Pensées sur 2 Corinthiens

Leslie M. Grant


Calendrier « The Lord is near », 1984, 1988, 1993, 1997, 1999, 2003, 2012, 2013, 2016,


2 Corinthiens 4v6 ; 5v10 ; Rom. 14v12 ; 5v14-15 ; Phil. 1v21 ; 5v19 ; 5v21 ; 6v14 ; Jacq. 4v4 ; 9v15 ; 12v9 ;


1 - 2 Corinthiens 4:6

Car c’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendît, qui a relui dans nos cœurs pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ.

8 décembre 2003

Le miracle de la lumière brillant hors des ténèbres est extraordinaire. Comment cela peut-il se faire ? Mais en Genèse 1:3, Dieu a simplement dit : « Que la lumière soit. Et la lumière fut ». C’était un fait, quelle que soit notre incapacité à le comprendre. Et lorsque Dieu éclaire nos cœurs enténébrés, c’est un miracle tout aussi extraordinaire, mais cela est vrai dans le cas de tous ceux qui croient réellement au Seigneur Jésus.

Sans une telle lumière, nous serions complètement dans les ténèbres de l’incrédulité, perdus et sans espérance dans le monde.

Cette lumière, cependant, est beaucoup plus que la lumière physique naturelle : c’est la lumière de la connaissance de la gloire de Dieu. Est-il possible pour nous d’avoir une connaissance de la gloire de Dieu ? - Oui, certainement, et c’est un fait accompli, opéré par la grande puissance de Dieu. Mais cette lumière est vue « dans la face de Christ ». Dans l’Ancien Testament, il avait été dit à Moïse qu’il ne pouvait pas voir la face de Dieu (Exode 33:20). Mais maintenant les croyants voient la gloire de Dieu dans la face de Jésus Christ.

Il est vraiment merveilleux que, en Christ, nous voyions la face de Dieu. Ce ne serait pas possible d’une autre manière, et c’est seulement en Christ que nous verrons Dieu dans l’éternité. Dans l’Ancien Testament, Dieu demeurait dans « l’obscurité profonde » (1 Rois 8:12 et 2 Chroniques 6:1) du « saint des saints », mais dans le Nouveau Testament, Dieu est connu comme étant « dans la lumière » (1 Jean 1:7), parce que son Fils bien-aimé a parfaitement révélé le Père. Les incroyants, toutefois, ignorent totalement cela, car c’est seulement dans les croyants que Dieu a fait luire cette lumière ; mais Il a fait cela dans le but qu’un éclat de cette lumière puisse émaner de nous, dans notre mesure.



2 - 2 Corinthiens 5:10 ; Romains 14:12

Il faut que nous soyons tous manifestés devant le tribunal du Christ, afin que chacun reçoive les choses accomplies dans le corps, selon ce qu’il aura fait, soit bien, soit mal.


Ainsi donc, chacun de nous rendra compte pour lui-même à Dieu.

2 janvier 1999

Il semble qu’on soit quelque peu perplexe au sujet du tribunal de Christ, bien que les versets ci-dessus soient si clairs, si précis, et si définis sur cette question. Nous devrions simplement les prendre tels qu’ils sont et leur permettre de peser de tout leur poids sur notre cœur et notre conscience. Le Seigneur n’a jamais eu l’intention que nous les employions de façon légale, pour ébranler notre confiance en Christ et dans son salut complet. (Nous ne viendrons jamais en jugement quant à nos péchés – Jean 5:24, Romains 8:1 et 1 Jean 4:17 sont formels à cet égard). Mais pourquoi souhaiterions-nous affaiblir la force des affirmations claires des versets ci-dessus – pour en écarter le tranchant ? Que Dieu nous en garde !

Le jour manifestera tout. C’est très solennel, et cela devrait nous conduire à être très exercés et soigneux quant à nos œuvres, nos voies, nos pensées, nos paroles, nos motifs, et nos désirs. Il est bon que nous considérions cela. Les conseils de tous les cœurs seront rendus manifestes. Tous les motifs mélangés seront jugés, condamnés et éliminés. Tous les préjugés, tous les jugements erronés, tous les mauvais soupçons concernant d’autres personnes – tout cela, et toutes les choses semblables seront mis au jour et éliminées. Nous verrons alors les choses comme Christ les voit, nous les jugerons comme Il les juge. Nous serons tous heureux de voir ces choses disparaître. Maintenant, à mesure que nous avons plus de lumière, que nous croissons en connaissance et en spiritualité, que nous nous rapprochons de Christ et que nous Lui sommes davantage semblables, nous condamnons de tout cœur beaucoup de choses que nous considérions autrefois normales. Combien nous ferons cela bien davantage quand nous serons dans le plein éclat de la lumière du tribunal de Christ !



