pierre »). En 1 Corinthiens 3, 11, Jésus Christ est aussi le fondement posé une fois pour toutes de l’Assemblée. En 1 Corinthiens 10, 4, il est dit du rocher duquel le peuple d’Israël buvait dans le désert : « Et le rocher était le Christ ». De même le roc, sur lequel l’homme prudent bâtit sa maison, désigne Christ et sa Parole (Matt. 7, 24).

En Deutéronome 32, 31 et 37, les idoles sont mentionnées en revanche comme de faux rochers, qui ne sont que prétendument inébranlables. Dans son endurcissement par le péché, le cœur humain aussi est comparé au roc (Jér. 23, 29; Luc 8, 13).


Ronces : voir « épines »


Rosée

La rosée est une vapeur d’eau qui, par la condensation de l’humidité atmosphérique, se dépose sous la forme de fines gouttelettes, et joue un rôle important pour l’agriculture dans les régions climatiques arides (1 Rois 17, 1). Dans l’Ecriture sainte, la rosée est un don du ciel (Gen. 27, 28, 29; Deut. 33, 13, 28; Aggée 1, 10). De ce fait, elle est employée comme image du rafraîchissement et de la bénédiction (Deut. 32, 2; Ps. 133, 3). Le fait que la rosée tombe de nuit parle du temps actuel de l’absence du Fils de Dieu, période pendant laquelle Dieu dispense le réconfort aux siens.


Ruth

Ruth, la belle-fille moabite de Naomi, est une figure du résidu croyant futur d’Israël. La bénédiction de Dieu lui revient non pas en vertu de ses actes ou de ses mérites, mais seulement en vertu de la grâce souveraine de Dieu, ce qui s’exprime dans la confiance inconditionnelle en Boaz, le proche parent et celui qui a le droit de rachat (Ruth 2, 13). Ruth est introduite dans la généalogie de David et du Seigneur Jésus comme exemple vivant de cette grâce souveraine (Ruth 4, 21, 22; Matt. 1, 5).


S


Sabbat

Le sabbat (= samedi) est, selon les Saintes Ecritures, le septième jour de la semaine et signifie « repos ». Bien que le mot se trouve pour la première fois en Exode 16, 23, il est déjà fait mention du jour lui-même dans le récit de la création en Genèse 2, 1 à 3. Après avoir achevé toute son œuvre, Dieu sanctifia le septième pour se reposer. La signification de ce jour est ainsi déjà indiquée : c’est le repos après le travail. Dans la loi du Sinaï, le sabbat jouait un rôle important. Dans le quatrième commandement il est dit : « Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier. Six jours tu travailleras, et tu feras toute ton œuvre ; mais le septième jour est le sabbat consacré à l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucune œuvre, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ta bête, ni ton étranger qui est dans tes portes. Car en six jours l’Éternel a fait les cieux, et la terre, la mer, et tout ce qui est en eux, et il s’est reposé le septième jour ; c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat, et l’a sanctifié » (Ex. 20, 8-11). Tous les sept ans, il y avait de plus une année sabbatique (un sabbat d’années), au cours de laquelle il ne devait être ni semé, ni moissonné, afin que le pays de Canaan jouisse aussi de son repos ; puis après sept fois sept ans avait lieu, avec l’an cinquantième, l’année du Jubilé, dans laquelle chaque esclave recouvrait la liberté et toute possession vendue devait être restituée (Lév. 25, 1-24).

Le sabbat était une figure du repos de Dieu auquel Israël devait être associé s’il avait gardé la loi. Le commandement de garder le sabbat n’avait aucune signification morale ou éthique contrairement aux neuf autres commandements ; le garder était une simple question d’obéissance envers Dieu. C’est sans doute la raison pour laquelle le commandement d’observer le sabbat est mentionné plus souvent que les autres (Ex. 16, 23; 20, 8; 31, 13; 34, 21; 35, 2; Lév. 23, 3; Deut. 5, 12; Néh. 9, 14). Comme les Israélites ont été désobéissants, Dieu a juré dans sa colère : « S’ils entrent dans mon repos ! » (Ps. 95, 11). Pourtant un jour Dieu fera aussi entrer Israël dans son repos, toutefois non pas en vertu de leur conduite, mais en vertu de l’œuvre de Christ (Héb. 4, 1-11). Le vrai repos sabbatique pour Israël sera le règne millénaire qui aboutit dans l’éternité.

Alors que sous la loi, le repos de toute activité avait lieu le dernier jour de la semaine, la vie sous la grâce commence avec le premier jour de la semaine, jour qui a reçu une consécration particulière par la résurrection du Seigneur Jésus d’entre les morts. Il a été d’emblée reconnu et honoré comme le jour caractéristique du christianisme (cf. Jean 20, 19, 26). Tôt déjà, la cène du Seigneur avait lieu en ce jour-là, appelé aussi le « jour du Seigneur » (Actes 20, 7; Apoc. 1, 10). Le fait que dans le calendrier, depuis quelques années, le lundi fait fonction de premier jour de la semaine ne change rien à l’ordre biblique, selon lequel dimanche est le premier jour et samedi le dernier.


Sac (toile à sac)

Le sac, un tissu grossier fait de poil de chèvre ou de chameau ou d’un matériau végétal pour la fabrication de sacs, était porté, selon l’Ancien Testament, comme vêtement à même la peau dans les temps de deuil et de misère (Job 16, 15). La raison en était sans doute la couleur sombre et le tissu grossier qui devaient symboliser l’affliction et le renoncement à tout confort. Souvent, non seulement on se vêtait d’un sac, mais on déchirait ses vêtements, on jeûnait et on se répandait de la cendre sur la tête (1 Rois 21, 27; Esther 4, 1, 3; Ps. 69, 11, 12; Jonas 3, 5). Le sac était porté en public, mais aussi dans le secret (Gen. 37, 34; 2 Rois 19, 2; 1 Chron. 21, 16) ; pendant le siège de Samarie, le roi Joram avait un sac sur sa chair, sous ses vêtements (2 Rois 6, 30). Daniel portait le sac en signe d’humiliation et de repentance à cause des péchés de son peuple, qu’il confessait comme étant aussi les siens (Dan. 9, 3). Les prophètes font mention du sac comme expression de la douleur sous les jugements à venir sur Israël et sur toute la terre (És. 3, 24; 22, 12; Amos 8, 10; Apoc. 11, 3).


Sacrificateur, sacrificature

Le propos de Dieu était que son peuple Israël lui soit « un royaume de sacrificateurs, et une nation sainte » (Ex. 19, 6). En réalité, seule la tribu de Lévi a servi Dieu en relation avec sa demeure sainte, et seule une famille de cette tribu, la famille d’Aaron, a été désignée pour exercer la sacrificature. De plus, parmi les membres de cette famille, seuls ceux qui satisfaisaient à certaines exigences pouvaient être sacrificateurs (Lév. 21 ; 22). Pratiquement, il n’y avait dès lors qu’un petit nombre d’Israélites en mesure de servir comme sacrificateurs. Aaron, ou l’un de ses fils ou de ses descendants, était le souverain sacrificateur qui était le seul à pouvoir entrer une fois l’an, au grand jour des propitiations (fêtes de l’Éternel), dans le lieu très saint de la tente d’assignation, afin de faire propitiation pour lui-même et pour le peuple d’Israël (Lév. 16). Les sacrificateurs n’officiaient pas seulement en relation avec l’offrande des sacrifices, mais ils étaient aussi désignés pour discerner entre ce qui est saint et ce qui est profane, entre ce qui est pur et ce qui est impur, et par exemple aussi pour juger si la lèpre était déclarée ou non, et encore pour garder et pour enseigner la loi (Lév. 10, 10; Deut. 33, 10; Mal. 2, 7).

Dans le Nouveau Testament, tous les enfants de Dieu sont vus comme des sacrificateurs qui maintenant, en vertu de l’œuvre expiatoire de Christ, peuvent entrer avec une pleine liberté à travers le voile dans le sanctuaire de Dieu. Sur le plan pratique, les sacrificateurs représentent les enfants de Dieu qui sont habitués à se tenir dans sa présence sainte et dont la mission la plus noble est l’adoration (Jean 4, 21 et suiv. ; Héb. 13, 15; 1 Pierre 2, 5; Apoc. 1, 5). Dans l’épître aux Hébreux, le Seigneur Jésus est présenté comme notre Souverain Sacrificateur (Héb. 2, 17; 3, 1; 5, 1-10, 22).


Sacrifice, offrande

Dans l’Ancien Testament, les sacrifices jouent un grand rôle. Le premier sacrifice mentionné est celui d’Abel en Genèse 4, 4. La demande étrange de Dieu d’offrir Isaac en holocauste, en Genèse 22, demande qui représentait pour Abraham l’épreuve suprême de sa foi, est une belle image, quand bien même imparfaite, du don du Fils unique de la part de Dieu « qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous » (Rom. 8, 32).

La loi du Sinaï contenait de multiples ordonnances touchant les offrandes. Par ce moyen les Israélites devaient être conscients, chaque fois qu’ils apportaient un sacrifice à Dieu, qu’ils avaient mérité la mort à cause de leurs péchés et que l’animal innocent devait mourir à leur place. Les nombreux sacrifices qui aujourd’hui paraissent « cruels » et tout le sang versé trouvent là leur explication. À cela s’ajoute cependant le fait – et c’est là l’essentiel – qu’à la lumière du Nouveau Testament nous devons considérer tous les sacrifices de l’Ancien Testament qui ont été offerts à Dieu comme types de « l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 10, 10). L’œuvre rédemptrice du Seigneur Jésus est si grande que plusieurs types différents étaient nécessaires pour la faire comprendre. C’est pourquoi Dieu avait prévu dans la loi du Sinaï les sacrifices suivants :

1. l’holocauste, qui évoque le sacrifice parfait de Christ pour Dieu,

2. l’offrande de gâteau, une image de sa vie de perfection,

3. le sacrifice pour le péché et le sacrifice pour le délit, qui parlent des souffrances expiatoires de Christ,

4. le sacrifice de prospérités qui, comme repas en commun dans le peuple de Dieu, montre la vraie communion en vertu de l’œuvre de Christ.

Parmi ces sacrifices, il y a lieu de distinguer entre les offrandes ordonnées par Dieu qui devaient être présentées en des temps ou des occasions déterminés, et les sacrifices volontaires ou nécessaires qui étaient offerts par les Israélites individuellement ou par le peuple. Le premier groupe de sacrifices parle de l’œuvre proprement dite du Seigneur Jésus, qu’il a accomplie une fois pour toutes et qui n’aura jamais besoin d’être répétée. À ce groupe appartiennent notamment l’holocauste continuel (Ex. 29, 38-46) en vertu duquel Dieu pouvait habiter au milieu de son peuple, puis les sacrifices offerts une fois l’an au grand jour des propitiations (Lév. 16) et les différents sacrifices aux jours des fêtes de l’Éternel (Nomb. 28 ; 29). En revanche, les sacrifices que les Israélites apportaient volontairement ou pour une cause déterminée (péchés) expriment en image notre appréciation personnelle de l’œuvre de Christ à la croix de Golgotha. Et il y a là presque toujours gradation dans l’importance des sacrifices en rapport avec la capacité ou la responsabilité de l’individu (Lév. 1, 3, 10, 14; 2, 1, 4, 5, 7; 3, 1, 6, 12; 4, 1, 13, 22, 27; 5, 6, 7, 11). En Lévitique 1 à 7 nous trouvons un tableau détaillé de ces sacrifices individuels. Il commence par l’holocauste volontaire, image de l’adoration, et se termine par le sacrifice volontaire de prospérités, expression de la vraie communion en Christ.

Outre cela, il y avait des sacrifices particuliers tels que l’offrande tournoyée (Ex. 29, 24), qui était présentée devant Dieu avec les mains pour lui montrer la beauté de ce qui était offert ; l’offrande élevée qui était « levée » comme une sorte d’impôt volontaire ou qui servait à l’entretien des Lévites et des sacrificateurs (Ex. 25, 2; Nomb. 15, 19) ; et la libation qui était faite de vin et qui, à la fin d’un sacrifice par feu, était versée sur le tout (Gen. 35, 14; Ex. 29, 40). Paul considérait le terme de son service et sa mort comme une libation (Phil. 2, 17; 2 Tim. 4, 6).

Hormis le sacrifice du Seigneur Jésus qu’il a offert à la croix de Golgotha pour nos péchés (Héb. 10, 10, 14), le Nouveau Testament connaît aussi les sacrifices spirituels de louanges et d’adoration des rachetés (Héb. 13, 15; 1 Pierre 2, 5) qui peuvent maintenant s’approcher de Dieu comme des sacrificateurs. Les « sacrifices spirituels » des croyants aujourd’hui, de même que les sacrifices typiques de l’Ancien Testament, parlent de l’œuvre de Christ. Les dons matériels sont aussi appelés des sacrifices (Phil. 4, 16-18; Héb. 13, 16). Enfin nous sommes exhortés à présenter nos corps à Dieu en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu (Rom. 12, 1). De même les Lévites étaient offerts à Dieu en offrande tournoyée (Nomb. 8, 15).


Sacrifice de prospérités

Le sacrifice de prospérités (hébr. schelem) était le seul sacrifice duquel chaque Israélite pouvait en principe manger, à condition de ne pas être souillé (Lév. 3 ; 7, 11-36). Il est un type de la communion fondée sur l’œuvre de Christ. La graisse du sacrifice de prospérités était fumée sur l’autel, elle était le « pain de Dieu ». Le sacrificateur recevait la poitrine et l’épaule droite de l’animal ; celui qui présentait le sacrifice et, avec lui, tout Israélite pur pouvaient en manger les autres morceaux. En 1 Corinthiens 10, 18, cette communion établie en mangeant le sacrifice de prospérités est comparée à notre communion à la Table du Seigneur ; d’un autre côté, aux versets 19 et 20, ce qui est sacrifié aux idoles est mentionné comme exemple négatif de la communion avec les démons. Ainsi donc le sacrifice de prospérités est un type de la communion dont les croyants peuvent jouir en vertu du sacrifice de Christ, communion qui aussi s’exprime dans un repas tout à fait particulier, c’est-à-dire à la Table du Seigneur.


Sacrifice pour le délit

Le sacrifice pour le délit, qui est décrit en Lévitique 5, 6 et 14 à 26 ainsi qu’au chapitre 7, versets 1 à 7, était une forme particulière du sacrifice pour le péché (Lév. 5, 6; 7, 7). L’Israélite devait le présenter lorsqu’il avait entendu la voix d’adjuration, touché une chose impure, juré légèrement, commis une infidélité dans les choses saintes de l’Éternel, transgressé un commandement de l’Éternel ou administré infidèlement ce qui lui avait été confié. L’essentiel dans le sacrifice pour le délit était la confession du péché (Lév. 5, 5), la restitution de la chose détournée en y ajoutant un cinquième par-dessus (v. 16, 24), l’offrande du sacrifice et le pardon qui en résultait (v. 16, 26). Le sacrifice pour le délit le plus fréquent était le bélier sans défaut (v. 15, 18, 25). Tous les mâles d’entre les sacrificateurs devaient manger le sacrifice pour le délit dans un lieu saint (chap. 7, v. 6).

Comme le sacrifice pour le péché, le sacrifice pour le délit parle aussi de l’œuvre expiatoire de Christ. Il a porté en son corps sur la croix tous nos péchés et le juste châtiment de Dieu que nous avions mérité (És. 53, 5; 1 Pierre 2, 24). Ainsi tous ceux qui croient en lui sont sauvés pour l’éternité. Si, comme enfants de Dieu, nous commettons un péché et devons le confesser, nous n’avons pas besoin de retourner à la croix comme un pécheur perdu. Cela nous l’avons fait une fois pour toutes à notre conversion. Cependant nous devons chaque fois être conscients du prix que notre Rédempteur a dû payer pour notre délivrance. Telle est la signification du sacrifice pour le délit (cf. 1 Jean 2, 1, 2).

La restitution de la chose volée augmentée de 20% est aussi importante. Si nous avons péché contre notre frère, notre sœur ou contre notre prochain, la confession devant Dieu ne suffit pas. Nous devons confesser la faute également devant les hommes, et cela d’une manière qui soit pleinement satisfaisante, c’est-à-dire en rendant plus que ce que nous avons « volé ». Les sacrificateurs, qui offraient le sacrifice pour le délit, devaient le manger, c’est-à-dire s’identifier avec ce péché en ayant conscience de l’œuvre expiatoire nécessaire pour cela. C’est le symbole de l’humiliation de ceux qui s’occupent du péché au milieu du peuple de Dieu et qui contribuent à la restauration de celui qui a péché.


Sacrifice pour le péché

Comme le sacrifice pour le délit, le sacrifice pour le péché (hébr. chattath) prescrit par la loi du Sinaï a un caractère particulier parce que, à la différence de l’holocauste, de l’offrande de gâteau et du sacrifice de prospérités, il est une figure de la mort en substitution pour le péché. Dans l’Ancien Testament, le sacrifice pour le péché le plus important était offert au grand jour des propitiations (fêtes de l’Éternel ; Lév. 16). Cette fête avait lieu une fois l’an et est ainsi un type de « l’offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes » (Héb. 9, 6-12; 10, 10).

