Pensées sur l’épître de Jacques

Leslie M. Grant


Calendrier « The lord is near », 1984, 2001, 2011, 2012, 2015, 2017,


Jacques 1v9-10 ; 1v14-15, Gal. 5v16-17 ; 1v22-24 ; 2v21-22 ; 2v21-23 ; 4v4,2 Cor. 6v14 ; 5v12 ;



1 - Jacques 1:9-10

Que le frère de basse condition se glorifie dans son élévation, et le riche dans son abaissement, car il passera comme la fleur de l’herbe.

20 octobre 2001

Dieu sait comment encourager ceux qui se considèrent comme sans valeur, et abaisser ceux qui s’enorgueillissent parce qu’ils sont riches et influents. Le premier a un complexe d’infériorité et l’autre, un complexe de supériorité.

Mais de quel genre d’encouragement celui qui a un complexe d’infériorité a-t-il besoin ? Il y en a qui lui disent qu’il devrait remplacer cela par une attitude de valorisation de soi et de confiance en lui-même. Dans ce cas, nous essayons de le pousser à avoir un complexe de supériorité, ce qui n’est pas plus juste qu’un complexe d’infériorité.

Mais plutôt, le frère de basse condition doit se glorifier dans son élévation. L’élévation est le niveau où la grâce de Dieu amène le croyant, tout à fait indépendamment de ce qu’il mérite. Il peut croire encore qu’il n’est rien en lui-même, mais que, en Christ, il est élevé à une place de bénédiction céleste qu’il ne pourra jamais perdre. Cela lui donnera une joie inexprimable, sans qu’il ne perde jamais son caractère d’humilité.

D’autre part, il est dit aux riches, qui peuvent avoir un complexe de supériorité, de se glorifier dans leur humiliation. Qu’ils se réjouissent si Dieu les abaisse pour qu’ils prennent conscience que, par nature, ils ne sont pas meilleurs que qui que ce soit d’autre. C’est souvent pour eux une leçon difficile à apprendre, mais le temps où ils sont exaltés sur la terre est très court : ils passeront comme la fleur de l’herbe. Que voilà une leçon ! L’herbe croît et elle est coupée, comme cela est vrai de toute chair, mais la fleur de l’herbe se fane avant l’herbe – la fleur : ce qui est le plus élevé et attractif.



2 - Jacques 1:14-15 ; Galates 5:16-17

Mais chacun est tenté, étant attiré et amorcé par sa propre convoitise ; puis la convoitise, ayant conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort.


Je dis : Marchez par l’Esprit, et vous n’accomplirez point la convoitise de la chair. Car la chair convoite contre l’Esprit, et l’Esprit contre la chair, et ces choses sont opposées l’une à l’autre, afin que vous ne pratiquiez pas les choses que vous voudriez.

14 janvier 1984 et 3 janvier 2011

Ce passage de Jacques 1 met la responsabilité à la place qui est la sienne : sur les épaules de celui qui se laisse aller à sa propre convoitise. Nous mettons peut-être le blâme sur les autres, et nous pouvons aller jusqu’à blâmer Dieu, mais c’est nous-mêmes qui étions responsables de notre propre corps, de notre âme, de notre esprit. Si nous les laissons agir de manière déréglée, c’est la même chose que si nous permettons à nos enfants de faire ce qui leur plaît en se rebellant contre notre autorité.

Peut-être que nous punissons sévèrement nos enfants de n’avoir pas fait ce qui nous est agréable, et que, en même temps, nous nous attendons à ce que Dieu ait de l’indulgence quand nous laissons nos convoitises nous dominer. Mais nous aurons à répondre de ce manque de maîtrise de soi devant Celui qui nous a commis le soin de notre corps.

Mais les choses ne s’arrêtent pas où nous le voudrions. Nous avons l’intention de ne pas aller loin en cédant à nos convoitises, comme c’est le cas quelquefois de deux jeunes gens. Ils n’ont pas l’intention que la convoitise enfante, jusqu’à ce qu’il soit trop tard, et qu’il s’ensuive une naissance, la convoitise enfantant le péché. Et ce qui suit inexorablement dans le cours du péché, c’est l’horrible spectre de la mort.

La seule réponse, c’est un jugement de soi honnête, qui accepte le blâme quant à cela, et se tourne avec une foi sincère vers le Seigneur Jésus Christ, l’unique ressource. Il a Lui-même souffert pour les péchés, le Juste pour les injustes. Seule Sa grâce rend quelqu’un capable de retrouver et de garder la maîtrise de soi qui puisse se détourner résolument des tentations de la chair.



3 - Jacques 1:22-24

Mettez la parole en pratique, et ne l’écoutez pas seulement, vous séduisant vous-mêmes. Car si quelqu’un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui considère sa face dans un miroir ; car il s’est considéré lui-même et s’en est allé, et aussitôt il a oublié quel il était.