3 - 2 Corinthiens 5:14-15 ; Philippiens 1:21

Car l’amour du Christ nous étreint, en ce que nous avons jugé ceci, que si un est mort pour tous, tous donc sont morts, et qu’il est mort pour tous, afin que ceux qui vivent ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui pour eux est mort et a été ressuscité.


Car pour moi, vivre, c’est Christ.

8 juillet 2013

L’apôtre Paul était en prison, et cependant si détaché de lui-même que son seul désir était que Christ soit manifesté dans son corps, soit par la vie, soit par la mort. Christ était l’unique Objet de sa vie ; dans tout ce qu’il désirait et dans tout ce qu’il faisait, tout était relativement à Christ.

Il suivait ainsi l’exemple de notre Seigneur bien-aimé. Car Christ n’a jamais cherché à plaire à lui-même, mais Il a toujours fait les choses qui plaisaient à son Père : sa nourriture était de faire la volonté de son Père et d’accomplir son œuvre (Jean 4:34 ; 8:29). « Soyez donc imitateurs de Dieu comme de bien-aimés enfants, et marchez dans l’amour, comme aussi le Christ nous a aimés et s’est livré lui-même pour nous, comme offrande et sacrifice à Dieu, en parfum de bonne odeur » (Éphésiens 5:1-2). Christ a vraiment aimé l’assemblée et s’est donné Lui-même pour elle ; mais même en cela, c’est Dieu qui était l’Objet devant son âme ; Il cherchait toujours la gloire de Dieu, et cela a été le motif agissant dans sa mort.

De même aussi Christ devrait être le seul Objet de notre vie, de nos pensées, de nos sentiments, de nos projets, de nos occupations, de nos activités. Nous sommes à Lui, car Il nous a rachetés par son propre sang précieux. Nous ne devons pas vivre pour nous-mêmes mais pour Celui qui pour nous est mort et a été ressuscité. Quelle mise à l’épreuve sérieuse et pratique cela constitue ! Si je me propose, ou si je désire quelque chose, est-ce pour Christ ? Si je suis occupé dans le service, est-ce pour Christ ? Est-ce que je peux regarder tout autour de mon logement et dire de tout ce que je vois : C’est pour Christ ? Ainsi, pour Christ nous fournit un principe qui peut être appliqué à tout l’ensemble de notre vie quotidienne – un principe qui ne fait rien pour soi-même, mais qui fait tout pour Christ. Cela nous assurera une paix véritable et une heureuse communion avec Dieu.



4 - 2 Corinthiens 5:19

Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même, ne leur imputant pas leurs fautes et mettant en nous la parole de la réconciliation.

4 mars 88 et 24 janvier 2016

Certains voudraient enseigner que le Seigneur Jésus, par sa mort, a trouvé un moyen d’apaiser Dieu à l’égard des pécheurs, de sorte que Dieu pût leur faire grâce. Mais ce n’est pas cela, l’évangile. L’évangile commence dans le cœur de Dieu Lui-même. Dieu n’a jamais eu de l’inimitié envers l’homme ; toute l’inimitié était du côté de l’homme. L’homme s’est détourné vers la rébellion et le péché, déterminé à agir selon sa propre volonté. Il n’avait ni le désir ni le pouvoir de surmonter la barrière que le péché avait dressée entre lui-même et son Dieu.

Dieu a pris l’initiative d’accomplir l’œuvre merveilleuse de ramener l’homme à Lui : Il a envoyé son Fils pour être la propitiation pour le péché de l’homme. En fait, comme le dit le passage ci-dessus, « Dieu était en Christ, réconciliant le monde avec lui-même ». Christ était, de son plein gré, le représentant de Dieu dans cette œuvre sans égale, la représentation même du cœur plein d’amour de Dieu, car Christ lui-même n’est rien de moins que « sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Romains 9:5). C’était l’homme qui avait besoin d’être réconcilié, car il était l’ennemi de Dieu, mais Dieu seul pouvait accomplir l’œuvre nécessaire pour cela. Et Il a fait cela parfaitement, en donnant son Fils bien-aimé. Propitiation a été faite – la sainteté de Dieu a été satisfaite - au bénéfice du monde entier, car c’était dans le cœur de Dieu de réconcilier le monde avec Lui-même.