De plus, les Israélites qui avaient péché devaient offrir un sacrifice pour le péché ; ce dernier était plus important pour les sacrificateurs et les chefs que pour « quelqu’un du peuple du pays », parce que leur responsabilité était plus grande (Lév. 4). Lorsqu’un chrétien commet un péché, il ne retombe certes pas dans l’état d’un pécheur perdu, mais demeure un enfant de Dieu. Par conséquent il ne doit pas retourner à la croix comme un pécheur perdu, mais il sait par la parole de Dieu que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous pardonner nos péchés et nous purifier de toute iniquité » ; car il nous est accordé de savoir que le Seigneur Jésus est notre avocat auprès du Père, et qu’il est la propitiation pour nos péchés (1 Jean 1, 9; 2, 2). Telle est la signification du sacrifice pour le péché en Lévitique 4.


Salomon

Le fils de David et de Bath-Shéba, dont le nom signifie « pacifique » (1 Chron. 22, 9), a régné quarante ans sur Israël (1 Rois 1 - 12; 2 Chron. 1 - 9). De même que Joseph et Benjamin, Moïse et Aaron et les deux boucs offerts en sacrifice au grand jour des propitiations (fêtes de l’Éternel), David et Salomon sont des doubles types de Christ. En Matthieu 12, 39 à 42, le Seigneur Jésus cite d’abord les trois jours et les trois nuits que Jonas a passés dans le ventre du cétacé comme « signe » de sa mort et de sa résurrection, puis il mentionne Salomon dont il dit : « Voici, il y a ici plus que Salomon ». Par la gloire de son règne de paix, par ses richesses et sa sagesse, Salomon est un type de Christ comme Souverain du royaume millénaire, tandis que David représente le roi choisi de Dieu mais rejeté. Toutefois nous voyons très distinctement chez Salomon que les types ne peuvent représenter que certains traits, car vers la fin de sa vie, il a méprisé à maints égards les pensées de Dieu qui l’avait si richement béni.


Sandale, chaussure

Dans l’Antiquité, les chaussures étaient le plus souvent des sandales. De même que le pied, la chaussure ou la sandale parlent aussi, dans plusieurs passages de l’Ecriture sainte, de la conduite morale de l’homme, spécialement du croyant (Deut. 29, 5; Cant. 7, 1; Luc 15, 22). Les pieds chaussés indiquent le fait d’être prêt (Ex. 12, 11; Éph. 6, 15). Marcher nu-pieds parle d’abaissement et d’humiliation (2 Sam. 15, 30; És. 20, 2, 4). Se déchausser était un signe de respect ou d’adoration. Moïse et Josué ont dû ôter leurs sandales dans la présence de Dieu (Ex. 3, 5; Josué 5, 15). Etant donné qu’il n’est pas fait mention des chaussures dans les ordonnances relatives aux vêtements sacerdotaux (Ex. 28), il est vraisemblable que les sacrificateurs remplissaient leurs fonctions dans le sanctuaire les pieds nus. Le fait d’ôter sa sandale pouvait être aussi un élément d’un acte juridique (Deut. 25, 9; Ruth 4, 7; cf. Ps. 60, 8).


Sang

Le sang, qui joue un rôle particulier dans la Bible, est le symbole de la vie (naturelle). Dieu, le Créateur, est la source de la vie et a tous les droits sur elle. C’est pourquoi il a été défendu à l’homme, après le déluge, de tuer ses semblables ou de manger du sang (Gen. 9, 4-7). Ces commandements ont été répétés à l’occasion du don de la loi à Israël (Ex. 20, 13; Lév. 17, 10), et les mêmes principes valent aussi pour les chrétiens (Actes 15, 20).

L’effusion de sang lors des sacrifices dans l’Ancien Testament parle en type du don de la vie et de l’expiation qui en découle (Lév. 17, 11), car sans effusion de sang il n’y a pas de rémission (Héb. 9, 22). Par le péché, c’est-à-dire par sa désobéissance envers Dieu, l’homme a mérité la mort, car les gages du péché c’est la mort (Gen. 2, 17; Rom. 6, 23). Le Seigneur Jésus, lui le seul homme sans péché, n’avait pas mérité la mort. Pourtant il est mort et par le don de sa vie parfaite et sans péché, il a annulé la mort et a fait luire la vie et l’incorruptibilité (Jean 19, 34; 2 Tim. 1, 10). Par ce moyen, il a délivré de la puissance de la mort tous ceux qui maintenant croient en son œuvre rédemptrice. Le pécheur est racheté par le sang précieux de Christ, l’agneau sans défaut et sans tache, et non par de l’or ou de l’argent (1 Pierre 1, 18, 19). Le sang des sacrifices dans l’Ancien Testament ne pouvait pas non plus opérer un véritable pardon des péchés pour l’Israélite ; « il y a dans ces sacrifices, chaque année, un acte remémoratif de péchés » (Héb. 10, 3, 4).

L’effusion du sang d’un homme caractérise aussi une mort violente, ainsi que le montrent Genèse 4, 10, Hébreux 12, 24 et plusieurs autres passages.


Sara

Sara (hébr. « princesse ») était la femme d’Abraham. Après un long temps d’attente, alors qu’humainement parlant il n’y avait plus aucune espérance, elle a enfanté son fils unique Isaac selon la promesse de Dieu. Galates 4, 22 à 24 nous enseigne qu’Isaac, contrairement à Ismaël, le fils qui naquit avant lui de l’esclave d’Abraham, est né de la femme libre. De plus, Ismaël est né « selon la chair », c’est-à-dire d’une manière naturelle, alors qu’Isaac était un fils de la promesse (Gen. 17, 15 et suiv.). Agar est vue comme figure de la loi que Dieu a donnée au peuple d’Israël en Sinaï, et son fils Ismaël, comme image des Israélites sous la servitude de la loi. En revanche, Sara est identifiée avec la « Jérusalem d’en haut » qui est caractérisée par la liberté, mais aussi par la grâce de Dieu et la foi des rachetés.

En Genèse 23, la mort de Sara est une figure de la mise de côté temporaire du peuple d’Israël (cf. Rom. 11, 25), à laquelle succède, au chapitre 24, l’appel de l’épouse (Rebecca) pour le fils unique Isaac.


Sauterelles

Aujourd’hui encore, les sauterelles sont un terrible fléau des pays tropicaux. Par la dimension prodigieuse de leurs nuées et leur voracité, elles peuvent ravager toute une contrée en très peu de temps. Aussi les grandes armées sont-elles souvent comparées aux nuées de sauterelles (Juges 6, 5; 7, 12; Nahum 3, 17). En Apocalypse 9, 3 et suivants, l’image des sauterelles parle d’une énorme puissance dévastatrice, qui sort de l’abîme (cf. Jér. 51, 27).

Selon la loi du Sinaï, les sauterelles faisaient partie des animaux purs qui pouvaient être mangés (Lév. 11, 21 et suiv. ; Matt. 3, 4). D’entre tous les petits animaux (« d’entre tous les reptiles volants qui marchent sur quatre pieds »), seuls « ceux qui ont, au-dessus de leurs pieds, des jambes avec lesquelles ils sautent » étaient permis, c’est-à-dire ceux qui sont capables de s’élever spirituellement au-dessus de l’impureté de la terre qui gît sous la malédiction du péché. En Proverbes 30, 27, les sauterelles peuvent par conséquent être vues comme une figure des croyants qui sont conduits par la puissance invisible du Saint Esprit.


Sceau

Depuis les temps les plus reculés de l’humanité, les sceaux servent de signes distinctifs et de marques d’authentification ; on les emploie aussi pour fermer des écrits ou des récipients afin de les protéger contre toute violation. L’apposition d’un sceau ou la fermeture par un sceau ne sont effectuées le plus souvent que pour des choses importantes ou de valeur. Dans l’Ecriture sainte, le sceau parle symboliquement de l’approbation de Dieu. Nous en trouvons la signification la plus élevée en relation avec le Fils de Dieu, devenu Homme, qui a été scellé, c’est-à-dire pleinement approuvé, par son Père (Jean 6, 27). Cela eut lieu au Jourdain, lorsque le Saint Esprit descendit d’une manière visible sur le Fils de l’homme sous la forme d’une colombe et qu’une voix vint du ciel disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Matt. 3, 16, 17). Pour le croyant aussi, le fait d’être scellé du Saint Esprit a une grande importance (2 Cor. 1, 22; Éph. 1, 13; 4, 30). C’est la part de celui qui a accepté pour lui-même, par la repentance et par la foi, l’évangile du salut en Christ, comme signe de la position d’enfant de Dieu et du salut assuré pour l’éternité. Lors de la grande tribulation également, après l’enlèvement de l’épouse, Dieu scellera un nombre complet de 144 000 justes de son peuple terrestre, Israël (Apoc. 7, 3, 4).


Sceptre, bâton

Le sceptre est à l’origine un bâton qui est devenu le symbole de l’homme au pouvoir comme souverain ou haut magistrat (Gen. 49, 10; Ps. 2, 9; 45, 6; 110, 2). L’action de tendre le sceptre d’or, en Esther 4, 11, est le signe de la grâce royale.


Scorpion

Les scorpions qui vivent dans les régions tropicales et subtropicales, et qui appartiennent à la famille des araignées, peuvent atteindre jusqu’à 18 cm de longueur. Ils sont pourvus d’antennes semblables à des pinces d’écrevisse et d’un aiguillon venimeux au bout de la queue. La piqûre est douloureuse, voire dangereuse chez quelques espèces. Le fait que le scorpion, comme animal nocturne, se tient caché de jour et qu’il répand son poison avec la queue lui a valu la réputation d’une créature méchante et sournoise. C’est ainsi que doivent être comprises les images employées dans la Bible (Deut. 8, 15; Apoc. 9, 3, 5, 10).


Sel

Dans l’Antiquité, le sel était un produit important pour l’assaisonnement et la conservation des aliments. Le sel a une saveur forte, mais il conserve et préserve ce qui est bon et empêche la pourriture et la corruption. Dans l’Ancien Testament, le « sel de l’alliance » devait, selon l’ordonnance de Dieu, être présenté sur toutes les offrandes (Lév. 2, 13). Le sel est une figure appropriée de la puissance divine, sanctifiante et protectrice, qui doit être manifestée en nous. En Marc 9, 51, le Seigneur dit à ses disciples : « Ayez du sel en vous-mêmes, et soyez en paix entre vous ». Paul écrit aux Colossiens : « Que votre parole soit toujours dans un esprit de grâce, assaisonnée de sel » (Col. 4, 6). Le sel est une substance insignifiante, discrète ; il produit cependant un effet puissant. Celui-ci ne se discerne pas d’emblée à l’extérieur, mais s’accomplit davantage dans le secret, et se manifeste avec le temps.

Le sel connu dans l’Antiquité ne possédait pas la pureté du sel de cuisine moderne. Spécialement le sel extrait de la mer Morte contenait des mélanges importants d’autres minéraux. S’il devenait trop humide en raison d’un stockage prolongé et inapproprié, le sel de cuisine pouvait être délavé. De ce fait, il devenait insipide, il avait « perdu sa saveur », parce qu’il ne restait que les composants sans valeur qui devaient alors être jetés dehors pour être négligemment foulés aux pieds par les hommes (Matt. 5, 13). Ainsi Jérusalem, la ville qui a rejeté son propre roi, « sera foulée aux pieds par les nations » (Luc 21, 24). De même, la chrétienté, qui des siècles durant a détenu le message de la grâce et du salut en Christ, reniera Dieu et connaîtra son jugement.


Semence : voir « semer »


Semer, semeur, semence

Dans les paraboles du semeur et de l’ivraie parmi le froment, la semence répandue dans le champ est une figure de la proclamation de la parole de Dieu, spécialement de l’Évangile (Matt. 13, 3-30, 36-43; Marc 4, 14; Luc 8, 11). Le Seigneur Jésus est ici le semeur qui fait connaître la semence de la parole de Dieu non plus seulement à son peuple Israël, qui l’a rejeté, mais au monde entier (Matt. 13, 38). Comme les épîtres du Nouveau Testament nous l’expliquent, la parole de Dieu est la semence par laquelle un homme est régénéré (Jacq. 1, 18; 1 Pierre 1, 23). Le fait que dans la seconde parabole mentionnée « les fils du royaume » sont désignés comme « la bonne semence » n’est pas en contradiction avec ce qui précède. Déjà dans son exposé de la parabole du semeur, le Seigneur Jésus établit une étroite relation entre le message annoncé et ceux qui l’entendent (Matt. 13, 18, 19; cf. v. 20, 22, 23). Les personnes qui acceptent la parole de Dieu par la foi sont des témoins vivants de cette bonne nouvelle.

Dans la parabole du grain de blé, le Seigneur Jésus est lui-même la semence qui doit mourir pour porter beaucoup de fruit, un fruit qui correspond dans son caractère au grain de blé tombant en terre (Jean 12, 24; cf. Ps. 126, 6).

L’ensevelissement du croyant est aussi comparé à la semence tombant en terre. Le corps mortel est le grain de blé et le corps ressuscité en gloire est pour ainsi dire le fruit glorieux, le résultat éternel (1 Cor. 15, 35-44).


Semeur : voir « semer »


Sept

C’est le chiffre de la perfection divine et spirituelle. Dieu a achevé son œuvre de la création au septième jour et il s’est reposé le septième jour (Gen. 2, 1-3). La fête des pains sans levain durait sept jours (Ex. 12, 15). Le chandelier d’or dans le lieu saint avait sept lampes (Ex. 25, 37). En Israël il y avait sept fêtes de l’Éternel (Lév. 23). Sept fruits du pays de Canaan sont énumérés (Deut. 8, 8). Dans le Nouveau Testament, Dieu est nommé sept fois le « Dieu de paix » (Rom. 15, 33; 16, 20; 1 Cor. 14, 33; 2 Cor. 13, 11; Phil. 4, 9; 1 Thess. 5, 23; Héb. 13, 20). En Apocalypse 1, 4, le Saint Esprit est appelé les « sept Esprits », appellation qui revient au chapitre 4 (v. 5) dans les sept lampes de feu (la sainteté) et au chapitre 5 (v. 6) dans les sept yeux (l’omniscience). Déjà en Ésaïe 11, 2, sept différents caractères du Saint Esprit sont cités.

Le nombre sept est particulièrement fréquent en rapport avec le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu. Dans sa vie terrestre, il est vu sept fois à Jérusalem, la ville de Dieu (Luc 2, 22, 42; Matt. 4, 5; Jean 2, 23; 5, 1; 7, 10; Matt. 21, 1). Sept fois il est appelé par Dieu « mon Fils bien-aimé » (Matt. 3, 17; 17, 5; Marc 1, 11; 9, 7; Luc 3, 22; 9, 35; 2 Pierre 1, 17). Sept paroles du Seigneur Jésus sur la croix sont rapportées dans la Bible (Luc 23, 34, 43; Jean 19, 26 et 27, 28; Matt. 27, 46; Luc 23, 46; Jean 19, 30). Dans l’évangile selon Marc, il est désigné sept fois comme étant le Fils de Dieu (Marc 1, 1, 11; 3, 11; 5, 7; 9, 7; 14, 61; 15, 39). Sept miracles du Seigneur Jésus sont relatés dans l’évangile selon Jean (chap. 2: l’eau devenue du vin ; chap. 4 : le fils du seigneur de la cour ; chap. 5 : le paralytique du réservoir d’eau de Béthesda ; chap. 6 : la multiplication des pains pour les 5000; chap. 9 : l’aveugle-né ; chap. 11 : la résurrection de Lazare ; chap. 21 : la pêche miraculeuse). Il dit sept fois en Jean 6 qu’il est descendu du ciel (v. 32, 33, 38, 41, 50, 51, 58; au verset 42 ce sont les Juifs qui le disent). Dans la seconde épître à Timothée, l’expression « dans le Christ Jésus » se retrouve sept fois (1, 1, 9, 13; 2, 1, 10; 3, 12, 15). En Apocalypse 1 à 3, l’Église est représentée par l’image des sept lampes et l’histoire de la chrétienté, par les sept épîtres aux assemblées ; puis les différents jugements sur la terre sont introduits, respectivement par sept sceaux (chap. 6 - 8), sept trompettes (chap. 8 - 11) et sept coupes (chap. 15 ; 16). En Apocalypse 5, 6, l’Agneau de Dieu est vu avec sept cornes (la toute-puissance) et sept yeux (l’omniscience). Le mot « bienheureux » se trouve sept fois dans ce livre (Apoc. 1, 3; 14, 13; 16, 15; 19, 9; 20, 6; 22, 7, 14).


Séraphins : voir « animaux (symboliques) »


Serpent

Dans la Bible, le serpent est dès le commencement le symbole du diable. Dans le jardin d’Eden, il s’agissait certes d’un véritable serpent ; nous pouvons le voir dans le fait qu’il a été plus tard condamné par Dieu à ramper sur son ventre (Gen. 3, 1, 14) ; il n’était cependant que l’instrument de Satan, ainsi que le montre au verset 15 la prédiction de Dieu accomplie par la mort de Christ à la croix : « Et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon » (cf. Rom. 16, 20; 2 Cor. 11, 3; Héb. 2, 14). En Apocalypse 12, 9, 14, 15 et 20, 2, Satan est appelé « le serpent (ancien) ». Le fait que le diable n’est pas encore complètement éliminé pendant le Millénium est confirmé dans l’Ancien Testament par la prophétie selon laquelle le serpent mangera encore la poussière, alors que tous les autres animaux manifesteront un comportement paisible (És. 65, 25).

