Pensées sur l’Évangile de Jean

Leslie M. Grant


Calendrier « The lord is near », 1984, 1985, 1986, 1988, 1991 à 2001, 2003, 2005, 2007, 2008, 2010, 2014 à 2016


Jean 1v1-2 ; 1v1-2(bis) ; 1v1-2(3) ; 1v4 ; 1v4-5 ; 1v9-11 ; 1v10-11 ; 1v12-13 ; 1v14 ; 1v14(2) ; 1v18 ; 1v19-20 ; 1v32-34 ; 1v41-43 ; 1v48-50 ; 1v48-50(2) ; 2v9-10 ; 2v15-16 ; 2v18-19 ; 2v23-25 ; 2v23-25 (bis) ; 3v5-8 ; 3v19 ; 3v19-21 ; 3v27-30 ; 3v35 ; 5v20 ; 4v13-15 ; 4v23 ; 4v23-24 ; 4v23-24(2) ; 4v42 ; 5v19 ; 5v24 ; 5v24(2) ; 5v43 ; 6v8-9 ; 6v53-54 ; 6v53-54(bis) ; 7v37-38 ; 7v37-39 ; 8v3-7 ; 8v44 ; 9v6-7 ; 9v32-33 ; 9v35-38 ; 9v35-38(2) ; 10v2-3 ; 10v2-3(2) ; 10v3-4 ; 10v7-9 ; 10v16 ; 10v16(2) ; 10v17-18 ; 10v27-28 ; 10v27-28(2)  ; 10v41 ; 10v41(bis) ; 11v4 ; 11v4(bis) ; 11v14-15 ; 11v33-35 ; 11v39,44 ; 12v3 ; 12v3(bis) ; 12v3(ter) ; 12v3(4) ; 12v3(5) ; 12v23-24 ; 12v25-26 ; 12v27-28 ; 13v1 ; 13v1(2) ; 13v3-5,15 ; 14v3 ; 14v16-17 ; 14v16-17(bis) ; 14v16-17(3) ; 14v27 ; 14v27(bis) ; 14v27-28 ; 14v27,15v10-11 ; 15v1-2 ; 15v10-11 ; 15v11-1Jean 1v4 ; 16v7 ; 16v7(2) ; 16v7-8 ; 16v8-11 ; 16v21-22 ; 17v1 ; 17v7-8 ; 17v16-17 ; 17v16-19 ; 17v18-19 ; 17v18-19(2) ; 17v24 ; 18v8-9 ; 18v18 ; 18v26-27 ; 19v5 ; 19v10-11 ; 19v30 ; 19v30(bis) ; 19v30(3) ; 19v38-40 ; 20v16 ; 20v17 ; 20v19-20 ; 20v19-20(2) ; 20v19-20(3) ; 20v19-20(4) ; 20v28-29 ; 20v29 ; 21v15 ; 21v20-22


1 - Jean 1:1-2

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu.

12 juillet 2014

Tout ce que nous observons ou connaissons par nos capacités naturelles, a un commencement : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). L’homme, en fait, a été créé avec une nature tellement curieuse qu’il est intéressé à savoir l’origine de tout ce qu’il observe. Il examine les choses avec persévérance. S’il refuse de croire à Dieu comme Créateur, il se trouve mis devant la question d’expliquer les innombrables choses magnifiques dont il est entouré. Il peut essayer de se persuader qu’elles proviennent toutes d’un ordre de choses inférieur, mais cela ne résout rien, car il doit admettre que cet ordre, beaucoup plus bas, a dû avoir un commencement quelque part. Mais les investigations humaines ne découvriront jamais cela. Ce ne peut être connu que par une révélation de la part de Dieu.

Dieu lui-même ne peut pas être observé, mais toute la création rend témoignage au fait qu’il y a un Dieu. On objectera, en demandant : Mais Dieu, d’où vient-il ? La réponse à cette question ne peut venir que de Dieu Lui-même. Plus que cela, Il a révélé le fait extraordinaire qu’Il est éternel. Il n’a pas eu de commencement. Son Fils bien-aimé, appelé ici « la Parole » (parce qu’Il est l’expression même de toutes les pensées de Dieu), est déclaré, aussi clairement, avoir été « au commencement ». Il n’a pas commencé — Il était présent.

Le Fils de Dieu est une Personne éternelle. C’est une Personne distincte : la Parole était « auprès de Dieu ». C’est une Personne divine : « la Parole était Dieu ». Il est ajouté ensuite cette expression : « Elle était au commencement auprès de Dieu ». Le Fils a toujours été distinct, et cependant Dieu parfaitement réel. Dieu est révélé comme Père, Fils, et Saint Esprit — un seul Dieu, mais trois Personnes distinctes. Sujet merveilleux d’adoration éternelle !



2 - Jean 1:1-2 (bis)

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu.

15 janvier 2010

Aussi loin en arrière que nous puissions reporter nos pensées, la Parole était présente, c’est donc un Être éternel ; et Il était avec Dieu, un Être distinct, mais plus que cela, Il était Dieu, une Personne divine. Et afin que personne ne puisse faire d’erreur, il est ajouté : Il « était au commencement auprès de Dieu ». Il n’avait pas de commencement, car il était au commencement. Ce verset établit parfaitement la grandeur infinie de la Personne bénie du Seigneur Jésus. Pourquoi est-il appelé « la Parole » ? Parce qu’Il est l’expression complète des pensées de Dieu, et sa gloire comme Dieu manifesté en chair est soulignée de manière très belle dans tout cet Évangile de Jean.

Le nom du Seigneur Jésus, c’est « la Parole de Dieu » (Apocalypse 19:13), quoique même ce nom ne puisse pas exprimer tout ce qu’Il est. En fait, Ésaïe 9:6 nous dit « On appellera son nom : Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Pince de paix ». Remarquez qu’il n’est pas dit ses noms, mais seulement son nom, car il y a une unité tellement parfaite dans sa Personne, que toutes ces expressions s’assemblent pour magnifier sa gloire. En fait, en Matthieu 1:21, son nom, c’est « Jésus », ce qui signifie Jéhovah Sauveur, et en Matthieu 1:23, c’est « Emmanuel », c’est-à-dire « Dieu avec nous ».

Cependant, et cela est intéressant, lorsque le Seigneur Jésus était sur la terre, il parlait constamment de lui-même comme « le Fils de l’homme ». Pourquoi cela ? — C’est que, bien qu’il soit infiniment grand, dans sa merveilleuse grâce il s’associait avec l’humanité. Était-il, en fait, véritablement un Homme ? — Oui, aussi véritablement qu’il est Dieu, il est aussi véritablement un Homme, comme cela est bien mis en lumière dans l’évangile de Luc. Il y a beaucoup de choses, pendant le temps de son service sur la terre, qui se rapportent au fait qu’il était véritablement un Homme, mais par-dessus toutes, sa mort sur la croix en sacrifice volontaire pour le péché. Il fallait qu’il soit un Homme pour accomplir un tel sacrifice.



3 - Jean 1:1-2 (3)

Au commencement était la Parole ; et la Parole était auprès de Dieu ; et la Parole était Dieu. Elle était au commencement auprès de Dieu.

2 janvier 1988

Le commencement d'une autre année nous rappelle le fait que tout ce que nous observons ou connaissons de manière naturelle a eu un commencement. La création elle-même, cela est clair, a eu un commencement : « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre » (Genèse 1:1). En fait, l'homme a été créé avec une telle curiosité naturelle qu'il s'intéresse à connaître l'origine de tout ce qu'il observe. Il sonde toutes choses avec diligence. S'il refuse de croire au Dieu de la création, il se trouve confronté au problème d'expliquer l'immense quantité de choses merveilleuses dont il est entouré. Il peut essayer de se persuader que tout a évolué depuis un ordre de choses inférieur ; mais cela ne résout rien, car il est obligé d'admettre que cet ordre très lointain doit avoir eu un commencement quelque part. Mais les investigations humaines ne le découvriront jamais. Cela ne peut être connu que par une révélation de la part de Dieu.

Dieu Lui-même ne peut pas être observé, mais toute la création rend témoignage au fait de Son existence. Les hommes objecteront : Mais s'il en est ainsi, d'où vient Dieu ? La réponse à cette question ne peut être donnée par personne, sinon par Dieu Lui-même. Plus que cela, Dieu a révélé le fait extraordinaire qu'Il est éternel : Il n'a pas de commencement. Il est déclaré aussi clairement que Son Fils bien-aimé, appelé ici « la Parole » (car Il est l'expression même de toutes les pensées de Dieu), était « au commencement ». Lui, le Fils, n'avait pas de commencement : aussi loin que l'esprit puisse remonter, Il était là : à n'importe quel moment qui pourrait être appelé le commencement, Lui, le Fils de Dieu, ne commençait pas : Il était présent.

Il est une Personne éternelle. De plus, « la Parole était auprès de Dieu » : le Fils est une Personne distincte. « Et la Parole était Dieu ». C'est une Personne divine. Puis il est ajouté : « Elle était au commencement auprès de Dieu ». Le Fils était donc éternellement distinct, cependant Dieu de manière absolument réelle. Car Dieu est révélé comme Père, Fils et Saint-Esprit. Un seul Dieu, et cependant trois Personnes distinctes. Sujet extraordinaire d'adoration éternelle !



4 - Jean 1:4

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.

17 octobre 1988

La vie éternelle — la vie divine — est manifestée parfaitement dans les Évangiles. Le Seigneur Jésus est l'expression même de la gloire de Dieu, et tous les attributs moraux de la nature de Dieu sont manifestés dans la vie qu'Il a vécue ici-bas. Cependant Il était un Homme véritable à tous points de vue — esprit, âme et corps — et comme tel Il a laissé Sa vie afin de la reprendre (Jean 10:17-18). La vie humaine n'est pas la vie éternelle, elle est dépendante et on peut y mettre fin. Mais en Christ il y a la vie éternelle déjà dans l'éternité passée, à laquelle il ne peut être mis fin et qui, en conséquence, garde toujours la même vigueur et la même réalité inaliénables, même au moment où Il a laissé Sa vie.

Cependant, Sa vie sur la terre était le cadre dans lequel Sa vie divine a été manifestée dans une beauté morale de grande humilité, et c'est un sujet d'adoration émerveillée pour toute intelligence de créature. Quand le Seigneur Jésus a laissé Sa vie, cette manifestation a cessé (quoique, assurément, Sa vie éternelle elle-même ne pouvait pas cesser) ; mais dans Sa vie de résurrection — véritablement aussi une vie humaine, dans une forme corporelle — cette manifestation a repris, non plus dans les circonstances d'humiliation et de faiblesse, mais en gloire et en puissance. Nous Le verrons comme Il est, non pas comme Il était.

Sa vie est la lumière des hommes. Comme elle illumine merveilleusement tous les détails de notre existence même, à partir du moment où nous lui permettons de pénétrer dans les parties autrefois ténébreuses de notre cœur ! En Sa lumière nous voyons la lumière. Cependant, relativement peu nombreux, parmi ceux qui Le virent sur la terre, discernèrent la beauté exquise de cette vie descendue au milieu des hommes ; mais ceux qui étaient nés de nouveau eurent part, par grâce, à cette même vie, et Lui rendirent une adoration reconnaissante, trouvant en Lui l'Objet qui satisfaisait parfaitement leurs désirs les plus purs. Nous L'adorons, et nous trouvons en Lui tout ce qui peut satisfaire nos cœurs : quel profond sujet de joie et de reconnaissance !



5 - Jean 1:4-5

En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Et la lumière luit dans les ténèbres ; et les ténèbres ne l'ont pas comprise.

7 janvier 1985

En Lui (le Fils de Dieu) était la vie. C'est là la vie dans son essence pure et éternelle, inhérente dans le Fils de Dieu béni, comme ce n'est pas le cas en nous. En vérité, Il est la source même de la vie, cette entité étrange et mystérieuse qui défie toute investigation humaine. La vie naturelle elle-même est un mystère complet pour la science, bien que les hommes aujourd'hui fassent tous leurs efforts pour découvrir le secret de sa complexité impressionnante — occupation futile et stérile. Mais combien plus grand est le mystère de cette vie éternelle manifestée dans la Personne adorable de notre Seigneur ! Et cette vie en Lui était la lumière des hommes. Car la lumière révèle la vérité telle qu'elle est réellement, pour donner la connaissance et l'intelligence. Mais la véritable sagesse, la vraie connaissance, la vraie compréhension, ne peuvent être séparées de Celui qui en est la source éternelle. Il s'agit là évidemment de la lumière spirituelle, un autre mystère merveilleux, plus grand que celui de la lumière naturelle, qui a été un sujet d'étude fascinant dépassant les esprits des scientifiques les plus capables.

Mais quand la lumière naturelle entre, elle disperse les ténèbres. Il y a pourtant ici le grand mystère d'une lumière infiniment plus grande se levant dans le monde, dans la Personne du Fils de Dieu, et pourtant les ténèbres du cœur des hommes restent aussi épaisses qu'avant : ils n'ont pas pu comprendre cette bienheureuse lumière. Sans doute à cause des ténèbres qui entouraient la lumière, celle-ci a brillé d'autant plus vivement. L'incrédulité est restée dans son état d'insensibilité et d'obscurité. Mais la foi voit la lumière bénie de la face glorieuse du Fils de Dieu, et elle s'en réjouit.



6 - Jean 1:9-11 — Ésaïe 53:3

La vraie lumière était celle qui, venant dans le monde, éclaire tout homme. Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu.


Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c’est que la langueur … Il est méprisé, et nous n’avons eu pour lui aucune estime.

22 janvier 2010

Puisque le Seigneur Jésus est lui-même l’Éternel Dieu, il est certainement « la vraie lumière », en contraste complet avec les ténèbres qui maintiennent généralement les hommes dans l’ignorance et l’aveuglement spirituel. Mais bien que la vraie Lumière soit venue dans le monde, et qu’elle « éclaire tout homme », cela ne veut pas dire qu’elle éclaire leur entendement, mais plutôt que la pure lumière divine brille sur eux. Le Fils de Dieu est prêt à leur donner toute la lumière intérieure, si seulement ils veulent accepter sa grâce absolument souveraine, en le recevant comme Sauveur et Seigneur.

Mais dès que le Seigneur Jésus est venu dans le monde, et bien qu’il soit Lui-même le Créateur de toutes choses, « le monde ne l’a pas connu ». Ce n’est certainement pas parce que les témoignages à la grandeur de sa gloire avaient manqué, mais plutôt parce que le péché et la rébellion de cœur des hommes en faisaient des ennemis de Dieu. En fait, le même Évangile nous dit « que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean 3:19). Puisque le Dieu de gloire « abaissa les cieux et descendit » (2 Samuel 22:10 ; Psaume 18:9), il aurait certainement été normal que les hommes se réjouissent et s’émerveillent de cette grâce et de cet amour infinis, qui aient pu condescendre à s’abaisser de la plus haute place de majesté excellente ; mais le résultat fut exactement l’inverse : les siens, c’est-à-dire son propre peuple, la nation juive en premier lieu, ne l’ont pas reçu.

Ainsi, le Seigneur Jésus, dans l’évangile de Jean, est vu comme étant refusé dès le début de sa venue sur la terre, refusé malgré les preuves nombreuses — et à cause d’elles — qu’Il est le Fils éternel de Dieu.



7 - Jean 1:10-11

Il était dans le monde, et le monde fut fait par lui ; et le monde ne l’a pas connu. Il vint chez soi ; et les siens ne l’ont pas reçu.

31 janvier 1999

Dans l’évangile de Matthieu, Christ est vu comme étant rejeté quand les preuves ont été apportées qu’il était le Christ, le Roi d’Israël. Dans l’évangile de Marc, comme Serviteur de Dieu, son rejet est vu à la fin de son service envers l’homme. Dans l’évangile de Luc, le Seigneur Jésus, étant l’Homme des conseils de Dieu, est rejeté quand il a commencé à proclamer la pure grâce de Dieu comme étant la seule ressource de Dieu pour tout homme. Mais dans l’évangile de Jean, il nous est dit, dès le premier chapitre, que le Seigneur est rejeté. Pourquoi cela ? — Parce que cet Évangile insiste sur le fait que Christ est le Fils éternel de Dieu, Dieu manifesté en chair.

Le Dieu vivant s’est approché de ses créatures avec un amour et une bonté infinis, mais l’homme, par nature et en pratique, s’était profondément révolté contre Dieu, et il lui est impossible de comprendre ou de désirer Dieu, à moins que Dieu ne commence une œuvre dans son cœur. Le Seigneur dit à Nicodème dans cet Évangile (chap. 3:3) : « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ».

En conséquence, le cœur de l’homme, dès le commencement, est opposé à Dieu. Le Seigneur Jésus nous dit : « La lumière est venue dans le monde, et … les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises » (Jean3:19). Christ est la lumière de Dieu révélée, pleinement et dans toute sa beauté. Mais les hommes, dans leur nature même, ont été tellement corrompus par le péché qu’ils ont délibérément choisi les ténèbres.

Les hommes ont besoin d’une nouvelle nature, ont besoin de naître de nouveau, non pas de manière physique, mais « d’être régénérés … par la vivante et permanente parole de Dieu » (1 Pierre 1:22-23).



8 - Jean 1:12-13

Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu, savoir à ceux qui croient en son nom ; lesquels sont nés, non pas de sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, mais de Dieu.

14 janvier 1985

Comme il nous apparaît terriblement triste que, lorsque le Fils de Dieu est venu dans Sa propre création, Son propre peuple, Israël, L'ait refusé. Mais, Dieu en soit béni, il y a eu quelques heureuses exceptions, quelques-uns L'ont reçu, leurs cœurs ayant été préparés par la grâce souveraine de Dieu. Et la bénédiction qui leur fut donnée a une valeur merveilleuse : ils ont le droit d'être des enfants de Dieu, relation filiale réelle de ceux qui sont nés dans la famille de Dieu. Remarquez comme cette grande vérité — à savoir comment ils deviennent enfants — est exprimée de façon simple : c'est simplement en Le recevant, Lui le Fils de Dieu, et — de peur que ceci ne soit pas assez clair — en croyant en Son nom.

Là où la foi est réelle, il y a nouvelle naissance, la communication, à l'enfant, de la vie du Père. Cela ne peut provenir « du sang », ce qui implique la génération naturelle : cette vie ne peut pas être héritée des parents : « Ni de la volonté de la chair » — c'est-à-dire que toute l'énergie humaine ou le travail de l'homme non pas de sens ici, quelle que soit leur volonté. « Ni de la volonté de l'homme » : la foi ou le zèle ou l'intercession d'une autre personne ne peut accomplir cela pour le pécheur perdu. « Mais de Dieu ».

« Du sang » nous fait penser à l'Évangile de Matthieu, Christ étant de la lignée royale ; mais ce n'est pas cela qui a fait qu'Il soit le Donateur de la vie. En Marc, Son service dévoué ne communiquait pas la vie. En Luc, Son humanité parfaite comme Médiateur n'était pas la source de la vie pour l'homme. « Mais de Dieu ». Car dans l'Évangile de Jean, Christ est présenté comme étant Dieu manifesté en chair, et c'est seulement comme tel qu'Il est le Donateur de la vie.



9 - Jean 1:14

Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d’un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité.

24 décembre 2000

Quelle vérité extraordinaire et merveilleuse que celle de ce verset de la Parole de Dieu. La Parole, dont il est question ici, c’est le Seigneur Jésus. Pourquoi est-il, Lui, le Fils de Dieu, désigné ici comme « la Parole » ? — Parce que, de la même manière que nous employons des mots pour exprimer nos pensées, le Seigneur Jésus est lui-même l’expression exacte de toutes les pensées de Dieu. Comme étant la Parole, il était « auprès de Dieu » (Jean 1:2) car, étant la Parole, il est Dieu (Jean 1:1).

« Et la Parole devint chair ». C’est un miracle plus merveilleux que ce que nous pouvons imaginer. Quant à nous, nous ne devenons pas chair, nous sommes chair. Mais Celui qui est l’éternelle Parole de Dieu est devenu chair, en naissant d’une vierge. Personne d’autre n’a jamais existé avant de naître, mais Christ, bien qu’ayant existé éternellement, a pris un corps que Dieu a préparé pour lui dans le sein de Marie. L’apôtre Paul pouvait bien écrire : « Le mystère de la piété est grand : — Dieu a été manifesté en chair » (1 Timothée 3:16).

Jésus Christ était-il vraiment un Homme ? — Oui, car Jean dit qu’il « habita au milieu de nous » (Jean 1:14), et les disciples ont eu l’immense privilège de contempler sa gloire, « une gloire comme d’un fils unique de la part du Père », « pleine de grâce et de vérité ». Bien que dans une forme humaine, cette gloire ne pouvait pas ne pas briller d’un manière telle qu’elle convainque ses disciples qu’il était beaucoup plus qu’un homme. Il est le Fils unique de Dieu, digne de la profonde adoration de tout l’univers. Comment le Dieu éternel a pu s’incarner dans une forme d’homme dépasse de loin toute imagination humaine, mais la réalité de ce fait extraordinaire fait jaillir, chez tout croyant, l’adoration et la louange.



10 - Jean 1:14 (2)

Et la Parole devint chair, et habita au milieu de nous (et nous vîmes sa gloire, une gloire comme d'un fils unique de la part du Père) pleine de grâce et de vérité.

5 octobre 1986

Nous employons des mots pour exprimer nos pensées, mais Dieu a exprimé Ses pensées dans leur totalité dans Son Fils bien-aimé, qui est appelé « la Parole » — l'expression de toutes les pensées de Dieu. Ce Dieu de gloire saint, éternel, merveilleux, est devenu chair, abaissement d'amour et de grâce sans égal. Dans l'humble beauté de Son incarnation Il a habité au milieu des hommes. Ceux qui avaient des yeux pour voir ont contemplé Sa gloire. D'autres se sont étonné de Ses paroles pleines de grâce, et ont été frappés par les miracles de grâce impressionnants qu'Il accomplissait, des œuvres que nul homme n'avait jamais réalisées. Mais les disciples ne contemplaient pas seulement Ses paroles et Ses œuvres, mais Lui-même.

La gloire de Sa Personne, c'est « une gloire comme d'un fils unique de la part du Père ». Ils l'ont contemplée, et même Jean aussi, qui était près de Son cœur. Le Fils de Dieu, accessible, fidèle, plein de grâce, était Lui-même dans une place de relation la plus proche et la plus précieuse avec Son Père. Ceux dont les cœurs avaient été attirés vers le Fils de Dieu ne pouvaient manquer de ressentir la réalité bénie de cette relation vitale entre le Père et le Fils, et de s'en réjouir. En Le connaissant, Lui, le Fils, ils connaissaient aussi le Père (Jean 14:7), même s'ils comprenaient peu tout ce qu'impliquait cette connaissance du Père et du Fils. Ils pouvaient cependant se reposer dans la grâce précieuse et dans la vérité pure qui brillaient dans la face bénie qu'ils contemplaient.

Nous Le connaissons maintenant dans la gloire, à la droite de Son Père, toujours le même précieux Seigneur de tous, mais ayant accompli la rédemption par le sacrifice de Lui-même, et ayant été ressuscité d'entre les morts. Personne merveilleuse qui nous remplit d'adoration !



11 - Jean 1:18

Personne ne vit jamais Dieu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.

16 mai 1999

Quel mystère extraordinaire et merveilleux ! La place du Fils de Dieu est toujours dans le sein du Père. Il en était ainsi dans l’éternité passée, et il en était ainsi quand le Seigneur Jésus est venu dans le monde, et de même en tout temps pendant sa vie dans ce monde. Même l’angoisse terrible de la croix, lorsque Christ comme l’Homme parfait a été abandonné par Dieu, n’a pu changer la relation éternelle dont il jouissait avec le Père dans son sein.

C’est Christ, la Personne bénie qui a fait connaître le Père, le seul qui était capable de faire une telle chose. Il est le Fils unique dans le sein du Père. Nous lisons ailleurs à son sujet qu’il est « le premier-né de toute la création » (Colossiens 1:15), le « fils premier-né » de Marie (Matthieu 1:25), « le premier-né des morts » (Apocalypse 1:5) et le « premier-né entre plusieurs frères » (Romains 8:29). Mais l’expression premier-né se réfère toujours à l’humanité du Seigneur Jésus. Quand il nous est dit qu’il est le Fils unique, il s’agit d’une dignité que personne d’autre ne peut partager, la dignité de sa déité éternelle.

Au cours de tout le ministère du Seigneur Jésus sur la terre, il a déclaré le nom du Père. Plus que cela, en Jean 17:6, il dit au Père : « J’ai manifesté ton nom aux hommes que tu m’as donnés du monde ». Dans ses paroles il déclarait le nom du Père, et dans ses œuvres il manifestait le nom du Père, car chaque détail de sa vie et de son caractère manifestait en perfection la nature et le caractère du Père. Il ne pouvait en être autrement, car il était dans le sein du Père, et on ne pouvait rien voir en lui qui ne soit dans la pensée et le cœur du Père. Merveilleux, adorable Sauveur !