26 novembre 2001 et 9 janvier 2015

La Parole de Dieu est semblable à un miroir. Elle nous montre à nous-mêmes exactement comme nous sommes, non pas comme nous aimerions penser que nous sommes. Mais c’est plus qu’un miroir matériel, car non seulement elle reflète ce que nous sommes extérieurement, mais elle pénètre dans nos cœurs pour mettre au jour ce qui s’y trouve.

Est-ce que, habituellement, nous oublions complètement à quoi nous ressemblons après nous être regardés dans un miroir ? - Non. Mais nous avons un manque de mémoire très commode, après que la Parole de Dieu nous ait montrés comme nous sommes réellement. Au lieu de prendre à cœur le sérieux de notre condition, nous glissons facilement dessus en raisonnant de manière peu honnête, par exemple en pensant que la Parole de Dieu parle de quelqu’un d’autre plutôt que de nous-mêmes.

C’est une bonne chose, si nous nous soumettons au message de la Parole de Dieu avec le désir sincère de lui obéir – non pas simplement comme auditeur, mais pour mettre la Parole en pratique. Si un incrédule désire honnêtement cela, il découvrira bientôt cependant que cela est trop difficile à accomplir avec ses propres forces. Il a d’abord besoin de naître de nouveau par la puissance de l’Esprit de Dieu. La Parole de Dieu apporte aussi la connaissance du salut par le sacrifice du Seigneur Jésus sur la croix du Calvaire.

Après avoir reçu le Seigneur Jésus par une foi simple, le croyant trouvera alors que la Parole de Dieu est une source merveilleuse de joie et de force – la force même qui est nécessaire pour mettre la Parole en pratique. Nous ne ferons plus cela alors seulement avec le sentiment d’un devoir, mais avec une joie profonde et pure, dans la connaissance personnelle du Seigneur Jésus. L’obligation légale aura disparu pour faire place à une obéissance joyeuse à la Parole de Dieu. Puissions-nous tous connaître davantage cet esprit qui se plaît à faire la volonté de Dieu !



4 - Jacques 2:21-22

Abraham, notre père, n’a-t-il pas été justifié par des œuvres, ayant offert son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres ; et par les œuvres la foi fut rendue manifeste.

27 octobre 2001

En Romains 4:2 il nous est dit que, « si Abraham a été justifié sur le principe des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas relativement à Dieu ». Pourquoi pas ? - Parce que Dieu dit : « Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté à justice » (Romains 4:3). Et cela, en fait, a été écrit longtemps avant qu’Abraham offre son fils Isaac. Abraham, à ce moment-là, fut justifié par la foi (Genèse 15:6), non pas devant les hommes, mais devant Dieu.

Beaucoup plus tard donc, Abraham a été justifié par les œuvres quand il a offert Isaac. Lorsque nous avons le privilège de voir Abraham accepter de son plein gré de sacrifier son propre fils qu’il aimait profondément, parce que Dieu le lui disait, alors Abraham est certainement par cela justifié à nos yeux. Ainsi Jacques parle là de justification devant les hommes. Lorsque nous voyons des actes tels que celui-là, nous reconnaissons que ce n’est pas simplement le résultat d’une énergie charnelle, mais d’une foi bien réelle dans le Dieu vivant.

Les gens qui parlent de gagner le salut par des bonnes œuvres ne penseraient jamais que sacrifier leur fils soit une bonne œuvre. En fait, une telle chose aurait été un acte horrible si ce n’avait pas été Dieu qui dise à Abraham de l’accomplir. Et Abraham n’aurait pas eu l’idée de faire cela s’il n’avait pas eu d’abord une foi authentique et sans questionnement dans le Dieu vivant.

De la même manière, en Jacques 2:25, il est parlé de Rahab, la prostituée, comme ayant été justifiée par des œuvres lorsqu’elle cacha les espions Israélites et les fit échapper par une fenêtre. C’était là une action de foi ; autrement, cela aurait été simplement un acte de trahison envers son pays. Mais elle crut Dieu.



5 - Jacques 2:21-23

Abraham, notre père, n’a-t-il pas été justifié par des œuvres, ayant offert son fils Isaac sur l’autel ? Tu vois que la foi agissait avec ses œuvres ; et par les œuvres la foi fut rendue manifeste. Et l’écriture a été accomplie qui dit : « Et Abraham crut Dieu et cela lui fut compté à justice » ; et il a été appelé ami de Dieu.

19 novembre 2001 et 22 novembre 2017

Nous trouvons en Romains 4 qu’Abraham a été justifié par la foi, aussi il est assez difficile de comprendre que Jacques dise qu’Abraham a été justifié par les œuvres. Les deux choses peuvent-elles être vraies ? - Oui, elles peuvent être vraies toutes les deux, et elles le sont. La réponse se trouve en Romains 4:2 : « Car si Abraham a été justifié sur le principe des œuvres, il a de quoi se glorifier, mais non pas relativement à Dieu ». Puisque Abraham n’a rien dont il puisse se justifier devant Dieu – alors devant qui peut-il se justifier ? - Il peut se justifier devant les hommes. L’épître aux Romains traite du sujet de la justification devant Dieu, et l’épître de Jacques parle d’être justifié devant les hommes.