Plusieurs lecteurs de la Bible ressentent une difficulté devant le fait qu’un serpent d’airain ou de cuivre, élevé par Moïse, sur l’ordre de Dieu, sur une perche, sauvait de la mort les Israélites mordus par les serpents brûlants (Nomb. 21, 6-9) ; en effet, le Seigneur Jésus applique à lui-même l’image du serpent d’airain : « Comme Moïse éleva le serpent dans le désert, ainsi il faut que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3, 14, 15). Nous en trouvons l’explication en 2 Corinthiens 5, 21, où nous lisons que « Celui qui n’a pas connu le péché, Dieu l’a fait péché pour nous, afin que nous devenions justice de Dieu en lui ». La « racine du serpent », image de la maison royale de David, et le « serpent brûlant qui vole », image du Messie en gloire qui châtiera la Philistie, sont aussi des symboles des instruments de la malédiction de Dieu sur ses ennemis (És. 14, 29).


Servante : voir « serviteur »


Serviteur, servante, esclave

Aussi bien en hébreu qu’en grec, il y a plusieurs mots pour le concept de « serviteur ». Le plus souvent, c’est à l’esclave serf qu’il est fait allusion (hébr. eved, grec doulos). La désignation « ton serviteur » était fréquemment utilisée pour exprimer l’humilité et la soumission (Gen. 32, 4). La relation entre le serviteur appelé à obéir et à servir, et son maître, comme image de la relation de l’homme avec Dieu, se trouve dans toute la Parole. Abraham dit à Dieu qu’il a d’emblée reconnu dans le groupe des trois hommes qui sont venus vers lui : « Seigneur, si j’ai trouvé grâce à tes yeux, ne passe point outre, je te prie, d’auprès de ton serviteur » (Gen. 18, 3). L’homme est créé afin de reconnaître son Créateur comme autorité et afin d’accomplir sa volonté dans la foi et dans l’obéissance. Cela, tous les croyants de l’Ancien Testament l’ont discerné. Cependant le premier couple a désobéi et par là s’est placé dans la dépendance et sous l’esclavage du séducteur. Même la loi donnée par Dieu ne pouvait pas délivrer d’une telle misère, parce qu’elle présentait bien à l’homme le droit chemin, mais elle ne lui donnait aucune force pour y marcher. C’est ainsi que l’homme sous la loi est tombé dans une autre sorte de servitude. Il n’y a pour lui aucun moyen d’échapper à l’esclavage.

Ce n’est que par la venue du Seigneur Jésus que les formes de la servitude sous la loi (Gal. 4, 24) et de la domination du péché (Rom. 6, 17; Tite 3, 3) sont manifestées. Seul le Fils peut rendre réellement libre (Jean 8, 36). Il s’est abaissé lui-même volontairement et s’est fait le parfait Serviteur de Dieu, prenant la forme d’esclave et étant devenu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix (Phil. 2, 5-8), afin qu’en vertu de son œuvre, tous ceux qui croient en lui soient affranchis de l’esclavage du péché et de la loi pour servir Dieu. Le croyant est maintenant esclave de Dieu et de Christ (Rom. 6, 22; Éph. 6, 6). Que le chrétien soit affranchi de la servitude pour obéir à Dieu et pour faire sa volonté ne présente donc aucune contradiction !


Sinaï

Dans l’Ancien Testament, le nom de Sinaï (hébr. « garni de pointes, montagne des écueils ») désigne aussi bien un désert qu’une montagne (Ex. 19, 1, 11) ; cette dernière est aussi appelée Horeb (hébr. « désert », Ex. 3, 1; 17, 6). C’est là que le peuple d’Israël a reçu la loi de Dieu par l’intermédiaire de Moïse. C’est pourquoi, dans la parole de Dieu, ce lieu représente parfois la loi et la sainteté de Dieu dont elle est l’expression (Juges 5, 5; Ps. 68, 8, 17). En Galates 4, 24, 25, Agar, l’esclave de Sara, est comparée à la montagne de Sinaï, c’est-à-dire à la servitude de la loi, et cela par contraste avec la merveilleuse liberté dans laquelle nous sommes placés par la foi en Christ (cf. Gal. 5, 1).


Sion

La forteresse des Jébusiens, que David a prise et appelée « ville de David », était située sur le versant sud de la montagne du temple (2 Sam. 5, 7). Après le transport de l’arche de l’alliance de ce lieu dans le temple qui venait d’être construit, l’enceinte du temple a aussi été appelée Sion (1 Rois 8, 1; Ps. 9, 11; 76, 2), puis finalement – principalement dans le langage poétique – toute la ville de Jérusalem (Ps. 48, 2; 69, 35). La ville même est nommée « fille de Sion » (2 Rois 19, 21; És. 1, 8; Zach. 9, 9), et ses habitantes « filles de Sion » (Cant. 3, 11; És. 3, 16). Le nom de Sion est souvent employé au sens figuré pour désigner la grâce souveraine de Dieu qui se manifeste dans la délivrance de son peuple (Ps. 14, 7; 20, 2; 51, 18; 102, 13). Pendant le Millénium, Sion sera le siège terrestre de l’autorité royale du Messie et le centre de la bénédiction sur la terre (És. 52, 1-8; 60, 14). Elle est l’image du repos de Dieu sur la terre, à la différence de la « nouvelle Jérusalem », type de l’Assemblée dans la gloire (Apoc. 21, 2), et de la « Jérusalem céleste », représentant la part commune et éternelle de tous les croyants de tous les temps (Héb. 11, 10; 12, 22), qui sera pour ainsi dire la capitale céleste du royaume tout entier. Sion n’est par conséquent jamais employée dans l’Ecriture sainte comme type de l’Assemblée.


Six

Six est le chiffre de l’homme, de son travail et de ses peines, mais aussi de son imperfection et de sa faiblesse. La création a été formée en six jours, et Dieu a commandé à son peuple Israël de travailler six jours et de se reposer le septième, comme il l’avait fait (Gen. 2, 1-3; Ex. 20, 9). En relation avec le pays d’Égypte, figure du monde, six aliments sont énumérés (Nomb. 11, 5). Le géant Goliath était haut de six coudées et un empan (1 Sam. 17, 4), et la statue d’or du roi Nebucadnetsar avait une hauteur de soixante coudées et une largeur de six coudées (Dan. 3, 1). Nous voyons l’apogée de l’aveuglement et de l’orgueil de l’homme dans le nombre de la bête : 666 (Apoc. 13, 18).


Sodome et Gomorrhe

Les villes de Sodome et Gomorrhe (ainsi qu’Adma et Tseboïm), situées dans la région sud de la mer Morte, ont été jugées directement par Dieu en raison de leurs péchés et détruites par le soufre et le feu qu’il fit pleuvoir des cieux (Gen. 19 ; Deut. 29, 23). Dans la Bible, elles sont les symboles de la dépravation morale (Gen. 13, 13; És. 1, 10; 3, 9; Ézéch. 16, 49; Jude 7). Le caractère soudain et complet de la destruction de Sodome et Gomorrhe est toujours placé devant les hommes comme avertissement du jugement à venir (És. 13, 19; Matt. 11, 23, 24; Luc 17, 29, 30; 2 Pierre 2, 6).


Soldat

L’image du soldat (ou du combattant, grec stratiôtés) est employée dans le Nouveau Testament en relation avec un aspect particulier de la vie de la foi. Deux choses sont dites du soldat de Christ : il doit prendre sa part des souffrances et il ne doit pas s’embarrasser dans les affaires de la vie afin qu’il plaise à celui qui l’a enrôlé (2 Tim. 2, 3, 4). Le combat qu’il est appelé à livrer n’est pas contre la chair et le sang, et ses armes ne sont pas charnelles, mais il s’agit d’un combat d’ordre spirituel. Paul appelait Épaphrodite son compagnon d’armes dans le combat de l’Évangile (Phil. 2, 25).


Soleil

Le soleil, que Dieu a créé le quatrième jour de la création comme « le grand luminaire pour dominer sur le jour » (Gen. 1, 16), représente, avec sa lumière et sa chaleur, un des fondements de la vie sur la terre. Il prend par conséquent une place significative, au sens propre et au sens figuré, dans la parole de Dieu ; nous le voyons déjà dans la vie de Jacob sur qui le soleil s’est « couché » lorsqu’il a quitté le pays de Canaan et ne s’est « levé » à nouveau qu’à son retour « comme il passait Peniel » (Gen. 28, 11; 32, 31). Au Psaume 84, 11, Dieu se nomme lui-même « un soleil et un bouclier », c’est-à-dire comme lumière de la vie et protection contre les dangers.

Dans le langage prophétique, le soleil est un symbole du Fils de l’homme glorifié qui exercera la domination en son jour, lorsque la nuit de son absence sera passée. Déjà Malachie 4, 2 l’annonce comme le soleil de justice pour ceux qui craignent le nom de l’Éternel. Dans le Nouveau Testament le soleil est nommé plusieurs fois en relation avec le Seigneur Jésus comme Fils de l’homme (Matt. 17, 2; Apoc. 1, 6; 10, 1). Quand, devant les portes de Damas, Saul de Tarse a été amené à la conversion par « une lumière plus éclatante que la splendeur du soleil », nous pouvons certes y voir une allusion au fait que le Seigneur s’est révélé à ce vase d’élection non seulement comme le Fils de l’homme glorifié, mais aussi comme le Fils de Dieu (Actes 26, 13; cf. chap. 9, v. 20).

Dans d’autres passages des livres prophétiques, le soleil est généralement considéré comme un symbole des plus hautes autorités de ce monde (És. 13, 10; 24, 23; Apoc. 6, 12; 8, 12).


Sommeil, dormir, (s)’endormir

Le sommeil, une institution sage du Créateur, est un processus mystérieux, encore imparfaitement connu jusqu’à ce jour, de détente de tout l’organisme, qui tombe alors habituellement dans une telle immobilité qu’il en résulte une perte partielle de conscience. Dans la Bible, il est parlé non seulement du sommeil au sens propre, mais souvent aussi au sens figuré pour décrire divers états de l’homme.

Déjà dans l’Ancien Testament, la mort physique est comparée au sommeil et mourir au fait de s’endormir (Job 14, 12; Ps. 13, 3; Jér. 51, 39; cf. Matt. 27, 52). Il ne faut cependant pas en conclure que la Bible enseigne le soi-disant « sommeil des âmes ». Ainsi que Luc 16, 23; Philippiens 1, 23; Apocalypse 6, 9 et d’autres passages le montrent, l’âme humaine ne dort pas après la mort, mais possède une conscience éveillée. Seul le corps, qui repose dans la tombe, est considéré comme « dormant » (Dan. 12, 2). Quand le Seigneur Jésus viendra pour l’enlèvement des siens, les corps de tous les saints endormis seront ressuscités en gloire (cf. 1 Cor. 15, 51; 1 Thess. 4, 13 et suiv. ; 5, 10). Réunis à l’âme, qui entre-temps est « avec Christ » dans le paradis, nous serons ravis dans les nuées à la rencontre du Seigneur en l’air pour être alors avec lui pour toujours dans la maison du Père.

Le sommeil est aussi une image de la paresse spirituelle. Au lieu de veiller auprès de leur Seigneur, et avec lui, les disciples, dans les moments cruciaux de sa transfiguration sur la montagne et dans le jardin de Gethsémané, étaient accablés de sommeil (Luc 9, 32; 22, 45). Les dix vierges de la parabole se sont endormies pendant qu’elles attendaient l’époux (Matt. 25, 5). En Romains 13, 11, Éphésiens 5, 14 et 1 Thessaloniciens 5, 6, les croyants sont mis en garde contre le sommeil spirituel ou exhortés à se réveiller du sommeil. Le sommeil spirituel est un état de cœur indigne d’un chrétien. Il est une image du manque d’activité spirituelle qui n’est pas compatible avec des « fils du jour ». Par la nouvelle naissance, nous avons été transportés des ténèbres de la nuit dans la lumière du jour, et nous devons marcher comme « des fils du jour » et comme « des enfants de lumière ». Combien sérieuses sont dès lors ces paroles : « Réveille-toi, toi qui dors, et relève-toi d’entre les morts, et le Christ luira sur toi » (Éph. 5, 14) ! Un chrétien atteint de sommeil spirituel est un chrétien mondain qui se tient parmi ceux qui spirituellement sont morts et qui extérieurement ne se distingue guère de ceux-ci. Ce n’est pas sans raison que dans l’Antiquité on appelait le sommeil le « frère jumeau de la mort ».

Par « les autres », en 1 Thessaloniciens 5, 6, il faut entendre les incrédules auxquels nous ne devons pas ressembler. Ici donc, semblablement à la mort, le sommeil est aussi une image de l’éloignement de Dieu.


Souper : voir « repas »


Source : voir « puits »


Souverain sacrificateur, grand sacrificateur

Malgré l’importance de l’office, le titre de « souverain sacrificateur ou grand sacrificateur » n’apparaît pas souvent dans l’Ancien Testament. Aaron, le premier souverain sacrificateur du peuple d’Israël, n’est appelé que « sacrificateur ». L’office du souverain sacrificateur est résumé dans le Nouveau Testament par ces paroles : « Tout souverain sacrificateur… est établi pour les hommes dans les choses qui concernent Dieu » (Héb. 5, 1). Les vêtements du souverain sacrificateur révélaient la nature de son service, particulièrement la lame d’or pur de la tiare sur laquelle était gravé « Sainteté à l’Éternel » ; mais aussi les deux pierres d’onyx avec les noms des douze tribus d’Israël sur ses épaules et les douze pierres précieuses sur le pectoral de l’éphod : elles exprimaient que le souverain sacrificateur portait et représentait le peuple de Dieu avec puissance et amour devant un Dieu saint (Ex. 28, 9-12, 15-29, 36). Une fois l’an, au grand jour des propitiations, il entrait dans le lieu très saint de la tente d’assignation avec de l’encens et le sang du sacrifice pour le péché, pour faire propitiation (Lév. 16). Mais il bénissait aussi le peuple et intercédait pour lui (Lév. 9, 23; Nomb. 6, 22-27; 16, 46-48).

Dans le Nouveau Testament, le Seigneur Jésus, dans son service pour nous, est appelé notre souverain sacrificateur (Héb. 2, 17, 18). Il a accompli une fois pour toutes à la croix l’œuvre de la propitiation, qui est la réalisation du type du grand jour des propitiations (Héb. 7, 27; 9, 7, 11, 12; fêtes de l’Éternel), et il est maintenant dans le ciel où il intercède pour les siens (Héb. 2, 18; 4, 14-16; 7, 25). Le service actuel de notre parfait Souverain Sacrificateur auprès de Dieu n’a plus rien à faire avec le péché, mais s’exerce seulement en relation avec nos faiblesses. Il intercède pour nous afin que nous demeurions sur le chemin de la foi, gardés de déviations et de chutes. Si nous avons péché, il est notre avocat auprès du Père pour nous conduire à la confession et à la restauration de la pleine communion (1 Jean 2, 1). Christ, en Hébreux 3, 1, est appelé « l’apôtre (ou : « l’envoyé ») et le souverain sacrificateur de notre confession » ; ces deux désignations trouvent leurs modèles en Moïse et en Aaron.


Sud : voir « midi »


T


Tabernacle : voir « tente »


Table

Dans la Bible, la table est généralement une image de la nourriture, de la bénédiction et de la communion (Job 36, 16; Ps. 23, 5; 78, 19; 128, 3). Le Seigneur Jésus s’en sert pour la jouissance de la bénédiction dans l’éternité, lorsqu’il promet à ses disciples « qu’il se ceindra et les fera mettre à table, et, s’avançant, il les servira » (Luc 12, 37). Nous trouvons une image particulièrement belle en 2 Samuel 9, où il est dit plusieurs fois que le pauvre Mephibosheth, objet de la bonté de David, mangeait continuellement à la table du roi. La nourriture et la communion y sont clairement exprimées.

La première table mentionnée dans la Bible est celle des douze pains de proposition dans la tente d’assignation (Ex. 25, 23-30). Elle était faite de bois de sittim et plaquée d’or. Par ces pains, les douze tribus d’Israël étaient représentées symboliquement devant Dieu dans le sanctuaire. Aussi bien Dieu que les sacrificateurs avaient continuellement l’ensemble du peuple de Dieu devant les yeux.

En Malachie 1, 7, 12, l’autel de l’holocauste est appelé la table de l’Éternel (ou du Seigneur). La même expression se trouve en 1 Corinthiens 10, 21. L’autel de l’holocauste dans l’Ancien Testament était le lieu où le peuple d’Israël exprimait sa communion avec Dieu par les sacrifices offerts ; de même la Table du Seigneur dans le Nouveau Testament est le lieu où les croyants, en participant au pain et à la coupe, expriment d’une manière visible leur communion avec le Seigneur en vertu de son sacrifice. Comme il s’agit de la Table du Seigneur, la responsabilité que tout se fasse en pleine conformité avec Sa volonté y est aussi liée. C’est pourquoi nous trouvons ensuite la mise en garde contre la communion avec la table des démons, c’est-à-dire avec les autels des nations.