12 - Jean 1:19-20

Et c’est ici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des lévites, pour lui demander : Toi, qui es-tu ? Et il confessa, et ne nia pas, et confessa : Moi, je ne suis pas le Christ.

6 mai 1999

Jean le Baptiseur était un homme envoyé par Dieu. Il n’avait pas de références humaines, pas d’autorité humaine pour prêcher. Zacharie, son père, était un sacrificateur et en conséquence, par succession, Jean avait des droits à la sacrificature. Peut-être que, s’il en avait appelé au souverain sacrificateur, il aurait pu obtenir le droit de prêcher dans les synagogues, mais il ne cherchait pas à être reconnu officiellement, ni par le souverain sacrificateur, ni par une autre autorité quelconque. Il obéissait simplement à Dieu en allant prêcher dans le désert, et pourtant des foules allèrent vers le Jourdain pour l’entendre et pour se faire baptiser.

Les chefs religieux ne pouvaient pas comprendre cela. Ils envoyèrent des sacrificateurs et des lévites pour demander à Jean qui il était. Jean n’éprouvait pas d’intérêt à parler de lui-même. Il leur dit : « Je ne suis pas le Christ », ce qui signifiait : Quelle différence cela fait-il de savoir qui je suis ? Je ne suis pas Celui qui est important.

Ils insistèrent, en lui demandant s’il était Élie qui, ils le savaient, était promis en Malachie 4:5. Il répondit : « Je ne le suis pas ». Ils lui demandèrent alors : « Es-tu le prophète ? ». Non, fut sa réponse brève. Ils faisaient référence au prophète dont Moïse avait parlé en Deutéronome 18:15, ne se rendant pas compte qu’il s’agissait là du Seigneur Jésus.

Quand ils continuèrent à le presser de questions, il leur dit : « Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Faites droit le chemin du Seigneur » (verset 23). Jean était satisfait de n’être qu’« une voix », mais il ramenait l’attention vers « le Seigneur ». C’était un serviteur fidèle, envoyé par Dieu.



13 - Jean 1:32-34

Jean rendit témoignage, disant : J’ai vu l’Esprit descendant du ciel comme une colombe, et il demeura sur lui. Et pour moi, je ne le connaissais pas ; mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau, celui-là me dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur lui, c’est celui-là qui baptise de l’Esprit Saint. Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que celui-ci est le Fils de Dieu.

29 janvier 2010

Bien qu’il y ait de beaucoup plus grands témoignages rendus à la grandeur de la gloire du Seigneur Jésus Christ, le témoignage de Jean le Baptiseur est parfaitement fidèle, et devrait être reçu avec sérieux par quiconque en a connaissance. Jean, avant sa naissance, avait été choisi par Dieu pour être le précurseur du Seigneur Jésus, pour Le faire connaitre ainsi aux fils d’Israël. Bien qu’Élisabeth, la mère de Jean, ait été proche parente de Marie, la mère de Jésus, Jean dit pourtant, au sujet du Seigneur Jésus : « je ne le connaissais pas », ce qui veut dire que Jean ne possédait pas la connaissance de la gloire du Seigneur Jésus comme étant le Fils de Dieu, de sorte qu’il dépendait entièrement de la révélation de la part de Dieu le Père. De la même manière, il est impossible à qui que ce soit de connaître le Fils de Dieu autrement que par une révélation de la part du Père (voir Matthieu 11:27).

Dieu le Père avait dit à Jean le baptiseur que Celui sur lequel l’Esprit descendrait et demeurerait serait Celui qui baptiserait de l’Esprit. Ceci eut lieu au moment où Jean baptisait le Seigneur Jésus, quand Jean entendit la voix du Père venant du ciel et disant : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai trouvé mon plaisir » (Matthieu 3:17). Jean pouvait-il encore avoir le moindre doute dans l’esprit, que le Seigneur Jésus est Lui-même le Dieu des cieux et de la terre ? — Certainement pas !

Malheureusement, le témoignage de Jean fut refusé. Et non seulement cela, mais le Seigneur lui-même fut rejeté tout aussi froidement quand il vint vers ses créatures avec amour, tendresse et bonté. Comme cela est désespérément triste ! Cependant le message de Sa grâce a continué d’être proclamé longtemps après qu’Il ait été crucifié et ressuscité — et il l’est encore. Quel amour vraiment merveilleux !



14 - Jean 1:41-43

André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient ouï parler de lui (Jésus) à Jean, et qui l'avaient suivi. Celui-ci trouve d'abord son propre frère Simon, et lui dit : Nous avons trouvé le Messie (ce qui, interprété, est Christ). Et il le mena à Jésus. Jésus, l'ayant regardé, dit : Tu es Simon, le fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas (qui est interprété Pierre).

21 janvier 1985

Ce n'était pas du zèle pour l'évangile qui avait poussé le cœur d'André quand il invita Pierre, mais l'attirance spontanée de son cœur pour la Personne du Seigneur Jésus. Son message à son frère, simple et direct, eut un effet immédiat ; car l'entretien d'André avec le Seigneur ne lui avait laissé aucun doute qu'Il était le bienheureux Messie d'Israël.

Il est intéressant qu'on n'entende pas là, la moindre parole de Simon. Il ne fait que recevoir ; et les paroles du Seigneur ressortent dans toute leur belle simplicité. Il donne un nouveau nom à Simon, Céphas (en grec, Pierre), qui nous est précisé comme étant une pierre. Ce changement de nom indique qu'il appartient désormais au Seigneur. Et il est l'une des pierres vivantes dont Pierre lui-même parle plus tard, qui sont édifiées pour être une maison spirituelle, l'Église de Dieu (1 Pierre 2:5).

C'est une indication précieuse de la manière d'agir de Dieu dans le temps présent, l'Église appartenant en propre au Seigneur Jésus, solidement bâtie dans une unité vitale sur le seul fondement de Dieu, qui est Jésus Christ (cf. 1 Corinthiens 3:10-11). Simon, ici, ne dit rien, car une pierre demeure simplement à la place où on l'a mise. Lorsque nous sommes convertis à Dieu, il ne nous est pas dit de nous joindre à une église ; en fait, le Seigneur Lui-même fait immédiatement de nous une pierre dans Sa propre grande Église, et nous met à la place où nous devons rester avec constance, fermeté et persévérance. Nous dépendons simplement de Sa Parole.



15 - Jean 1:48-50

Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n’y a pas de fraude. Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël.

4 février 2010

Quel beau témoignage à l’adresse de Nathanaël est exprimé dans ces paroles du Seigneur Jésus. Ne souhaiterions-nous pas que notre caractère puisse être décrit de cette manière ? Mais Nathanaël était perplexe en entendant le Seigneur parler ainsi de lui. Toutefois cette question fut résolue quand le Seigneur dit à Nathanaël qu’Il l’avait vu quand il était sous le figuier. Le figuier était considéré comme la place de la prière, et Nathanaël savait donc que le Seigneur Jésus était Celui à qui il s’était adressé dans sa prière. De plus, quand le Seigneur ajoute : « en qui il n’y a pas de fraude », ne pouvons-nous pas conclure que Nathanaël avait ouvert son cœur à Dieu, en confessant ses péchés ?

Il fut aussi donné à Nathanaël une révélation merveilleuse de la gloire de Dieu dans la Personne de son Fils bien-aimé. Il répondit au Seigneur : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d’Israël ». Remarquons bien qu’il a donné d’abord à Christ l’honneur d’être le Fils de Dieu, mais puisqu’il en est ainsi, Il est aussi le Roi d’Israël. Parce que le Seigneur Jésus est le Fils de Dieu, il a droit à l’adoration et à la louange de nos cœurs. Comme Roi d’Israël, il a droit à l’autorité suprême sur cette nation. Mais il est plus que le Roi d’Israël : Il est « le Roi des rois, et le Seigneur des seigneurs », et en conséquence il a droit à l’autorité absolue sur toute la création.

Puissions-nous trouver notre bonheur et une joie et un encouragement profond à rendre continuellement au Seigneur Jésus notre reconnaissance et notre adoration. Que nos cœurs l’exaltent et le magnifient, Lui, le Dieu vivant et éternel, et que nos affections soient réveillées pour que nous lui obéissions comme à notre Seigneur souverain.



16 - Jean 1:48-50 (2)

Jésus vit Nathanaël venir vers lui, et il dit de lui : Voici un vrai Israélite, en qui il n'y a pas de fraude. Nathanaël lui dit : D'où me connais-tu ? Jésus répondit et lui dit : Avant que Philippe t’eût appelé, quand tu étais sous le figuier, je te voyais. Nathanaël répondit et lui dit : Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d'Israël.

28 janvier 1985

Sur l'invitation amicale et pratique de Philippe, Nathanaël est amené au Seigneur Jésus. Et le Seigneur parle de lui en termes frappants. Il connaissait déjà Nathanaël comme étant un Israélite fidèle et sans fraude. Cela, bien sûr, ne veut pas dire, sans péché, mais avec un caractère de franchise pour confesser ses péchés (cf. Psaume 32:2-5).

Nathanaël est surpris, mais le Seigneur répond à sa question en lui disant qu'Il l'avait déjà vu quand il était sous le figuier. Le figuier est un symbole d'Israël qui, en fait, a autrefois séché depuis les racines, mais qui repoussera encore dans la puissance de la résurrection. Nathanaël pouvait-il avoir cela à l'esprit et, sous le figuier, avoir ressenti et confessé la honte de la condition de désolation d'Israël devant Dieu ? C'était la préparation de cœur convenable pour recevoir le Messie. Et maintenant, là, devant les yeux de Nathanaël, se tenait Celui-là même qu'il avait attendu ! Comme tous ses doutes sont vite dissipés relativement à qui est Celui qui parle ainsi ! Il n'y a aucune hésitation dans sa confession ferme et assurée : « Rabbi, tu es le Fils de Dieu ; tu es le roi d'Israël ». De quelle manière très belle cela illustre la foi nouvellement réveillée du résidu d'Israël dans les derniers jours, lorsque « ils regarderont vers … celui qu'ils auront percé » ! (Zacharie 12:10).



17 - Jean 2:9-10

Mais lorsque le maître d'hôtel eut goûté l'eau qui était devenue du vin, et qu'il ne savait point d'où celui-ci venait (mais les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient), le maître d'hôtel appelle l'époux, et lui dit : Tout homme sert le bon vin le premier, et puis le moindre, après qu'on a bien bu ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à maintenant.

3 février 1985

Sur la parole du Seigneur Jésus on avait rempli d'eau les vases. L'eau c'est, en type, la Parole de Dieu. Cependant, c'est seulement quand Christ est reconnu comme le thème vivant de cette Parole, qu'elle apporte aux cœurs vides la bénédiction et la joie pures dont parle le bon vin.

Le maître d'hôtel reconnaît la valeur du vin avant de connaître son origine. Mais les serviteurs qui l'avait puisé la connaissaient. Les autorités en Israël, bien qu'elles soient impressionnées par la joie et la bénédiction très grandes de la période milléniale, ne connaîtront pas aussi bien leur source que ceux qui, comme des serviteurs, ont un caractère de soumission à la Parole de Dieu, et qui puisent l'eau de la Parole en l'étudiant avec diligence.

Cela nous donne des leçons valables pour aujourd'hui, quant à notre état pratique de serviteurs, obéissant entièrement à la Parole de Dieu, et par suite ayant une connaissance pratique de la puissance et de la grâce du Seigneur Jésus. La Parole devient du vin, qui stimule et réjouit le cœur. Remarquez aussi que le vin n'est pas appelé le meilleur vin, mais le bon vin, car rien ne peut, en aucune mesure, se comparer à lui. Car cela nous rappelle aussi que le raisin est écrasé : les souffrances et le sang versé, par lesquels le Seigneur Jésus nous a donné une joie éternelle.



18 - Jean 2:15-16

Et ayant fait un fouet de cordes, il les chassa tous hors du temple, et les brebis et les bœufs ; et il répandit la monnaie des changeurs et renversa les tables. Et il dit à ceux qui vendaient les colombes : Ôtez ces choses d'ici ; ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.

9 février 1985

Le Seigneur de gloire Lui-même, venant dans Son temple, le trouve souillé par l'avidité de l'homme. Ils pouvaient affirmer avec hypocrisie qu'ils avaient amené les bœufs, les brebis et les colombes pour la commodité de ceux qui désiraient offrir des sacrifices ; et que les changeurs d'argent étaient là pour rendre service à ceux qui venaient de pays étrangers ; mais la vérité, c'est que leur but était de gagner de l'argent. L'endroit pour cela aurait été dans les banques.

Le bœuf parle de Christ dans son service envers Dieu ; la brebis, de Christ dans sa soumission à Dieu ; la colombe, de la pureté de Christ devant Dieu. Comme il était donc scandaleux de vendre ces choses pour de l'argent ! Et cependant, le même mal terrible s'affirme hardiment dans des endroits qui se nomment eux-mêmes des églises chrétiennes !

Le Seigneur n'hésite pas à employer un fouet pour chasser dehors les bœufs et les brebis, et pour renverser les tables des employés de change et leur monnaie. Et Il ordonne aux vendeurs de colombes de les emporter. Il réclame la maison de son Père pour son Père.

Même si les autorités officielles ont pu être vexées de cela, la puissance morale et spirituelle du Seigneur était telle qu'on ne pouvait pas Lui résister. Admirons-Le pour cela, et prenons aussi à cœur le sérieux profond de Ses paroles et de Ses actes.



19 - Jean 2:18-19

Les Juifs donc répondirent et lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, que tu fasses ces choses ? Jésus répondit et leur dit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.

16 février 1985

Bien que les Juifs n'aient pas pu nier la justesse morale de ce que le Seigneur Jésus avait fait en purifiant le temple, ils réclament cependant un signe. Mais le Seigneur ne satisfera pas une simple curiosité oiseuse. Le signe serait un signe d'une puissance infinie, qu'ils ne souhaiteraient pas. Dans leur incrédulité et leur haine envers Lui, ils détruiraient ce temple ; mais en trois jours Lui le relèverait.

Ils passent outre à Ses premiers mots, qui disaient qu'ils détruiraient le temple, mais se moquent du fait qu'Il le relèverait en trois jours. Il ne s'explique pas, mais Jean nous l'explique pour notre profit. En vérité, le corps du Seigneur était le vrai temple de Dieu, car la gloire de Dieu avait quitté le temple juif aux jours d'Ézéchiel, et en Christ cette gloire demeurait en plénitude. Quel signe en effet, que la mort et la résurrection de Christ ! Cependant, même cela était aveuglément refusé par les Juifs.

Lorsque cela eut réellement lieu, cependant, les disciples se souvinrent de Ses paroles, qui leur devinrent alors très précieuses, confirmant aussi les Écritures de l'Ancien Testament. Nous pouvons bien penser que depuis ce moment-là, ils sondèrent les livres de l'Ancien Testament avec beaucoup plus d'ardeur.

Comme cela touche aussi nos cœurs que, bien que le passage de Romains 6:4 dise que « Christ a été ressuscité d'entre les morts par la gloire du Père », et que, en 1 Pierre 3:18 il est dit qu'Il a été « vivifié par l'Esprit », cependant ici, c'est par Sa propre puissance divine qu'Il a été ressuscité. Car Il est Dieu.



20 - Jean 2:23-25

Et comme il était à Jérusalem, à la Pâque, pendant la fête, plusieurs crurent en son nom, contemplant les miracles qu’il faisait. Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous les hommes, et qu’il n’avait pas besoin que quelqu’un rendît témoignage au sujet de l’homme ; car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme.

12 février 2010

Bien qu’il nous soit dit que « plusieurs crurent en son nom », cela ne concernait que les miracles du Seigneur Jésus. Pour ceux-là, il était évident que le Seigneur était un prophète de Dieu. En fait, quelques-uns pensaient qu’Il pouvait être Élie, qui avait accompli beaucoup de miracles, longtemps auparavant. Toutefois, ceux qui croyaient au Seigneur à cause de ses miracles n’avaient par la foi qui reconnaisse qui Il était réellement : le Fils éternel de Dieu venu dans sa propre création. Aussi la Parole de Dieu nous dit que Jésus « ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous les hommes, et qu’il n’avait pas besoin que quelqu’un rendît témoignage au sujet de l’homme ; car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme ».

Il nous est dit cependant que « Dieu a tant aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais qu’il ait la vie éternelle » (Jean 3:16). Il doit donc y avoir une différence entre les expressions « plusieurs crurent en son nom », et « quiconque croit en lui ». La réponse est simple. Croire en Lui comme quelqu’un qui fait des miracles n’est pas la même chose que croire en Lui comme étant le Fils unique de Dieu, car cette dernière pensée donne au Seigneur Jésus sa juste place comme étant infiniment plus grand que tous. En faisant sincèrement confiance au Seigneur Jésus, nous nous remettons à Lui, qui est digne de toute notre confiance pour l’éternité. N’est-ce pas quelque chose de précieux que de savoir que le Seigneur de gloire connaît parfaitement les pensées de nos cœurs, et que nous pouvons donc nous confier en Lui pour tout ce qui nous concerne ? En lui donnant ainsi la place qui lui revient, et en prenant la place qui convient devant Lui, nous trouverons abondance de bénédiction et d’encouragement.



21 - Jean 2:23-25 (bis)

Et comme il était à Jérusalem, à la Pâque, pendant la fête, plusieurs crurent en son nom, contemplant les miracles qu’il faisait. Mais Jésus lui-même ne se fiait pas à eux, parce qu’il connaissait tous les hommes, et qu’il n’avait pas besoin que quelqu’un rendît témoignage au sujet de l’homme ; car lui-même connaissait ce qui était dans l’homme.

13 décembre 1999

Bien qu’il soit dit que des gens « crurent en son nom », ils n’étaient pas nés de nouveau. Pourquoi en était-il ainsi ? — C’est qu’ils croyaient parce qu’ils voyaient les signes miraculeux. Ce n’était pas croire en Christ personnellement, mais seulement croire au fait qu’il était capable d’accomplir des miracles. Il y avait beaucoup de personnes, à ce moment-là, qui reconnaissaient le Seigneur Jésus, de cette façon, mais le Seigneur « ne se fiait pas à eux ». S’il ne pouvait pas leur faire confiance, il est évident que, eux n’avaient pas mis leur confiance en lui.

Il peut paraître étrange que l’Écriture dise, en parlant du Seigneur : « Il leur a donné le droit d’être enfants de Dieu, (savoir) à ceux qui croient en son nom » (Jean 1:12), et que, pourtant, la même expression se trouve au chapitre 2, au sujet de ceux auxquels il ne se fiait pas. Cela montre que des expressions semblables, dans la Parole de Dieu, n’ont pas toujours une signification identique. Nous devons toujours examiner le contexte pour déterminer l’intention de Dieu dans un passage donné. En Jean 1:12, il est évident que la foi est réelle ; tandis qu’en Jean 2:23, la foi n’est que superficielle. Vue de l’extérieur, elle pouvait avoir la même apparence, mais à la fin du chapitre 2 nous lisons que le Seigneur « lui-même connaissait ce qui était dans l’homme ».

Il y a de nos jours des mouvements qui poussent à faire de l’évangélisation de masses, cherchant à convertir le monde entier. Les dirigeants de certains de ces mouvements veulent persuader de vastes groupes d’accepter l’évangile collectivement. Le Seigneur Jésus n’a jamais rien fait de semblable. Nous le voyons, dans cet Évangile de Jean, qui prenait le temps de parler aux individus, en sondant leur cœur et leur conscience, pour les amener à une véritable connaissance de lui-même. Il voulait la réalité, et nous devons faire de même.



22 - Jean 3:5-8

En vérité, en vérité, je te dis : Si quelqu’un n’est né d’eau et de l’Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu. Ce qui est né de la chair est chair ; et ce qui est né de l’Esprit est esprit … Le vent souffle où il veut, et tu en entends le son, mais tu ne sais pas d’où il vient, ni où il va : il en est ainsi de tout homme qui est né de l’Esprit.

27 février 2010

Ces paroles ont été dites par le Seigneur Jésus à un chef d’entre les pharisiens. Celui-ci savait que Jésus était un maître qui enseigne, venu de Dieu, car les signes qu’Il opérait rendaient témoignage que Dieu était avec Lui. Nicodème était conscient qu’il avait absolument besoin de l’enseignement que le Seigneur pouvait donner. Mais les paroles que le Seigneur lui adresse montrent clairement qu’il avait besoin de plus que de l’enseignement : il avait besoin de naître de nouveau. C’était un langage étrange pour Nicodème, comme ce l’est aussi pour beaucoup de gens qui l’entendent aujourd’hui. Tout ce à quoi Nicodème pouvait penser dans cet ordre de choses, c’était à la naissance physique. La nouvelle naissance fait un contraste marqué avec la naissance naturelle. Le Seigneur parle de la nouvelle naissance comme étant d’eau et de l’Esprit, en contraste avec la naissance dans la chair. L’eau, dans l’Écriture, est un symbole de la Parole de Dieu, comme on le voit dans Éphésiens 5:26, où cette expression est employée : « le lavage d’eau par la parole ». L’Esprit est comparé au vent, qu’on ne voit pas, mais qui est extrêmement puissant.

Si quelqu’un a des doutes, se demandant s’il est né de nouveau ou pas, qu’il prenne à cœur les paroles du Seigneur Jésus en Jean 5:24 : « En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie ». On peut accorder toute confiance à ce que dit le Seigneur, et ses paroles devraient pousser tous les cœurs à recevoir la vérité vivante qu’elles expriment, de sorte qu’ils puissent connaître qu’ils ont la vie éternelle, ce qui est, évidemment, le résultat du fait d’être né de nouveau. Assurance merveilleuse !



23 - Jean 3:19

Or, c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises.

30 juin 1994

Le Seigneur Jésus lui-même était la lumière venue dans le monde. Les gens, en général, préfèrent la lumière aux ténèbres, à moins qu’ils aient à faire quelque chose qu’ils veulent cacher aux autres : voler, assassiner, commettre adultère, et autres choses semblables. Mais dans le monde entier, la lumière de Dieu révélée dans le Seigneur Jésus, la lumière de la vérité spirituelle, a rencontré de la résistance, du mépris et de la haine. Quand quelqu’un est dans les ténèbres et qu’il vient dans la lumière, ses yeux lui font mal et il les ferme. Mais, normalement, il peut s’accoutumer petit à petit à la lumière. Les hommes de ce monde n’ont pas voulu agir ainsi, ils ont décidé qu’ils aimaient mieux les ténèbres que la lumière, et ils sont allés jusqu’à la terrible extrémité de rejeter et de crucifier Celui dans la face duquel brille la lumière de la gloire de Dieu.

Supposons qu’une pièce soit restée dans l’obscurité, sans qu’un rayon de lumière y pénètre, et que tout ce qui est dans la pièce soit sale et en désordre. Ceux qui sont dans la pièce ne verraient rien de sa saleté et de son désordre. Mais si la lumière du soleil y pénètre, alors tout se voit tel qu’il est réellement. C’est pour cette raison que les hommes préfèrent les ténèbres à la lumière. La lumière mettrait au jour ce qu’ils sont réellement, et ils sont bien décidés à ne rien vouloir y changer.

Avons-nous peur de la lumière pour cette raison ? Ce ne serait qu’une folie insensée. En effet, alors qu’il est vrai que le Seigneur Jésus, par sa lumière pure, révèle tout ce qui nous concerne, et que nous devons prendre conscience qu’« il n’y a aucune créature qui soit cachée devant lui, mais (que) toutes choses sont nues et découvertes aux yeux de celui à qui nous avons affaire » (Hébreux 4:13) — cependant, cette mise au jour est pour notre bien et notre bénédiction éternels. Pourquoi cacher ce qui, de toute façon, sera finalement mis à découvert ? Le Seigneur Jésus est Celui qui, par son sacrifice sur la croix, est à même de pardonner et de couvrir tous nos nombreux péchés. Venez dans la lumière, et le Seigneur Jésus fera cela pour vous.



24 - Jean 3:19-21

Or, c’est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises ; car quiconque fait des choses mauvaises hait la lumière et ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne soient reprises ; mais celui qui pratique la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient manifestées, qu’elles sont faites en Dieu.

3 mars 2010

Qu’il est triste que beaucoup de personnes, qui pensent qu’elles ont la lumière, marchent en réalité dans les ténèbres, ne sachant pas où elles vont. La lumière est vue en perfection dans le Seigneur Jésus, et les gens n’ont pas le désir de s’approcher de Lui, à moins qu’ils désirent honnêtement connaître la vérité. Chercher à cacher quoi que ce soit de devant le Seigneur de gloire est plus qu’inutile, et pourtant des milliers de gens agissent de cette manière insensée. Le Seigneur Jésus est venu dans le monde dans l’humilité, avec la grâce et la bonté envers ses créatures, mais Lui-même est dans la lumière, et tout ce qui vient en contact avec lui est révélé dans son caractère véritable.