Dieu avait déjà compté la foi d’Abraham comme de la justice, même avant qu’Abraham offre Isaac, comme nous le voyons en Genèse 15:6 : « Et il crut l’Éternel, et il lui compta cela à justice ». Plus tard, en Genèse 22, nous trouvons le récit du sacrifice d’Isaac. Cela prouverait à tous ceux qui entendaient cela qu’Abraham avait une foi inconditionnelle en Dieu. L’acte d’Abraham, d’offrir Isaac, le justifiait devant les hommes comme ayant une foi véritable en Dieu.

En Jacques 2:18, nous lisons : « Mais quelqu’un dira : Tu as la foi, et moi j’ai des œuvres. Montre-moi ta foi sans œuvres, et moi, par mes œuvres, je te montrerai ma foi ». C’est un trait caractéristique de l’épître de Jacques : Montre-moi, et moi je te montrerai.

Dieu sait, indépendamment de nos œuvres, si nous avons la foi, ou non. La foi est le lien vital de notre relation avec Dieu, mais la foi n’est pas une chose inerte, sans manifestations. C’est juste l’opposé. Son caractère même, c’est de produire de bonnes œuvres pour Celui qui est notre Sauveur.



6 - Jacques 4:4 ; 2 Corinthiens 6:14

Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu.


Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ?

4 février 84 et 15 mai 2012

Comme cet avertissement est nécessaire à toute âme sauvée par la grâce de Dieu ! Nul croyant (homme ou femme) ne doit accepter de se mettre sous un joug qui le liera à un incroyant. Agir ainsi dans un mariage serait accepter un tel joug pour la vie ! C’est une désobéissance envers Dieu, qui entraînera souvent les résultats les plus tristes, une vie entière supportant les conséquences de ce mauvais pas.

Il est vrai que quelqu’un peut ressentir profondément le besoin d’avoir un conjoint, et si cela paraît ne pas se présenter parmi les croyants, être entraîné à accepter un incroyant à la place, en pensant même peut-être que la personne pourrait être amenée au Seigneur. Une jeune chrétienne a dit une fois au prédicateur Spurgeon qu’elle envisageait sérieusement d’épouser un jeune homme qui n’était pas sauvé, mais que, elle en avait confiance, elle pourrait le conduire au Seigneur. Il lui donna le conseil, lorsque le jeune homme viendrait la voir, de monter sur la table, et de voir si elle était capable de le tirer sur la table près d’elle, ou s’il pourrait l’en faire descendre ! Ce sera toujours le chrétien qui sera amené à déchoir par un tel mariage.

Ayez foi dans le Seigneur ; obéissez à sa Parole ; attendez patiemment Sa direction. Peut-être qu’Il vous met simplement à l’épreuve pour voir si vous êtes disposé à Lui obéir ; et si vous agissez avec l’obéissance de la foi, il se peut qu’Il vous dirige vers celui (ou celle) qu’Il a préparé comme étant le conjoint qui vous convient. Un temps de solitude et de renoncement peut être la meilleure préparation possible à un éventuel mariage.



7 - Jacques 5:12

Mais avant toutes choses, mes frères, ne jurez pas, ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment ; mais que votre oui soit oui, et votre non, non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.

8 mai 1984

Il peut sembler étonnant qu’il soit insisté sur cette injonction négative plus que sur toutes les autres ; mais c’est un enseignement essentiel du Nouveau Testament en contraste avec l’Ancien Testament. La dispensation de la loi prouve que l’homme est pécheur et indigne de confiance. Mis à l’épreuve sous un système où les serments et les vœux étaient permis, il a prouvé qu’il était sans force pour l’accomplir. En conséquence, le Seigneur Jésus, en Matthieu 5:33-37, interdit solennellement ces choses. En réalité, Dieu seul a le droit de jurer par le ciel ou la terre ou n’importe quoi d’autre, car c’est Lui qui les a créés, et c’est en Lui seul qu’on peut avoir pleinement confiance.

Il se peut que quelqu’un jure solennellement, disant qu’il fera telle chose à tel moment, et qu’il ait absolument l’intention de le faire. Mais son incapacité, la maladie, ou d’autres circonstances inattendues peuvent aisément empêcher cela. D’autre part, les hommes ont admis que de tels jurements deviennent une habitude banale et insouciante, qui n’implique pas l’intention d’agir selon leur propre parole. Evidemment, ce dernier état d’esprit est plus mauvais ; mais le premier n’est pas de la foi : c’est la confiance en la chair. Qu’il vaut mieux bien agir sans faire de promesses.

Souvenons-nous de rester à notre place de créatures, en reconnaissant notre faiblesse ; car insister sur nos paroles en y ajoutant un serment est une forme d’orgueil inconvenante, et nous met en danger de tomber sous un jugement présent. Même des paroles entrecoupées de mots tels que ciel et bonté ont un arrière-goût de serment, même si nous n’en avons pas l’intention. Mais nos oui et non n’ont pas besoin d’être renforcés.