Taisson

Le mot hébreu tachasch est employé dans la Bible pour désigner le matériau dont étaient faites la couverture la plus extérieure de la tente d’assignation (Ex. 25, 5; 26, 14) et des sandales ou chaussures (Ézéch. 16, 10). Aujourd’hui encore, la signification de ce mot n’est pas clairement établie. Dans la version des « Septante », il est rendu par la désignation de couleur « jacinthes », dans la Vulgate, par « violet, bleu foncé » ; Martin Luther l’a traduit par blaireau (allemand : Dachs), sans doute uniquement en raison de la prononciation très proche. D’autres traducteurs du temps de la Réformation ont suivi. En langue française, taisson semble tiré d’un mot gaulois signifiant : qui appartient au blaireau. Dans les versions actuelles, outre « dugong », on trouve « marsouin », « dauphin » ou « phoque », qui sont aussi des mammifères marins.

Le phoque indien (dugong) est un mammifère marin herbivore, dont les différentes espèces sont répandues dans les eaux chaudes le long des côtes de l’océan Pacifique depuis l’Afrique orientale, y compris la mer Rouge, jusqu’en Australie. Le dugong atteint une longueur d’environ 4 m, il a une peau bleu-gris, couverte de poils courts, avec des taches sombres.

Il semble que les habitudes de vie de ces animaux présentent un enseignement spirituel pour nous. Les dugongs appartiennent aux mammifères marins, et ceux-ci vivent normalement sur la terre ferme. L’eau constitue donc en fait pour eux un élément étranger, car contrairement aux véritables animaux aquatiques, ils doivent continuellement remonter à la surface pour respirer. Toutefois le Créateur les a équipés pour cette vie dans un élément « étranger » de manière à ce qu’il ne leur nuise pas. Le monde n’a-t-il pas aussi été un élément étranger pour le Fils de Dieu ? Et ne l’est-il pas également pour tous ceux qui croient en lui ? « Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde », a dit le Seigneur Jésus des siens et de lui-même (Jean 17, 16).


Taureau : voir « bœuf »


Temple

1. Dans l’Ancien Testament

Dieu n’a pas habité avec Adam dans le jardin d’Eden, ni avec Noé sur la terre purifiée par le déluge, ni avec son ami Abraham. C’est seulement après la délivrance d’Israël de son esclavage en Égypte qu’il est parlé pour la première fois de son « habitation », et cela immédiatement après ce grand salut : « Tu as conduit par ta bonté ce peuple que tu as racheté ; tu l’as guidé par ta force jusqu’à la demeure de ta sainteté… Tu les introduiras et tu les planteras sur la montagne de ton héritage, le lieu que tu as préparé pour ton habitation, ô Éternel ! le sanctuaire, ô Seigneur ! que tes mains ont établi » (Ex. 15, 13, 17).

Puis sur l’ordre de Dieu, la tente d’assignation a été dressée dans le désert selon le modèle qu’Il avait montré à Moïse sur la montagne (Ex. 25, 9, 40). Il en a été de même plus tard pour le temple à Jérusalem (1 Chron. 28, 11, 19). Le sanctuaire terrestre de Dieu n’était pas seulement une « copie du vrai » et une « figure » et une « ombre des choses célestes » (Héb. 8, 5; 9, 24), mais aussi un type de la maison spirituelle qui est formée maintenant de tous les rachetés, c’est-à-dire de l’Assemblée de Dieu (cf. 1 Pierre 2, 5).

Le temple que Salomon a bâti à Jérusalem sur mandat de l’Éternel rendait témoignage de sa sainteté, mais aussi de sa gloire. Ce somptueux édifice, construit avec « des pierres de prix » (1 Rois 5, 17; cf. chap. 6, v. 7) était deux fois plus grand que la tente d’assignation, et outre d’autres détails, les deux colonnes d’airain Boaz et Jakin constituaient sa particularité (1 Rois 7, 15-22). La nuée de gloire était le signe visible de l’habitation de Dieu dans ce temple (1 Rois 8, 10). Lorsque le royaume de Juda a été emmené en captivité à Babylone, la gloire de Dieu a quitté le temple. Elle ne reviendra que lors du Millénium, dans le temple rebâti (Ézéch. 9 - 11 ; 43). Quant à ses dimensions, le temple de Zorobabel était encore plus grand que le temple détruit de Salomon ; toutefois l’arche de l’alliance ne s’y trouvait pas (Esdras 3 - 6 ; Jér. 3, 16).


2. Dans le Nouveau Testament

Le Nouveau Testament connaît deux mots différents pour désigner le temple de Jérusalem (grec hieron et naos). Le premier, au sens plus général de « le saint », désigne l’ensemble du temple avec tous les bâtiments qui s’y rattachent, le second signifie étymologiquement « habitation, sanctuaire » et est utilisé pour le sanctuaire proprement dit.

Aujourd’hui il n’y a pas, comme autrefois à Jérusalem, d’édifice somptueux qui pourrait être désigné comme le temple de Dieu, mais il existe une « maison spirituelle », composée de personnes qui étaient autrefois sans espérance et sans Dieu dans le monde, mais qui sont maintenant rachetées par le sang de Christ et édifiées « pour être un temple saint (grec naos) dans le Seigneur ». C’est pourquoi il est également dit de lui qu’il est « bien ajusté ensemble », pareillement au corps de Christ, constitué lui aussi uniquement de rachetés (cf. Éph. 2, 21 avec 4, 16).

Paul emploie la même expression dans les épîtres aux Corinthiens : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un corrompt le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et tels vous êtes » (1 Cor. 3, 16, 17) ; de même en 2 Corinthiens 6, 16: « Car vous êtes le temple du Dieu vivant ». En tant qu’habitation actuelle de l’Esprit Saint, le temple de Dieu n’est pas une maison spirituelle « en construction », mais un édifice achevé.

En Éphésiens 2, 21, à la différence du « temple de Dieu » dans les épîtres aux Corinthiens, il s’agit non pas de l’Assemblée du point de vue de la responsabilité de l’homme, mais de l’édifice de Dieu dans sa perfection. L’emploi du même mot ne doit pas nous empêcher de voir cette importante différence, quand bien même, fondamentalement, il s’agit d’une seule et même chose. Au reste, le temple de Dieu est présenté, dans les épîtres aux Corinthiens, comme l’habitation déjà achevée du Saint Esprit, alors que dans l’épître aux Éphésiens, tout l’édifice croît encore pour être un temple saint dans le Seigneur ; par conséquent, tant que des « pierres vivantes » sont ajoutées, il n’est pas considéré comme étant achevé.

Le Seigneur Jésus a aussi parlé de son propre corps comme le temple qui serait détruit et relevé en trois jours, faisant par là allusion à sa mort et à sa résurrection (Jean 2, 19-21; cf. Matt. 26, 61). Quelle pensée saisissante pour nos cœurs : le corps pur du Fils de Dieu devenu Homme, en qui habite toute la plénitude de la déité corporellement, a été un saint temple de Dieu sur la terre ! Et pourtant, au temps d’Ézéchiel, la gloire de Dieu avait quitté le temple profané de Jérusalem, et elle n’y était pas retournée après sa reconstruction au temps d’Esdras (cf. Col. 1, 19; 2, 9). Quand le corps du croyant aussi est appelé le « temple du Saint Esprit », cela va dans la même direction, bien que pratiquement nous soyons souvent bien loin de répondre à la sainteté de cette Personne de la déité (1 Cor. 6, 19).


Ténèbres : voir « nuit »


Tente, tabernacle

Aujourd’hui encore, dans le Proche-Orient, les tentes d’habitation se composent le plus souvent de couvertures de poil de chèvre brun foncé ou tirant sur le noir (chèvre ; cf. Cant. 1, 5) ; elles peuvent atteindre une grandeur considérable. Lors de la construction de la tente d’assignation aussi, du poil de chèvre a été utilisé pour la fabrication des tapis qui constituaient à proprement parler la « tente par-dessus le tabernacle » (Ex. 26, 7; 35, 26; 36, 14). À la différence de la maison, la tente est une forme d’habitation humaine qui porte le caractère de ce qui est éphémère. Une tente peut continuellement être démontée et reconstruite dans un autre lieu. Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob habitaient dans des tentes, ce qu’Hébreux 11, 9 fait particulièrement ressortir pour souligner le caractère d’étranger de ces hommes de foi. Ils savaient et confessaient qu’ils ne possédaient pas de cité permanente ici-bas, mais attendaient celle qui est à venir (Héb. 11, 10, 11-16). Dans le Nouveau Testament, le corps du croyant est comparé à une tente qui est déposée au moment du décès, et qui sera remplacée par le corps de gloire lors de la venue du Seigneur (2 Cor. 5, 1; 2 Pierre 1, 13).

Le premier édifice que Dieu a fait ériger comme son sanctuaire était la tente d’assignation, appelée le « tabernacle » en Hébreux 9, 2. Plus tard, dans le pays de Canaan, le temple de Jérusalem a été construit par Salomon. Aussi bien le tabernacle que le temple étaient l’habitation et le sanctuaire de Dieu au milieu de son peuple terrestre. Mais tandis que le tabernacle a été construit pour la marche dans le désert, le temple représente un état durable et établi. Le tabernacle et tous ses ustensiles étaient faits de manière à pouvoir être portés ; cela indique que cet état se rapporte davantage au témoignage de Dieu dans le monde, un témoignage qui n’est que passager. Le temple, en revanche, semble faire plus allusion à la vocation éternelle selon le conseil de Dieu, car le tabernacle était extérieurement petit et insignifiant alors que le temple était grand et magnifique. – En Hébreux 13, 10 tout le système de la sacrificature israélite est appelé le « tabernacle », sans doute pour souligner son caractère passager.


Tente d’assignation : voir « tente »


Terre

L’hébreu erez et le grec peuvent aussi bien signifier « la terre » que le « pays » (ce qui est souvent indiqué dans les notes de la version J.N.D.) ; l’hébreu adamah par contre désigne davantage le sol. Dans le langage spirituel et prophétique, la terre est souvent, par contraste avec la mer, une sphère ayant une situation ordonnée sur le plan moral ou politique. Quand le Seigneur Jésus dit à ses disciples : « Vous êtes le sel de la terre » (Matt. 5, 13), il faut y voir en premier lieu le pays d’Israël, mais aussi la chrétienté, deux sphères dans lesquelles Dieu s’est fait connaître d’une façon toute particulière et a laissé ses traces (cf. en comparaison v. 14: « la lumière du monde »). Alors que la première bête en Apocalypse 13, 1, figure de l’Empire romain et de son chef, monte de la mer, la seconde bête au verset 11, l’Antichrist juif, monte de la terre.


Terre : voir « argile »


Tête : voir « chef »


Tonnerre, éclair

Le grondement puissant et, pour beaucoup de personnes, angoissant du tonnerre lors d’un orage montre, comme l’éclair qui le précède, quelque chose de la majesté et de la grandeur du Créateur. Les éclairs et les tonnerres annoncent la présence de Dieu aussi bien lors du don de la loi au Sinaï, que sur son trône dans le ciel (Ex. 19, 16; Apoc. 4, 5). Dans la Bible, le tonnerre est la voix de Dieu et évoque sa puissance redoutable (Ps. 29, 3-9). Quand il parle, les hommes pensent qu’il a tonné (Jean 12, 28, 29), car ils entendent bien, cependant ils ne comprennent pas sa voix.


Trois

Trois est en premier lieu le chiffre des Personnes de la Déité (Trinité) : le Père, le Fils et le Saint Esprit (Matt. 28, 19). En voici quelques exemples :

– le lieu très saint de la tente d’assignation avait trois dimensions égales, c’est-à-dire que la longueur, la hauteur et la largeur étaient identiques ; il mesurait 10 x 10 x 10 coudées (dans le temple : 20 x 20 x 20 coudées, 1 Rois 6, 20), et la nouvelle Jérusalem en Apocalypse 21, 16 est aussi un cube de hauteur, longueur et largeur égales ;

– dans le Nouveau Testament, Dieu est nommé trois fois « invisible » (Col. 1, 15; 1 Tim. 1, 17; Héb. 11, 27) ;

– Il est appelé trois fois « Abba, Père » (Marc 14, 36; Rom. 8, 15; Gal. 4, 6) ;

– trois morts furent ressuscités par le Seigneur Jésus, en démonstration de sa toute-puissance divine (la fille de Jaïrus en Marc 5, le fils de la veuve de Naïn en Luc 7, Lazare en Jean 11).

Le chiffre trois représente en outre un témoignage complet : « Sur la déposition de deux témoins ou sur la déposition de trois témoins, la chose sera établie » (Deut. 19, 15; Matt. 18, 16).

Trois est aussi le chiffre de la résurrection. Le Seigneur Jésus est ressuscité d’entre les morts le troisième jour. À ce sujet, il est à remarquer que chaque jour commencé est compté comme jour entier.

Dans l’Apocalypse, il est question plusieurs fois du « tiers de la terre » etc. (par ex. Apoc. 8, 7; 9, 15). Cette désignation semble se référer au territoire de l’Empire romain. En Apocalypse 12, 3 et 4, Satan, sous la forme d’une bête ayant sept têtes et dix cornes, entraîne le tiers des étoiles avec sa queue. Vu que le chef de l’Empire romain, au chapitre 13, verset 1, est aussi représenté par une bête ayant sept têtes et dix cornes, qui ressemble à l’image du quatrième empire en Daniel 7, 7 et 23 (ayant également dix cornes), « le tiers » désigne bien le territoire de cette puissance mondiale.


Trompette, cor

Dans la Bible, différents mots hébreux désignent des instruments à vent parmi lesquels la trompette (hébr. chazozerah) et le cor (hébr. schofar) sont les plus souvent cités. Les deux trompettes d’argent que Moïse devait se faire servaient pour la convocation de l’assemblée d’Israël et comme signal lors de diverses autres occasions (Nomb. 10, 1-10). Il était aussi sonné des trompettes pour louer Dieu (1 Chron. 13, 8; 15, 24; 2 Chron. 29, 27, 28). Au grand jour des propitiations, il fallait par contre faire passer le « son bruyant » des trompettes (Lév. 25, 9), de même lors de la prise de Jéricho (Josué 6, 4). Dans ce dernier passage, les trompettes sont qualifiées de « retentissantes » (hébr. schofaroth hajovelim), terme que l’on retrouve en Lévitique 25, 10 dans le mot « jubilé » qui veut dire « le son retentissant du cor » (voir note). Au psaume 98, 6, la trompette et le cor sont mentionnés ensemble. Les prophètes parlent souvent du son de la trompette pour signaler le commencement du combat ou un événement important (És. 18, 3; 27, 13; Jér. 4, 5; 42, 14). Dans le Nouveau Testament, la trompette (grec salpinx) est mentionnée presque uniquement au sens figuré, à savoir comme caractéristique de la voix du Seigneur Jésus en tant que Juge (Apoc. 1, 10; 4, 1), comme signe de la venue de Christ pour les siens (1 Cor. 15, 52; 1 Thess. 4, 16) ou comme signal pour des châtiments déterminés sur la terre au temps de la grande tribulation (les « sept trompettes » en Apocalypse 8) ; la « dernière trompette » en 1 Corinthiens 15 ne doit pas être confondue avec la septième trompette en Apocalypse 8. La trompette est une image des paroles de Dieu en témoignage et comme message aux hommes.


Tour

Dans l’Ecriture sainte, une tour est employée quelquefois comme figure de la grandeur, de la supériorité et, par conséquent, de la sécurité et de la défense. La première tour a été bâtie par les hommes à Babel ; elle était un symbole de la présomption et de l’ambition de ses constructeurs qui ont été punis par Dieu (Gen. 11, 1-9). Toutefois Dieu lui-même est appelé, par ceux qui se confient en lui, « une forte tour » qui offre un sûr refuge en toutes circonstances (Ps. 61, 3; Prov. 18, 10).


U


Un

Les nombres qui se trouvent dans la Bible ont sans aucun doute une signification symbolique. Cela vaut particulièrement pour les chiffres cardinaux un à dix. En outre, les nombres douze et quarante paraissent fréquemment avec une signification plus profonde. Le chiffre un exprime, en premier lieu, l’exclusivité et l’unicité. Il est aussi le chiffre de la perfection et de l’unité absolues. Dieu est non seulement un, mais il est aussi l’unique, le seul vrai Dieu (Deut. 6, 4; 1 Tim. 2, 5). Dans toute la multiplicité des choses créées, on peut continuellement discerner l’intention de Dieu de rendre là aussi l’unité visible. C’est ainsi que l’homme et la femme unis dans le mariage sont une seule chair (Gen. 2, 24), comme aussi l’Assemblée de Dieu est un seul corps (Éph. 2, 16; 4, 4).


V


Vague, flot

Les vagues et les flots de la mer sont souvent une image d’une force invincible qui cependant se trouve en fin de compte dans la main et sous l’autorité de Dieu (Job 38, 11; Ps. 65, 7). Le jugement contre le péché, que le Seigneur Jésus a porté à la croix, est aussi comparé, prophétiquement, aux vagues et aux flots d’eau : « Toutes tes vagues et tes flots ont passé sur moi » (Ps. 42, 7; 88, 7; Jonas 2, 4).


Vallée

La langue hébraïque dispose de différents mots qui ont été traduits par « vallée ». Souvent le sens spirituel secondaire de « soumission, abaissement, détresse » leur est attaché (par contraste avec la montagne). Quand un homme tué était trouvé, les anciens de la ville la plus rapprochée devaient briser la nuque à une génisse dans une vallée où coule un torrent (hébr. nachal) et laver leurs mains sur elle, pour témoigner de leur innocence dans ce crime (Deut. 21, 1-9). Acan, qui avait troublé Israël, a été conduit, avec tout ce qui lui appartenait, dans la vallée d’Acor (hébr. emeq achor « vallée du trouble, du malheur ») pour y être lapidé (Josué 7, 24-26). Toutefois, dans l’avenir glorieux d’Israël, cette vallée deviendra un lieu où couchera le gros bétail et s’appellera « porte d’espérance » (És. 65, 10; Osée 2, 15). Un Néhémie humilié a commencé et terminé sa première inspection de la ville de Jérusalem en ruine de nuit à la porte de la vallée (Néh. 2, 13-15).