Si quelqu’un a une conscience pure, il n’a pas à craindre la présence du Seigneur, mais s’il veut cacher quelque chose, il ne peut pas le faire dans cette présence qui met tout à nu. Ceux qui pratiquent le mal haïssent effectivement la lumière, parce que la lumière montrera le mal exactement comme il est, et non pas comme ils aimeraient qu’il soit, ou qu’ils feignent de le croire tel qu’ils le souhaitent.

D’autre part, ceux qui sont disposés à paraître exactement tels qu’ils sont, viendront à la lumière, c’est-à-dire qu’ils viendront au Seigneur Jésus. Bien entendu, ils devront faire face au fait que la lumière mettra au jour tous les détails de leur caractère et de leur conduite, et cela les conduira à la repentance, et à l’obligation de corriger certaines choses dans leur vie. Mais, est-ce que nous ne pourrons pas supporter la lumière à cause de cela ? — Non ! En fait la lumière a tellement de valeur et de pouvoir de guérison que c’est dans la présence pleine de grâce du Seigneur que nous trouverons un réel soulagement à être débarrassés des choses qui lui sont contraires. Et ainsi, nous aurons des raisons d’aimer la lumière.



25 - Jean 3:27-30

Jean répondit et dit : Un homme ne peut rien recevoir, à moins qu’il ne lui soit donné du ciel. Vous-mêmes, vous me rendez témoignage que j’ai dit : Ce n’est pas moi qui suis le Christ, mais je suis envoyé devant lui. Celui qui a l’épouse est l’époux ; mais l’ami de l’époux, qui assiste et l’entend, est tout réjoui à cause de la voix de l’époux ; cette joie donc, qui est la mienne, est accomplie. Il faut que lui croisse, et que moi je diminue.

10 mars 2010

Certains s’étaient demandé, du fait que Jean le Baptiseur était un prophète très particulier, s’il pourrait être le Messie d’Israël promis. Mais ils savaient qu’il avait répondu qu’il n’était pas le Christ, mais qu’il était envoyé devant lui, c’est-à-dire comme un héraut devant Celui qui était tellement plus grand que lui-même. En fait, il reconnaissait clairement que Christ était le véritable Époux. Jean connaissait-il, à ce moment-là, quelque chose concernant l’Épouse ? Elle n’avait pas encore été révélée, car l’épouse de Christ est composée de tous les vrais croyants depuis le jour de la Pentecôte, quand l’Esprit de Dieu a formé le corps de Christ. Depuis ce moment-là, l’Esprit a ajouté à l’Église toutes les âmes qui ont mis leur confiance dans le Seigneur Jésus.

Jean se considérait simplement comme l’ami de l’Époux, qui trouvait un grand plaisir à le voir et à l’entendre. Cela montre, en conséquence, que Jean est une très belle figure de tous les saints de Dieu qui ont vécu avant le grand sacrifice de Christ sur la croix. Lorsque les noces de l’Agneau auront lieu, il y aura beaucoup d’invités qui assisteront à cette merveilleuse occasion, et Jean le Baptiseur sera certainement parmi eux. Jean dit : « Il faut que lui croisse, et que moi je diminue ». Mais sa joie ne diminuerait pas : elle augmenterait plutôt, parce que son Seigneur serait élevé.

Mais pendant la période actuelle, l’Église, qui est l’Épouse de Christ, est rassemblée hors des nations, et elle se réjouira lorsqu’elle verra le Seigneur si haut élevé que tout genou se ploiera et que toute langue confessera que « Jésus Christ est Seigneur, à la gloire de Dieu le Père » (Philippiens 2:10-11).



26 - Jean 3:35 ; 5:20

Le Père aime le Fils et a mis toutes choses entre ses mains.

Le Père aime le Fils et lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même.

29 juillet 2013

Le Seigneur Jésus est le Fils de Dieu, le Fils du Père, le Fils de l’amour du Père, mais il n’est pas l’enfant de Dieu, car l’enfant implique la naissance. Dans son humanité, le Seigneur Jésus était l’enfant de Marie, mais dans la déité, Il était, et Il est, éternellement le Fils de Dieu. Être fils implique la dignité et la liberté de la relation, et cette relation précieuse entre le Père et le Fils était appréciée en perfection de toute éternité.

Maintenant, le Fils, qui a été manifesté, et qui a manifesté le Père, peut affirmer à toute l’humanité que c’est Lui que le Père aime, car le Père « a mis toutes choses entre ses mains », et « lui montre toutes les choses qu’il fait lui-même ». Comme cela montre que nous pouvons compter entièrement sur Lui pour qu’il nous exprime tout ce qui est dans le cœur du Père.

Il ne peut pas y avoir qui que ce soit d’autre qui y ajoute quelque chose, ou qu’on puisse, même de loin, Lui comparer. Le Père L’a reconnu comme étant la parfaite représentation de tout ce qu’Il est Lui-même. Le Seigneur Jésus seul est digne de connaître tout ce que fait le Père, et digne que toutes choses soient confiées entre ses mains.



27 - Jean 4:13-15

Jésus répondit et lui dit : Quiconque boit de cette eau-ci aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai, moi, n’aura plus soif à jamais ; mais l’eau que je lui donnerai, sera en lui une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle. La femme lui dit : Seigneur, donne-moi cette eau, afin que je n’aie pas soif, et que je ne vienne pas ici pour puiser.

17 mars 2010

Ces paroles sont extraordinaires, quelle que soit la personne à qui elles ont été adressées. Personne, certainement, n’avait parlé ainsi auparavant. La pauvre femme à laquelle Jésus s’adressait ne pensait, bien sûr, à rien d’autre qu’à de l’eau physique, et elle répondit au Seigneur dans ce sens. Elle était évidemment fatiguée d’être obligée de venir au puits pour chercher de l’eau, et était bien réceptive à la pensée d’une eau qui lui éviterait cette nécessité de toujours revenir à ce puits.

Mais le Seigneur Jésus parlait d’une eau infiniment plus merveilleuse que l’eau dans la nature. L’eau est un symbole de la Parole de Dieu. Quand la Parole entre dans une âme par la puissance du Saint Esprit, elle étanche la soif et apporte un merveilleux rafraîchissement. Elle devient dans l’âme « une fontaine d’eau jaillissant en vie éternelle ». En fait, quand le Seigneur eut fini de parler avec cette femme, le cœur de celle-ci était tellement touché qu’elle est pratiquement devenue une missionnaire, allant dans la ville pour dire aux hommes : « Venez, voyez un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait ; celui-ci n’est-il point le Christ » (verset 29).

Avait-elle goûté à l’eau de la vie ? — Oui, certainement, car cela avait poussé son cœur, non seulement à se réjouir de l’eau de la Parole, mais à reconnaître dans le Seigneur Jésus le grand Messie d’Israël. Combien cela est vrai, de la même manière, que, lorsque nous avons bu à la fontaine de la vie, nos cœurs seront appelés à admirer profondément le Fils de Dieu, Celui qui vit éternellement.



28 - Jean 4:23

Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent.

28 novembre 1997

Le Seigneur Jésus a adressé ces paroles à une femme qui savait qu’elle était une pécheresse. Mais elle avait été sensibilisée par la grâce du Seigneur, qui lui avait demandé de l’eau à boire et lui avait parlé avec bienveillance quoiqu’avec netteté. Elle lui avait dit que les pères, chez les Samaritains, adoraient sur une montagne voisine, mais que les Juifs disaient qu’il fallait adorer à Jérusalem. Le Seigneur lui répondit d’une manière remarquable. Ce qui était important, ce n’était pas où, mais qui ils adoraient. L’heure était proche où ils n’adoreraient, ni sur cette montagne, ni à Jérusalem.

En fait, le moment venait, et était déjà là, où les vrais adorateurs « adoreraient le Père en esprit et en vérité ». Dans l’Ancien Testament, de nombreuses formes et cérémonies étaient employées pour adorer l’Éternel, des sacrifices d’animaux, des offrandes d’encens, et les rites formels des sacrificateurs en rapport avec les objets du temple. Ces choses pouvaient-elles satisfaire Dieu ? — Absolument pas. Car toutes ces cérémonies pouvaient être célébrées sans qu’il y ait le moindre amour pour Dieu dans les cœurs, sans réelle adoration.

Ces choses n’étaient qu’un culte charnel, en contraste avec l’adoration « en esprit et en vérité ». L’adoration de l’homme dans son état naturel peut être vue par les hommes, tandis que l’adoration « en esprit et en vérité » n’est discernée que par Dieu. Car l’adoration n’exige pas du tout de paroles, mais le mouvement du cœur vers le Père. La louange peut en être l’expression, mais il faut que l’adoration provienne du cœur. C’est là le véritable culte qui doit être adressé au Père dans le temps actuel, le temps de la grâce de Dieu.

C’est seulement dans le Nouveau Testament que Dieu est révélé comme un Père pour ses enfants. Car dans la Personne du Seigneur Jésus, nous voyons sa beauté comme étant le Fils de Dieu. De même que le Fils est connu, le Père aussi est connu, et le Père et le Fils sont dignes de toute notre adoration.



29 - Jean 4:23, 24

Mais l’heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l’adorent. Dieu est esprit et il faut que ceux qui l’adorent, l’adorent en esprit et en vérité.

10 juillet 1994

Le Seigneur Jésus a adressé ces paroles à une femme dont la vie avait été pleine de péchés, et qui était arrivée jusqu’à un point de désillusion complète et sans espoir. Mais le Seigneur lui avait parlé avec bonté de l’eau de la vie, et cela l’avait ranimée. C’était là quelque chose de complètement nouveau pour elle, tellement meilleur que son genre de vie jusque-là dans le péché. Était-il possible que les choses changent maintenant pour elle, après qu’elle ait ruiné sa vie ? — Dieu soit béni, cela était possible.

Quand elle parla au Seigneur d’adoration, elle n’avait aucune idée de ce qu’est vraiment l’adoration, à part un rituel formel reconnaissant un Être suprême. Elle savait que les Samaritains avaient un tel rituel sur leur montagne, et que les Juifs affirmaient que Jérusalem était l’endroit normal pour cela. La réponse du Seigneur écarta l’idée de ces deux endroits. Il dit que l’heure était venue où les hommes n’adoreraient le Père ni à un endroit, ni à l’autre. La femme n’avait pas mentionné le Père, parce qu’elle ne le connaissait pas. Mais le Seigneur Jésus lui révéla une vérité de grande valeur, que même les Juifs ne connaissaient pas. Il lui révéla le Père. Dieu est esprit. Le Seigneur dit à la femme que l’heure venait, et même qu’elle était déjà venue, où ceux qui adoraient le Père devaient l’adorer en esprit et en vérité — et non pas par des rites formels et vides, mais de leurs cœurs amenés dans la vérité par l’Esprit de Dieu.

Dans l’Ancien Testament, sous la loi, il était normal d’accomplir tous ces rites formels d’adoration que Dieu avait prescrits, y compris les sacrifices d’animaux, le service des sacrificateurs dans le temple, et la musique instrumentale. Mais beaucoup de Juifs n’avaient pas conscience que ces choses n’étaient que des types de l’adoration spirituelle plus merveilleuse que Dieu cherchait à éveiller dans les cœurs des croyants, dont nous savons aujourd’hui qu’elle est la seule adoration véritable.



30 - Jean 4:23-24 (2)

Mais l'heure vient, et elle est maintenant, que les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car aussi le Père en cherche de tels qui l'adorent. Dieu est esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.

17 mars 1985

Le Seigneur Jésus a prononcé ces paroles précieuses pour indiquer un changement de grande importance concernant le sujet de l'adoration, que la femme du puis de Sichar avait introduit. Le temps était déjà venu où les vrais adorateurs adoreraient le Père en esprit et en vérité. Pourquoi cela ? — Parce que Lui, le Fils de Dieu, était venu pour révéler pleinement le Père, et par Lui le Père cherchait des adorateurs.

Le culte formel de la loi, avec ses somptueuses cérémonies, ses sacrifices, sa sacrificature ordonnée, son service du temple, pâlirait jusqu'à perdre toute signification en comparaison de ce qui est révélé en Christ. En fait, une telle adoration charnelle ne pourrait jamais satisfaire le cœur du Père. L'adoration en esprit est en contraste avec l'adoration charnelle, car elle vient des ressorts cachés de l'être. Et c'est bien seulement si l'adoration est « en esprit » qu'elle peut l'être « en vérité », car quelqu'un pourrait adorer d'une manière formelle alors que son cœur n'est pas du tout engagé. Ce serait un faux-semblant et non pas la vérité. Mais lorsque le Père présentait Son propre Fils devant les yeux des hommes, c'est ce qui faisait jaillir la louange en esprit et en vérité.

Car Dieu est esprit. Et puisque cela — et rien de matériel — est l'essence de son Être, il s'ensuit surement que les formes matérielles de culte n'ont pas de valeur pour Lui : c'est la réalité spirituelle, de la part de ceux qui aiment Son Fils, qui reçoit l'approbation bénie de Son cœur. Dieu soit béni de ce que la femme donna à cela une réponse venant du fond de son cœur !



31 - Jean 4:42

Et ils disaient à la femme : Ce n'est plus à cause de ton dire que nous croyons ; car nous-mêmes l'avons entendu, et nous connaissons que celui-ci est véritablement le Sauveur du monde.

30 mars 1985

Nous ne savons pas qui avait pu semer la Parole parmi les hommes de Sichar ; mais beaucoup ont cru au Seigneur Jésus à cause du témoignage de la femme que le Seigneur Jésus avait rencontrée au puits. Le Seigneur commença à récolter une importante moisson, mais Il donna à cette femme le privilège de participer à la récolte. Quel encouragement précieux pour quelqu'un qui avait été dans un état d'avilissement honteux !

Comme ces hommes de la Samarie étaient différents des Gadaréniens qui, à la suite de la grande œuvre de grâce du Seigneur Jésus, le prièrent de quitter leur territoire (Marc 5:17). Les Samaritains, au contraire, Lui demandèrent de rester, ce qu'Il fit pendant deux jours. Nous devons bien remarquer que ce n'était pas à cause de Ses miracles qu'ils étaient attirés vers Lui, mais à cause de Sa parole, d'abord Ses paroles à la femme, auxquelles elle avait rendu témoignage, puis Ses paroles adressées directement à eux-mêmes. Il ne fait pas de doute que ces deux jours sont un symbole de la période actuelle de la grâce offerte aux pécheurs de toute classe, Juifs et Gentils. Comme il est encourageant aussi, que beaucoup plus de personnes crurent à cause de Sa parole. Le fruit de Sa parole devient merveilleusement abondant. Et ils disent à la femme que, bien que son témoignage les ait tout d'abord influencés, c'était cependant le fait de L'entendre Lui-même qui était vraiment à la racine de leur foi, à savoir qu'Il est le Sauveur du monde.

Qu'il est important pour nous tous, d'apprendre à recevoir la vérité comme venant directement de la bouche du Seigneur.



32 - Jean 5:19

Jésus donc répondit et leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Le Fils ne peut rien faire de lui-même à moins qu'il ne voie faire une chose au Père, car quelque chose que celui-ci fasse, cela, le Fils aussi de même le fait.

9 avril 1985

Paroles merveilleuses, qui apportent la joie la plus profonde au cœur du croyant ! Les Juifs avaient été profondément froissés de ce que le Seigneur leur avait dit : « Mon Père travaille jusqu'à maintenant, et moi je travaille » (Jean 5:17). En vérité, Son travail était le même travail que celui de Son Père : chercher et restaurer ceux qui étaient coupables et perdus. Mais ils savaient bien que proclamer sa relation de Fils du Père impliquait qu'Il était égal à Dieu. Certains, aujourd'hui, qui osent s'affirmer comme chrétiens, nient ce fait béni, mais le Seigneur ne le renie pas. En fait, Ses paroles ensuite insistent dessus et l'établissent clairement. Sa double affirmation, « En vérité, en vérité » est absolue. Ce que faisait le Fils était en parfait accord avec le Père : il était impossible, à cause de Sa nature même, qu'Il fasse quoi que ce soit indépendamment du Père. Son égalité et Son unité avec le Père ne peuvent pas être affirmées plus fortement.

Ce que faisait le Père, le Fils le faisait aussi ; ce que faisait le Fils, le Père le faisait. Dans le sens dans lequel parle Christ, Il est exclusivement le Fils, Lui qui est l'Objet premier de l'amour du Père. Dans le parfait accord de cet amour, le Père Lui a montré tout ce qu'Il fait Lui-même, car cela peut parfaitement Lui être confié. Dans la même mesure où l'on peut faire confiance au Père, on peut faire confiance au Fils. Que Son nom est merveilleux !



33 - Jean 5:24

En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m’a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie.

22 février 1997

Harry Young, un paysan, avait un fils de 17 ans, Ray, qui, lorsque je rendais visite à la famille, écoutait attentivement la conversation. Il ne disait pas grand-chose, mais posait des questions sérieuses au sujet du salut. Il n’avait pas le même problème que son père, qui était un propre juste, car il savait très bien qu’il était un pécheur. En fait, son caractère corrompu était tel qu’il ne se contrôlait plus, et il me dit qu’il reconnaissait être un mauvais garçon de ferme qui jurait. Entendre la Parole de Dieu à l’occasion de plusieurs visites que je fis dans sa famille faisait toujours plus d’impression sur lui, mais il luttait pour ne pas se décider clairement pour Christ. Son problème, c’est qu’il ne prenait pas au mot le passage ci-dessus. À la fin, alors que son père passait par une lutte similaire, mais à un point de vue un peu différent, Ray vint me voir chez moi, et je lui demandai : Ray, est-ce que tu doutes encore du Seigneur ? Il me répondit : Non, je lui fais confiance, et je suis sauvé !

Qu’en était-il alors de sa mauvaise conduite et de son langage grossier ? À son grand étonnement, ces choses ne l’attiraient plus du tout. Dieu avait travaillé dans son cœur pour opérer ce merveilleux changement.

Plus tard, alors que j’avais quitté cette région, Ray m’écrivit qu’il serait content que je parle à d’autres de la manière dont Dieu avait sauvé un mauvais garçon de ferme qui jurait, et que si Dieu avait pu faire cela pour lui, il pouvait certainement le faire aussi pour d’autres. Encore plus tard, il quitta cette région et partit très loin, mais écrivit pour dire que maintenant il prêchait l’évangile de la grâce de Dieu.

Si vous trouvez qu’il est difficile d’être absolument certain de son salut par le Seigneur Jésus, prenez à cœur la vérité si claire du verset ci-dessus, en ne doutant nullement que Dieu pense réellement ce qu’il dit.



34 - Jean 5:24 (2)

En vérité, en vérité, je vous dis que celui qui entend ma parole et qui croit celui qui m'a envoyé, a la vie éternelle et ne vient pas en jugement ; mais il est passé de la mort à la vie.

16 avril 1985

Quel verset que celui-ci, pour donner réconfort, soulagement et repos à l'âme qui a été troublée par le fait sérieux de ses péchés, et qui n'a aucune certitude concernant une véritable relation avec Dieu ! Le Seigneur Jésus parle avec ces mots d'insistance « En vérité, en vérité ». Sa parole est vraie ; elle a en elle-même la pleine autorité de Dieu, exprimée par le Fils en pleine unité avec le Père qui L'a envoyé. On peut faire absolument confiance à cette Parole. Et le Seigneur dit deux choses simples : c'est d'abord, écouter Sa Parole, c'est-à-dire l'accepter honnêtement comme étant vraie ; et en second lieu, croire que le Père a envoyé le Fils. Fait merveilleux ! — fait d'une importance vitale pour qu'une âme, quelle qu'elle soit, soit sauvée. Car Dieu a envoyé Son Fils pour mourir pour nos péchés et ressusciter d'entre les morts le troisième jour.

Et à qui que ce soit, dont ces deux choses simples sont vraies, il est assuré qu'il a maintenant la vie éternelle. Certitude précieuse et merveilleuse. Et de peur qu'une si magnifique déclaration ne soit pas parfaitement comprise, le Seigneur ajoute que, quant à l'avenir, tout est parfaitement réglé. À une telle personne il est donné la vie, au lieu qu'elle soit sous le jugement : elle ne viendra pas en jugement à tout jamais, mais elle est déjà passée de la mort à la vie. Tout dépend, non pas du tout des sentiments ou des œuvres de la personne, mais de la puissance et de la grâce immenses du Père et du Fils, dans Lesquels le croyant se confie en toute simplicité et réalité.



35 - Jean 5:43

Moi, je suis venu au nom de mon Père, et vous ne me recevez pas ; si un autre vient en son propre nom, celui-là vous le recevrez.

23 avril 1985

Que cet orgueil de l'homme est aveugle, qui recherche l'honneur de la part de l'homme. Et cependant il est alarmant de voir que ce grand mal prédomine dans toute notre société aujourd'hui. N'ayant pas le bon sens de se tenir honnêtement sous le regard de Dieu, l'homme montre à la fois une arrogance éhontée et une pitoyable ignorance. Mais le Fils de Dieu béni est venu, ne recherchant aucun honneur de la part des hommes, mais l'honneur qui vient de Dieu seul. Car Il est venu au nom de Son père, recherchant réellement l'honneur de Son Père. Les hommes fiers, se recherchant eux-mêmes, n'ont pas compris cela. Il ne les a pas flattés avec l'intention de gagner leurs bonnes grâces. Ils ne voulurent pas Le recevoir, car ils n'avaient dans le cœur aucun respect réel pour Son Père.

Il y en aurait un, à la fin, qui viendrait en son propre nom, c'est-à-dire en se donnant de l'honneur à lui-même, en s'exaltant lui-même ; et Israël, dans son ignorance, le recevrait. Il s'agit évidemment de « l'homme de péché » de 2 Thessaloniciens 2:3-10), appelé en 1 Jean 2 : l'antichrist. Cet homme débordera de hardiesse et de l'orgueil de la chair, mais ses affirmations arrogantes prendront fin soudainement dans une humiliation totale. Comment les Juifs pouvaient-ils croire dans le Fils de Dieu, doux et humble de cœur, aussi longtemps qu'ils étaient pleins du même orgueil que l'antichrist, recherchant l'honneur de la part des hommes seulement ? Avoir l'approbation de Dieu n'était pas l'objet de leurs pensées.

Si nous admirons le dévouement parfait du Seigneur pour Son Père, faisons en sorte que Son exemple affecte profondément nos cœurs, afin que nous puissions rechercher l'approbation de Dieu seul, en L'honorant dans nos paroles et dans nos voies.



36 - Jean 6:8-9

L'un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit : Il y a ici un petit garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons ; mais qu'est-ce que cela pour tant de monde ?

3 mai 1985

Pour éprouver Philippe, le Seigneur lui avait demandé où ils pourraient acheter de la nourriture pour les besoins de cinq mille hommes, plus les femmes et les enfants.

Philippe n'avait pas réussi dans cette mise à l'épreuve : sa foi ne se reposait pas, comme elle l'aurait dû, simplement sur la grandeur du Seigneur. Il ne voyait que la quantité minime de leurs ressources pour un tel projet. Comme il nous arrive souvent, semble-t-il, de trop lui ressembler en cela.

Mais André mentionne la présence d'un petit garçon qui avait évidemment déjà montré qu'il voulait bien donner ses provisions pour les besoins des autres : il ne s'était apparemment pas inquiété (comme l'avaient fait Philippe et André) de la petite quantité que cela représentait. Il est certain que le Seigneur aurait pu, par un miracle, amener à l'existence de la nourriture sans avoir besoin des provisions de l'enfant pour faire cela ; mais Sa grâce s'illustre ici dans la manière dont Il peut employer le plus petit sacrifice volontaire d'affection pour le Seigneur, pour une grande bénédiction.

Les cinq pains d'orge — sans doute des petits pains — parlent de Christ comme le Pain de Vie, dans Son humiliation et Ses souffrances. Les deux poissons nous rappellent qu'Il a traversé les eaux du jugement pour nous. Quelque faible et insignifiante que soit notre compréhension de cela, qu'il est précieux de donner, si peu que ce soit que nous possédions, qui rendra honneur au Seigneur Jésus à l'égard de Sa grande œuvre de la croix. Et Il est Celui qui peut tout multiplier. Quelque chose, même peu, qui est fait pour Lui et pour Son nom, sera multiplié par Sa puissance et Sa grâce merveilleuses, apportant une bénédiction plus grande que nous n'aurions pu l'imaginer.



37 - Jean 6:53-54

Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle.

11 avril 2010

Les Juifs qui entendirent ces paroles du Seigneur Jésus en furent perturbés, et cela se comprend, car ils savaient que boire du sang, littéralement, était défendu par l’Écriture ; et l’idée de boire le sang du Seigneur Jésus les rendait tout à fait perplexes. Comment cette chose était-elle possible ? Mais ils auraient dû comprendre que le Seigneur ne parlait pas dans un sens littéral. En fait, Il explique plus tard : « les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie » (verset 63). En conséquence, leur signification spirituelle a une application vitale.