Les hommes sont maintenant invités à se réconcilier avec Dieu, à trouver la paix avec Dieu par le Seigneur Jésus Christ. Cette parole de la réconciliation a été confiée aux apôtres, et par la suite aux croyants aujourd’hui. Nous savons que le cœur des hommes, par nature, est ennemi de Dieu, et c’est pour cette raison même que nous sommes appelés à persuader les hommes perdus d’être réconciliés avec Dieu en mettant leur confiance en Celui qui a été fait péché pour nous, le Seigneur Jésus. C’est Lui qui amène les pécheurs à Dieu, afin qu’ils soient le témoignage même de la justice de Dieu en Christ.



5 - 2 Corinthiens 5:21

Celui qui n’a pas connu le péché, il (Dieu) l’a fait péché pour nous, afin que nous devinssions justice de Dieu en lui.

6 juin 1993

Il n’y a qu’une seule Personne au sujet de laquelle une telle affirmation puisse être vraie. Le Seigneur Jésus a prouvé, dans sa vie parfaite de piété sans péché envers Dieu, qu’Il « n’a pas connu le péché ». Le péché était absolument étranger à Sa nature. Il fallait, dans sa vie pratique comme dans sa nature, qu’Il soit absolument libre de toute contamination du péché pour pouvoir être un sacrifice acceptable par Dieu. Sa vie entière sur la terre fut, en conséquence, la preuve donnée de toute la perfection de sa Personne. Il ne subsiste pas le moindre doute qu’Il était parfaitement qualifié pour une œuvre aussi grande que celle de faire la propitiation pour les péchés.

Mais Dieu « l’a fait péché pour nous ». Quel fait extraordinaire ! Le Fils de Dieu, éternel, sans péché, venant dans ce monde comme un Homme parfait, s’est remis entre les mains de Dieu pour être fait péché, pour prendre la place que le péché mérite, sous le terrible jugement de la justice de Dieu. Pour pouvoir subir ce jugement, Il devait être sans péché ; et pour subir un tel jugement pour d’innombrables personnes, il fallait qu’Il soit une Personne infinie. Son sacrifice, en conséquence, est valable, non seulement pour une seule personne, mais pour un nombre illimité de personnes – à condition simplement qu’elles se confient en Lui.

Le résultat, pour tous les croyants, c’est que nous devenions « justice de Dieu en lui ». Sur le fondement de la valeur de l’œuvre accomplie à la croix, le croyant manifeste la justice de Dieu en Christ. Dieu montrera éternellement à toute la création la merveille de sa justice en Christ par le fait du nombre immense de ceux qu’Il a rachetés. Cela sera pour notre bénédiction, mais plus, pour Sa gloire.



6 - 2 Corinthiens 6:14 ; Jacques 4:4

Ne vous mettez pas sous un joug mal assorti avec les incrédules ; car quelle participation y a-t-il entre la justice et l’iniquité ? Ou quelle communion entre la lumière et les ténèbres ?


Ne savez-vous pas que l’amitié du monde est inimitié contre Dieu ? Quiconque donc voudra être ami du monde, se constitue ennemi de Dieu.

4 février 84 et 15 mai 2012

Comme cet avertissement est nécessaire à toute âme sauvée par la grâce de Dieu ! Nul croyant (homme ou femme) ne doit accepter de se mettre sous un joug qui le liera à un incroyant. Agir ainsi dans un mariage serait accepter un tel joug pour la vie ! C’est une désobéissance envers Dieu, qui entraînera souvent les résultats les plus tristes, une vie entière supportant les conséquences de ce mauvais pas.

Il est vrai que quelqu’un peut ressentir profondément le besoin d’avoir un conjoint, et si cela paraît ne pas se présenter parmi les croyants, être entraîné à accepter un incroyant à la place, en pensant même peut-être que la personne pourrait être amenée au Seigneur. Une jeune chrétienne a dit une fois au prédicateur Spurgeon qu’elle envisageait sérieusement d’épouser un jeune homme qui n’était pas sauvé, mais que, elle en avait confiance, elle pourrait le conduire au Seigneur. Il lui donna le conseil, lorsque le jeune homme viendrait la voir, de monter sur la table, et de voir si elle était capable de le tirer sur la table près d’elle, ou s’il pourrait l’en faire descendre ! Ce sera toujours le chrétien qui sera amené à déchoir par un tel mariage.