Dans le langage figuré des psaumes, nous trouvons la « vallée (hébr. gai) de l’ombre de la mort » et la « vallée des pleurs (hébr. emeq habbacha) » qui nous montrent que les saints hommes de Dieu, auteurs de ces psaumes, ont aussi attaché à ce mot des sentiments de détresse et de difficulté (Ps. 23, 4; 84, 6).


Vanner : voir « crible, balle »


Vase

En Marc 11, 16 et en Luc 8, 16, par exemple, on trouve le mot vase (grec skeuos) dans sa signification première, concrète ; mais dans maints autres passages, il est appliqué dans un sens figuré tant à l’homme qu’au corps humain. Quand le Seigneur glorifié dit à Ananias que Saul de Tarse lui est un « vase d’élection » qui portera son nom, par la prédication de l’Évangile, non seulement devant les fils d’Israël mais aussi devant les nations païennes et même devant les rois, il est question de l’homme Paul (Actes 9, 15). Lorsque le peuple d’Israël est considéré, en Romains 9, 21 à 23, l’image comparative d’un potier qui peut faire des vases comme il l’entend est utilisée en premier. Puis, dans l’application qui en est faite aux hommes, il est dit que Dieu lui-même a préparé d’avance les « vases de miséricorde » ; en revanche, des « vases de colère », qu’ils sont préparés pour la destruction, et cela non par Dieu mais, comme nous lisons en Romains 2, 5, par leur propre obstination et leur cœur sans repentance. En 2 Corinthiens 4, 7, les « vases de terre » ne désignent pas l’homme dans son ensemble, mais parlent seulement de son corps qui est aussi appelé « l’homme extérieur » (v. 16). Semblablement en 1 Thessaloniciens 4, 4, le corps de l’homme est vu comme le « propre vase » qu’il doit posséder en sainteté et en honneur, et préserver ainsi de l’impureté. En 2 Timothée 2, 20, 21, il est d’abord question de vases d’or et d’argent et aussi de bois et de terre, « les uns à honneur, les autres à déshonneur ». Le verset suivant montre ensuite clairement qu’il s’agit là d’une comparaison, puisque celui qui se purifie des vases à déshonneur devient un vase à honneur qui est utile au maître et préparé pour toute bonne œuvre. Ici les vases désignent donc des hommes qui sont à honneur ou à déshonneur dans leur service pour le Seigneur. En 1 Pierre 3, 7, les épouses sont qualifiées comme étant « un vase plus faible » auquel le mari doit porter un honneur particulier, pour que ses prières ne soient pas interrompues.


Veau

Le veau appartenait aux bêtes pures qui pouvaient être offertes en sacrifice (cf. Lév. 9, 2). Il est une image de la persévérance patiente comme aussi de la pureté et de la constance dans la marche (Ézéch. 1, 7, 9, 17; cf. Deut. 14, 6). En Luc 15, 23, le veau gras est un type de Christ comme le fondement de la joie et de la communion. Les veaux d’or qu’Israël s’est faits au début du voyage dans le désert (Ex. 32, 4) et sous le roi Jéroboam (1 Rois 12, 28) trouvent par contre leurs modèles dans l’idolâtrie égyptienne ou cananéenne où le culte du taureau était répandu.


Vent

Aussi bien en hébreu (ruach) qu’en grec (pneuma), le vent et l’Esprit sont un seul et même mot. De même que le vent est une force de la nature invisible, mais cependant très réelle, ainsi l’Esprit de Dieu aussi opère d’une manière invisible. C’est pourquoi le Seigneur Jésus compare cette action du Saint Esprit au souffle du vent : « Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son ; mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit » (Jean 3, 8). La descente du Saint Esprit à la Pentecôte a aussi été annoncée par « un son, comme d’un souffle violent et impétueux » (Actes 2, 2). Toutefois le vent peut être aussi une image des mauvaises influences, comme chez les hommes méchants au sein de la chrétienté, desquels Jude 12 dit qu’ils sont semblables à des « nuées sans eau, emportées par les vents ».

Les expressions « les quatre vents » ou « à tout vent » correspondent aux points cardinaux et désignent la terre tout entière (1 Chron. 9, 24; Jér. 49, 32).


Ventre

Le ventre est souvent une figure des instincts bas et des convoitises charnelles (Rom. 16, 18; Phil. 3, 19). Le serpent a été condamné par Dieu à marcher sur son ventre (Gen. 3, 14), et il était défendu aux Israélites de manger les animaux qui marchaient sur le ventre (Lév. 11, 42).


Vêtement, habit, robe

Le vêtement est ce qui caractérise dans une grande mesure le comportement extérieur d’un homme, ainsi que le dit le dicton bien connu : « l’habit fait le moine ». Dans la Bible, le vêtement est ainsi une image de la position et de la conduite de l’homme. Ésaïe doit proférer cette plainte : « Et tous, nous sommes devenus comme une chose impure, et toutes nos justices, comme un vêtement souillé » (És. 64, 6). Mais au chapitre 61 (v. 10), nous entendons les rachetés s’écrier en se réjouissant avec joie en l’Éternel : « Il m’a revêtu des vêtements du salut, il m’a couvert de la robe de la justice ». En Zacharie 3, 3, on voit le grand sacrificateur Joshua vêtu de vêtements sales et, de ce fait, être la cible des attaques de Satan. Les vêtements sales sont mis en relation avec l’iniquité qui est ôtée (v. 4). À leur place, Joshua reçoit des « habits de fête », c’est-à-dire des habits qui satisfont aux plus hautes exigences. Dans le Nouveau Testament également, nous trouvons les vêtements comme figure aussi bien de la position du croyant (Matt. 22, 11: la « robe de noces » ; Apoc. 7, 9: les « longues robes blanches ») que de sa marche (Jude 23: « le vêtement souillé par la chair » ; Apoc. 3, 4, 18: des « vêtements souillés » et des « vêtements blancs »). Le fils prodigue reçoit du père « la plus belle robe » (Luc 15, 22). Dans l’Apocalypse, les « robes (blanches) » sont les marques distinctives de différents groupes de rachetés (Apoc. 6, 11; 7, 9; 22, 14).


Vierge

Les vierges sont des personnes pures, chastes. Ce mot symbolise la pleine séparation du monde et de tout mal. Paul désirait présenter les croyants à Corinthe « au Christ comme une vierge chaste » (2 Cor. 11, 2). Tel doit être le caractère de ceux qui font profession de connaître le Seigneur (cf. Apoc. 14, 4).


Vigne, cep

Dans la parole de Dieu, la vigne et le cep sont assez souvent employés au sens figuré. La raison semble en être le fait qu’il n’y a guère de plante autre que la vigne dont la culture – particulièrement la taille – exige autant de travail. Son bois n’a aucune valeur et n’était utilisé que pour être consumé (Ézéch. 15). Le cep, au psaume 80, 8 à 14 (cf. Jér. 2, 21; Osée 10, 1), et la vigne, en Ésaïe 5, 1 à 7, sont une image d’Israël (Matt. 21, 33 et suiv.). Dieu avait cherché du fruit auprès de son peuple terrestre, mais il n’en a pas trouvé. Lorsque ensuite son Fils bien-aimé a aussi été rejeté, une nouvelle époque a commencé. Le Seigneur Jésus, le Fils de Dieu, est maintenant le vrai cep, et les disciples sont les sarments qui peuvent porter du fruit durable pour Dieu s’ils demeurent dans une relation de foi vivante avec le cep (Jean 15, 1 et suiv.).


Ville, cité

La ville est une image de la vie commune et organisée des hommes qui, d’une manière permanente, habitent, vivent et travaillent là ensemble. La première ville mentionnée dans la Bible a été bâtie par Caïn, un homme qui était sorti de devant l’Éternel (Gen. 4, 17) ; la dernière ville est la « sainte cité, nouvelle Jérusalem » qui descend du ciel comme une épouse ornée pour son mari (Apoc. 21, 2 et suiv.). Nous trouvons constamment ces deux caractères opposés dans les villes citées dans la parole de Dieu. Elles peuvent être, comme Babel, une image du système de ce monde, qui a été érigé pour sa propre gloire et contre la volonté de Dieu (Gen. 11, 1-9), mais aussi une figure de la communion des enfants de Dieu dans leur vie quotidienne, comme Jérusalem dans les livres d’Esdras et de Néhémie, où il est parlé d’un petit résidu qui, avec foi, rebâtit le temple détruit et la ville. Deux caractéristiques essentielles de la vieille ville étaient la muraille, qui est le symbole de la protection et de la séparation, ainsi que les portes qui parlent d’entrer et de sortir, mais aussi de l’administration et des autorités judiciaires.


Vin, moût

Dans la Bible, le vin est une image de la joie terrestre qui en soi n’est pas mauvaise. Il est dit au psaume 104, 15: « Et le vin qui réjouit le cœur de l’homme ». Le Prédicateur, qui considère la vie de l’homme avant tout en rapport avec cette terre, recommande par conséquent la jouissance du vin (Eccl. 2, 3; 9, 7; 10, 19). Mais dans le livre des Proverbes, où la crainte de l’Éternel est présentée, le même écrivain nous met en garde contre cette boisson (Prov. 20, 1; 21, 17; 23, 30 et suiv. ; 31, 4). Un nazaréen (« séparé, consacré » ; voir Nomb. 6) qui voulait vivre entièrement pour Dieu ne devait rien manger de la vigne. Samson, Samuel et Jean le Baptiseur étaient de tels nazaréens (cf. Juges 13, 4, 5; 1 Sam. 1, 11; Luc 1, 15). Le Seigneur Jésus est le vrai nazaréen. Dans sa vie, il fut Celui qui était séparé, et il ne goûtera la joie dans sa création que lorsqu’il apparaîtra en gloire pour établir son royaume (Matt. 26, 29).

La coupe de la cène du Seigneur parle de son sang versé (Matt. 26, 27, 28). À ce sujet, il n’est toutefois jamais parlé expressément du vin, mais du « fruit de la vigne » ou simplement de la « coupe ». Lorsque celle-ci est appelée, en 1 Corinthiens 10, 16, la « coupe de bénédiction », nous pouvons penser avec joie aux bénédictions qui nous ont été acquises par l’œuvre rédemptrice, si difficile pour notre Seigneur.

Par ailleurs le vin peut être aussi un symbole de la débauche et de la dissolution (Éph. 5, 18; Apoc. 14, 8; 17, 2), ainsi que de la fureur de Dieu contre le péché (Apoc. 14, 10; 19, 15; voir pressoir, cep).


Voile

Le voile dans la tente d’assignation et dans le temple séparait le lieu très saint du lieu saint, et personne ne pouvait le franchir, excepté le souverain sacrificateur qui ne le faisait qu’une fois l’an au grand jour des propitiations (Lév. 16, 2). Aussi longtemps que ce voile de séparation était là, le chemin des lieux saints, c’est-à-dire de la présence de Dieu, n’était pas encore manifesté (Héb. 9, 6-8). Selon Hébreux 10, 20, tel était encore le cas pendant la vie de Christ sur la terre, car le voile n’a été déchiré qu’au moment de sa mort (Matt. 27, 51) ; en d’autres termes : avant l’œuvre de la croix, l’accès aux lieux saints nous était fermé. Mais depuis que l’œuvre de la rédemption est accomplie, tous les rachetés ont « une pleine liberté pour entrer dans les lieux saints par le sang de Jésus », et cela par le chemin nouveau et vivant « qu’il nous a consacré à travers le voile, c’est-à-dire sa chair ».


Y


Yeux : voir « œil »


4 - Index des passages bibliques (ordre des livres de la Bible)

Ci-après, les mots commentés ci-dessus sont répertoriés dans l’ordre des passages bibliques où ils sont cités.

–ss. signifie « et suivants ».

4.1 - Ancien Testament :

GenèseExodeLévitiqueNombresDeutéronomeJosuéJugesRuth1 - Samuel2 Samuel1 Rois2 Rois1 Chroniques2 ChroniquesEsdrasNéhémieEstherJobPsaumesProverbesEcclésiasteCantique des cantiquesÉsaïeJérémieLamentations de JérémieÉzéchielDanielOséeJoëlAmos — Abdias — JonasMichéeNahumHabakukSophonieAggéeZacharieMalachie


4.2 - Nouveau Testament :

MatthieuMarcLucJeanActes des apôtresRomains1 Corinthiens2 CorinthiensGalatesÉphésiensPhilippiensColossiens1 Thessaloniciens2 Thessaloniciens1 Timothée2 TimothéeTite — Philémon — HébreuxJacques1 Pierre2 Pierre1 Jean2 - Jean — 3 Jean — JudeApocalypse