Certains ont appliqué ce passage à la Cène, mais ce n’est pas exact. Nous sommes plutôt appelés à prendre profondément à cœur le fait de la chair et du sang du Seigneur séparés l’un de l’autre, lorsque, sur la croix, il est devenu ce merveilleux sacrifice pour le péché.

Le Seigneur parle de sa chair comme du « pain vivant qui est descendu du ciel » (verset 51), et manger de ce pain, c’est méditer dans nos cœurs la vérité qu’Il est venu ici-bas dans la forme humble de l’humanité, et qu’il « a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24). Croire cela par la foi, c’est cela, manger sa chair. Et quant à l’expression boire son sang, elle signifie : prendre à cœur le fait que son sang a été versé pour ôter la culpabilité de nos péchés. Le Nouveau Testament, comme l’Ancien Testament, insistent là-dessus : « C’est le sang qui fait propitiation pour l’âme » (Lévitique 17:11) ; « Sans effusion de sang il n’y a pas de rémission » (Hébreux 9:22).

Mettre notre foi dans la valeur de la chair du Seigneur Jésus qui a été donnée pour nous en sacrifice volontaire, et notre foi dans la valeur de son sang versé pour nous, c’est ainsi que, sur le plan spirituel, nous mangeons la chair et nous buvons le sang du Fils de l’homme. Cette foi a une valeur vitale, car elle attache nos cœurs et nos âmes au Seigneur Jésus.



38 - Jean 6:53-54 (bis)

Jésus donc leur dit : En vérité, en vérité, je vous dis : Si vous ne mangez la chair du fils de l’homme et ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour.

9 février 1992

Il ne s’agit pas ici simplement de manger et de boire, car le Seigneur dit, à cette occasion : « Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie » (vers. 63). Certains ont pensé que ce passage se réfère à la Cène, mais ce n’est pas le cas. Il faut plutôt, de façon spirituelle, manger la chair de Christ et boire son sang : seul, celui qui fait cela a la vie éternelle.

Cela implique une foi vivante et personnelle dans le Seigneur Jésus, qui « a porté nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24). Je reçois le Seigneur comme Celui dont la chair a été meurtrie pour moi sur la croix. De cette manière, je mange spirituellement sa chair. Je m’approprie dans mon âme la réalité de la valeur de son grand sacrifice : il ne s’agit pas simplement d’une doctrine qu’il faut croire, mais d’une grande bénédiction à recevoir, comme de la nourriture pour mon âme, de la même manière que je reçois de la nourriture physique pour nourrir mon corps. Le sérieux et la douleur des souffrances de Christ prennent leur valeur pour le cœur : cela a un effet intérieur vivifiant.

De manière semblable, boire son sang signifie recevoir spirituellement dans nos cœurs la valeur du sang de Christ comme ce qui expie toute la culpabilité de nos péchés devant Dieu. Nous prenons ainsi à cœur cette vérité, que le sang de Christ est d’un prix merveilleux. C’est la réponse définitive à tout ce que l’Ancien Testament exigeait comme sang d’animaux offerts en sacrifice. Ces sacrifices-là, offerts chaque année, ne pouvaient jamais ôter les péchés (cf. Hébreux 10:1), mais ils étaient une image du grand sacrifice du Seigneur Jésus. Maintenant que ce sacrifice a été accompli, Dieu nous dit : « Le sang de Jésus Christ, son Fils, nous purifie de tout péché » (1 Jean 1:7).



39 - Jean 7:37-38

Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu'a dit l'écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son ventre.

19 mai 1985

Comme le Seigneur savait bien qu'il y avait beaucoup d'âmes qui demeuraient insatisfaites par toutes les formes et le rituel de leurs fêtes religieuses ! Que peut apporter une simple fête, sans Lui ? Il crie, afin que tous l'entendent : « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive ». Ce n'est pas seulement enseigner des doctrines religieuses : ce dont ils avaient besoin, c'était de la Personne du Fils de Dieu, car c'est seulement en Lui que la soif de l'âme peut être étanchée.

Nul autre homme dans l'univers ne pouvait parler ainsi : aucun conducteur religieux populaire n'aurait l'idée de faire une telle chose. De tels hommes s'enorgueillissent de leur capacité à impressionner les gens avec leurs doctrines subtiles, mais ils savent qu'ils n'ont rien en eux-mêmes qui puisse satisfaire les hommes dans leur âme.

Et de plus, le Seigneur déclare que, quant à celui qui croit en Lui (non pas seulement en Sa doctrine), « des fleuves d'eau vive » couleraient de lui-même. Le passage de Jean 3:5 a parlé de l'eau en relation avec la nouvelle naissance, c'est-à-dire, la Parole de Dieu devenue une réalité dans l'âme et donnant la vie par la puissance de l'Esprit de Dieu. En Jean 4:14, il est parlé de l'eau comme d'une fontaine jaillissante, c'est-à-dire qu'elle résulte dans l'adoration du cœur montant spontanément vers Dieu. Ici, au chapitre 7, l'eau nous est montrée comme coulant au dehors, le précieux témoignage de la Parole de Dieu résonnant au dehors du croyant par la puissance de l'Esprit. Puissent nos cœurs répondre effectivement à cette œuvre bénie de l'Esprit de Dieu en faisant connaître Christ aux âmes qui en ont besoin.



40 - Jean 7:37-39

Et en la dernière journée, la grande journée de la fête, Jésus se tint là et cria, disant : Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. Celui qui croit en moi, selon ce qu’a dit l’écriture, des fleuves d’eau vive couleront de son ventre. (Or il disait cela de l’Esprit qu’allaient recevoir ceux qui croyaient en lui ; car l’Esprit n’était pas encore, parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié).

21 avril 2010

C’était le dernier jour de la Fête des Tabernacles, cette fête qui est un type très beau d’une grande bénédiction pendant la période millénaire de la restauration d’Israël. Il ne fait pas de doute que beaucoup rentrèrent chez eux, déçus de ne pas avoir reçu la bénédiction à laquelle ils s’attendaient. Quelle réponse merveilleuse le Seigneur Jésus avait pour de telles personnes découragées : « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive ». Encore maintenant, il y a des milliers de personnes qui ont soif de quelque chose, sans savoir après quoi ils soupirent.

Mais cet appel du Seigneur est ensuite expliqué, en ce qu’il nous est dit que le Seigneur Jésus parlait de l’Esprit de Dieu qui, à ce moment-là, n’était pas encore venu dans le monde comme Il le fit ensuite, après que le Seigneur Jésus soit passé par la mort, soit ressuscité, et soit remonté dans la gloire. Le deuxième chapitre des Actes relate cette venue extraordinaire de l’Esprit de Dieu pour demeurer dans tous ceux qui croient au Seigneur Jésus. Alors la soif des croyants fut étanchée, et ils devinrent eux-mêmes des canaux au travers desquels l’Esprit de Dieu apporta une merveilleuse bénédiction à d’autres personnes.

Bien que cela se soit passé il y a 2000 ans, il n’y a pas de raison pour que nous, aujourd’hui, n’ayons pas de part à un tel don de la part de Dieu. Et en vérité, toutes les personnes (et elles ont toutes une âme précieuse aux yeux de Dieu), qui reçoivent le Seigneur Jésus comme Sauveur, reçoivent aussi cette bénédiction, à savoir que l’Esprit de Dieu demeure en elles, et il est certain que leur soif sera apaisée. Et ensuite, tous ces croyants, dans la mesure où ils se soumettent à l’action de l’Esprit de Dieu en eux, seront aussi employés par l’Esprit pour être en bénédiction à d’autres.



41 - Jean 8:3-7

Et les scribes et les pharisiens lui amènent une femme surprise en adultère ; et l’ayant placée devant lui, ils lui disent : Maître, cette femme a été surprise sur le fait même, commettant adultère. Or, dans la loi, Moïse nous a commandé de lapider de telles femmes ; toi donc, que dis-tu ? … Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Et comme ils continuaient à l’interroger, s’étant relevé, il leur dit : Que celui de vous qui est sans péché, jette le premier la pierre contre elle.

28 avril 2010

Que ces scribes et ces pharisiens étaient durs et sans cœur ! Ils amènent au Seigneur Jésus une femme qu’ils avaient trouvée commettant adultère. Ils voulaient mettre le Seigneur en opposition avec Moïse, qui avait commandé que de telles femmes soient mises à mort. Mais le Seigneur Jésus, « s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre » ; Celui qui était le seul à pouvoir s’humilier en considérant un péché aussi grave, était le grand Créateur lui-même ! Et c’était le même doigt qui avait écrit sur les tables de pierre de la loi, qui écrivait maintenant sur le sable. Cela confirmait certainement le fait que ce péché méritait la sentence de mort. Mais Christ n’était pas venu dans le but de juger, mais avec l’intention, dans son amour, de sauver les âmes.

La réponse que le Seigneur donna à ces hommes « qui continuaient à l’interroger », ne laissa certainement à aucun d’eux la moindre occasion de l’accuser. Lequel d’entre eux aurait osé jeter une pierre sur cette femme après qu’Il leur ait dit que c’était celui qui était sans péché qui devait faire cela en premier ? Alors, au lieu de jeter des pierres, ils sortirent tous, un à un, les plus vieux en premier ! « Et Jésus fut laissé seul avec la femme devant lui » (verset 9). Il était le seul qui soit jamais venu dans le monde en étant « sans péché », et Lui seul était donc digne de jeter la première pierre, mais il ne le fit pas. Il demanda plutôt à cette femme : « Femme, où sont-ils, ceux-là, tes accusateurs ? Nul ne t’a-t-il condamnée ? Et elle dit : Nul, Seigneur. Et Jésus lui dit : Moi non plus, je ne te condamne pas ; va, — dorénavant, ne pèche plus » (versets 10-11).



42 - Jean 8:44

Vous, vous avez pour père le diable, et vous voulez faire les convoitises de votre père. Lui a été meurtrier dès le commencement, et il n’a pas persévéré dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur et le père du mensonge.

15 février 1992

Ces paroles, que le Seigneur Jésus a adressées à des hommes qui se vantaient de leur religion, sont effrayantes et terribles. Car ils profitaient de leur position de prééminence en Israël pour dissimuler des actes d’orgueil et de tromperie personnels. Comme ils se rendaient peu compte qu’ils suivaient le même sentier que le diable qui les trompait ! Les méthodes du diable sont illustrées de manière frappante dans le récit authentique qui suit :

Un homme, qui prétendait guérir par la foi, persuada une femme qu’il l’avait guérie de son cancer. Lorsque, plus tard, elle se plaignit de symptômes douloureux, il lui dit que ce n’était là que l’effet de poisons qui étaient restés dans son corps à la suite des médicaments que le médecin lui avait donnés. Elle suivit son avis, et ne retourna pas voir le médecin jusqu’au jour où son état devint tellement grave qu’elle l’appela — juste avant de mourir dans de grandes souffrances et dans la terreur.

De la même manière, aujourd’hui, le diable persuade les hommes que leurs scrupules ne concernent absolument pas leurs péchés, mais que leur conscience les trouble tout à fait à tort. Il suggérera même que Dieu, le grand Médecin, leur prescrit un remède qui n’est pas vraiment efficace et qui leur laissera de mauvais effets, à savoir qu’ils croiront que leur maladie n’est pas guérie, alors que le diable — dit-il — les en a débarrassés. Terrible tromperie.

Tenez-vous à temps sur vos gardes ! Refusez les suggestions mensongères du diable, mais plutôt acceptez le grand remède de Dieu, le Seigneur Jésus Christ, qui est mort sur la croix, afin d’offrir un salut parfait et gratuit pour ôter les péchés. Alors vous ne serez pas remplis de crainte au moment de la mort.



43 - Jean 9:6-7

Ayant dit ces choses, il cracha en terre et fit de la boue de son crachat, et mit la boue comme un onguent sur ses yeux, et lui dit : Va, et lave-toi au réservoir de Siloé (ce qui est interprété Envoyé). Il s'en alla donc, et se lava, et revint voyant.

25 mai 1985

Les disciples amènent près du Seigneur Jésus un homme né aveugle. Un péché particulier avait-il été la cause de cela ? — Non, leur dit le Seigneur, mais c'était dans le but que les œuvres de Dieu soient accomplies dans cet homme. Sans même que l'homme le demande, le Seigneur prend l'initiative de donner la vue à cette âme précieuse. Mais Il ne la lui donne pas immédiatement : en fait, Il confirme plutôt la cécité de cet homme.

Le fait de cracher parle de la honte qu'a causée le péché, car par-dessus tout, le péché rend l'homme spirituellement aveugle. Le crachat mêlé à la poussière du sol ajoute l'idée d'humiliation. Si la condition spirituelle de l'homme est honteuse et humiliante, exigeant donc une repentance sincère, il était nécessaire aussi que le Seigneur Jésus vienne souffrir la honte et l'humiliation, et le jugement sur la croix, afin de donner la lumière à ceux qui étaient dans les ténèbres.

Et l'illustration est complète en ce que le Seigneur dit à cet homme de se laver au réservoir de Siloé qui, nous est-il dit, signifie Envoyé. Cela parle d'une vérité marquante des écrits de Jean, c'est que « Le Père a envoyé le Fils pour être le Sauveur du monde » (1 Jean 4:14). En d'autres termes, en Jean 3:16, il est dit (pratiquement) à un homme de se laver — en prenant l'application spirituelle. Il obéit, et reçoit immédiatement le salut de la vue. Résultat merveilleux lorsqu'on prend simplement à cœur les paroles du Seigneur Jésus !



44 - Jean 9:32-33

Jamais on ouït dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né. Si celui-ci n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.

28 août 1999

Ces paroles ont été prononcées par un homme qui était un aveugle-né, mais qui avait été miraculeusement guéri de sa cécité par le Seigneur Jésus. Les pharisiens s’opposèrent violemment à lui et lui firent subir un interrogatoire, parce que cela s’était passé un jour de sabbat, et qu’ils considéraient cela comme une insulte à leur sabbat ! Pour essayer de l’intimider, ils lui dirent de rendre gloire à Dieu pour sa guérison, mais de ne pas en attribuer l’honneur au Seigneur Jésus, car ils prétendaient que le Seigneur Jésus était un pécheur puisqu’il avait guéri en un jour de sabbat !

L’homme guéri perçut cette supercherie. Finalement, non pas pour se défendre, mais en étant fermement et positivement persuadé, il leur demanda si eux aussi ne voudraient pas devenir des disciples du Seigneur Jésus. Ils se moquèrent de lui, et dirent qu’ils étaient des disciples de Moïse à qui, ils le savaient, Dieu avait parlé — mais quant à Jésus, ils dirent qu’ils ne savaient pas d’où il venait.

Mais l’homme était à la hauteur de la situation, et il leur dit qu’eux, en effet, qui étaient des conducteurs en Israël, ne connaissaient pas Quelqu’un qui avait ouvert les yeux d’un aveugle ! De tout temps, personne n’avait jamais rendu la vue à un aveugle ! Cela était exact. En fait, donner la vue à un aveugle était un des signes caractéristiques du Messie d’Israël, selon Ésaïe 35:5 et 42:7. Le Seigneur Jésus était-il envoyé de Dieu ? L’aveugle guéri pouvait bien dire aux pharisiens : « Si celui-ci n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire ».



45 - Jean 9:35-38

Jésus apprit qu’ils l’avaient chassé dehors, et l’ayant trouvé, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit et dit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Et Jésus lui dit : Et tu l’as vu, et celui qui te parle, c’est lui. Et il lui dit : Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage.

10 mai 2010

Le récit concernant cet homme est très beau. Le Seigneur avait fait de la boue en crachant sur le sol. Il mit ensuite cette boue sur les yeux de l’aveugle et lui dit d’aller se laver au réservoir de Siloé. Le résultat fut que l’aveugle reçut la vue. Naturellement un tel miracle suscita l’intérêt de tous ceux qui le connaissaient, et cet homme qui avait été aveugle leur raconta exactement ce qui s’était passé.

Les gens étaient tellement impressionnés qu’ils conduisirent l’homme vers les pharisiens. Mais ceux-ci montrèrent seulement leurs préjugés religieux en déclarant : « Cet homme n’est pas de Dieu, car il ne garde pas le sabbat » (verset 16). Puis ils demandèrent à l’homme ce qu’il avait à dire au sujet de Celui qui lui avait ouvert les yeux. Il répondit avec justesse : « C’est un prophète » (verset 17). Ils continuèrent d’interroger ce malade guéri, parce qu’ils étaient irrités de ce qu’il louait le Seigneur pour cette guérison, mais lui ne fut pas ébranlé dans sa foi. Ensuite le Seigneur Jésus le rencontra de nouveau, et lui demanda s’il croyait au Fils de Dieu (verset 35). Quand l’homme demanda : « Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui », le Seigneur lui répondit : « Et tu l’as vu, et celui qui te parle, c’est lui ». L’aveugle guéri répondit : « Je crois, Seigneur », et lui rendit hommage.

Qu’il est beau de voir la simplicité de la foi de la part de ce cher croyant. Au début, il parlait du Seigneur comme d’un « homme appelé Jésus » (verset 11). Mais il a bientôt compris davantage, et a dit : « C’est un prophète » (verset 17). Et finalement sa foi a été récompensée quand le Seigneur Jésus s’est révélé à lui comme le Fils de Dieu.

Et en effet, quelle révélation merveilleuse !



46 - Jean 9:35-38 (2)

Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé dehors, et l'ayant trouvé, il lui dit : Crois-tu au Fils de Dieu ? Il répondit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ? Et Jésus lui dit : Et tu l'as vu, et celui qui te parle, c'est lui. Et il dit : Je crois, Seigneur ! Et il lui rendit hommage.

1 juin 1985

Ayant miraculeusement reçu la vue par le Seigneur Jésus, cet homme était assuré et ferme en parlant bien de Lui devant les Juifs, bien que ceux-ci l'aient questionné jusqu'à chercher à l'intimider et à le ridiculiser, et finalement l'expulsèrent de la synagogue (peut-être aussi du temple).

Mais qu'elle est précieuse, la communion qu'il reçut en échange ! Il s'était tenu seul mais ferme pour Christ, bien qu'il n'ait pas eu pleinement conscience de la grandeur de Sa gloire. Le Seigneur Jésus le trouve maintenant au moment où il a besoin d'aide dans son âme. Précieuse contemplation pour ces yeux qui ont été ouverts !

Il avait reçu une bénédiction merveilleuse de la part du Seigneur, et avait montré qu'il l'appréciait sincèrement. Mais il avait besoin de plus que cela, comme c'est le cas pour tout croyant. Il avait besoin de la Personne du Seigneur comme Objet pour satisfaire son cœur. Il lui est demandé : « Crois-tu au Fils de Dieu ? », car il ignorait jusque-là la gloire de son Bienfaiteur, bien qu'il ait souffert à cause de sa position ferme relativement à ce qu'il connaissait déjà de Lui. Comme a dû être précieuse pour son âme la révélation que lui fit le Seigneur, qu'Il était Lui-même le Fils de Dieu ! Sans hésitation, il répond avec ferveur : « Je crois, Seigneur ! ». Mais de plus, il Lui rend hommage. Christ était devenu, non seulement son bienfaiteur, mais l'Objet de son adoration éternelle.



47 - Jean 10:2, 3

Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix. Et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors.

26 mai 1995

Qu’il est bien à-propos que le Seigneur Jésus parle des croyants comme de brebis ! C’est exactement ce qui illustre ce caractère de faiblesse et de dépendance. Car les brebis ne sont pas des meneuses, mais des suiveuses. Elles ont besoin d’un berger. Dans l’Ancien Testament, les brebis étaient gardées dans la bergerie du judaïsme, enfermées par une haie de lois et d’ordonnances, les limitations d’un esclavage légal.

Mais le vrai Berger d’Israël est entré par la porte. Le Seigneur Jésus est venu, selon les nombreuses prophéties que lui seul pouvait accomplir. Qui d’autre aurait pu entrer par le moyen d’une naissance virginale (Ésaïe 7:14) ? Cette notion de la porte impliquait aussi que le Seigneur Jésus naisse à Bethléhem, afin qu’il soit Celui « duquel les origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité » (Michée 5:2), Celui dont le nom est « Merveilleux, Conseiller, Dieu fort, Père du siècle, Prince de paix » (Ésaïe 9:6). Il devait aussi être Celui qui a été « blessé pour nos transgressions … meurtri pour nos iniquités » (Ésaïe 53:5). Beaucoup d’autres prophéties étaient aussi impliquées dans son entrée par la porte, et elles ont été réalisées en perfection par ce merveilleux Berger.

Le portier, en conséquence, qui est Dieu œuvrant par la puissance de son Esprit, a ouvert la porte au Berger afin qu’il entre. Comment serait-il possible de mettre en doute que Jésus était le véritable Berger, quand ses paroles et ses actions n’étaient que beauté et perfection ?

« Il appelle ses propres brebis par leur nom ». Ce n’est pas simplement un appel général à toutes, mais un appel tout à fait personnel à chacune individuellement, pour les faire sortir de la bergerie, hors de l’esclavage de la religion juive, et les conduire dans les verts pâturages de la liberté de la grâce de Dieu, où elles sont toutes réunies en un troupeau. C’est là l’Église de Dieu de la période actuelle, qui est amenée à jouir de la pleine liberté du Saint-Esprit.



48 - Jean 10:2, 3 (2)

Mais celui qui entre par la porte est le berger des brebis. À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix. Et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors.

10 juin 1985

La bergerie, c'était Israël tel qu'il avait été établi par Dieu sous la loi, séparé des Gentils par une barrière de lois et d'ordonnances données par Dieu. Les pharisiens, volontairement aveugles à l'égard des voies de Dieu, essayaient de dominer sur les brebis ; ils n'étaient pas le berger, mais des voleurs et des larrons. La porte, c'était la porte de la prophétie de l'Ancien Testament concernant celui qui serait le véritable Berger. Il viendrait à Israël au temps déterminé. Il devrait être conforme à toutes les prophéties concernant le Messie, sinon la porte ne Lui serait pas ouverte.

C'est seulement au Seigneur Jésus que le Portier ouvre la porte. Ce Portier, sans aucun doute, c'est Dieu, par le Saint Esprit, rendant la voie absolument claire pour que le Seigneur Jésus entre dans la bergerie, qui Lui appartient, pour agir avec les brebis selon Sa sagesse divine.

Et nous voyons là l'indication du grand changement de dispensation que le Seigneur Lui-même est venu introduire. « Il appelle ses propres brebis par leur nom » et les mène hors de la bergerie. Ce n'est pas un mouvement national, mais une action individuelle dans les cœurs, de la même manière que pour l'aveugle du chapitre 9, qui a été chassé dehors par les Juifs, mais a rencontré immédiatement le Seigneur. En fait, par ses épreuves elles-mêmes, cet homme était mené dehors par le Seigneur. Tout au long de l'Évangile de Jean, nous voyons ces actions personnelles heureuses du Seigneur à l'égard de Jean, d'André, de Pierre, de Philippe, de Nathanaël, de Nicodème, de la femme au puits de Sichar, de l'aveugle-né, de la famille de Béthanie, de Marie de Magdala, de Thomas … Action précieuse, pleine de douceur et de fidélité, de Celui que nous connaissons comme le Bon Berger, le Grand Berger.



49 - Jean 10:3, 4

À celui-ci le portier ouvre ; et les brebis écoutent sa voix ; et il appelle ses propres brebis par leur nom, et les mène dehors. Et quand il a mis dehors toutes ses propres brebis, il va devant elles ; et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.

20 janvier 1992

Dans l’Ancien Testament, Israël avait été gardé dans la bergerie, sous l’esclavage de la loi. Seul le véritable Berger pouvait modifier cela. Il vint par la voie que la prophétie avait annoncée (la porte), et accomplit le merveilleux changement que Lui seul pouvait amener. Il appelle ses propres brebis par leur nom, chaque croyant individuellement étant précieux pour Lui, puis les fait sortir ensemble. Lorsqu’Il les a mises dehors, Il va devant elles. Ceci est en contraste avec leur état sous la loi, car Il ne les tire pas, mais Il les conduit.

Dans les pays du Moyen Orient, les brebis sont encore conduites par le berger. Dans les pays occidentaux, elles sont souvent chassées. C’est ce qui s’est passé lors d’un incident où la brebis de tête, arrivant près d’un pont, fut effrayée en voyant approcher un cavalier et, prise de panique, sauta par-dessus le parapet, dans la rivière. Les brebis qui suivaient firent de même, ce qui entraîna une grande perte. Si elles avaient suivi un berger, cela ne serait pas arrivé. Les brebis sont des créatures très dépendantes, qui ont besoin d’être conduites.