Ayez foi dans le Seigneur ; obéissez à sa Parole ; attendez patiemment Sa direction. Peut-être qu’Il vous met simplement à l’épreuve pour voir si vous êtes disposé à Lui obéir ; et si vous agissez avec l’obéissance de la foi, il se peut qu’Il vous dirige vers celui (ou celle) qu’Il a préparé comme étant le conjoint qui vous convient. Un temps de solitude et de renoncement peut être la meilleure préparation possible à un éventuel mariage.



7 - 2 Corinthiens 9:15

Grâces à Dieu pour son don inexprimable.

21 mars 1993

Personne, dans la création de Dieu, n’a véritablement de bonnes raisons pour être mécontent et se plaindre, mais bien plutôt pour être profondément reconnaissant. Il est vrai que certains ont beaucoup plus que d’autres au point de vue des possessions matérielles, et apparemment, beaucoup moins d’ennuis et de chagrins. Mais combien d’entre nous méritent la bénédiction de l’air pur, du soleil, des pluies rafraîchissantes, de maisons confortables, de nourriture et de vêtements pour chaque jour, de la santé, de l’amitié d’autres personnes, et de toutes les bénédictions supplémentaires dont nous jouissons ? Nous n’en méritons aucune, et nous ne pourrions pas les avoir si ce n’était par la bonté de Dieu.

Mais plus que cela. Dieu a donné le plus grand Don possible pour le bien de toute l’humanité. Il a envoyé son propre Fils bien-aimé, afin qu’Il souffre pour nous l’agonie de la croix du Calvaire, pour racheter tout humain qui veut simplement Le recevoir comme Sauveur, et pour assurer une bénédiction éternelle comme résultat de ce qu’Il a Lui-même payé pour nous. C’est « Son don inexprimable », un don que des mots ne pourront jamais décrire comme il convient, et que nul cœur ne pourra jamais assez apprécier. Ne Lui rendons-nous pas grâces pour cela ?



8 - 2 Corinthiens 12:9

Il m’a dit : Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans l’infirmité. Je me glorifierai donc très volontiers plutôt dans mes infirmités, afin que la puissance du Christ demeure sur moi.

11 mars 1997

S’il nous arrive d’endurer une épreuve, notre première réaction, c’est de nous en libérer. Il y a des gens qui nous disent que si nous ne nous en libérons pas, c’est que nous manquons de foi. Mais l’apôtre Paul ne manquait pas de foi. Il voulait se débarrasser de son épreuve et a prié trois fois le Seigneur dans ce but. Et cependant le Seigneur lui a répondu fermement qu’Il ne lui retirerait pas son affliction, mais que Sa grâce était suffisante pour que lui, Paul, puisse supporter son épreuve, car la puissance de Dieu serait démontrée dans sa faiblesse. Paul a-t-il été déçu ? - Pas du tout ! Il se glorifierait plutôt avec joie dans son infirmité, afin que la puissance de Dieu demeure sur lui.

Une chrétienne écrivit récemment qu’elle avait une foi si forte qu’elle était certaine qu’il lui serait évité de jamais avoir un grave accident d’auto. Qu’en est-il alors des nombreux chrétiens pieux qui ont eu de tels accidents ? Ou bien, avait-elle peur d’avoir un accident de ce genre, pensant que le Seigneur ne serait pas capable de la soutenir au travers d’une telle expérience ? La foi véritable ne s’attend pas à être épargné des épreuves qui sont communes à tous les humains, mais elle peut se confier absolument dans le Seigneur, quelles que soient les épreuves qu’Il juge bon d’envoyer. Il permet que certains soient atteints de terribles maladies, qu’ils souffrent longtemps, mais quoi que ce soit qu’Il permette, Sa grâce est parfaitement suffisante pour rendre un croyant capable de le traverser en faisant pleinement confiance à la pure grâce de Dieu.

La foi d’un croyant lui évitera-t-elle d’être décapité ? - C’est ce qui est arrivé à Jean le Baptiseur. Etait-ce par manque de foi de sa part ? - Certainement pas. C’était parce que, avec foi, il avait rendu fidèlement témoignage au Seigneur. Paul aussi a été décapité, non pas parce qu’il avait manqué de foi, mais parce que sa foi a continué à rendre témoignage au Seigneur Jésus. Quelle que soit donc la manière dont le Seigneur agit avec nous, gardons la confiance assurée de la foi qui fera face à tout avec le Seigneur.