Genèse

1, 3-5 jour

1, 11, 12 arbre

1, 14 jour, nuit

1, 14ss. étoile

1, 16 lune, soleil

1, 21 dragon

1, 28 Adam, poisson

2, 1-3 sabbat, sept, six

2, 5, 6 arc-en-ciel

2, 7 poussière

2, 8 orient

2, 9 arbre

2, 10 fleuve

2, 12 or, pierre

2, 14 fleuve

2, 15 champ

2, 17 mort, sang

2, 18ss. fornication

2, 19, 20 nom

2, 20ss. Ève

2, 24 un

2, 25 nu

3 arbre

3, 1 serpent

3, 5 aveugle

3, 7 aveugle, nu

3, 14 poussière, ventre

3, 14, 15 serpent

3, 15 dragon

3, 17ss. champ, épines

3, 19 mort, poussière

3, 21 nu

3, 24 épée, orient

4, 4 graisse, sacrifice

4, 10 sang

4, 16 orient

4, 17 ville

4, 22 airain, fer

5, 22ss. Enoch

6 - 8 déluge

6 - 9 Noé

6 arche de Noé

6, 5 cœur

6, 16 porte

7, 2 pur

7, 16 porte

7, 17 quarante

8, 7 corbeau

8, 8 colombe

8, 20 autel

9, 2, 3 poisson

9, 4ss. sang

9, 13ss. arc-en-ciel

9, 18 Canaan

10, 9 Babel

10, 15 Canaan

10, 19 Canaan

11, 1 langue

11, 1-9 tour, ville

11, 3 argile

11, 9 Babel

11, 31 Canaan

12, 5, 6 Canaan

12, 8 Amalek

12, 9 midi

12, 9ss. désert

12, 10ss. Égypte, famine

12, 16 chameau

13, 7 Canaan

13, 13 Sodome

13, 16 poussière

14, 7 Amalek

14, 18 Jérusalem

14, 18ss. Melchisédec

15, 1 bouclier

15, 5 étoile

15, 6 Abraham

15, 9 bélier

15, 11 oiseau

15, 13 Égypte

15, 16 Canaan, combat

15, 18 fleuve

16, 12 âne

17, 10, 11 circoncision

17, 11 chair

17, 15ss. Sara

18, 3 serviteur

18, 8 lait

18, 19 chemin

18, 27 poussière

19 Sodome

19, 1 porte

19, 3 repas

19, 8 ombre

19, 11 aveugle

21, 8 repas

21, 19 aveugle

22 Abraham, sacrifice

22, 2 holocauste, Isaac, montagne

22, 13 bélier

22, 14 montagne

23 Abraham, Sara

23, 16 argent, balance

24 Abraham, Isaac, Sara

24, 3 Canaan

24, 48 chemin

24, 67 Isaac

25 Abraham

25, 6 orient

26 famine

26, 18, 19 puits

27, 9 chèvre

27, 16 chèvre

27, 19 premier-né

27, 28 rosée

27, 39 rosée

27, 40 joug

28, 1 Canaan

28, 11 soleil

28, 19 Amalek

28, 20 chemin

29, 1 orient

29, 34 Lévites

31, 17 chameau

31, 21 fleuve

32, 4 serviteur

32, 31 soleil

34, 31 fornication

35, 14 sacrifice

36, 12 Amalek

36, 16 Amalek

37 - 50 Joseph

37, 9 lune

37, 31ss. chèvre

37, 34 sac

38, 21 fornication

38, 28 écarlate

40, 11ss. coupe

40, 17 oiseau

41, 1 fleuve

41, 6 orient

41, 42 anneau

41, 43 char

41, 53ss. famine

44 coupe

45, 19 char

48, 14 premier-né

49, 4 lit

49, 6 bœuf

49, 9 lion

49, 10 David, sceptre

49, 13 navire

49, 14, 15 âne

49, 15 épaule

49, 22 muraille

49, 25 berger, pierre


Exode

3, 1 berger, Sinaï

3, 2 feu

3, 5 sandale

3, 8 lait

3, 13ss. nom

4, 22 fils, premier-né

6, 3 nom

6, 6 bras

6, 14 chef

6, 16ss. Lévites

7, 9 dragon

8, 1ss. grenouille

9, 31 moisson

9, 31, 32 orge

11, 5 premier-né

12, 1 fêtes de l’Éternel

12, 11 rein, sandale

12, 13 fêtes de l’Éternel

12, 15 levain, sept

12, 15ss. fêtes de l’Éternel

12, 22 hysope

12, 34 épaule

13, 2 premier-né

13, 13 âne, premier-né

14 mer Rouge

14, 6, 7 char

14, 22 Jourdain

15, 13 temple

15, 17 temple

15, 25 bois

16 repas

16, 4 manne, pain

16, 12 repas

16, 13 bête

16, 15 manne

16, 23 sabbat

16, 31 maison

16, 33, 34 manne

17, 6 Sinaï

17, 8 Amalek

17, 10 montagne

17, 16 Amalek

19, 1 Sinaï

19, 3 montagne

19, 4 aigle

19, 6 sacrificateur

19, 11 Sinaï

19, 16 tonnerre

20 dix

20, 8ss. sabbat

20, 9 six

20, 13 sang

21, 2ss. oreille

21, 22 dent

21, 24 dent

22, 31 corps mort d’une bête

23, 28 combat

24, 4 douze

25 or

25, 3 airain, sacrifice

25, 5 taisson

25, 9 temple

25, 10ss. arche de l’alliance

25, 21, 22 arche de l’alliance

25, 23ss. table

25, 30 pain

25, 31ss. lampe

25, 37 sept

25, 40 temple

26, 7 chèvre, taisson, tente

26, 14 bélier

26, 15ss. or

26, 18ss. orient

26, 19 argent

26, 32 pilier

27, 1ss. airain, autel

27, 2 corne

27, 13 orient

27, 20 huile

28 sandale

28, 4 ceinture

28, 9ss. souverain sacrificateur

28, 12 épaule

28, 15ss. souverain sacrificateur

28, 17-20 pierre précieuse

28, 34 grenade

28, 36 grenade, souverain sacrificateur

28, 39ss. lin

29 bélier

29, 2 blé, farine, offrande de gâteau

29, 7 Aaron, huile, onction

29, 10 imposition des mains

29, 13 rein

29, 19ss. bélier

29, 20 pied

29, 20, 21 Aaron

29, 21 huile

29, 24 sacrifice

29, 38ss. holocauste, sacrifice

29, 40 sacrifice

30, 1 autel

30, 1ss. or

30, 2 corne

30, 7, 8 encens composé

30, 11ss. argent

30, 17ss. cuve

30, 22ss. aromate, huile

30, 23 myrrhe

30, 34 encens

30, 34ss. encens composé

31, 13 sabbat

32, 2ss. or

32, 4 veau

33, 12 nom

33, 17 nom

34, 20 âne

34, 21 sabbat

34, 22 blé, moisson

34, 24 combat

35, 2 sabbat

35, 26 chèvre, tente

36, 14 chèvre, tente

38, 1ss. autel

38, 25ss. argent

38, 29 airain


Lévitique

1 - 7 sacrifice

1 holocauste

1, 3 bœuf, homme, sacrifice

1, 4 imposition des mains

1, 9 feu

1, 10 homme, sacrifice

1, 14 oiseau, sacrifice

1, 14ss. colombe

2 farine, offrande de gâteau

2, 1 blé, encens, sacrifice

2, 2 encens, feu

2, 4 onction, sacrifice

2, 4-7 offrande de gâteau

2, 5 sacrifice

2, 7 sacrifice

2, 11 miel

2, 13 offrande de gâteau, sel

3 sacrifice de prospérités

3, 1 homme, sacrifice

3, 2 imposition des mains

3, 4 rein

3, 5 feu

3, 6 homme, sacrifice

3, 8 imposition des mains

3, 11 graisse

3, 12 sacrifice

3, 13 imposition des mains

3, 16 graisse

4 sacrifice pour le péché

4, 1 sacrifice

4, 3 bœuf

4, 4 imposition des mains

4, 13 sacrifice

4, 14 bœuf

4, 22 sacrifice

4, 23 bouc, chèvre, homme

4, 27 sacrifice

4, 28 chèvre, homme

4, 30 corne

4, 31 feu

5, 5 sacrifice pour le délit

5, 6 chèvre, sacrifice pour le délit

5, 6, 7 sacrifice

5, 7-10 colombe

5, 11 sacrifice

5, 14ss. sacrifice pour le délit

5, 15 bélier

5, 18 sacrifice pour le délit

5, 25 sacrifice pour le délit

5, 26 sacrifice pour le délit

6, 3 lin

6, 7ss. offrande de gâteau

7, 1ss. sacrifice pour le délit

7, 6 sacrifice pour le délit

7, 11ss. sacrifice de prospérités

7, 13 levain

7, 31ss. poitrine

8 bélier

9,2 veau

9, 23 souverain sacrificateur

9, 24 feu

10, 10 sacrificateur

11 pur

11, 3 bête, bœuf

11, 4 chameau

11, 7 porc

11, 9 bête

11, 9ss. poisson

11, 10, 12 bête

11, 13ss. bête

11, 15 corbeau

11, 20 bête

11, 21ss. bête, sauterelle

11, 23 bête

11, 31 cadavre

11, 31ss. corps mort d’une bête

11, 42 ventre

13 ; 14 lèpre, pur

13, 3ss. cheveu

13, 12, 13 lèpre

14, 4 cèdre, écarlate, hysope

14, 5 eau

14, 8 cheveu

14, 14 pied

14, 17, 18 onction

16 arche de l’alliance, fêtes de l’Éternel, sacrificateur, sacrifice, sacrifice pour le péché, souverain sacrificateur

16, 2 voile

16, 3 bélier

16, 4 lin

16, 5 chèvre

16, 5ss. bouc

16, 12, 13 encens composé

16, 20ss. bouc

16, 21 imposition des mains

17, 10, 11 sang

17, 15 corps mort d’une bête

18, 2 Canaan

19, 18 dent

19, 36 balance

20, 10 fornication

20, 25 pur

21 ; 22 sacrificateur

21, 1-3 cadavre

21, 19 main

23 fêtes de l’Éternel, sept

23, 3 sabbat

23, 6 levain

23, 9ss. moisson, orge

23, 15ss. fêtes de l’Éternel, moisson

23, 17 blé, levain, offrande de gâteau, pain

23, 33ss. moisson, huit

23, 40 palmier

24, 2 huile

24, 5ss. pain

25, 1-24 sabbat

25, 9 trompette

25, 10 trompette

25, 25 droit de rachat

25, 31 muraille

25, 47ss. droit de rachat

26, 26 four

27, 30 dix


Nombres

3, 12 premier-né

4 Lévites

4, 19, 20 autel

6 vin

6, 1ss. nazaréat

6, 4ss. cheveu

6, 5 femme

6, 6 cadavre

6,17 bélier

6, 22ss. souverain sacrificateur

7, 3-9 char

7, 9 épaule

8, 10 imposition des mains

8, 15 sacrifice

8, 16, 17 premier-né

10, 1ss. trompette

10, 33 arche de l’alliance

11 repas

11, 5 six

11, 31 bête

13 ; 14 désert

13, 29 Amalek, Canaan

14, 4 chef

14, 34 quarante

14, 43ss. Amalek

15, 4 offrande de gâteau

15, 19 sacrifice

16, 46ss. souverain sacrificateur

18, 6 Lévites

18, 12 graisse

18, 20 Lévites, chemin

18, 21 Lévites

19 cadavre, génisse rousse, pur

19, 6 cèdre, écarlate, hysope

19, 11 cadavre

19, 18 hysope

20, 12 Moïse

21, 4ss. airain

21, 6-9 serpent

22, 31 aveugle

23, 9 muraille

24, 20 Amalek

27, 17 berger, brebis

27, 18 imposition des mains

28 ; 29 agneau, sacrifice

28, 15 chèvre

28, 20 offrande de gâteau

31, 20 chèvre

33, 51, 52 Canaan

35 Lévites

35, 19 droit de rachat

35, 30 deux


Deutéronome

1, 2 désert

1, 10 étoile

3, 5 muraille

3, 11 lit

4, 20 four

4, 24 feu

4, 28 pierre

5, 12 sabbat

6, 4 un

7, 1 Canaan

7, 8 main

8 désert

8, 2 quarante

8, 3 repas

8, 7ss. Canaan

8, 8 huile, sept

8, 15 scorpion

10, 16 circoncision, nuque

11, 8ss. Canaan

11, 11 montagne, roc

11, 16, 17 famine

11, 21 Canaan

12, 3 colonne

12, 5 Jérusalem

14, 6 veau

14, 8 porc

15, 14 pressoir

16, 13 moisson, fêtes de l’Éternel

17, 6 deux

17, 16 cheval

18, 15 Moïse, onction

19, 15 deux, trois

19, 18 dent

20, 1 cheval

21, 1ss. vallée

21, 23 bois

22, 5 homme

22, 10 âne, joug

22, 15 porte

23, 17 fornication

23, 18 chien

25, 4 bœuf

25, 5 droit de rachat

25, 9 sandale

25, 17 Amalek

28, 13 lune, queue

28, 44 queue

28, 48 nuque

28, 49 aigle

29, 5 sandale

29, 18 racine

29, 23 Sodome

31, 26 arche de l’alliance

32, 2 rosée

32, 4 roc

32, 11 aigle

32, 13 miel

32, 14 lait

32, 24 dent, poussière

32, 31 roc

32, 33 dragon

32, 37 roc

33, 10 encens, sacrificateur

33, 13 rosée

33, 17 corne

33, 28 rosée

34, 9 imposition des mains

Josué

2, 21 écarlate

3 ; 4 Jourdain

3, 13 arche de l’alliance

4, 16 arche de l’alliance

4, 19 Guilgal, Jourdain

4, 23 Jourdain

5 circoncision

5, 2ss. Guilgal

5, 15 sandale

7, 24-26 vallée

9, 6 Guilgal

10, 1 Jérusalem

10, 6ss. Guilgal

10, 43 Guilgal

14, 6 Guilgal


Juges

1, 29ss. Canaan

3, 13 Amalek

5, 5 Sinaï

5, 17 navire

5, 20 étoile

6, 3 Amalek

6, 5 sauterelle

7, 12 sauterelle

8, 24ss. or

8, 26 pourpre

9, 15 ombre

10, 12 Amalek

13, 4, 5 vin

13, 5 nazaréat

14, 18 lion

18, 31 maison

20, 27 arche de l’alliance


Ruth

1 famine, pain

1, 4 nuque

1, 20, 21 Naomi

2, 13 Ruth

2, 20 droit de rachat

3, 9 droit de rachat

3, 13 droit de rachat

4, 1 porte

4, 1ss. droit de rachat

4, 7 sandale

4, 21, 22 Ruth


1 Samuel

1, 11 vin

2, 1 corne

2, 8 colonne

3, 6 fils

4, 4 arche de l’alliance

4, 11 arche de l’alliance

5, 2 Philistin

6, 7 char

10, 1 huile, onction

11, 2 œil

13, 14 David

15, 7 Amalek

15, 18 Amalek

16 David

16, 13 huile, onction

17, 4 six

17, 34ss. ours

19, 16 chèvre

25, 16 muraille

25, 25 nom

27, 8 Amalek

30, 1, 2 Amalek


2 Samuel

1, 23 aigle, lion

1, 24 écarlate

4, 4 boiteux

5, 7 Sion

7, 8 berger

8, 4 cheval

9 table

9, 13 boiteux, pied

12, 3 brebis

15, 1 cheval

15, 30 sandale

18, 18 colonne

19, 26 boiteux

20, 8 hanche

22, 5 eau

23, 6 épines


1 Rois

1 - 12 Salomon

1, 50 corne

3, 1 muraille

3, 12 cœur

4, 25 figuier

4, 26 cheval

4, 33 cèdre, hysope

5, 17 temple

6 or

6, 1 maison

6, 7 temple

6, 19ss. autel

6, 20 trois

6, 29ss. palmier

7, 2ss. colonne

7, 15, 16 colonne

7, 15ss. temple

7, 18ss. grenade

7, 23ss. cuve

8, 1 Sion

8, 9 arche de l’alliance

8, 10 temple

9, 15 muraille

9, 26ss. navire

11, 32 Jérusalem

11, 36 Jérusalem

12, 4 joug

12, 10 hanche

12, 26ss. or

12, 28 veau

14, 23, 24 fornication

16, 2 poussière

16, 31 Jézabel

17ss. famine

17, 1 rosée

17, 4ss. corbeau

17, 14ss. quatre

17, 17ss. quatre

18, 4 Jézabel

18, 31 douze

19, 2 Jézabel

19, 16 huile, onction

19, 19ss. joug

21 Jézabel

21, 25 Jézabel

21, 27 sac

22, 11 corne

22, 17 berger


2 Rois

1, 8 chameau

1, 10ss. quatre

2, 7, 8 quatre

2, 11 char

2, 11, 12 cheval

2, 14 quatre

2, 19ss. quatre

3, 16ss. quatre

4, 2ss. quatre

4, 32ss. quatre

4, 38 famine

4, 38ss. quatre

4, 41 farine

4, 42ss. quatre

5 lèpre, Naaman

5, 10ss. quatre

6, 6 bois

6, 17 aveugle, char, cheval

6, 18 aveugle

6, 25 famine

6, 30 sac

8, 1 famine

9, 22 Jézabel

9, 30ss. Jézabel

11, 12 couronne

14, 13 muraille

17, 33 Babylone

19, 2 sac

19, 21 Sion

25, 17, 18 colonne


1 Chroniques

5, 1 premier-né

9, 24 vent

12, 8 lion

13 char

13, 8 trompette

15 char

15, 2ss. épaule

15, 24 trompette

21, 16 sac

22, 9 Salomon

25 Lévites

26 Lévites

26, 20ss. Lévites

26, 29, 30 Lévites

27, 30 chameau

28, 2 pied

28, 11 temple

28, 19 temple

29, 11 chef

29, 15 ombre


2 Chroniques

1 - 9 Salomon

9, 18 pied

16, 9 œil

17, 7 Lévites

20, 36, 37 navire

29, 27, 28 trompette

32, 5 muraille

32, 8 bras

36, 19 muraille


Esdras

3 - 6 temple

6, 17 douze

8, 35 douze


Néhémie

1 - 13 Jérusalem

2, 13 dragon

2, 13-15 vallée

3 muraille, porte

6, 10 porte

7, 3 porte

8 Lévites

8, 15 myrte, palmier

9, 14 sabbat

11, 1 Jérusalem


Esther

3, 7 fêtes de l’Éternel

4, 1 sac

4, 3 sac

4, 11 sceptre

9, 26ss. fêtes de l’Éternel


Job

4, 19 poussière

5, 6 poussière

6, 2 balance

7, 2 ombre

7, 21 poussière

9, 6 colonne

10, 9 argile

10, 21 ombre

11, 12 âne

14, 2 ombre

14, 12 sommeil

15, 14, 15 pur

16, 9 dent

16, 15 sac

19, 25-27 ombre

21, 18 balle

23, 11 pied

26, 11 colonne

26, 13 dragon

28, 15 argent

31, 6 balance

31, 21 porte

31, 40 ivraie

33, 6 argile

36, 16 table

38, 6 pierre angulaire

38, 7 étoile du matin

38, 11 vague

39, 3 corbeau

41, 15 pierre


Psaumes

1 arbre

1, 2 bête

1, 4 balle

2, 6 onction

2, 7 fils

2, 9 argile, sceptre

3, 7 dent

5, 9 langue

7, 2 lion

8, 6ss. poisson

9, 11 Sion

10, 7 langue

10, 15 bras

11, 1 montagne

11, 6 coupe

13, 3 sommeil

14, 7 Sion

16, 5 coupe

16, 7 rein

16, 9 chair

17, 8 ombre

17, 12 lion

18, 2 roc

18, 4 fleuve

18, 27 œil

18, 31 roc

18, 46 roc

19, 1 main

19, 8 œil

19, 13 pur

20, 2 Sion

20, 7 char, cheval

22, 13 lion

22, 15 poussière

22, 16 chien

23 brebis, chien, porc

23, 1 berger

23, 4 vallée

23, 5 coupe, table

26, 2 rein

29, 3ss. tonnerre

33, 17 cheval

35, 16 dent

35, 28 langue

36, 1 œil

36, 6 bête

36, 7 ombre

36, 8 fleuve

40, 6 oreille

40, 8 arche de l’alliance

42, 7 vague

45, 6 sceptre

46, 4 fleuve, Jérusalem

48, 2 Sion

48, 7 orient

51, 7 blanc, hysope, pur

51, 14 langue

51, 18 Sion

55, 6 colombe

57, 1 ombre

57, 4 dent, lion

58, 6 dent

60, 8 sandale

61, 3 tour

62, 9 balance

65, 7 mer, vague

66, 6 fleuve

66, 12 eau

68, 8 Sinaï

68, 17 char, Sinaï

69, 1 eau

69, 10, 11 sac

69, 15 eau

69, 35 Sion

72, 9 poussière

73, 22 bête

74, 19 bête

75, 8 coupe

75, 10 corne

76, 2 Jérusalem, Sion

78, 19 table

78, 23 porte

78, 24, 25 manne

80, 1 arche de l’alliance, berger

80, 8-14 vigne

84, 6 vallée

84, 11 soleil

88, 7 vague

88, 10 ombre

89, 27 premier-né

90, 5 herbe

90, 12 cœur

91, 11 chemin

92, 12 cèdre, palmier

95, 11 sabbat

98, 6 trompette

101, 5 œil

102, 13 Sion

103, 5 aigle

103, 14 poussière

103, 15, 16 fleur

104, 15 vin

105, 16 famine

105, 40 manne

106, 38 Canaan

107, 7 chemin

107, 23 navire

110, 1 pied

110, 2 sceptre

110, 4 Melchisédec

113, 7 poussière

114, 3 Jourdain

115, 10 maison

118, 22, 23 pierre angulaire

119, 18 aveugle

119, 97 bête

119, 105 pied

120, 2 langue

121, 1 montagne

126, 5, 6 moisson

126, 6 semer

128, 3 table

131, 1 œil

132, 3ss. lit

132, 7 pied

132, 13, 14 Jérusalem

133, 3 rosée

139, 24 bête, chemin

147, 4 nom

147, 9 corbeau

147, 10 cheval

148, 10 bête


Proverbes

1, 7 rein

4, 23 cœur

8, 13 rein

9, 10 rein

12, 3 racine

12, 4 couronne

12, 19 langue

14, 4 bœuf

14, 24 couronne

16, 2 balance

16, 11 balance

16, 31 cheveu

17, 3 four

18, 10 tour

20, 1 vin

21, 2 balance

21, 4 œil

21, 8 chemin

21, 17 vin

22, 9 œil

23, 16 rein

23, 26 cœur

23, 30, 31 vin

24, 12 balance

24, 13 miel

25, 16 miel

25, 27 miel

28, 10 chemin

28, 15 ours

30, 17 aigle

30, 27 sauterelle

30, 30 lion

30, 33 lait

31, 4 vin

31, 6 myrrhe


Ecclésiaste

2, 3 vin

4, 8 œil

9, 7 vin

10, 19 vin


Cantique des cantiques

1, 5 chèvre, tente

2, 1 fleur

2, 3 ombre

3, 11 Sion

4, 12, 13 jardin

4, 16 jardin

5, 2 colombe

5, 5 myrrhe

6, 9 colombe

6, 10 lune

7, 1 sandale

8, 6 anneau

8, 7 fleuve


Ésaïe

1, 8 Sion

1, 10 Sodome

1, 18 blanc, écarlate

1, 26 Jérusalem

2, 6 Philistin

2, 13 cèdre

3, 9 Sodome

3, 16 Sion

3, 17 cheveu

3, 24 sac

4, 2 blé, germe

5, 1-7 vigne

6, 1ss. « animaux » (symboliques)