Les croyants aussi sont faibles et risquent d’errer, et ils ont toujours besoin d’être conduits par notre grand Berger. Il va devant nous pour préparer le chemin, pour écarter les ennemis qui pourraient nous menacer, et pour nous garder à distance des fourrages empoisonnés et des endroits dangereux. Nous serons toujours bien protégés si nous gardons les yeux fixés sur le Berger, en le suivant de près.

Chacune des brebis connaît la voix du Berger. Nous la connaissons dans sa Parole.

Mais à quel point la connaissons-nous, c’est une autre question. Puissions-nous tous bien l’étudier, pour pouvoir l’appliquer à toute question personnelle qui peut se présenter, afin que nous soyons conduits comme un seul troupeau pour suivre notre Berger d’un même cœur.



50 - Jean 10:7-9

Jésus donc leur dit encore : En vérité, en vérité, je vous dis que moi je suis la porte des brebis. Tous, autant qu’il en est venu avant moi, sont des voleurs et des larrons ; mais les brebis ne les ont pas écoutés. Moi, je suis la porte : si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera, et il sortira, et il trouvera de la pâture.

24 mai 2010

Le Seigneur Jésus avait d’abord parlé d’entrer par la porte dans la bergerie (versets 1-3). La porte, dans ces versets, c’était le grand nombre de prophéties de l’Ancien Testament qui parlaient de la venue du Messie d’Israël. Ces prophéties étaient accomplies à la lettre, ce qui montrait clairement que Jésus était bien le Berger d’Israël. D’autres étaient venus avant lui, se prétendant être le Messie, mais ils étaient tous des trompeurs : aucun d’entre eux ne pouvait entrer par la porte, car Christ seul pouvait accomplir les prophéties concernant le Messie.

Le Seigneur Jésus déclare ensuite : « Moi je suis la porte des brebis ». Il n’était pas lui-même la porte de la bergerie, mais lorsqu’il vient dans la bergerie, il nous est dit qu’Il mène ses propres brebis dehors. La bergerie avait été un endroit enfermé. Car lorsque le Seigneur mène ses propres brebis hors de l’esclavage d’être « sous la loi », Il les amène aussi dans la bénédiction infiniment grande d’être « sous la grâce ». C’est là un endroit de merveilleuse liberté, telle qu’Israël n’a jamais pu la connaître tout au long des temps de l’Ancien Testament. Cette liberté fait un contraste complet avec l’esclavage de la loi. En fait, le Seigneur Jésus parle de chacun de ceux qui, comme les brebis qui sont amenées sous la grâce, est par là « sauvé ; et il entrera, et il sortira, et il trouvera de la pâture ». Ils n’ont plus besoin de dépendre de quelqu’un pour les nourrir, car ils trouvent eux-mêmes de la pâture.

Comme ce serait une bonne chose si tous les croyants prenaient complètement conscience de ces choses, et ne manquaient aucune occasion de puiser, en sortant moralement de l’Ancien Testament, et en entrant dans le Nouveau Testament, une nourriture fortifiante pour leur âme.



51 - Jean 10:16

Et j’ai d’autre brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

20 janvier 1993

Le troupeau est une image touchante de l’Église de Dieu aujourd’hui. Les fils d’Israël étaient vus autrefois comme des brebis dans la bergerie, isolés par des murs qui les séparaient des nations, gardés sous l’esclavage de la loi. Le vrai Berger, par la porte des prophéties de l’Ancien Testament, est venu vers le troupeau, et a conduit ses propres brebis, hors de cet esclavage, vers les verts pâturages de la liberté chrétienne et d’une bénédiction surabondante. Mais le Berger ne se satisfait pas de n’avoir que ses brebis d’Israël aussi bénies. Il avait d’autres brebis, non pas de la même bergerie, mais venant des nations, qu’il a aussi amenées, en vertu du sacrifice de sa mort sur la croix du Calvaire. Mais quoiqu’elles viennent d’un endroit différent, elles ne forment pas un troupeau différent. Croyants juifs ou pris des nations sont liés ensemble en « un seul troupeau », et ils ont « un seul berger ». Unité merveilleuse !

Les brebis, en ce qu’elles sont des créatures dépendantes, sont une image de la faiblesse et du besoin d’appui des enfants de Dieu. Ceux-ci ne sont pas des meneurs, ce sont des suiveurs. Mais qui doivent-ils suivre ? — Personne d’autre que le grand Berger. Comment doivent-ils être gardées dans l’unité ? Forment-ils des organisations pour être protégés et dirigés ? — Non, ces brebis dépendent entièrement de leur Berger. Leurs problèmes ne sont pas résolus par des consultations qu’elles font entre elles ou par les capacités brillantes d’une brebis en particulier. Elles doivent apprendre, pour toutes questions, à en référer directement à leur Souverain Berger lui-même. Si toutes les brebis, et chacune individuellement, donnent au Berger la place d’honneur suprême, simplement en écoutant sa voix et en le suivant, il y aura une unité et un accord merveilleux qui se maintiendront entre elles toutes.



52 - Jean 10:16 (2)

Et j'ai d'autre brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; il faut que je les amène, elles aussi ; et elles écouteront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.

1 décembre 1988

Le bon Berger entre dans la bergerie par la porte ouverte, appelle Ses propres brebis par leur nom, et les conduit hors de la bergerie. La bergerie, c'était l'ensemble d'Israël, entouré de haies de tous côtés, assujetti à des lois et des ordonnances qui le séparaient de toutes les autres nations. Le Seigneur Jésus est venu délivrer Son peuple de cet esclavage. Quelques-uns, en Israël, ont répondu à Son appel de grâce : ils étaient Ses propres brebis qui écoutaient Sa voix. Il les conduisit dans les verts pâturages de la liberté du Nouveau Testament, où ils pourraient se nourrir de la pure Parole de Dieu, au lieu de dépendre de conducteurs nationaux.

Mais ce n'était pas seulement les croyants juifs qui profiteraient de cette précieuse liberté de la grâce de Dieu dans le Christ Jésus, qui résulte de la grande valeur de Son sacrifice de Lui-même sur le Mont Calvaire ; Il avait d'autres brebis qui n'étaient pas de cette bergerie, des Gentils (gens des nations). Il les amènerait et elles entendraient aussi Sa voix, avec le résultat merveilleux qu'il n'y aurait qu'un seul troupeau (non pas une seule bergerie), Lui étant le seul Berger.

Cela s'est accompli de façon remarquable. Le livre des Actes montre, historiquement, comment les gens des nations ont été reçus dans l'Assemblée de Dieu (chapitre 10), et comment, ensuite, une unité précieuse était visible entre les croyants Juifs et Gentils.

L'Église est donc « un seul troupeau », non pas plusieurs, composée de tous les croyants de toutes nations vivant aujourd'hui. Cette compagnie privilégiée est l'objet des soins attentifs du seul Berger, le seul Conducteur en qui on puisse avoir parfaite confiance. On peut compter sur Lui pour qu'Il conduise les Siens dans le sentier de la sécurité et de la paix, pour aller au-devant de quelque ennemi que ce soit qui pourrait être aux embûches, et pour trouver les pâturages les meilleurs où faire paître Ses brebis.



53 - Jean 10:17, 18

À cause de ceci le Père m’aime, c’est que moi je laisse ma vie, afin que je la reprenne. Personne ne me l’ôte, mais moi, je la laisse de moi-même ; j’ai le pouvoir de la laisser, et j’ai le pouvoir de la reprendre : j’ai reçu ce commandement de mon Père.

24 mai 1992

Le Père aimait le Fils de toute éternité. Mais quand le Fils est venu sur la terre, cela a donné au Père une nouvelle et merveilleuse raison de l’aimer. Le Fils est venu dans une humanité humble et parfaite, pour donner sa vie comme un sacrifice unique pour la gloire de Dieu et pour la bénédiction éternelle d’innombrables humains.

Personne ne pouvait ôter la vie au Seigneur Jésus. Sa mort était un miracle d’amour. Il est vrai que les hommes étaient coupables envers lui d’un meurtre volontaire, mais leur violence n’aurait jamais pu lui ôter la vie. Quand il était sur la croix, c’était par un acte volontaire de sa part qu’il a séparé son esprit de son corps, en disant : « Père ! entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23:46). Il aurait été impossible à qui que ce soit d’autre de faire une telle chose. Les hommes peuvent commettre le suicide, mais ils ne peuvent pas simplement détacher leur esprit par une parole.

Plus que cela, le corps du Seigneur Jésus n’était pas soumis à la mort comme le sont les nôtres. Il n’y avait pas de péché en lui, et la mort n’avait aucun droit sur lui, comme elle en a sur nous à cause du péché. C’est pourquoi sa mort était véritablement un miracle. Il a laissé sa vie. Il avait l’autorité, donnée par son Père, de faire cela à cause de ce qu’Il est, le Fils du Père, dans la vérité et l’amour. Mais cela était avec l’intention expresse de reprendre sa vie. Rien ne pouvait empêcher que cela s’accomplisse. L’amour de son Père pour lui parce qu’Il laissait sa vie, se renouvellerait dans une nouvelle expression de ce même amour, parce que le Seigneur reprendrait sa vie.



54 - Jean 10:27-28

Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

1 juin 2010

Le Seigneur Jésus parle de ses brebis, et il expose des faits absolus à leur sujet. Tout croyant devrait prendre ces choses très à cœur. Tout d’abord : « Mes brebis écoutent ma voix ». Quel fait heureux à l’égard de tous ceux qui ont été rachetés par le sang de Christ ! D’autres voix ne signifient rien pour eux, mais celle de leur Berger a pour eux une importance vitale.

« Et moi je les connais ». Cette connaissance intime que le Seigneur a des siens apporte joie et réconfort à leurs cœurs. Mais aussi, « et elles me suivent ». C’est le Seigneur de gloire qui dit cela, montrant clairement que chacune de ses brebis le suit. Il est possible, bien sûr, qu’elles suivent à distance, et qu’elles ne jouissent pas ainsi de la bénédiction d’être dans sa proximité, mais malgré tout elles le suivent.

Il y a cependant encore plus. « Je leur donne la vie éternelle ». Ainsi, la vie éternelle est absolument un pur don de la part du Seigneur. Cette vie est reçue lors de la nouvelle naissance, et rien ne peut y toucher ; Si l’on pouvait la perdre, elle ne serait pas éternelle. C’est la même vie que celle que possède le Seigneur Jésus, « la vie de Dieu ». La valeur d’un tel don n’a pas de prix. Elle est infiniment précieuse.

« Et elles ne périront jamais ». Le Seigneur Jésus donne ainsi une assurance d’une portée illimitée pour chacune de ses brebis, c’est qu’elles sont pour l’éternité protégées du danger d’être perdues, de tomber sous le jugement de Dieu. Et le Seigneur ajoute : « et personne ne les ravira de ma main ». Il nous dit cela parce que nous n’ignorons pas que l’ennemi de nos âmes cherche par tous les moyens possibles à attirer les croyants loin du Seigneur. Mais ni les hommes, ni les démons, ne peuvent faire quoi que ce soit pour placer la moindre chose entre le Seigneur et ses brebis bien-aimées.



55 - Jean 10:27-28 (2)

Mes brebis écoutent ma voix, et moi je les connais, et elles me suivent, et moi je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne les ravira de ma main.

29 juin 1985

Les Juifs, s'opposant au Seigneur, mais cependant avec une conscience troublée, avaient accusé le Seigneur de faire en sorte qu'ils doutaient qu'Il soit le Christ. Sa réponse est claire : Il le leur avait dit, et ils n'avaient pas cru ; car ils n'étaient pas de Ses brebis. S'ils avaient des doutes, ils étaient eux-mêmes responsables à ce sujet. Quant à Ses propres brebis, il n'y avait pas l'ombre d'un doute. Assurance précieuse, vitale, pour ceux qui ont mis leur confiance dans le Fils de Dieu.

Il n'est pas ajouté de conditions relatives aux huit affirmations claires et absolues de ces versets : elles sont données comme étant des faits absolus, les sept premières concernant directement la sécurité parfaite de toute brebis de Christ, la dernière mettant son sceau sur cela comme dépendant de l'unité glorieuse du Père et du Fils !

Toute brebis authentique entend la voix de Christ ; toutes les brebis Le suivent, sans doute ne sont-elles pas toutes aussi près qu'elles le pourraient, mais le fait demeure. À toutes les brebis il est fait don de la vie éternelle. Aucune d'entre elles ne périra : c'est impossible, car elles sont à Lui. Personne, ni homme ni démon, ne peut les ôter de Sa main, ni de celle de Son père.

Si quelqu'un a des doutes à ce sujet, ces doutes ne viennent pas du Seigneur. Honorons-Le en croyant Sa fidèle Parole pleinement et sans ne la mettre aucunement en question.



56 - Jean 10:41

Et plusieurs vinrent à lui, et ils disaient : Jean n’a fait aucun miracle ; mais toutes les choses que Jean a dites de celui-ci étaient vraies. Et plusieurs crurent là en lui.

13 juin 2000

Le Seigneur Jésus a dit, au sujet de Jean le Baptiseur, qu’il ne s’était jamais levé de prophète plus grand que lui ; et pourtant il nous est dit que « Jean n’a fait aucun miracle » Était-il nécessaire, pour un prophète en Israël, qu’il accomplisse des miracles ? — Certainement pas. À un prophète fidèle il était seulement demandé qu’il délivre la parole de Dieu telle que Dieu la lui avait donnée. Jean agissait-il ainsi ? — Oui, absolument. Il ne guérissait pas les malades et ne ressuscitait pas les morts, et il ne parlait pas non plus en langues. Mais pensez à l’honneur remarquable qui a été fait à Jean, quand il est dit que toutes les choses que Jean avait dites du Seigneur Jésus étaient vraies.

Quelquefois, même de vrais chrétiens ont les yeux tournés vers des signes miraculeux avec, en fait, l’idée qu’ils doivent accomplir quelque chose de miraculeux pour prouver qu’ils sont croyants. Cependant, lors du tribunal de Christ, que préfèrerions-nous qu’il soit dit de nous, que nous avons fait un miracle, ou que tout ce que nous avons dit du Seigneur Jésus était vrai ? La réponse est évidente.

En conséquence, puissions-nous, comme chrétiens, avoir continuellement cet exercice de cœur : apprendre de Christ dans sa Parole, avoir nos cœurs remplis des choses qui le concernent, afin que nous soyons capables, à tout moment, de parler de lui de manière fidèle et vraie, comme l’était l’auteur du Psaume 45, qui dit, au verset premier : « Mon cœur bouillonne d’une bonne parole ; je dis ce que j’ai composé au sujet du roi ; ma langue est le style d’un écrivain habile ».



57 - Jean 10:41 (bis)

Jean n’a fait aucun miracle ; mais toutes les choses que Jean a dites de celui-ci étaient vraies. Et plusieurs crurent là en lui.

19 octobre 2007

Jean le Baptiseur est venu à la fin de la dispensation juive de la loi, qui avait été introduite par de grands signes et de grands miracles. Les Juifs étaient habitués à rechercher des signes (1 Corinthiens 1:22), mais Israël avait gravement manqué, et Jean savait que ce dont ils avaient besoin, c’était, non pas d’un signe, mais de vraie repentance. Ils avaient particulièrement besoin de repentance puisqu’ils devaient rencontrer Celui dont Jean rendait témoignage, le Fils éternel de Dieu. Christ seul pouvait introduire une chose nouvelle à la place de la loi. « La loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité vinrent par Jésus-Christ » (Jean 1:17).

Qu’il est beau de lire que « toutes les choses que Jean » avait dites du Seigneur Jésus « étaient vraies ». Y aurait-il un croyant qui préfèrerait qu’on dise qu’il a accompli un miracle plutôt que de recevoir le témoignage que tout ce qu’il a dit du Seigneur Jésus est vrai ?

Le Seigneur Jésus a accompli de nombreux miracles, et ses disciples, après lui, également. Pourquoi cela ? — Les miracles, en ce temps-là, mettaient en évidence que le christianisme était vraiment l’œuvre de l’Éternel Dieu. Les croyants peuvent se réjouir avec raison de ces preuves claires et indéniables.

Mais pourquoi de tels miracles n’ont-ils pas continué à travers l’histoire de l’Église ? — C’est parce qu’ils n’étaient plus nécessaires après que la vérité du christianisme ait été établie. En fait, nous avons été coupables de renier en pratique la vérité de l’unité de l’Église de Dieu par nos nombreuses divisions. Dieu va-t-il accréditer, par des miracles, l’une quelconque de ces fractions de l’Église ? Il y a des personnes qui voudraient qu’Il agisse ainsi, afin qu’ils puissent se vanter de leur spiritualité supérieure, en attirant, par des miracles, d’autres personnes pour qu’elles se joignent à eux.

Mais les croyants devraient être brisés et humiliés devant Dieu, car notre dispensation se termine dans la honte. Nous avons donc besoin, non pas de miracles, mais de grâce, pour parler fidèlement du Seigneur Jésus comme le fit Jean le Baptiseur.



58 - Jean 11:4

Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

18 janvier 2003

Nous pourrions bien à juste titre considérer ces paroles du Seigneur Jésus comme pouvant s’appliquer dans le cas d’une maladie de n’importe quel croyant. Le Seigneur parlait de Lazare, mais il ne voulait pas dire que Lazare ne mourrait pas, puisque Lazare est mort.

Mais alors, que voulait-il dire ? Nous trouvons la réponse, de manière remarquable, dans la suite du récit. Deux jours plus tard, le Seigneur dit aux disciples que Lazare s’était endormi, mais qu’Il allait le réveiller (verset 11). Les disciples protestèrent, en disant que si Lazare dormait, c’est qu’il allait mieux. Le Seigneur leur dit alors clairement : « Lazare est mort » (verset 14). Les disciples n’avaient pas compris que le Seigneur parlait de la mort seulement comme d’un sommeil, et nous aussi pouvons considérer la mort d’un croyant simplement comme un sommeil temporaire.

Le Seigneur savait qu’il ressusciterait Lazare de la mort, comme cela est décrit dans les versets 43 et 44 ; c’est pourquoi cette maladie n’était pas pour la mort, mais avec la résurrection en vue. Plus que cela, cette maladie aurait pour résultat que la gloire serait rendue à Dieu, et que le Fils de Dieu serait glorifié, car cela a certainement été le cas après que Lazare ait été ressuscité.

En conséquence, nous pouvons assurément appliquer ces mêmes pensées à tous ceux qui croient réellement au Seigneur Jésus. S’il survient une maladie, elle sera pour la gloire de Dieu, et Christ sera glorifié à cette occasion, car le jour est tout proche où « le Seigneur lui-même … descendra du ciel ; et les morts en Christ ressusciteront premièrement » (1 Thessaloniciens 4:16). Quelle gloire pour Dieu, et quelle bénédiction pour nous !



59 - Jean 11:4 (bis)

Cette maladie n’est pas à la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.

20 août 2005 et 28 octobre 2015

Le Seigneur prononça ces paroles après qu’on lui eût parlé de la maladie de Lazare. Voulait-il dire que Lazare ne mourrait pas ? — Non. Mais la maladie était donnée par Dieu avec, en vue, quelque chose de beaucoup plus que la mort. En fait, Lazare mourut, mais le Seigneur Jésus, lorsqu’il vint au tombeau, et qu’il eût commandé d’enlever la pierre, ordonna, avec l’autorité divine : « Lazare, sors dehors » — et l’homme qui avait été mort sortit de la tombe, « ayant les pieds et les mains liés de bandes » mortuaires (verset 44).

Cela n’est-il pas un reproche à l’endroit de ceux qui exigent qu’un malade soit guéri par une puissance surnaturelle ! Le Seigneur avait guéri beaucoup de personnes de leurs maladies, et si c’est selon sa volonté de le faire encore, il est certainement capable de guérir des gens aujourd’hui. Mais dans cette question, comme pour toute autre question, sa sagesse est infiniment au-dessus de la nôtre. Plutôt que de vouloir que nos désirs s’accomplissent, comme par exemple de guérir une personne malade, ne devrions-nous pas souhaiter apprendre le pourquoi de la maladie ? La raison peut souvent être simplement la même que dans la maladie de Lazare, c’est-à-dire, pour la gloire de Dieu, avec en vue le but merveilleux que le Fils de Dieu soit glorifié.

Dans tous les cas où la maladie d’un croyant se termine par la mort, nous pouvons être sûrs que le Fils de Dieu est glorifié. Car tous les croyants, à la fin, seront ressuscités par le pouvoir du Seigneur Jésus, et cela dans un corps glorieux qui ne pourra plus jamais être affecté par la faiblesse ou la maladie. Ne devrions-nous pas nous réjouir plus de cela que de la guérison du malade ? Ainsi le croyant est appelé à porter son regard bien au-delà de la scène présente de souffrances et d’épreuves pour s’émerveiller, non seulement devant le bonheur d’être béni éternellement, mais devant la gloire de la Personne de qui nous recevons cette bénédiction. Si nous n’avions aucun égoïsme, nous éprouverions une très grande joie, simplement à la pensée que le Fils de Dieu, notre Seigneur, est glorifié. Puisse le Seigneur nous donner de réaliser cela.



60 - Jean 11:14-15

Jésus leur dit donc alors ouvertement : Lazare est mort. Et je me réjouis, à cause de vous, de ce que je n’étais pas là, afin que vous croyiez.

20 janvier 2003

Lazare était un ami proche du Seigneur Jésus, aussi il semble étonnant que le Seigneur ait dit qu’Il se réjouissait de ne pas avoir été présent au moment de la mort de son ami. Mais Il est infiniment plus sage que nous. S’Il se réjouissait, c’était à cause de ses disciples. Les sœurs de Lazare avaient le cœur brisé parce que le Seigneur n’était pas là quand leur frère est mort, car elles pensaient (et certainement avec raison) que si le Seigneur avait été là, Lazare ne serait pas mort.

Mais elles, de même que les disciples, avaient besoin d’apprendre une leçon beaucoup plus profonde qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Le Seigneur Jésus savait ce qu’Il allait faire, et Il agissait pour que cela se fixe sur les cœurs et les esprits, afin que les uns et les autres soient mieux préparés pour le moment ou Lui-même allait mourir. Le Seigneur n’empêcha pas que Lazare meure, mais quatre jours après sa mort, il le ressuscita hors du tombeau.

Les disciples auraient certainement dû se rappeler cela quand ils virent leur Seigneur leur être enlevé et être crucifié, et cela d’autant plus qu’il leur avait dit qu’il ressusciterait. Cependant, malheureusement, la résurrection de Lazare n’eut pas sur eux l’effet qu’elle aurait dû produire. Lorsque le Seigneur avait montré sa puissance en ressuscitant Lazare hors de la mort, Il avait donné la preuve de son pouvoir sur la mort. Il était donc certain qu’Il avait le même pouvoir en ce qui le concernait lui-même. Comme il est à juste titre nommé « Merveilleux » !



61 - Jean 11:33-35

Jésus donc, quand il la vit pleurer, et les Juifs qui étaient venus avec elle, pleurer, frémit en son esprit, et se troubla, et dit : Où l'avez-vous mis ? Ils lui disent : Seigneur, viens, et vois. Jésus pleura.

6 juillet 1985

Comme le Fils de Dieu est plein de compassion à la vue des peines de ceux qu'Il aime ! Marthe, bien que profondément touchée par la mort de son frère Lazare, était assez directe quand elle rencontra le Seigneur. Mais quand Marie vint, elle tomba, écrasée et en larmes, aux pieds de Jésus, le cœur brisé par le chagrin. Le Seigneur Jésus, très ému, demande où se trouve la tombe. Elles répondent : « Seigneur, viens et vois ».

Ces mots se trouvent déjà deux fois dans le chapitre premier de cet Évangile, employés d'abord par le Seigneur Lui-même, invitant des disciples à son domicile (verset 39) — et par Philippe, invitant Nathanaël à voir le Seigneur (verset 46). Mais tout ce que l'homme a à montrer au Seigneur de gloire, c'est une tombe ! Comment pouvait-Il ne pas penser à Sa mort et à son enterrement, imminents, en faveur de l'homme dans son état de péché et de ruine ? Jésus pleura.

Mais ce n'était certainement pas simplement pour Lazare, comme les Juifs le supposaient. Il éprouvait une grande sympathie pour les deux sœurs, et, sans aucun doute, une peine profonde et muette à la vue des tristes résultats du péché dans le monde. C'était cela qui serait cause de Sa propre mort en sacrifice volontaire.

Bien qu'Il ait très bien su qu'Il allait ressusciter Lazare, et qu'Il ait su quels résultats infiniment bénis pour l'homme résulteraient de Son propre sacrifice, cependant, la profondeur des sentiments de compassion de Son cœur est un réconfort merveilleux pour toute âme dans la peine. En vérité, quel Sauveur précieux !



62 - Jean 11:39, 44

Jésus dit : Ôtez la pierre … Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.

20 juillet 1985

Les deux sœurs, Marthe et Marie, le cœur brisé après la mort de leur frère, avaient dit leur chagrin au Seigneur Jésus. Il vient avec elles et d'autres personnes, à la tombe, un caveau avec une pierre à l'entrée. Il ordonne que la pierre soit ôtée. Marthe fait des objections, car elle ne comprend pas le but de son Seigneur, Celui qui donne la vie. Lui seul peut donner la vie, mais d'autres peuvent ôter la pierre. Car la pierre nous fait penser aux exigences dures et froides de la loi, qui maintient l'homme comme enfermé dans l'esclavage, dans un état de mort, et qui ne peut jamais donner la vie. Par la prédication de l'évangile de la pure grâce, cette pierre peut aujourd'hui être ôtée.

Lorsque cela est fait, le Seigneur prie, non pas pour demander la résurrection de Lazare mais, dans une unité consciente et calme avec le Père, pour montrer à ceux qui se tiennent là qu'Il ne faisait rien sans être dépendant de la volonté de Son Père. Le Père L'entendait toujours : Il n'a pas à le Lui demander, car Il est Un avec le Père.

Et, d'une forte voix, le Seigneur appelle : « Lazare, sors dehors ! » Ce n'est donc pas simplement en réponse à Sa prière que Lazare est ressuscité, mais par Sa propre parole divine faisant autorité. Bien qu'il ait eu les pieds et les mains liés avec des bandelettes, Lazare sortit. Son visage aussi était caché : il ne pouvait voir où il allait ; mais la puissance était dans la voix qui lui parlait : le miracle de la résurrection est pleinement et parfaitement accompli.

Alors, à nouveau, d'autres peuvent agir : le Seigneur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller ». Les bandelettes mortuaires feraient allusion à la loi d'une manière différente de la pierre ; car la loi peut aussi maintenir en esclavage quelqu'un qui a véritablement la vie. La grâce, et non pas la loi, est la puissance de la vie nouvelle, et les serviteurs de Dieu sont destinés à être des ministres de grâce. Précieux privilège !



63 - Jean 12:3

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

17 septembre 2000

Peu de temps avant ce moment-là, Marie avait été témoin de la merveilleuse puissance de résurrection du Seigneur Jésus, lorsqu’il avait ressuscité des morts, son frère Lazare. Il ne fait pas de doute que son cœur était rempli d’adoration pour son Seigneur. Elle avait, en même temps que les autres disciples, entendu le Seigneur dire qu’il souffrirait, qu’il mourrait, et qu’il ressusciterait le troisième jour. Les disciples n’avaient pas compris cela. Marie l’avait-elle compris ? — Le Seigneur a dit qu’elle l’avait oint en vue de sa sépulture (verset 7).

Y a-t-il une image de l’adoration plus belle que celle de Marie ici ? Elle ne prononça pas un mot, mais se baissant sur les pieds du Seigneur, elle les oignit avec ce parfum de grande valeur qui, selon l’estimation de Judas, équivalait au salaire d’un homme pendant toute une année. Ensuite Marie a essuyé les pieds du Seigneur avec ses cheveux, prenant la place la plus basse possible devant lui. Tout se rapportait au Seigneur lui-même, non pas à son œuvre.

Judas osa protester contre cette action, et il est triste de constater que les autres disciples firent écho à ses critiques (Marc 14:4-6). Mais comme le cœur de Marie a dû être réconforté par les paroles du Seigneur Jésus qui la défendait pleinement et louait son acte de dévotion et d’amour.

Puissions-nous tous, nous qui sommes croyants, prendre très à cœur ce que cela représente d’être de vrais et fidèles adorateurs du Seigneur Jésus. Parce que la louange s’exprime par la parole, nous avons tendance à penser que c’est ce qui est le plus important, mais ce n’est pas exact. L’adoration silencieuse mais remplie d’amour pour le Seigneur Jésus est une partie essentielle du service de la Cène, bien que le Seigneur seul en prenne pleinement connaissance.

La louange est « le fruit des lèvres » (Hébreux 13:15) qui suit l’adoration du cœur.



64 - Jean 12:3 (bis)

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

12 février 1995

À Béthanie, un souper fut fait pour le Seigneur Jésus, parce que beaucoup d’affection avait été éveillée pour lui dans ce village, en particulier après qu’il ait ressuscité Lazare d’entre les morts. Quel réconfort pour le Seigneur Jésus, que cet amour de ses disciples, peu avant ses souffrances et sa mort. Marthe, Lazare et Marie sont nommés en particulier. Marthe servait, exprimant sa reconnaissance par son dévouement. Lazare était assis à table, en communion avec le Seigneur. Marie, dans un acte d’adoration, oignit les pieds du Seigneur avec un parfum de grand prix et les essuya avec ses cheveux.

Ne voyons-nous pas là des caractères qui devraient s’appliquer à chaque croyant ? Car, bien qu’un croyant puisse avoir des capacités plus marquées pour le service, qu’un autre soit plus attiré par les contacts et la communion, et qu’un troisième trouve particulièrement son bonheur dans l’adoration, tout cela devrait être vrai de tout enfant de Dieu, au moins dans une certaine mesure. Que la maison soit remplie de l’odeur du parfum correspond, pour nous, à ce qui devrait être réalisé dans la maison de Dieu, l’Assemblée.

Malheureusement pourtant, un faux disciple, avare, proteste contre la foi et l’amour désintéressés de Marie. Nous lisons dans un autre Évangile que d’autres disciples, pourtant authentiques, se joignirent à lui dans cette critique. Il arrive que de véritables disciples, insistant sur le service, montrent qu’ils n’apprécient pas réellement un esprit fidèle d’adoration envers le Seigneur. Le Seigneur, toutefois, défendit Marie, parlant avec simplicité et douceur. Marie avait agi en vue de la sépulture de son Seigneur. Cela ne nous dit-il pas que le Seigneur apprécie profondément l’amour envers lui, qui reconnaît la valeur, à la fois de sa Personne et du fait qu’Il irait de plein gré jusqu’à la mort pour nous ?

Le passage de Matthieu 26:13 nous dit : « En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d’elle ». Puissions-nous tous lui ressembler !



65 - Jean 12:3 (ter)

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.

20 juin 2010

Cet épisode touchant se place peu après celui de la résurrection, accomplie par le Seigneur Jésus, de Lazare, le frère de Marthe et Marie. Il est évident que ces deux sœurs avaient été très affectées, et préparer un souper pour leur Seigneur était visiblement l’expression de leur reconnaissance envers lui. Nous pouvons certainement comparer cela au privilège des croyants, aujourd’hui, de se réunir autour du Seigneur, le premier jour de la semaine, pour prendre le souper du Seigneur, la Cène.

Il nous est dit que Marthe servait — un privilège précieux — et que Lazare était « un de ceux qui étaient à table avec lui (le Seigneur) », image de partage, de communion, un autre privilège bien précieux ! Toutefois, il est plus insisté là sur l’action de Marie : oindre les pieds du Seigneur avec un parfum très coûteux, et lui essuyer les pieds avec ses cheveux. Ceci illustre de manière très belle le culte d’adoration d’un cœur dont l’amour fait écho à celui du Dieu de gloire vivant. Cela, en fait, n’est-il pas le motif pour lequel nous nous rassemblons pour nous souvenir de Lui dans la fraction du pain ? Marie avait reçu du Seigneur toutes les bénédictions qu’elle pouvait désirer. Maintenant elle souhaite donner au Seigneur ce qu’elle possédait, et s’abaisser jusqu’à pouvoir essuyer avec ses cheveux les pieds de son Seigneur.

Puisse-t-il toujours être vrai de nous, quand nous jouissons du privilège de nous souvenir du Seigneur Jésus en rompant le pain et en buvant à la coupe, que nous le faisons dans l’esprit d’humble service que nous voyons en Marthe, également dans la conscience de la valeur de la communion telle que celle de Lazare, et aussi avec des cœurs remplis de reconnaissance et d’adoration envers notre Seigneur bien-aimé, comme il en était de Marie. « Et la maison fut remplie de l’odeur du parfum ».



66 - Jean 12:3 (4)

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum.

9 septembre 1984

Ce fait particulièrement touchant eut lieu peu après que le Seigneur Jésus eut ressuscité des morts Lazare, le frère de Marie, et peu avant le fait unique de la mort du Seigneur Lui-même. On Lui fit un souper. Ils cherchaient à Lui offrir du réconfort et de l'affection.

Mais l'acte de Marie est l'expression particulièrement précieuse d'un cœur qui adore. Elle ne dit pas un mot, mais le Seigneur était le seul Objet qui attirait tout son cœur. Elle ne pensait pas à elle-même, sinon elle n'aurait jamais donné pour Lui ce qui était évalué au prix du salaire annuel d'un travailleur. Elle ne pensait pas aux disciples, sinon elle aurait craint leurs critiques amères, qui commencèrent évidemment par celles de Judas, mais avec lequel les autres étaient d'accord (Matthieu 26:8). Et elle ne pensait pas simplement à adorer le Seigneur, sinon son cœur n'aurait jamais été aussi libre devant Lui. Elle pensait à Lui. Et elle faisait cela en vue de Sa sépulture. Nous ne saurions pas dire ce qu'elle comprenait réellement de Sa mort et de Sa résurrection ; mais en Le contemplant, elle connaissait quelque chose, dans la profonde réalité de l'affection de son cœur, concernant la joie et la peine de son Seigneur.

Nous qui sommes sauvés par grâce regardons en arrière pour nous souvenir de ce même Seigneur bien-aimé, s'abaissant autrefois Lui-même jusqu'à la mort de la croix pour nous, maintenant ressuscité et exalté par Dieu. Quel Objet attirant la contemplation entière de nos âmes ! Pensons à Lui, à Sa peine, et à Sa joie. Nous L'adorerons alors de tout cœur !



67 - Jean 12:3 (5)

Marie donc, ayant pris une livre de parfum de nard pur de grand prix, oignit les pieds de Jésus, et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l'odeur du parfum.

28 juillet 1985

Au cours du dernier trajet du Seigneur vers Jérusalem, on fait un souper exprès pour Lui à Béthanie ; car beaucoup d'affection avait été éveillée pour Lui dans ce village, et cette affection s'était approfondie lorsqu'Il avait ressuscité Lazare. Il était bien conscient des angoisses qu'Il aurait à supporter peu de jours après, lorsqu'Il serait fait un sacrifice pour les péchés, et le réconfort de l'affection de ces quelques disciples qui Lui étaient attachés de tout leur cœur a dû Lui être profondément précieux.

Et il est fait mention en particulier de Marthe, de Lazare, et de Marie. Marthe servait, sans être « distraite par beaucoup de service » comme en Luc 10:40, mais visiblement avec reconnaissance et dévouement. Lazare, en communion avec Lui, était assis à table, se réjouissant certainement d'écouter toutes les paroles pleines de grâce de son Maître. Et Marie, dans un acte d'adoration qui ne demandait pas de paroles, oignit les pieds du Seigneur avec un parfum coûteux, Lui essuyant les pieds avec ses propres cheveux.

Ne voyons-nous pas là des caractères bien appropriés pour tout croyant ? Car, bien que l'un puisse avoir des capacités plus remarquables qu'un autre pour le service, qu'un autre soit plus attiré par les joies de la communion et de la sympathie, et qu'un autre apprécie spécialement de pouvoir adorer le Fils de Dieu béni, cependant toutes ces choses devraient être vraies de tout enfant de Dieu, au moins dans une mesure. Mais la plus élevée de ces choses, c'est l'adoration, car la maison a été « remplie de l'odeur du parfum », ce qui illustre pour nous ce qui devrait certainement être vrai en tout temps de la maison de Dieu, l'Assemblée.



68 - Jean 12:23-24

Et Jésus répondit, disant : L’heure est venue pour que le fils de l’homme soit glorifié. En vérité, en vérité, je vous dis : À moins que le grain de blé, tombant en terre, ne meure, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.

27 juin 2010

Alors que le Seigneur Jésus était présent à la fête de la Pâque à Jérusalem, il s’y trouvait aussi quelques Grecs, qui s’approchèrent de Philippe, en lui demandant : « Nous désirons voir Jésus » (verset 21). Philippe en parla à André, puis tous les deux transmirent le message au Seigneur.

Il peut nous paraître étrange que le Seigneur ait répondu comme il le fit. Mais il disait à ces Grecs que, pour que des gens des nations (les Gentils) comme eux, aient une part avec lui, cela ne se pouvait que sur la base de son sacrifice. Il était lui-même le grain de blé qui tombe en terre. Le grain de blé doit mourir avant de pouvoir se multiplier et porter beaucoup de fruit. Remarquez que le Seigneur ne parle pas de vendange, ce qui serait symbole d’Israël, mais plutôt d’une moisson de blé, qui est l’image du monde des nations. Le Seigneur Jésus prenait tout autant à cœur les nations que son propre peuple Israël, mais il était nécessaire de rappeler aux gens des nations qu’ils étaient « sans droit de cité en Israël … n’ayant pas d’espérance … et sans Dieu dans le monde » (Éphésiens 2:12).

Le Seigneur Jésus était le seul et unique Homme sans péché, le grain de blé, non pas un grain de blé. Il n’y avait pas d’autre homme qui puisse prendre cette place. Il est dit, au sujet du Seigneur Jésus : « Il est mort pour tous » (2 Corinthiens 5:15). Son sacrifice était efficace pour l’humanité entière, car il n’est pas un homme quelconque, mais l’Homme qui est aussi « sur toutes choses Dieu béni éternellement » (Romains 9:5). Il n’est pas un être fini, mais Il est infini. C’est pourquoi son sacrifice a une valeur infinie (c’est-à-dire illimitée). Cependant, bien que la valeur de son sacrifice soit accessible à toute personne sur la terre, ce sont seulement ceux qui reconnaissent sa valeur et mettent leur foi dans le Seigneur Jésus, qui sont sauvés pour l’éternité.



69 - Jean 12:25-26

Celui qui affectionne sa vie, la perdra ; et celui qui hait sa vie dans ce monde-ci, la conservera pour la vie éternelle. Si quelqu'un me sert, qu'il me suive ; et où je suis, moi, là aussi sera mon serviteur : si quelqu'un me sert, le Père l'honorera.

5 août 1985

Jim Elliot, missionnaire martyr chez les Indiens Auca de l'Equateur, a écrit : Il n'est pas insensé, celui qui donne ce qu'il ne peut pas garder pour obtenir ce qu'il ne peut pas perdre. Mais notre Seigneur de gloire béni avait tous les droits de conserver Sa vie sur la terre, et cependant Il l'a donnée, en merveilleux et précieux sacrifice, ayant en vue une bénédiction infiniment plus grande pour d'innombrables multitudes. En contraste, les chefs juifs aimaient leur propre vie, mais la perdraient.

Il y a ici un test quant à la réalité de la foi. L'expression employée, haïr sa vie, est très forte, contrastant avec affectionner sa vie. La question, c'est : quelle est la vie qui a une importance vitale ? Ne serions-nous pas heureux de quitter la vie présente à n'importe quel moment, quand nous possédons la vie éternelle dans sa pureté ?

Si donc quelqu'un veut servir le Seigneur, il lui est dit : « qu'il me suive ». Le service fidèle, c'est de suivre le sentier du Seigneur, même en étant rejeté, et de renoncer à sa vie dans ce monde. Mais c'est en vue d'être où Il est, Lui, de l'autre côté de la mort, dans la vie de résurrection. Est-ce que nous reculerions devant une telle perspective ? Pensons à la récompense merveilleuse d'être là où Il est. Et plus que cela, comme serait précieuse la récompense d'être honoré par le Père à cause de notre dévouement pour Son Fils bien-aimé.



70 - Jean 12:27-28

Maintenant, mon âme est troublée ; et que dirai-je ? Père, délivre-moi de cette heure ; mais c'est pour cela que je suis venu à cette heure. Père, glorifie ton nom. Il vint donc une voix du ciel : Et je l'ai glorifié, et je le glorifierai de nouveau.

18 août 1985

Dans l'anticipation de l'angoisse de Sa mort, le Seigneur Jésus était troublé. Il pouvait dire aux Siens : « Que votre cœur ne soit pas troublé » (Jean 14:1) ; mais cela, c'est parce qu'Il avait volontairement pris le trouble dans Sa propre âme, supportant le jugement que nous ne pourrions pas supporter. Prierait-Il le Père que cela Lui soit épargné ? — Non, car Il était venu jusque-là dans le but arrêté et sublime de faire face à cette heure de la plus profonde angoisse, dans le sacrifice infiniment grand de Lui-même. Il accomplirait sans défaillance l'œuvre si merveilleuse que l’univers n’ait jamais connue. Car Il venait pour faire la volonté du Père, c'est pourquoi Sa prière, c'est simplement : « Père, glorifie ton nom ».

Et, de la même manière que Dieu avait parlé au baptême de Jésus, Il parle de nouveau, à voix si forte que quelques-uns dirent que c'était le tonnerre — et cependant, si clairement que d'autres dirent qu'un ange Lui avait parlé. Pourquoi ne voulaient-ils pas croire que c'était l'approbation expresse du Père pour le Fils ? Pourtant le Père dit qu'Il avait déjà glorifié Son nom. Il en était certainement ainsi dans l'incarnation et par la vie de dévouement du Seigneur Jésus. Et Dieu glorifierait de nouveau Son nom par le sacrifice sans pareil de Son Fils, et dans Sa résurrection d'entre les morts.



71 - Jean 13:1

Or, avant la Fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue, pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’à la fin.

10 mars 1995

Qu’elles sont merveilleuses, ces dernières heures du Seigneur Jésus avant qu’il aille à la croix. Tout est ordonné selon une puissance et une sagesse divines. Le Seigneur sait que son heure est venue. Jean ne dit pas que, pour le Seigneur, ce soit l’heure de mourir, mais de « passer de ce monde au Père ». Le Seigneur savait parfaitement tout ce qui allait lui arriver, et ces choses pesaient sûrement très profondément sur son cœur : tous les détails de la malice de Satan, de la trahison de Judas, du reniement de Pierre, de l’abandon de tous ses disciples, des persécutions amères de la part des Juifs et des Romains, de sa crucifixion, et — plus terrible que tout cela — des souffrances et de l’agonie qu’il aurait à supporter sous le jugement de Dieu pour nos péchés.

Cependant, au-dessus de tout cela, Le Seigneur Jésus était aussi conscient du fait, dépassant toute conception, que le Père avait mis toutes choses entre ses mains. Il était venu de Dieu. Il retournait maintenant à Dieu.

Il se leva du souper avec calme : après la douceur de la communion devait suivre un humble service envers ses disciples. Il mit de côté ses vêtements, ce qui nous rappelle implicitement qu’il a mis de côté ses vêtements de gloire et de dignité divines afin de servir dans l’humanité et la soumission. Puis, prenant un linge, il s’en ceignit, car son but était de bénir et réconforter ses disciples. L’eau qu’il emploie est une image de la Parole de Dieu, qui suffit à leurs besoins présents : non pas pour qu’ils s’y baignent, non pas pour les accabler, mais seulement pour laver leurs pieds, pour les débarrasser des impuretés qui se sont attachées à eux dans leur marche.

Grâce merveilleuse, et tout particulièrement à ce moment-là ! Il ne pense pas à s’apitoyer sur lui-même, mais il a des pensées de compassion envers ses disciples. Il les purifierait de la souillure qu’ils avaient si facilement contractée par leurs relations avec un monde qui hait et rejette leur Seigneur.

Aujourd’hui, nous aussi avons besoin de la Parole appliquée par notre Seigneur, pour nous restaurer et nous protéger.



72 - Jean 13:1 (2)

Or, avant la Fête de Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue, pour passer de ce monde au Père, ayant aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu'à la fin.

15 septembre 1985

À partir de ce chapitre, Jean tourne nos regards vers les dernières heures du Seigneur Jésus avant la croix. Dans les chapitres 13 à 16, le Seigneur n'enseigne plus le monde, mais Ses propres disciples. Il est précieux de voir comment Il leur donne toutes les ressources spirituelles dans la perspective de les laisser dans le monde.

Par degrés, calmement et de façon mesurée, tout est placé ici. Le Seigneur sait que Son heure est venue, mais ce n'est pas Son heure pour mourir, mais pour quitter le monde et s'en aller au Père. Comme les conseils de la sagesse divine brillent ici avec douceur ! Le but, c'était la présence du Père, bien que le sentier, évidemment, ait impliqué la terrible agonie de la croix. Mais tout ce qui était devant Lui pesait certainement intensément sur Son cœur. Il connaissait tous les détails de la malice de Satan, de la trahison de Judas, du reniement de Pierre, de l'abandon de tous Ses disciples, de la persécution cruelle des Juifs et des Romains, de Sa crucifixion, et plus terrible que tout, de ce qu'Il aurait à souffrir le jugement de Dieu pour nos péchés.

Mais cependant, alors que nous savons que toutes ces choses ne pouvaient manquer d'affecter profondément Son cœur fidèle, tendre et dévoué, elles ne sont pas mentionnées ici. C'est plutôt Son amour envers les Siens qui est exprimé, un amour qui demeurait aussi pur et entier au travers de toutes ces circonstances qu'il l'avait été depuis le commencement. Et il ne leur manquerait pas, maintenant qu'Il avait devant Lui l'épreuve la plus effroyable dont l'univers n’ait jamais été témoin, ou puisse être témoin. Qu'il est merveilleux d'être les objets d'un amour aussi désintéressé !



73 - Jean 13:3-5, 15

Jésus … se lève du souper et met de côté ses vêtements ; et ayant pris un linge, il s’en ceignit. Puis il verse de l’eau dans le bassin, et se met à laver les pieds des disciples, et à les essuyer avec le linge dont il était ceint. … Je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez.

2 juillet 2010

Cette scène merveilleuse se place peu avant que le Seigneur Jésus soit arrêté, et crucifié. Les disciples n’avaient pas conscience, à ce moment-là, de la valeur de ce que faisait leur Maître. Mais bien que tous les croyants soient nés de nouveau, et ainsi purifiés de la puissance du péché, nous savons cependant tous que, tandis que nous passons à travers ce monde, nos pieds sont souillés par le contact avec les choses terrestres, et qu’il est donc nécessaire qu’ils soient lavés.

C’est une action que le Seigneur Jésus accomplit en premier. Cependant Il dit à ses disciples : « Je vous ai donné un exemple, afin que, comme je vous ai fait, moi, vous aussi vous fassiez ».

Comment les croyants peuvent-ils accomplir en pratique ce lavage des pieds ? Nous devons nous souvenir que l’eau utilisée pour cela est la Parole de Dieu, et non pas nos propres opinions. Comme nous devrions donc être diligents pour apprendre de l’Écriture ce qui peut s’appliquer à chacun des besoins particuliers que nous pouvons identifier chez un autre croyant. Lorsqu’un de nos frères a besoin de cette Parole, soyons prêts à la lui présenter, mais toujours dans un esprit de douceur, de fidélité et de grâce. Si l’eau est trop chaude ou trop froide, je peux manquer mon but.

Je ne dois pas non plus m’attendre à ce que mon frère soulève ses pieds au niveau de mes mains, mais plutôt accepter de me pencher moi-même vers ses pieds, comme l’a fait le Seigneur.

Le linge est important, car il ne faut pas laisser le frère retourner avec des pieds mouillés pour marcher sur la terre. Complétons donc l’œuvre de restauration dans un esprit d’amour et de grâce.



74 - Jean 14:3

Et si je m'en vais et que je vous prépare une place, je reviendrai, et je vous prendrai auprès de moi ; afin que là où moi je suis, vous, vous soyez aussi.

1 février 1986

Paroles merveilleuses pour des oreilles peu préparées à recevoir une révélation aussi extraordinaire ! Le Seigneur avait parlé auparavant à Ses disciples de Sa venue avec une grande gloire (Matthieu 24:30), cette venue à la fin de la grande tribulation. Ils connaissaient quelque chose de cela par les Écritures de l'Ancien Testament. Il était enseigné à Israël d'attendre leur Messie de cette façon, quand Il viendrait les délivrer de tous leurs ennemis et les bénir sur la terre.

Mais, sans aucun doute, Sa parabole des dix vierges (Matthieu 25:1-13) les avait bien déconcertés, pour autant qu'ils aient eu quelque intérêt à la comprendre. Qu'est-ce que cela voulait dire, que l'Epoux viendrait, et que les cinq vierges sages entreraient avec Lui aux noces ? Nous savons aujourd'hui quelle image précieuse c'est, de l'enlèvement de l'Église à la venue du Seigneur pour elle ; mais pour les disciples, ces paroles avaient dû paraître bien étranges.

Maintenant que leur Seigneur bien-aimé est sur le point de leur être retiré et d'être crucifié, Il leur parle ouvertement et simplement de ce qu'Il va aller leur préparer une place, et de Sa venue à nouveau pour les recevoir auprès de Lui, afin qu'ils puissent partager avec Lui la place qu'Il leur préparerait.