6, 3 feu

6, 5 « animaux » (symboliques)

8, 7 fleuve

8, 14 pierre

9, 3 moisson

9, 15 queue

9, 18 épines

10, 5 combat, nord

10, 17 épines, feu

11, 1 germe, racine

11, 2 sept

11, 6 agneau, léopard

11, 7 ours

11, 10 germe

11, 12 quatre

13 ; 14 Babel

13, 10 étoile, soleil

13, 19 Sodome

14, 9 ombre

14, 12 étoile du matin

14, 13 étoile

14, 29 serpent

14, 31 nord

17, 12, 13 eau, mer

18, 3 trompette

20, 2 sandale

20, 2ss. nu

20, 4 sandale

22, 12 sac

22, 22 clef

24, 23 soleil

26, 4 roc

27, 13 fêtes de l’Éternel, trompette

28, 16 pierre angulaire

29, 1 Jérusalem

29, 5 balle

30, 14 argile

30, 27 feu

30, 28 crible

31, 1 cheval

31, 9 four

33, 14 feu

34, 10 feu

34, 11 corbeau

35, 1, 2 fleur

40, 6 chair, herbe

40, 11 agneau, berger

40, 24 racine

40, 31 aigle

41, 25 argile

43, 1 nom

43, 2 eau, fleuve

43, 20 bête

44, 13ss. bois

45, 9 argile

47, 14 four

48, 4 fer

48, 18 fleuve

50, 2 main

50, 4ss. oreille

52, 1-8 Sion

52, 2 poussière

53, 2 germe

53, 5 sacrifice pour le délit

53, 7 agneau, brebis

55, 1 eau

55, 13 épines, myrte

56, 11 chien

57, 5 Canaan

57, 20 mer, eau

59, 17 cuirasse

59, 19 fleuve

60, 14 Jérusalem, Sion

61, 10 vêtement

63, 3-6 pressoir

64, 6 airain, vêtement

64, 8 argile

65, 10 vallée

65, 25 bête, serpent

66, 1 pied

66, 12 fleuve


Jérémie

1, 14 nord

1, 18 colonne

2, 2 épouse, fornication

2, 13 eau, puits

2, 21 vigne

3, 1ss. fornication

3, 16 temple

4, 5 trompette

5, 6 léopard

5, 17 figuier

5, 27 oiseau

10, 5 colonne

11, 16 huile

13, 23 léopard

16, 16 poisson

17, 5 bras

17, 9 cœur

18, 2-4 argile

18, 6 argile

19, 11 argile

23, 5 germe

23, 29 roc

28, 2 joug

30, 9 David

31, 10 berger

33, 15 germe

36, 22 four

41, 5 cheveu

42, 14 trompette

49, 32 vent

50, 25 arme

51, 27 sauterelle

51, 34 dragon

51, 39 sommeil

52, 21, 22 colonne


Lamentations de Jérémie

1, 15 pressoir

2, 16 dent

3, 10 ours

4, 2 argile

4, 5 écarlate


Ézéchiel

1, 5ss. « animaux » (symboliques), bête, quatre

1, 7 veau

1, 9 veau

1, 10 aigle, bœuf, lion

1, 17 veau

1, 18 « animaux » (symboliques), œil

1, 26 « animaux » (symboliques)

1, 28 arc-en-ciel, « animaux » (symboliques)

9 - 11 temple

10, 20 « animaux » (symboliques)