Parce qu'Il a traversé les angoisses et l'agonie de la croix, par Sa mort et Sa résurrection qui nous sont précieuses, Il a préparé cette place pour nous, une place dans la maison de Son Père, où il y a de nombreuses demeures — il ne manque pas de place pour tous ceux qui recevront ce Fils bien-aimé du Père, pendant le temps où Il est rejeté. Nous pouvons bien, maintenant, attendre l'accomplissement de Sa fidèle promesse : « Je reviendrai ».



75 - Jean 14:16, 17

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous.

28 janvier 1993

Le Seigneur Jésus a adressé ces paroles à ses disciples la nuit même où il a été trahi pour être crucifié. Il leur avait dit qu’il allait les quitter, pour aller leur préparer une place. Il leur avait dit qu’ils savaient où Il allait, et qu’ils en connaissaient le chemin, puis leur avait fait comprendre clairement qu’Il était lui-même ce chemin, et qu’Il s’en allait au Père. Ils connaissaient le Père parce qu’ils connaissaient le Fils, parce que le Fils, dans sa Personne même, révélait le Père. Qu’elle est merveilleusement précieuse, cette connaissance vitale du Père et du Fils, donnée à chaque enfant de Dieu !

Les disciples ne comprenaient pas, et étaient tourmentés en pensant que le Seigneur allait les quitter. Il leur dit maintenant qu’en réponse à sa prière, le Père leur enverrait un autre Consolateur. Lui-même avait été leur Consolateur, mais Il ne les laisserait pas sans ressources, comme des « orphelins », car le Saint Esprit, l’Esprit de vérité, viendrait bientôt à eux. De plus, il leur dit : « Vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous ». De quelle manière cela était-il réel ? — Ils connaissaient le Saint Esprit de la même manière qu’ils connaissaient le Père, car l’Esprit demeurait dans le Seigneur Jésus, et ils voyaient son caractère révélé en Christ, de même qu’ils voyaient aussi le caractère du Père révélé en Christ.

Le Seigneur Jésus promet aussi que le Saint Esprit, non seulement demeurerait avec eux, mais qu’il serait « en eux ». Ceci est un trait caractéristique de la dispensation présente de la grâce de Dieu. Les croyants reçurent le Saint Esprit le jour de la Pentecôte, et il continue d’habiter dans tous les croyants pour toujours. Quelle bénédiction merveilleuse !



76 - Jean 14:16, 17 (bis)

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l’Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu’il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu’il demeure avec vous, et qu’il sera en vous.

4 juillet 1992

Le monde ne connaît ni le Père, ni le Fils (Jean 16:3), ni le Saint Esprit. Mais de la même manière que les croyants connaissent le Père, ils connaissent aussi l’Esprit. Ils voient le Père révélé dans le Fils, selon ce que dit Celui-ci : « Celui qui m’a vu, a vu le Père » (Jean 14:9), et ils connaissent l’Esprit, car le Seigneur Jésus a dit à ses disciples : « Il demeure avec vous ». Il demeurait avec les disciples dans la Personne du Seigneur Jésus. « Il sera en vous » se réfère au jour de la Pentecôte qui a suivi, lorsque le Saint Esprit est venu demeurer dans les croyants.

Qu’il est merveilleux de connaître cela ! Bien que les croyants, aujourd’hui, n’aient pas, littéralement, vu le Seigneur Jésus dans sa forme corporelle comme l’ont vu les disciples, cependant, en le recevant comme Sauveur, ils ont reçu la bénédiction d’avoir de Lui une connaissance intérieure vitale tout aussi réelle que s’ils l’avaient vu de leurs yeux. En fait, beaucoup d’hommes dans le monde ont vu le Seigneur dans sa forme corporelle mais ne l’ont en réalité pas connu du tout, parce qu’il leur manquait de Le connaître de manière vivante, ce qui ne peut venir que lorsqu’on est né de nouveau, né d’en-haut. Le Seigneur Jésus nous est révélé dans la Parole de Dieu, et quand cette Parole est acceptée sincèrement, l’Esprit de Dieu nous fait connaître Christ, et en Christ nous voyons le Père complètement révélé, et en Lui aussi nous réalisons la puissance vivante de l’Esprit de Dieu.

Ainsi, la communion avec le Père et le Fils, et la communion de l’Esprit nous deviennent précieuses, et cela sera efficace pour former notre caractère et nous rendre capables de marcher de façon continuelle dans l’obéissance à la Parole de Dieu.



77 - Jean 14:16, 17 (3)

Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, pour être avec vous éternellement, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas ; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure avec vous, et qu'il sera en vous.

21 septembre 1985

C'est à cause de l'amour des Siens pour le Seigneur Jésus qu'il leur est demandé de garder Ses commandements : c'est l'opposé d'un esprit légal ; et Ses commandements ne sont pas les Dix commandements donnés par Moïse, mais ceux qui sont le fruit précieux de la foi et de l'amour (cf. Jean 3:23). Et avec la pensée de Son départ, le Seigneur promet qu'Il priera le Père, qui ne manquera pas de répondre en donnant un autre Consolateur, l'Esprit de Dieu, qui ne les quitterait jamais — alors que Christ allait les quitter — mais demeurerait à toujours. L'interdépendance précieuse et parfaite entre le Père, le Fils et le Saint Esprit est ici évidente. Alors que l'Esprit ne peut pas être vu ou connu par le monde, Il est cependant « l'Esprit de vérité », une Personne vivante, exactement comme cela est vrai du Père et du Fils ; et le Seigneur insiste : « mais vous, vous le connaissez », de la même manière qu'ils connaissaient le Père et le Fils, comme le déclare le verset 7 de ce chapitre.

Comment Le connaissaient-ils ? — Il demeurait avec eux. C'était alors, certainement, de la même manière qu'ils connaissaient le Père, qui demeurait dans le Seigneur Jésus. En Lui aussi ils connaissaient l'Esprit, de la même manière qu'ils connaissaient le Père. Connaissance précieuse ! « Et … il sera en vous ». Le Seigneur parle là de la descente de l'Esprit à la Pentecôte, cinquante jours après la résurrection de Christ, car ils ne pouvaient Le recevoir que sur la base d'une rédemption accomplie, et après que Christ aurait été glorifié (Jean 7:39).

Si peu que nous connaissions au sujet du Père, du Fils et du Saint Esprit, cette connaissance du croyant est pourtant réelle.



78 - Jean 14:27

Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif.

19 août 2001

Le Seigneur Jésus allait quitter le monde en passant par la croix, et les disciples étaient attristés parce qu’Il leur parlait de son départ, mais combien l’héritage qu’Il leur laisse est merveilleux ! Ils n’en étaient pas conscients à ce moment-là, et étaient loin d’avoir la paix, mais Il leur dit de façon claire : « Je vous laisse la paix ». C’était la paix qu’Il allait bientôt leur procurer par son sacrifice sur la croix — « la paix avec Dieu par notre seigneur Jésus Christ » (Romains 5:1), ce qu’ils ne réaliseraient qu’après sa mort et sa résurrection. Et le jour de sa résurrection, le premier jour de la semaine, le Seigneur dit aux disciples assemblés : « Paix vous soit » (Luc 24:36 et Jean 20:19). C’est la paix établie pour l’éternité par le sang de sa croix.

Mais le Seigneur Jésus dit quelque chose de plus : « Je vous donne ma paix ». Qu’est-ce que la paix du Seigneur ? C’est la tranquillité parfaite avec laquelle le Seigneur Jésus a traversé toutes les circonstances de sa vie sur la terre, toute la haine et la persécution des hommes, toute l’inimitié pernicieuse de Satan, et cela en particulier quand Il a été pris par des mains iniques, et soumis à la cruauté de la moquerie et du fouet, dans le moment où Il était abandonné par ses propres disciples, renié par l’un d’eux, trahi par un autre. Qui d’autre que Lui aurait pu endurer tout cela avec un esprit calme et paisible et une foi inébranlable dans son Dieu et Père ?

Et pourtant, c’est la même paix que le Seigneur Jésus donne aux siens.

Jouissons-nous de cette paix ? Nous ne pourrons le faire que dans la mesure où nous nous détournons de nos désirs charnels et que nous nous confions simplement dans « Celui qui a enduré une telle contradiction des pécheurs contre lui-même » (Hébreux 12:3). Et cela, c’est la paix parfaite.



79 - Jean 14:27 (bis)

Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif.

13 décembre 2000

Bien que le Seigneur Jésus ait été près de quitter ses disciples en passant par la mort, il leur laissait un merveilleux héritage — la paix au milieu d’un monde d’agitation continuelle. En fait, il a « fait la paix par le sang de sa croix » (Colossiens 1:20), une paix dont les disciples avaient le droit de jouir pleinement, et qui est tout autant destinée aux croyants d’aujourd’hui. Mais non seulement cela, le Seigneur a dit aussi « Je vous donne ma paix ». Qu’était-ce que cette paix ? — C’est celle que l’on voit de manière si belle dans la calme dignité du Seigneur avec laquelle il a fait face à l’inimitié cruelle des soldats du souverain sacrificateur, puis du souverain sacrificateur lui-même et des pharisiens, puis de Pilate, d’Hérode, et des soldats romains. On contemple enfin cette paix dans sa soumission à la mort terrible de la croix. Rien ne pouvait entraver la paix de sa communion avec le Père, malgré tous les efforts de Satan pour y parvenir. Puissions-nous donner à cette paix toute sa place dans nos cœurs.

Le Seigneur Jésus ne donnait pas comme donne le monde. Ce n’est pas l’amour qui pousse le monde à donner, mais un désir égoïste d’obtenir quelque chose en retour. Le cœur du Seigneur Jésus était animé d’un amour pur et sans égoïsme. Cela étant, le croyant a-t-il la moindre raison d’être troublé ou craintif ? Quelques grandes que puissent être les difficultés extérieures, elles ne devraient jamais troubler la paix profonde de nos cœurs. Quant à la crainte, son « amour parfait chasse la crainte » (1 Jean 4:18). De la même manière que le Seigneur Jésus n’éprouvait pas de crainte, les croyants n’ont aucune raison de craindre. « J’aurai confiance, et je ne craindrai pas » (Ésaïe 12:2).



80 - Jean 14:27-28

Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix ; je ne vous donne pas, moi, comme le monde donne. Que votre cœur ne soit pas troublé, ni craintif. Vous avez entendu que moi je vous ai dit : Je m'en vais, et je viens à vous. Si vous m'aviez aimé, vous vous seriez réjouis de ce que je m'en vais au Père, car mon Père est plus grand que moi.

7 octobre 1985

Comme elle est précieuse, la paix que le Seigneur laisse aux Siens lorsqu'Il les quitte — non seulement la paix avec Dieu, mais aussi « ma paix ». C'est le calme et la tranquillité avec lesquels Il faisait face à toutes les circonstances contraires de détresse, de peine, de haine et de persécution dans le monde. Contempler cela empêchera nos cœurs d'être troublés et craintifs. Seule la grâce du Seigneur Jésus, en vertu de Son sacrifice béni, nous donne plein accès à cela.

Bien que le Seigneur ait été près de s'en aller, cela ne devait pas décourager Ses disciples. En fait, au lieu d'être occupés, de façon si égoïste, de leurs propres sentiments à ce sujet, ils auraient dû se réjouir, par attachement pour Lui, de ce qu'Il s'en allait au Père. Un amour réel pour Lui aurait éprouvé une joie sans feinte de ce que le temps de Sa réjection et de Ses souffrances dans le monde touchait à sa fin, remplacé par la joie inexprimable de la présence du Père Lui-même.

Et le Seigneur ajoute : « Car mon Père est plus grand que moi ». Bien que, dans la Déité éternelle le Père et le Fils soient Un, la position du Père était toutefois plus grande, parce qu'Il n'était pas venu ici-bas dans un sentier d'humilité et d'humiliation sur la terre. Certes, la grandeur morale et spirituelle du Fils est parfaitement égale à celle du Père ; mais le Fils avait pris une place d'humiliation dans le monde, et non pas de grandeur. Il terminerait cette œuvre de souffrance en allant même jusqu'à la croix, avant de retourner à la grandeur de la gloire là-haut. Seigneur béni, fidèle, et glorieux !



81 - Jean 14:27 ; 15:10-11

Je vous laisse la paix ; je vous donne ma paix.

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j’ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit accomplie.

2 février 1995

Comme le Seigneur Jésus sait bien que la paix n’est ni réelle ni durable, à moins que ce soit Sa paix. Lui-même n’a donné cette paix qu’aux croyants. Apprécions-nous réellement un tel don ? Le Seigneur a dit cela la nuit même précédant sa crucifixion, dans la parfaite conscience que l’un de ses disciples (un faux disciple) le trahirait, qu’un disciple véritable le renierait, que tous l’abandonneraient, que son propre peuple Israël le rejetterait et le livrerait aux mains des gens des nations (les Gentils) pour qu’Il soit crucifié, et qu’Il connaîtrait l’angoisse d’être sous le jugement de Dieu à cause de nos péchés. Et cependant nous voyons en Lui cette paix calme d’une soumission tranquille envers Dieu. Merveilleuse paix ! Puissions-nous aussi apprendre quelque chose de cette paix. Mais elle ne se trouve qu’en Christ.

Le Seigneur Jésus parle aussi des croyants demeurant dans Son amour. Il y a beaucoup d’imitations de l’amour, mais Son amour était ce qui le poussait à une vie d’obéissance totale à son Père. Nous pouvons connaître cet amour et en jouir, dans la mesure même où nous obéissons à Ses commandements pleins de grâce — non pas les commandements de la loi, mais ceux de sa grâce et de sa bonté fidèle.

Il y a aussi toutes sortes d’imitations de la joie, car les gens désirent être heureux. Mais il n’y a pas de vraie joie si ce n’est pas la joie du Seigneur Jésus. Sa joie s’exprime d’une manière très belle en Luc 10:21 : « En cette même heure, Jésus se réjouit en esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et que tu les as révélées aux petits enfants. Oui, Père, car c’est ce que tu as trouvé bon devant toi ». La joie du Seigneur Jésus était dans l’accomplissement parfait de la volonté du Père. Nous aussi nous partagerons Sa joie dans la mesure où nous nous réjouirons dans la volonté du Père.



82 - Jean 15:1-2

Moi, je suis le vrai cep, et mon père est le cultivateur. Tout sarment en moi qui ne porte pas de fruit, il l’ôte ; et tout sarment qui porte du fruit, il le nettoie afin qu’il porte plus de fruit.

9 juillet 2010

Dans l’Ancien Testament, nous lisons : « Tu as transporté d’Égypte un cep » (Psaume 80:8). Ce cep était évidemment Israël, la nation que l’Éternel fit sortir de l’esclavage de l’Égypte, la plantant dans son champ à elle, où elle aurait dû produire du fruit pour le Dieu qui l’avait plantée. Parce que Israël avait tellement manqué, cette vigne ne pouvait plus être appelée « le vrai cep ». Ce titre précieux était réservé au Seigneur Jésus, qui déclara lui-même être cela, lorsqu’Il était près de s’offrir Lui-même sur la croix du Calvaire. Comme il était réellement, en toutes choses, le vrai Cep ! Il ne faillirait jamais.

D’autre part, parce que le Seigneur Jésus est le vrai Cep, Il est manifestement, pour tous ceux qu’Il appelle ses sarments (ses branches), la source de toute vie et de toute bénédiction. Son Père est le Cultivateur. Mais il semble qu’il y ait des branches du cep qui ne portent pas de fruit. Qui sont-elles ? Ce ne peut être que des personnes qui donnent l’illusion d’être sauvées, mais n’ont pas en elles-mêmes la vie qui porte du fruit. Le Père les ôte. Les branches qui, elles, portent du fruit, Il les nettoie afin qu’elles portent plus de fruit. Tous les croyants ont fait l’expérience de ce nettoyage, qu’on appelle aussi la taille. Toutes les occasions d’épreuves, de troubles, de peines, font partie des moyens que le Père emploie pour nous mettre en état de porter plus de fruit, qui sera à sa gloire. Le fruit n’est pas destiné à notre plaisir, mais à la gloire de Dieu. Le Seigneur encourage ses auditeurs à demeurer en Lui.

D’autre part, « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche » (verset 6). Quel avertissement solennel pour ceux qui prétendent être des disciples du Seigneur Jésus, mais ne l’ont pas réellement reçu personnellement dans leur cœur ! Assurez-vous que vous êtes bien un sarment vivant du vrai Cep !



83 - Jean 15:10-11

Si vous gardez mes commandements, vous demeurerez dans mon amour ; comme moi j'ai gardé les commandements de mon Père, et je demeure dans son amour. Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit en vous et que votre joie soit accomplie.

14 février 1986

Le véritable caractère de la vie dans les branches de la vigne, c'est de « demeurer » ; car il y a une relation vitale, permanente ; et de même aussi, l'obéissance est le caractère propre de cette vie. Et ici l'obéissance est liée à la communion : demeurer dans l'amour de Christ.

Les commandements du Seigneur ne sont toutefois pas les Dix commandements, c'est-à-dire la loi, dont nous savons par expérience qu'elle est « pour la mort » (Romains 7:10). Les commandements du Seigneur Jésus, ce sont plutôt ceux qui ont une puissance précieuse motivée par la foi et l'amour (Voyez 1 Jean 5:3). Si un enfant obéit à ses parents, il a le privilège de jouir de leur amour ; la communion n'est pas entravée. Combien tout chrétien a besoin de cette communion de la précieuse proximité du Seigneur ! Cultivons cela par une obéissance d'amour, et jouissons ainsi de la douceur constante de Son amour.

Le Seigneur dit ces choses afin que, comme Il le dit : « ma joie soit en vous ». Il a parlé auparavant de « ma paix » (Jean 14:27), cette tranquillité bénie avec laquelle Il faisait face à toute les circonstances de mal qui s'opposaient à Lui ; puis Il a parlé de « mon amour » (Jean 15:9), l'amour d'un dévouement parfait à Son Père ; maintenant, de « ma joie » : c'est la joie d'accomplir la volonté du Père par Son parfait sacrifice de Lui-même. C'est ce que nous trouvons en Hébreux 12:2 : « Jésus … » qui, « à cause de la joie qui était devant lui, a enduré la croix ». C'est Sa joie demeurant dans nos âmes qui fait que notre joie est accomplie. Ne nous contentons pas de quelque chose de moindre que cette « joie accomplie ».



84 - Jean 15:11 — 1 Jean 1:4

Je vous ai dit ces choses, afin que ma joie soit en vous, et que votre joie soit accomplie.

Et nous vous écrivons ces choses, afin que votre joie soit accomplie.

27 février 2003

Une plénitude de joie se trouve dans les paroles prononcées par le Seigneur Jésus, et de même dans sa Parole écrite. Le fondement de cette joie est magnifique car, comme le dit le Seigneur, il parlait à ses disciples « afin que ma joie soit en vous ». Quelle était sa joie ? — La réponse est donnée clairement dans l’Écriture : « C’est mes délices, ô mon Dieu, de faire ce qui est ton bon plaisir » (Psaume 40:8). Il se réjouissait de faire la volonté de son Père, et c’était une joie qui ne changeait ni ne diminuait jamais, mais qui était toujours parfaite.

La Parole du Seigneur nous est donnée afin que nous puissions éprouver la même joie, et que notre joie soit parfaite. En acceptant sa Parole et en agissant dans l’obéissance envers le Père, nous aurons une plénitude de joie. Comme cela nous donne plus de joie, si nous sommes à même d’agir pour le bien d’une autre personne, que d’amasser un trésor pour nous-mêmes ! Mais honorer Dieu dans notre vie quotidienne, en obéissant à sa précieuse Parole rend encore beaucoup plus heureux que d’être une bénédiction pour les autres. Dans le premier cas, nous éprouvons de la joie, mais dans le second, c’est une plénitude de joie.

Cependant, trouver ses délices à faire la volonté de Dieu implique aussi la joie d’être en bénédiction à d’autres. C’est pourquoi nous lisons en Galates 6:10 : « Ainsi donc, comme nous en avons l’occasion, faisons du bien à tous, mais surtout à ceux de la maison de la foi ». Il y a beaucoup de gens dans le besoin, et si nous leur faisons du bien en raison de notre foi dans le Dieu vivant, cela procurera beaucoup de joie. Mais nous avons une responsabilité spéciale vis-à-vis des croyants, et si nous leur sommes en aide pour l’amour du Seigneur, cela contribuera à leur apporter de la joie, et à nous encore plus.



85 - Jean 16:7

Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai.

23 avril 2000

Les disciples auxquels le Seigneur Jésus parlait à ce moment-là étaient tous — sauf Judas — nés de nouveau par la puissance vivifiante de l’Esprit de Dieu. Toutefois le Saint Esprit ne demeurait pas en eux comme il le fait chez les croyants aujourd’hui.

La nouvelle naissance engendre de nouveaux désirs, de la foi et du dévouement pour le Seigneur, mais elle ne donne pas la puissance que donne l’Esprit de Dieu lui-même, telle que nous le voyons dans le deuxième chapitre du livre des Actes, après la venue du Saint Esprit.

Durant le temps où le Seigneur Jésus était sur la terre, sa présence était certainement une grande joie pour les disciples, qui pouvaient lui apporter toute question qui se présentait. Mais Il leur a annoncé qu’Il s’en allait, et cela les a troublés. C’est pourquoi il leur a dit que son départ leur était profitable. Comment cela se pouvait-il ? — D’une part, le Seigneur Jésus, dans sa forme humaine, ne pouvait être présent qu’en un endroit à un moment donné, tandis que le Saint Esprit pouvait être présent avec tous les croyants, partout, et en tout temps. En plus de cela, il demeurerait en eux pour leur donner l’énergie et la sagesse de manière merveilleusement réelle. De plus, les croyants auraient maintenant le Seigneur Jésus comme leur Intercesseur au ciel, et le Saint Esprit comme Intercesseur sur la terre.

Le Saint Esprit rappellerait aux disciples toutes les choses que Christ avait dites, et leur révèlerait des vérités merveilleuses concernant le Seigneur Jésus, y compris des prophéties concernant des choses à venir. C’est l’Esprit de Dieu qui interprète correctement l’Écriture pour nous.

Prenons le temps de méditer sur le fait merveilleux d’avoir une Personne si infiniment grande demeurant dans nos cœurs, et par suite d’avoir la décision de cœur de bien apprendre à obéir à la Parole qu’il nous communique.



86 - Jean 16:7 (2)

Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m'en aille ; car si je ne m'en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m'en vais, je vous l'enverrai.

(20, 21 ou 22 ?) février 1986

Les disciples, ressentaient pour eux-mêmes de la tristesse parce que le Seigneur Jésus parlait de les quitter, mais, dans leur égoïsme, ils ne voyaient pas que le retour du Seigneur vers le Père signifierait pour Lui pures joie et bénédiction. Cette pensée n'aurait-elle pas dû leur donner aussi de la joie ? Mais au lieu de cela, leur cœur était rempli de tristesse. Cependant Son départ était profitable, même pour eux. Le Seigneur insiste sur la vérité de cette affirmation, parce qu'ils étaient lents à croire.

Il fallait qu'Il s'en aille afin que le Consolateur, l'Esprit de Dieu, vienne. Car la venue de l'Esprit pour demeurer dans l'Église est le résultat de la rédemption accomplie, et de l'élévation et de la glorification de Christ à la droite du Père. C'est seulement alors qu'Il leur enverrait l'Esprit.

Comme nous estimons peu la valeur extraordinaire de cette bénédiction ! Christ, dans Sa forme corporelle, ne pouvait être présent qu'à un seul endroit à la fois ; et, bien sûr, les disciples avaient la joie de Sa présence, que personne d'autre dans le monde n'avait. Mais l'Esprit de Dieu a maintenant fait Sa demeure dans tous les croyants de la période actuelle, dans le monde entier, apportant la grâce et la force intérieures à chacun. Plus que cela, cette puissance intérieure donne une compréhension de la Parole de Dieu telle que même les disciples ne pouvaient pas en jouir auparavant. Et elle est maintenant à la portée de tous les enfants de Dieu. Et de plus, les croyants ont maintenant un Intercesseur en eux, et Un autre au-dessus d'eux, Christ dans la gloire.

Notre Dieu, dans Son amour, a ainsi pourvu de manière extraordinaire pour nous dans cette merveilleuse dispensation de la grâce ! Ne Lui sommes-nous pas profondément reconnaissants de cela, et en même temps désireux de Lui donner la réponse convenable à un tel amour, à une telle grâce ?



87 - Jean 16:7-8

Toutefois, je vous dis la vérité : Il vous est avantageux que moi je m’en aille ; car si je ne m’en vais, le Consolateur ne viendra pas à vous ; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement.