11, 19 pierre

15 vigne

16 épouse, fornication

16, 10 taisson

16, 49 Sodome

18, 7 nu

22, 18 four

22, 22 four

23, 24 casque

26, 3 mer

27, 7 pourpre

27, 10 casque

27, 24 pourpre

28, 13 pierre précieuse

29, 3 dragon

31, 3 arbre

32, 2 dragon

34, 2-16 berger

34, 21 corne

34, 23 berger, David

36, 29 famine

38 ; 39 nord

38, 5 casque

38, 10ss. nord

38, 15 nord

40, 16ss. palmier

41, 22 autel

42, 20 muraille

43 temple

43, 1ss. orient

44, 20 cheveu

44, 23 muraille

47, 1-12 eau, fleuve

48, 35 Jérusalem


Daniel

2, 33 argile

2, 33ss. fer

2, 34 pierre

2, 35 balle, montagne

3, 1 or, six

4, 10ss. arbre

4, 16 bête

5, 27 balance

7, 3 mer, quatre

7, 3-8 bête

7, 4 lion

7, 5 ours

7, 6 léopard

7, 7 trois

7, 9 blanc

7, 17 quatre

7, 19 fer

7, 23 trois

8, 10 étoile

8, 24 nord

8, 25 nord

9, 3 sac

9, 25, 26 onction

11, 5ss. midi

11, 40ss. nord

12, 2 ombre, sommeil


Osée

2, 15 vallée

2, 16ss. épouse

3, 5 David

7, 4 four

8, 1 aigle

9, 10 figuier

10, 1 vigne

13, 3 crible

13, 15 orient

14, 2 fruit

14, 3 cheval

14, 5ss. fleur


Joël

1, 6 dent

1, 7 figuier

1, 15 jour

2, 1 fêtes de l’Éternel

2, 2 jour

3, 13 pressoir


Amos

1, 1 berger

2, 13 char

6, 13 corne

8, 10 sac

8, 11 famine

9, 9 crible


Jonas

1, 3 navire

2, 4 vague

3, 5 sac

4, 11 bête


Michée

1, 16 aigle

4, 13 corne

7, 17 poussière


Nahum

2, 3 écarlate

3, 17 sauterelle


Habakuk

1, 8 léopard

1, 13 feu


Sophonie

2, 2 jour


Aggée

1, 10 rosée

2, 10ss. pur

2, 13 cadavre

2, 23 anneau

Zacharie

1, 8 cheval

2, 5 muraille

3, 3, 4 vêtement

3, 8 germe

4, 1ss. huile

4, 7 montagne

6, 1-8 char, cheval, quatre

6, 12 germe

8, 3 Jérusalem

9, 3 poussière

9, 9 âne, Sion

11, 17 œil

13, 7 main

13, 8, 9 Enoch

14, 4 orient

14, 8 fleuve


Malachie

1, 7 autel, table

1, 12 autel, table

2, 7 sacrificateur

2, 10 fils

4, 1 four

4, 1, 2 jour

4, 2 soleil


Matthieu

1, 1 David

1, 5 Ruth

1, 25 premier-né

2 étoile

2, 11 myrrhe, encens

2, 23 germe

3, 2-6 baptême

3, 4 bête, chameau, sauterelle

3, 11 baptême

3, 12 balle, baptême, blé, crible, feu, moisson

3, 16 colombe

3, 16, 17 sceau

3, 17 bélier, encens composé, sept

4, 2 quarante

4, 4 épée

4, 5 sept

4, 7 épée

4, 10 épée

4, 16 ombre

4, 19 poisson

5, 1 montagne

5, 1ss. neuf

5, 13, 14 sel, terre

5, 14ss. lampe

5, 35 Jérusalem

5, 38, 39 dent

6, 22 lampe

6, 28, 29 fleur

6, 30 herbe

7, 6 porc

7, 13 chemin

7, 16ss. fruit

7, 24 roc

8, 12 dent

8, 23ss. navire

8, 30ss. figuier

9, 2 lit

9, 27ss. aveugle

9, 36 berger, brebis

9, 37 moisson

10, 14 poussière

10, 16 colombe

10, 29 passereau

10, 31 passereau

11, 5 aveugle

11, 23, 24 Sodome

11, 29, 30 joug

12, 10 main

12, 22 aveugle

12, 33 fruit

12, 39ss. Salomon

12, 46ss. miel

13, 1 maison, mer

13, 3ss. champ, semer

13, 4 oiseau

13, 5 pierre

13, 7 épines

13, 8 fruit

13, 18ss. champ, semer

13, 19 oiseau

13, 20 pierre, semer

13, 22 épines, semer

13, 23ss. fruit

13, 24ss. blé, ivraie

13, 30 ivraie, moisson

13, 31, 32 arbre

13, 32 oiseau

13, 33 farine, levain

13, 36 maison

13, 36-43 semer

13, 38 champ, semer

13, 47ss. poisson

14, 22ss. navire

15, 14 aveugle

15, 30, 31 aveugle

16, 5-12 levain

16, 18 pierre, roc

16, 19 clef

17, 1 montagne

17, 2 blanc, soleil

17, 5 bélier, encens composé, sept

17, 27 poisson

18, 8 feu

18, 16 deux, trois

19, 24 chameau

19, 28 porte

20, 15 œil

20, 22 coupe

20, 28 fêtes de l’Éternel, oreille

20, 30ss. aveugle

21, 1 sept

21, 5 âne

21, 14 aveugle

21, 19 figuier

21, 33ss. fruit, vigne

21, 44 pierre angulaire

22, 11 vêtement

22, 43 David

23, 24 chameau

23, 25ss. pur

24 Enoch

24, 28 aigle, corps mort d’une bête

24, 31 quatre

24, 37ss. déluge

25, 1 dix, lampe

25, 2 cinq

25, 5 sommeil

25, 10 porte

25, 15 cinq

25, 31ss. brebis

25, 32 bouc

25, 32, 33 chèvre

25, 36 nu

25, 41 dragon

26, 27, 28 vin

26, 29 nazaréat, vin

26, 39 coupe

26, 61 temple

27, 29 épines

27, 46 neuf, sept

27, 51 voile

27, 52 sommeil

28, 16 montagne

28, 19 fils, trois


Marc

1, 1 sept

1, 11 encens composé, sept

3, 11 sept

4, 14 semer

4, 15 oiseau

4, 21 lampe, lit

5 trois

5, 7 sept

7, 22 œil

8, 15 levain

9, 7 encens composé, sept

9, 36 bras

9, 50 sel

10, 13ss. imposition des mains

10, 16 bras

11, 16 vase

12, 10 pierre angulaire

12, 26 Moïse

14, 3ss. aromate

14, 36 trois

14, 61 sept

15, 17 écarlate

15, 34 neuf

15, 39 sept

16, 16 baptême, déluge


Luc

1, 15 vin

1, 35 fils

2, 7 premier-né

2, 22 sept

2, 24 oiseau

2, 42 sept

2, 51 miel

3, 17 balle

3, 22 Aaron, encens composé, sept

4, 18 Aaron, huile, onction

4, 27 lèpre

5, 4ss. poisson

5, 10 poisson

6, 13ss. douze

6, 48 fleuve

7 trois

8, 6 pierre

8, 11 semer

8, 13 pierre, roc

8, 16 vase

9, 32 sommeil

9, 35 encens composé, sept

10, 3 agneau

10, 20 nom

10, 39 pied

11, 52 clef

12, 1 levain

12, 6, 7 passereau

12, 24 corbeau

12, 37 oreille, table

12, 50 baptême

13, 6ss. figuier

15, 5 épaule

15, 11ss. famine

15, 15, 16 porc

15, 22 anneau, sandale, vêtement

15, 23 veau

15, 23, 24 repas

16, 19-31 ombre

16, 23 sommeil

17, 26ss. Noé

17, 29, 30 Sodome

17, 30 déluge

19, 13 dix

21, 24 sel

22, 31 crible

22, 45 sommeil

22, 50, 51 oreille

23, 31 bois

23, 34 sept

23, 43 sept

23, 46 sept

24, 31 aveugle


Jean

1, 1 fils

1, 11 Égypte

1, 12, 13 droit de rachat, enfant, mort

1, 13 chair

1, 14 arche de l’alliance, fils, pourpre

1, 17 Moïse

1, 18 fils, Isaac, nom, pourpre, premier-né

1, 21 Moïse

1, 29 agneau

1, 36 agneau

1, 42 onction

1, 49 figuier

2 sept

2, 4 miel

2, 19-21 temple

2, 21 corps

2, 23 sept

3, 3-8 enfant

3, 8 vent

3, 13 pourpre

3, 14 airain

3, 14, 15 serpent

3, 16 corne, enfant

3, 29 épouse

3, 31 pourpre

3, 34 huile

4 sept

4, 10ss. eau

4, 13, 14 puits

4, 21ss. sacrificateur

4, 25 onction

4, 34 femme

4, 35ss. moisson

5 sept

5, 1 sept

5, 27 droit de rachat

5, 31ss. lampe

6 famine, manne, sept

6, 27 sceau

6, 32 manne, pourpre, sept

6, 32, 33 manne, pain

6, 33 manne, pourpre, sept

6, 33ss. manne

6, 38 manne, pourpre, sept

6, 41 manne, pourpre, sept

6, 42 manne, sept

6, 47ss. pain

6, 48 manne

6, 50 manne, pourpre, repas, sept

6, 51 manne, pourpre, repas, sept

6, 53 repas

6, 54ss. repas

6, 58 manne, pourpre, sept

6, 69 nazaréat

7, 10 sept

7, 37 fêtes de l’Éternel, huit

7, 38 eau

7, 39 consolateur, puits

8, 36 serviteur

9 aveugle, sept

9, 4 nuit

10 berger, chien, pourceau

10, 1 porte

10, 1-16 brebis

10, 7-9 porte

10, 9 porte

10, 22 fêtes de l’Éternel

10, 23 colonne

10, 28, 29 casque

11 trois, sept

11, 9 jour

11, 24 ombre

11, 32 pied

12, 3 aromate, pied

12, 13 palmier

12, 24 farine, fêtes de l’Éternel, fils, blé, semer

12, 28, 29 tonnerre

13 eau, cuve, génisse rousse

13, 15 cuve

14, 6-9 fils

14, 7ss. nom

14, 16 consolateur

14, 26 consolateur

14, 30 Égypte, Pharaon

15, 1ss. grenade, vigne

15, 3 eau, pur

15, 5 boiteux

15, 16 fruit

15, 26 consolateur

16, 7 consolateur

16, 13 épée, lait

17, 6 nom

17, 16 muraille, nazaréat, taisson

17, 19 nazaréat

18, 10 oreille

18, 11 coupe

19, 2 écarlate

19, 2, 3 pourpre

19, 26 miel

19, 26, 27 sept

19, 28 sept

19, 29 hysope

19, 30 sept

19, 34 sang

19, 39 myrrhe

20, 1 huit

20, 17 fils

20, 19 huit, sabbat

20, 24 douze

20, 26 sabbat

21 sept

21, 6 poisson


Actes des Apôtres

1, 3 quarante

1, 5 baptême, consolateur

2 baptême, clé

2, 1 fêtes de l’Éternel

2, 1-4 consolateur

2, 2 vent

2, 38 baptême

2, 40 déluge

3, 22 Moïse

4, 11 pierre angulaire

5, 30 bois

6, 6 imposition des mains

7, 37 Moïse

8, 17 imposition des mains

8, 32ss. agneau

9, 2 chemin

9, 15 vase

9, 20 soleil

10 clé

10, 9-16 bête

10, 38 Aaron, huile, onction

11, 28 famine

13, 3 imposition des mains

13, 51 poussière

14, 23 berger

14, 27 porte

15, 9 cœur, pur

15, 20 sang

16, 17 chemin

18, 6 poussière

18, 26 chemin

19, 9 chemin

19, 23 chemin

20, 7 sabbat

20, 17 berger

20, 28 argent, berger

20, 32 berger

20, 33ss. bœuf

22, 4 chemin

22, 16 baptême

24, 22 chemin

26, 7 douze

26, 13 soleil


Romains

2, 5 vase

2, 28 chair

3, 19 corne

3, 25 arche de l’alliance

3, 26 airain

5, 12 mort

5, 12ss. Adam, chef

6, 1-11 mer Rouge

6, 2-6 mer Rouge

6, 3-6 baptême, déluge

6, 4 baptême, fils

6, 6 circoncision, chair, corps, corps mort d’une bête

6, 11 combat

6, 17 serviteur

6, 22 grenade, serviteur

6, 23 mort, sang

7, 2, 3 fornication

7, 4 fruit

7, 5 chair

7, 18 chair, corps mort d’une bête

7, 25 chair

8, 2 corps

8, 3 chair, circoncision, femme

8, 14 consolateur

8, 14ss. fils

8, 15 nom, trois

8, 16 enfant

8, 26, 27 consolateur

8, 28 désert

8, 29 fils, premier-né

8, 31 bouclier

8, 32 Abraham, Isaac, sacrifice

8, 35 épée

9, 21 argile

9, 21ss. vase

9, 27ss. Enoch

9, 32, 33 pierre

10, 10 cœur

11, 16 racine

11, 16-24 huile

11, 25 Abraham, fêtes de l’Éternel, Sara

12, 1 sacrifice

12, 4ss. Lévites

12, 21 oreille

13, 4 épée

13, 11 sommeil

13, 12 arme, nuit

13, 13 jour

15, 4 bête

15, 33 sept

16, 18 ventre

16, 20 Amalek, poussière, sept, serpent

16, 25 pain


1 Corinthiens

2, 7ss. pain

2, 13 épée

3, 2 enfant, lait

3, 7ss. champ

3, 10 douze

3, 11 roc

3, 12 bois, pierre précieuse

3, 12ss. feu

3, 16, 17 temple

4, 11 nu

5, 1 fornication

5, 6 farine

5, 6ss. levain

5, 7ss. fêtes de l’Éternel

6, 15 corps

6, 19 corps, temple

9, 9 bœuf

9, 12 bœuf

9, 19 bœuf

9, 24ss. combat

10, 1 mer Rouge

10, 1ss. désert, Égypte

10, 2 baptême

10, 3 manne

10, 4 roc

10, 6 bête

10, 11 bête

10, 16 coupe, vin

10, 16ss. autel, corps, pain

10, 18 autel, sacrifice de prospérités

10, 19, 20 sacrifice de prospérités

10, 20 autel

10, 21 repas, table

11, 3 chef, homme

11, 6 cheveu

11, 7 chef, homme

11, 14, 15 cheveu

11, 20 repas

11, 23ss. repas

11, 24 pain

11, 27ss. repas

12 Lévites

12, 13 baptême, brebis, consolateur

12, 27 corps

14 langue

14, 33 sept

15, 5 douze

15, 10 pied

15, 18 baptême

15, 20 fêtes de l’Éternel

15, 20, 21 Adam

15, 23 fêtes de l’Éternel

15, 28 jour

15, 29 baptême

15, 35ss. semer

15, 39 chair

15, 42ss. corps

15, 45ss. Adam, chef

15, 47 colombe, pourpre

15, 47ss. poussière

15, 51 sommeil

15, 52 trompette

16, 9 porte

16, 13 homme


2 Corinthiens

1, 21 huile

1, 21, 22 Aaron, onction

1, 22 sceau

2, 12 porte

3, 15 Moïse

4, 4 aveugle, Égypte, Pharaon

4, 7 argile, vase

4, 16 vase

5, 1 maison, tente

5, 3 nu

5, 21 airain, chèvre, serpent

6, 7 arme

6, 14 joug

6, 14ss. âne, muraille, pur

6, 16 temple

6, 18 fils

7, 5 combat

7, 11 pur

9, 10 fruit

10, 3, 4 combat

10, 4 arme

11, 2, 3 épouse, Ève, vierge

11, 3 serpent

12, 10 pied

13, 1 deux

13, 11 sept


Galates

1, 6ss. ivraie

2, 7ss. circoncision

2, 9 colonne, imposition des mains

2, 16 chair

3, 13 bête, bois, épines

3, 27 baptême

4, 4 femme, fils, germe, Jérusalem

4, 4-7 fils

4, 5 bête

4, 6 trois, nom

4, 21ss. Isaac

4, 22ss. Sara

4, 24, 25 Sinaï

4, 24 serviteur

4, 25 Jérusalem

5, 1 joug, Sinaï

5, 9 farine, levain

5, 13 chair

5, 18 consolateur

5, 22 fruit, huile

5, 22, 23 neuf

5, 24 chair, corps mort d’une bête

6, 6 bœuf


Éphésiens

1, 3 Canaan

1, 4, 5 fils

1, 6 bélier, holocauste

1, 10 chef

1, 11ss. droit de rachat

1, 13 Aaron, onction, sceau

1, 13, 14 consolateur

1, 18 œil

1, 22 chef

1, 22, 23 corps

2, 1 corps mort d’une bête, mort

2, 3 chair

2, 4ss. Canaan

2, 6 Canaan, Jourdain

2, 11 circoncision

2, 14 muraille, pain

2, 15 fêtes de l’Éternel, Jourdain

2, 16 pain, un

2, 18 fils

2, 20 douze, pierre angulaire

2, 21 temple

3, 3ss. pain

4, 1 anneau

4, 4 corps, un

4, 7ss. berger

4, 11 berger

4, 11-16 Lévites

4, 16 temple

4, 22 chair, corps mort d’une bête

4, 22ss. Canaan

4, 24 Jourdain

4, 28 main

4, 30 sceau

5, 2 bélier, holocauste

5, 3 fornication

5, 9 fruit

5, 14 sommeil

5, 18 vin

5, 23 chef, homme

5, 25 Adam

5, 25ss. épouse

5, 26 cuve, eau, génisse rousse

5, 27 Ève

5, 30ss. Adam, Ève

6, 6 serviteur

6, 10ss. Canaan

6, 11 arme

6, 11ss. combat

6, 12 Amalek

6, 14 arme, ceinture, cuirasse

6, 15 sandale

6, 16 arme, bouclier

6, 17 arme, casque, épée


Philippiens

1, 1 berger

1, 11 figuier, fruit

1, 23 ombre, sommeil

1, 24 chair

1, 30 combat

2, 5ss. nazaréat, oreille, serviteur

2, 6ss. femme

2, 11 langue

2, 15 étoile

2, 17 sacrifice

2, 25 joug, soldat

3, 2 chien

3, 3 circoncision

3, 13, 14 combat

3, 19 ventre

4, 3 combat, joug, nom

4, 9 sept

4, 16 sacrifice


Colossiens

1, 13 Isaac

1, 15 trois, premier-né

1, 18 chef, corps, fêtes de l’Éternel, premier-né

1, 19 fils, temple

2, 1 combat

2, 8 ivraie

2, 9 fils, temple

2, 10 chef

2, 11 circoncision

2, 12 baptême

2, 17 corps, ombre

2, 20 baptême, Guilgal

3, 1 Guilgal, Jourdain

3, 3 épouse

3, 4 enfant

3, 5ss. Guilgal

3, 9 chair

3, 10 Jourdain

4, 6 sel


1 Thessaloniciens

1, 10 Enoch

2, 2 combat

4, 4 vase

4, 11 main

4, 13ss. sommeil

4, 16 trompette

5, 2 jour

5, 4 jour

5, 5 jour, nuit

5, 6 sommeil

5, 8 arme, casque, cuirasse

5, 10 sommeil

5, 23 corps, sept


2 Thessaloniciens

1, 9 mort

2, 3 agneau

3, 8 bœuf


1 Timothée

1, 17 trois

1, 18 combat

2, 5 un

2, 6 fêtes de l’Éternel

3, 1-7 berger

3, 15, 16 colonne, Égypte

4, 14 imposition des mains

5, 18 bœuf

5, 19 deux

5, 22 imposition des mains

6, 1 joug

6, 12 combat, mort

6, 19 mort


2 Timothée

1, 1 sept

1, 6 imposition des mains

1, 9 sept

1, 10 sang

1, 13 sept

2, 1 enfant, sept

2, 3, 4 soldat

2, 3ss. combat

2, 10 sept

2, 20 bois

2, 20, 21 argile, vase

2, 21 pur

2, 24 combat

3, 12 sept

3, 15 sept

4, 6 sacrifice

4, 7 combat

4, 8 couronne

4, 17 lion


Tite

1, 5 berger

1, 7 berger

3, 3 serviteur


Hébreux

1, 3 or, pur

1, 6 premier-né

2, 6ss. Adam, chef

2, 10 Moïse

2, 14 serpent

2, 14, 15 droit de rachat, Pharaon

2, 15 mort

2, 17 sacrificateur

2, 17, 18 souverain sacrificateur

2, 18 épaule

3, 1 Moïse, pourpre, sacrificateur, souverain sacrificateur

3, 6 maison

3, 16 Égypte

4, 1-11 sabbat

4, 12 épée

4, 14-16 épaule

4, 14ss. souverain sacrificateur

4, 15 droit de rachat

4, 16 autel, fêtes de l’Éternel

5 - 10 sacrificateur

5, 1 souverain sacrificateur

5, 1-5 Aaron

5, 5 onction

5, 12-14 enfant, lait, repas

5, 14 rein

6, 2 imposition des mains

6, 11 casque

7, 1ss. Melchisédec

7, 25 épaule, souverain sacrificateur

7, 26 chèvre

7, 27 souverain sacrificateur

8, 5 corps, ombre, temple

9 ; 10 fêtes de l’Éternel

9, 2 tente

9, 4 arche de l’alliance, autel, manne

9, 5 or

9, 6 autel

9, 6-8 voile

9, 6-12 sacrifice pour le péché

9, 7 souverain sacrificateur

9, 11, 12 bouc, souverain sacrificateur

9, 22 sang

9, 24 temple

9, 24ss. bouc, fêtes de l’Éternel

10, 1 corps, ombre

10, 1-25 brebis

10, 3, 4 sang

10, 5 oreille

10, 5ss. arche de l’alliance

10, 10 sacrifice, sacrifice pour le péché

10, 12 chèvre

10, 14 sacrifice

10, 19 fêtes de l’Éternel

10, 19ss. autel

10, 20 voile

10, 21 maison

10, 22 casque, eau

10, 32 combat

11, 5 Enoch

11, 7 arche (de Noé)

11, 8, 9 Abraham

11, 9 Canaan, tente

11, 10 Jérusalem, Sion, tente

11, 11-16 tente

11, 17 Isaac

11, 27 trois

12, 1 combat

12, 11 figuier, fruit

12, 12, 13 boiteux

12, 15 racine

12, 22 Jérusalem, Sion

12, 23 premier-né

12, 24 sang

12, 29 feu

13, 4 fornication, lit

13, 10 autel, tente

13, 14 Jérusalem

13, 15 fruit, holocauste, sacrificateur, sacrifice

13, 16 sacrifice

13, 20 berger, brebis, sept


Jacques

1, 1 douze

1, 12 couronne

1, 15 mort

1, 17 ombre

1, 18 semer

1, 26 langue

2, 2 anneau

2, 3 pied

3, 5-8 langue

3, 11 puits

3, 18 figuier, fruit

4, 7 Amalek

4, 8 pur

5, 7 moisson

5, 17 famine


1 Pierre

1, 7 feu, four

1, 13 ceinture

1, 14ss. nazaréat

1, 18, 19 argent, sang

1, 19 agneau

1, 22 pur

1, 23 semer

1, 24 fleur

1, 24, 25 herbe

2, 2 lait, repas

2, 4 pierre

2, 5 autel, holocauste, maison, sacrificateur, sacrifice, temple

2, 6 pierre angulaire

2, 8 pierre

2, 9 jour, nuit

2, 21 offrande de gâteau, pied

2, 22 chèvre

2, 24 bois, sacrifice pour le délit

3, 7 vase

3, 18 autel

3, 19ss. arche (de Noé)

3, 20, 21 Noé, déluge

3, 21 baptême

4, 1, 2 bête

5, 1ss. berger

5, 4 berger, couronne

5, 8 lion

5, 8, 9 Amalek


2 Pierre

1, 9 aveugle, pur

1, 13 tente

1, 17 encens composé, sept

1, 19 étoile du matin

1, 21 épée

2, 4-11 déluge

2, 5 Noé

2, 6 Sodome

2, 15 chemin

2, 17 puits

2, 22 chien, porc

3, 4-7 déluge

3, 5-13 arc-en-ciel

3, 10 jour

3, 12 jour

3, 18 jour


1 Jean

1, 9 cuve, génisse rousse, sacrifice pour le péché

2, 1 consolateur, souverain sacrificateur

2, 1, 2 sacrifice pour le délit

2, 2 fêtes de l’Éternel, sacrifice pour le péché

2, 11 œil

2, 12 enfant

2, 15 muraille

2, 20 huile, onction

2, 27 huile, onction

3, 3 pur

3, 5 chèvre

3, 9 enfant

3, 18 langue

4, 7 enfant

5, 1 enfant

5, 4 enfant

5, 11 enfant

5, 18 bête, enfant

5, 20 enfant, puits


2 Jean

3 fils


Jude

4 ivraie

5 Égypte

7 Sodome

12 vent

13 étoile

14 Enoch

23 vêtement


Apocalypse

1 - 3 sept

1, 3 sept

1, 4 sept

1, 5 premier-né, sacrificateur

1, 10 jour, sabbat, trompette

1, 11 myrrhe

1, 13 lampe, poitrine

1, 14 blanc, cheveu

1, 15 airain, four

1, 16 épée, soleil

1, 18 clef

1, 20 lampe

2, 5 lampe

2, 7 arbre

2, 8 myrrhe

2, 10 couronne, myrrhe

2, 11 mort

2, 12 épée

2, 14 fornication

2, 17 manne, nom

2, 20 fornication, Jésabel

2, 26, 27 étoile du matin

2, 27 argile, fer

2, 28 étoile du matin

3, 3 jour

3, 4 vêtement

3, 4, 5 blanc

3, 7 clef

3, 8 porte

3, 10 Enoch

3, 12 colonne, Jérusalem

3, 17 aveugle, nu

3, 18 vêtement

3, 20 porte

4, 1 « animaux » symboliques, porte, trompette

4, 2, 3 pierre précieuse

4, 3 « animaux » symboliques, arc-en-ciel

4, 4 couronne, feu

4, 5 sept, tonnerre

4, 6, 7 bête, œil, quatre

4, 6ss. « animaux » symboliques

4, 7 aigle, bœuf, lion

4, 8 « animaux » symboliques, feu, œil

4, 10 couronne

5, 5 lion, racine

5, 6 agneau, corne, œil, sept

5, 6-14 brebis

5, 8 autel, encens composé

6 - 8 sept

6, 1ss. cheval

6, 9 sommeil

6, 11 vêtement

6, 12 soleil

7, 3, 4 sceau

7, 9 blanc, palmier, vêtement

7, 14 anneau

8 - 11 sept

8 trompette

8, 3 autel, encens composé

8, 7 trois

8, 12 soleil

9, 3 scorpion

9, 5 scorpion

9, 8 cheveu

9, 9 cuirasse

9, 9ss. sauterelle

9, 10 queue, scorpion

9, 15 trois

9, 17 cuirasse

9, 19 queue

10, 1 arc-en-ciel, soleil

11, 3 sac

11, 4 huile

12, 1 lune

12, 3, 4 dragon, trois

12, 4 étoile

12, 5 fer

12, 9 dragon, serpent

12, 14, 15 serpent

12, 16 fleuve

13, 1 bête, corne, mer, terre, trois

13, 2 dragon, léopard, lion, ours

13, 4 dragon

13, 11 agneau, bête, corne, terre

13, 18 six

14, 4 vierge

14, 8 fornication, vin

14, 10 coupe, pressoir, vin

14, 11 feu

14, 13 sept

14, 15ss. moisson

14, 19, 20 moisson, pressoir

15 ; 16 sept

15, 6 lin

16, 13 grenouille

16, 15 nu, sept, jour

16, 19 coupe

17 Babel

17, 2 fornication, vin

17, 15 eau, mer

18, 2 corbeau, oiseau

18, 9 feu

18, 19 navire

19, 7ss. épouse

19, 8 lin

19, 9 sept

19, 11 âne, blanc, cheval

19, 14 blanc, lin

19, 15 épée, fer, pressoir, vin

20, 2 dragon, serpent

20, 6 sept

20, 7 dragon

20, 10 dragon

20, 11 blanc

20, 14 clé, mort

20, 15 feu

21, 1 fêtes de l’Éternel, mer

21, 2 épouse, Sion

21, 2ss. Jérusalem, ville

21, 5 fêtes de l’Éternel

21, 6 eau

21, 8 feu, mort

21, 9 épouse

21, 10ss. pierre précieuse

21, 12 porte

21, 12ss. douze, muraille

21, 16 trois

21, 16, 17 douze

21, 18 or

21, 18, 19 pierre précieuse

21, 25 nuit

21, 25-27 porte

22, 2 arbre, douze, fleuve

22, 5 nuit

22, 7 étoile du matin, sept

22, 12 étoile du matin

22, 14 sept, vêtement

22, 15 chien

22, 16 David, étoile du matin, racine

22, 17 eau

22, 20 étoile du matin