18 mars 1995

Ces paroles furent prononcées la nuit où le Seigneur Jésus fut trahi. Il avait souvent cherché à produire un exercice chez ses disciples, au sujet de ce que signifiait ceci : qu’Il retournait à Celui qui l’avait envoyé. Mais leur cœur n’était pas suffisamment engagé pour qu’ils s’enquièrent de cela : ils ne pensaient qu’à une question de lieu. S’ils avaient été conscients que le retour du Seigneur Jésus vers son Père n’était pour Lui que joie et félicité, cela les aurait aussi réjouis. Au lieu de cela, leur cœur était rempli de chagrin. Il était pourtant profitable pour eux qu’Il s’en aille. Le Seigneur insista, expliquant qu’il fallait qu’Il s’en aille pour que le Consolateur, l’Esprit de Dieu, vienne. Car la venue de l’Esprit pour habiter dans l’Église est le résultat de la rédemption accomplie, de l’ascension de Christ et de sa glorification à la droite du Père.

Cela est d’un profit remarquable. Dans sa condition physique d’Homme, Christ ne pouvait être présent, en un moment donné, qu’à un seul endroit. Tandis que maintenant, par l’Esprit, il habite tous les croyants d’aujourd’hui dans le monde entier, leur donnant à tous la grâce et la force intérieures. Plus que cela, cette puissance intérieure donne une compréhension de la Parole de Dieu telle qu’ils n’auraient pas pu l’avoir avant. Les croyants ont ainsi, maintenant, un Intercesseur divin en eux-mêmes, et Un autre, au-dessus d’eux, Christ dans la gloire.

L’Esprit étant venu, il présente au monde une démonstration claire des faits solennels du péché, de la justice, et du jugement, des faits que le monde préfèrerait ignorer, mais dont Dieu exige qu’ils soient considérés. Le péché est mis au jour par le fait que le monde ne veut pas croire en Christ. Car Christ est le Fils de Dieu, le Créateur : le refuser est un péché terrible. La justice est démontrée par la résurrection de Christ, et le jugement, par le fait que la mort du Seigneur Jésus est le jugement du prince de ce monde, Satan. Le croyant rend témoignage de cela par la puissance de l’Esprit, ce qui est une bénédiction supplémentaire pour les enfants de Dieu aujourd’hui. Puissions-nous apprécier toute la valeur de cela !



88 - Jean 16:8-11

Et quand celui-là sera venu, il convaincra le monde de péché, et de justice, et de jugement : de péché, parce qu’ils ne croient pas en moi ; de justice, parce que je m’en vais à mon Père, et que vous ne me voyez plus ; de jugement, parce que le chef de ce monde est jugé.

21 juillet 2010

Le Seigneur Jésus parle ici de la venue de l’Esprit de Dieu. Cet événement extraordinaire eut lieu le jour de la Pentecôte, comme cela est relaté en Actes 2. L’Esprit vint de manière invisible, mais avec des signes extraordinaires. Les spectateurs furent extrêmement impressionnés en voyant quelle grande puissance et quelle grâce vinrent sur les disciples, qui rendirent un témoignage évident de la réalité de l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans leurs cœurs. C’est ainsi que l’Esprit commença à apporter au monde la démonstration du péché, de la justice, et du jugement. L’Esprit de Dieu, agissant dans les croyants, déclare que le nom du Seigneur Jésus est celui du grand Sauveur de l’humanité. Mais ensuite, l’incrédulité se manifeste chez de nombreuses personnes : ils ne croyaient pas. Cela est absolument un péché.

Mais l’Esprit de Dieu rend également témoignage que la justice a été merveilleusement démontrée en ceci, que Dieu a ressuscité le Seigneur Jésus d’entre les morts et l’a exalté à sa droite dans la gloire. Et l’Esprit de Dieu emploie, bien sûr, les croyants pour déclarer ces choses au monde.

Plus que cela, puisqu’il est vrai qu’il existe une chose telle que le péché, et une chose telle que la justice, il est absolument obligatoire qu’il y ait aussi jugement. Le prince de ce monde, Satan, a été jugé. Non seulement il sera jugé, mais il l’a déjà été. À quel moment ? — Lorsque Christ s’est offert lui-même en sacrifice pour le péché sur la croix du Calvaire. Ainsi, ceux qui choisissent de suivre Satan dans son inimitié acharnée contre le Seigneur Jésus, ont choisi de combattre pour une cause perdue.



89 - Jean 16:21-22

La femme, quand elle enfante, a de la tristesse, parce que son heure est venue ; mais après qu’elle a donné le jour à l’enfant, il ne lui souvient plus de son angoisse, à cause de la joie qu’elle a de ce qu’un homme est né dans le monde. Et vous donc, vous avez maintenant de la tristesse ; mais je vous reverrai, et votre cœur se réjouira : et personne ne vous ôte votre joie.

8 mars 1986 et 13 octobre 2013

Cette illustration, ici, d’une femme qui attend un enfant, est précieuse. Les peines et les souffrances viennent avant la joie. Qu’il est merveilleux cependant, que le Seigneur Jésus parle ici de la tristesse de ses propres disciples, et non pas du tout de sa propre tristesse qui, en fait, était infiniment plus profonde que la leur. En présence de tout ce qu’Il savait être devant lui, Il était occupé, dans sa grâce et sa tendresse, de leur chagrin à eux. Cela, c’est de l’amour pur. Et le Seigneur Jésus encourage ses disciples par la pensée que le résultat des douleurs de la mise au monde d’un enfant est une joie telle que les peines sont oubliées.

Les disciples avaient maintenant de la tristesse en apprenant que le Seigneur allait les quitter. Il ne fait pas de doute que cette tristesse serait beaucoup plus profonde quand ils seraient témoins des heures terribles où le Seigneur serait crucifié. Ils comprenaient peu ce fait à ce moment-là, bien qu’Il leur en ait parlé ; et ils n’assimilaient par non plus la vérité précieuse contenue dans Ses paroles : qu’Il les reverrait et remplirait leur cœur d’une grande joie. Car ils n’avaient aucune idée de ce fait merveilleux, qu’Il ressusciterait d’entre les morts — bien qu’Il leur en ait déjà parlé plusieurs fois.

Cependant, par ses paroles réconfortantes, le Seigneur assure ses disciples qu’ils auraient alors une joie telle que personne ne pourrait la leur enlever. Et c’était vraiment ce qui arriverait, même si le Seigneur lui-même les quitterait pour retourner à son Père. Car lorsque le Seigneur les reverrait après sa résurrection, ce serait dans une proximité qui durerait tous le temps de la dispensation de la grâce, par la puissance de l’Esprit de Dieu.



90 - Jean 17:1

Jésus dit ces choses, et leva ses yeux au ciel, et dit : Père, l'heure est venue ; glorifie ton Fils, afin que ton Fils te glorifie.

7 avril 1986

Qu'il est merveilleux que nous ayons le privilège d'entendre cette précieuse prière, exprimant la communion du Fils avec le Père au sujet de Ses bien-aimés. Le Seigneur parle comme étant l'égal du Père, puisqu'Il est Lui-même Dieu au-dessus de tout. La dignité calme et sublime de Sa gloire divine brille merveilleusement dans cette prière.

Cette prière a été prononcée avant que le Seigneur aille dans le Jardin de Gethsémané où, prostré, dans l'angoisse, Il anticipait les souffrances effrayantes de la croix (cf. Jean 18:1 ; Luc 22:39-44). Son humanité sans tache et sainte est mise en évidence en Luc 22 ; mais en Jean 17, Il élève les yeux au ciel en parfaite communion avec Son Père et avec le contrôle parfait de toutes les circonstances qui étaient devant Lui. Sa victoire suprême ne pouvait être mise en question, avant même que nous Le voyions dans l'angoisse de Sa prière dans le jardin.

Il commence, non pas par des supplications, mais en disant à Son Père que l'heure est venue maintenant pour qu'Il glorifie Son Fils, afin que Son Fils Le glorifie. Comme on voit là de manière très belle l'égalité et l'unité complètes du Père et du Fils. Il ne s'arrête pas à Ses souffrances imminentes sur la croix, car leur résultat ne peut être mis en question. Lorsqu'Il retournerait dans la gloire, et Lui et Son Père seraient glorifiés. Bien que nous sachions qu'Il est, de manière suprême, l'offrande pour le péché lorsqu'Il souffre l'abandon de Dieu dans l'agonie du Calvaire, Il est cependant vu ici comme l'holocauste, tout ce qui est de Lui et de Son œuvre apportant la gloire à Son Père.



91 - Jean 17:7-8

Maintenant ils ont connu que tout ce que tu m'as donné vient de toi ; car je leur ai donné les paroles que tu m'as données, et ils les ont reçues ; et ils ont vraiment connu que je suis sorti d'auprès de toi, et ils ont cru que toi tu m'as envoyé.

13 avril 1986

Il est très précieux de considérer que tout ce qui est vu dans la Personne du Fils est une communication directe venant du Père. Tout vrai croyant a reconnu cela comme un principal essentiel, bien que, sans doute, il doive l'apprendre d'une manière toujours plus consciente et profonde.

Car toutes les paroles que le Père Lui avait données (pas plus et pas moins), le Fils les avait données aux Siens. Ceux-ci les avaient reçues, non sans perplexité et questionnement dans certains cas. Ils avaient cependant fait cela avec une réalité intérieure sincère, et cela leur donnait la confiance absolue que Christ était venu d'auprès du Père. Notez que cette expression montre l'énergie et l'initiative personnelles du Fils en venant dans le monde ; et en même temps il est ajouté : « ils ont cru que toi tu m'as envoyé », ce qui indique, bien sûr, l'initiative du Père. Tous les deux sont parfaitement vrais, car le Père et le Fils sont Un.

L'homme n'était pas dans un état qui lui permette d'entrer dans la présence de Dieu. Aussi Dieu est, dans Sa merveilleuse grâce, sorti vers l'homme dans la Personne de Son Fils bien-aimé. Et ce Seigneur de gloire béni, qui est à la fois Dieu et Homme dans une même personne, est venu pour faire la propitiation sur la croix du Calvaire, où le voile, Sa chair, a été déchiré, de sorte que l'homme, racheté par Son sang puisse avoir plein accès dans la présence de Dieu (Hébreux 10:19-22). Grâce merveilleuse ! Mais avant que l'homme puisse entrer, Dieu Lui-même est sorti, le Père et le Fils unis dans la grâce sans pareille de cette révélation.



92 - Jean 17:16-17

Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité.

3 septembre 1991

Le Seigneur Jésus, véritable Homme, ce qu’il est sous tous les rapports, n’est absolument pas de ce monde. Et cela le rend d’autant plus attirant pour ceux qui ont foi dans le Dieu vivant. Sa vérité absolue, sa fidélité, sa grâce, sa bonté envers l’humanité, n’avaient pas leur origine dans un lien terrestre quelconque. Il était venu de Dieu et avait apporté une bonté que le monde n’aurait jamais pu produire. En fait, les yeux de l’homme en général étaient aveuglés par la pure lumière de son caractère et, plutôt que d’apprécier sa Personne, ils étaient déterminés à se débarrasser de lui. On lui a fait sentir qu’il était étranger ici-bas, et il a été finalement rejeté avec une hostilité amère. Il est certain que, maintenant, il n’est pas de ce monde ! Mais il est ressuscité et exalté au-dessus de tous les cieux. Il appartient à une autre sphère, il est en fait le Chef d’une nouvelle création.

Et quand est-il de ceux qui ont reçu le Seigneur Jésus comme Sauveur et Seigneur ? Le Seigneur Jésus dit à son Père qu’eux non plus ne sont pas de ce monde, exactement comme Lui n’est pas de ce monde. Notre véritable sphère de bénédictions est dans les lieux célestes : notre vie est cachée avec Christ en Dieu. Bien que nous soyons présents dans un monde hostile, nous sommes ici des étrangers, mais assurés par le Seigneur Jésus en vue de bénédictions célestes.

Le Seigneur Jésus pouvait bien demander à son Père : « Sanctifie-les par la vérité : ta Parole est la vérité ». Le fait même de notre salut nous sanctifie, c’est-à-dire nous met à part du monde, pour le Seigneur Jésus. C’est pourquoi il désire que nous soyons mis à part, en pratique, chaque jour, comme étant ceux qui lui appartiennent à Lui, et non pas au monde. Seule la vérité, la Parole de Dieu, est capable d’accomplir ce travail progressif dans nos âmes. Or nous en avons besoin chaque jour de notre vie ! Si nous trouvons difficile de renoncer au monde, souvenons-nous que nous sommes identifiés avec Christ, et confessons son nom devant le monde ; et alors, il ne se passera pas longtemps avant que le monde nous abandonne !



93 - Jean 17:16-19

Ils ne sont pas du monde, comme moi je ne suis pas du monde. Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

2 août 2010

Cette prière touchante du Seigneur Jésus a été inscrite dans la Parole de Dieu pour la bénédiction de tous ses bien-aimés rachetés. Comme nous sommes bienheureux d’avoir le privilège d’écouter une telle communication car, tandis que la douceur exquise de ces paroles ne peut être parfaitement comprise que par Celui auquel elles étaient adressées, les croyants peuvent cependant comprendre dans une certaine mesure la relation merveilleuse qui a existé entre le Père et le Fils de toute éternité.

Le Seigneur Jésus déclare ici que tous les croyants « ne sont pas du monde ». Cela est vrai de manière absolue, et exactement dans la même mesure que Christ n’était pas du monde. Cela ne nous incite-t-il pas à être sérieusement exercés pour agir en pratique en accord avec ce fait absolu ?

Mais le Seigneur ajoute : « Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité ». Sanctifier, c’est mettre à part dans un but sacré. Puisque les croyants ne sont pas du monde, le Seigneur désire que le Père veuille employer sa Parole pour agir sur leurs cœurs et leurs consciences afin qu’ils soient séparés dans leur vie pratique journalière. Ceci parle certainement à nos âmes. Prenons-nous du temps pour étudier la Parole de Dieu, la méditer, et nous l’assimiler ?

Le Seigneur ajoute encore : « Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité ». Il allait être totalement séparé du monde par son ascension dans la gloire après sa résurrection d’entre les morts. Quand nous pensons à Lui maintenant, dans la clarté de la gloire de Dieu, nous le voyons là comme notre grand Représentant, et nous désirons ardemment le jour de sa venue pour nous prendre dans sa présence là-haut.



94 - Jean 17:18-19

Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu’eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

24 décembre 1999

Cette merveilleuse prière du Seigneur Jésus à son Père a été prononcée juste avant que Jésus entre dans le jardin de Gethsémané avec ses disciples. En contraste avec sa prière dans le jardin (où il était prostré dans l’angoisse), en Jean 17 le Seigneur lève ses yeux vers le ciel, parlant avec la dignité calme de Celui qui est égal au Père, qui connaît et comprend parfaitement la volonté du Père en ce qui concerne son œuvre dans le monde, et à l’égard des besoins de ceux que le Père lui a donnés, c’est-à-dire de tous ceux qui se confient en Lui comme Sauveur et Seigneur.

Le Seigneur Jésus allait quitter le monde — à travers la mort de la croix — bien qu’il n’en parle pas du tout à ce moment-là. Mais il avait à cœur le bien de ses disciples pendant qu’il serait absent. Il dit au Père, à notre sujet : « Comme tu m’as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde ». Il était envoyé comme le fidèle Représentant du Père, pour montrer les intérêts du Père dans un monde hostile. Il avait accompli cela parfaitement, mais maintenant il s’en allait.

En conséquence, les croyants ont été envoyés par le Seigneur Jésus pour faire de même en revendiquant les intérêts de Dieu dans le monde. Parce qu’ils sont nés de nouveau, ils sont à même de faire cela dans leur mesure, quoique certainement de manière bien moindre que leur Seigneur, qui le faisait en perfection.

Le Seigneur se sanctifiait lui-même — comment cela ? — En retournant dans la présence de son Père au ciel, se plaçant ainsi à l’écart du monde. Nous aussi, en le voyant dans la gloire, nous sommes sanctifiés par la vérité de sa Parole, mis à part d’un monde souillé, toutefois rendant témoignage dans le monde.



95 - Jean 17:18-19 (2)

Sanctifie-les par la vérité ; ta parole est la vérité. Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde. Et moi, je me sanctifie moi-même pour eux, afin qu'eux aussi soient sanctifiés par la vérité.

21 avril 1986

Tous les croyants ont besoin de cette sanctification pratique, c'est-à-dire d'être mis à part pour Dieu ; et il faut l'œuvre du Père pour accomplir cela. Sans cette puissance souveraine, nous serions désemparés. Mais c'est par le moyen de la vérité, la Parole de Dieu, qu'Il œuvre dans nos âmes. C'est pourquoi, quand nous entendons une prière aussi précieuse venir de la bouche du Seigneur Jésus, comme cela devrait nous pousser à nous laisser modeler par la main du Père !

Car, de même que le Fils avait été envoyé dans le monde par le Père, de même le Fils envoie Ses disciples, non pas pour faire partie du monde, mais pour y être Ses représentants. Dignité extraordinaire ! Ayant cela en vue, le Fils allait Se sanctifier entièrement — c'est-à-dire, quitter entièrement le monde et retourner vers Son Père — afin que Ses disciples puissent être sanctifiés par la vérité. Comme cela se voit de manière très belle dans le livre des Actes. Christ, mis à part dans la gloire, devient un tel objet de bonheur pour Ses disciples que, leurs yeux étant tournés vers le ciel, le monde perd tout attrait pour eux. Leur sanctification devient vitale et réelle, la vérité de la Parole exerçant un pouvoir vivant sur leurs âmes.

Nous voyons aussi en cela que la sanctification a à la fois un aspect positif et un aspect négatif ; c'est-à-dire que nous sommes sanctifiés, ou mis à part, hors d'un monde impie ; mais cela, parce que nous sommes sanctifiés pour le Seigneur Jésus, dont la gloire attire tellement le cœur que le monde perd tout son attrait.



96 - Jean 17:24

Père, je veux, quant à ceux que tu m'as donnés, que là où moi je suis, ils y soient aussi avec moi, afin qu'ils voient ma gloire, que tu m'as donnée ; car tu m'as aimé avant la fondation du monde.

27 avril 1986

La douceur exquise de l'amour de Christ est vue de manière très belle dans le désir de Son cœur exprimé au Père dans Sa prière d'intercession. Car l'amour ne peut être satisfait s'il n'a pas les objets de son amour proches de lui. Le Seigneur prie pour ceci, que tous Ses bien-aimés puissent être avec Lui ; et nous savons que cela sera accompli lors de Sa venue, comme Il l'a dit en Jean 14:3. Si nous désirons Sa venue, autant que cela nous est possible, combien plus désire-t-Il nous avoir avec Lui.

Alors nous verrons effectivement la gloire que le Père Lui a donnée : bien que nous y ayons part déjà maintenant, nous avons cependant peu conscience de la plénitude précieuse de ce qu'Il nous a acquis en vertu de Son chemin d'humilité et de souffrances sur la terre et de Son sacrifice béni de grâce rédemptrice.

Cependant, bien que nous ayons le privilège de partager la gloire qui Lui est donnée, et que nous soyons aimés du Père du même amour dont Il aime Son Fils, la dignité infiniment distincte qui est la Sienne, loin au-dessus de nous, est maintenue avec soin. C'est Sa gloire que nous contemplerons, et c'est Lui-même que le Père a aimé avant la fondation du monde. Il ne cessera jamais d'être l'Objet suprême et adorable de la joie de nos cœurs, bien que nous ayons la bénédiction d'être dans une proximité que de simples serviteurs ne peuvent jamais avoir.



97 - Jean 18:8-9

Jésus répondit : Je vous ai dit que c'est moi ; si donc vous me cherchez, laissez aller ceux-ci, — afin que fut accomplie la parole qu'il avait dite : De ceux que tu m'as donné, je n'en ai perdu aucun.

7 juin 1986

Dans une dignité calme et remarquable, le Seigneur Jésus était allé au-devant de la bande armée venue pour l'arrêter. Il leur demanda simplement : « Qui cherchez-vous ? ». Ils répondirent : « Jésus le Nazaréen ». Parce que Nazareth était un endroit méprisé (Jean 1:46), leurs paroles étaient destinées à L'humilier. Mais Il leur dit seulement « C'est moi » — Lui, Celui qui est éternel, le « Je suis » d'Exode 3:14, dont la gloire est infinie. Il n'est donc pas étonnant que, à cette parole, tous reculèrent et tombèrent par terre. Sans force, ils sont prostrés à Ses pieds.

Il leur pose à nouveau la même question. S'il est nécessaire que le Fils de Dieu pose une seconde fois la même question, c'est que, visiblement, la première réponse était insuffisante. En fait, d'avoir été humiliés dans la poussière, comme ils l'avaient été, aurait dû modifier leur attitude envers Celui qui, à l'évidence, les dominait tous. Ne parleraient-ils pas différemment de Lui maintenant ? Mais non : ils lui répondent de nouveau de la même manière méprisante. Mais telle est la puissance d'aveuglement de l'ennemi des âmes sur ceux qui se soumettent volontairement à son autorité infernale.

Le Seigneur insiste avec fermeté : Il leur a dit « C'est moi ». Si c'est donc Lui, le Dieu de gloire éternel, qu'ils cherchent, alors, quant à Ses disciples, Il dit : « Laissez aller ceux-ci ». Il portera, seul, la responsabilité entière. Car Sa parole doit s'accomplir : Il ne perdrait aucun de ceux que le Père Lui avait donnés. Seigneur et Sauveur fidèle et béni !



98 - Jean 18:18

Or les esclaves et les huissiers, ayant allumé un feu de charbon, se tenaient là, car il faisait froid, et ils se chauffaient ; et Pierre était avec eux, se tenant là et se chauffant.

7 mars 2003 et 25 novembre 2016

Ceci était la dernière étape décadente de Pierre, qui le conduisit à ce triste reniement du Seigneur Jésus. Il avait d’abord hardiment affirmé qu’il ne renierait jamais le Seigneur, même après que le Seigneur lui eût dit qu’il ferait cela (Matthieu 26:34-35). Cette attitude de confiance en soi était un signe inquiétant. Ensuite, quand le Seigneur Jésus priait dans le jardin, Pierre n’estima pas nécessaire de veiller avec lui, mais s’endormit (Luc 22:45). Il pensait qu’il était prêt pour rencontrer l’ennemi et n’avait donc pas besoin de prier. Ensuite, quand les soldats vinrent arrêter le Seigneur Jésus, il employa effrontément son épée pour couper l’oreille de l’esclave du souverain sacrificateur (Jean 18:10). C’était du zèle charnel, non pas du courage spirituel. Aussi, avec les autres disciples, il abandonna le Seigneur et s’enfuit (Matthieu 26:56).

Mais Pierre était anxieux de voir ce qui se passerait, aussi, avec l’aide de Jean, il put entrer dans la cour du souverain sacrificateur. Là, dans la cour, les soldats avaient fait un feu, et Pierre se tenait avec eux pour se chauffer. Il n’avait pas seulement froid physiquement, mais son cœur s’était progressivement refroidi à l’égard du Seigneur, et il n’était pas dans la compagnie convenable. Si nous recherchons le réconfort dans le monde, nous n’y trouverons pas la chaleur de la communion. Pierre, en fait, cherchait à donner à ces incrédules l’impression qu’il était l’un d’eux. Une telle hypocrisie devait être mise en lumière, et le Seigneur permit à des incroyants de lui parler dans ce sens. La troisième parole de reniement de Pierre amena le regard du Seigneur à croiser celui de Pierre, et Pierre sortit et pleura amèrement. Il apprit, par cette triste expérience, qu’il ne pouvait pas avoir confiance en lui-même, mais qu’il devait se confier dans le Seigneur.



99 - Jean 18:26-27

L'un d'entre les esclaves du souverain sacrificateur, parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit : Ne t'ai-je pas vu, moi, dans le jardin avec lui ? Pierre donc nia encore ; et aussitôt le coq chanta.

14 juin 1986

Pierre ne se rendait pas compte que sa confiance en lui-même, qui lui faisait dire qu'il ne nierait pas connaître le Seigneur, était en elle-même un signal de danger. Il ne voulut pas accepter le sérieux avertissement du Seigneur. Puis, dans le jardin, il dormait, pendant que le Seigneur était dans l'angoisse de Sa prière. Il croyait être prêt devant le danger, alors que le Seigneur (pour parler en toute révérence) n'était pas prêt avant Sa prière dans le jardin. Le geste hardi de Pierre, de prendre une épée et de couper l'oreille du serviteur du souverain sacrificateur, n'était qu'un genre de courage charnel que le Seigneur dut reprendre, avant de guérir l'oreille de l'homme.

Qu'est-ce que Pierre pouvait faire alors ? Il suivit, mais de loin, car il n'entrait pas dans les pensées personnelles du Seigneur. Puis, amené dans la maison du souverain sacrificateur, il commit une autre erreur en se tenant avec les soldats, pour se chauffer à leur feu. Si nos cœurs sont froids à l'égard du Seigneur, il est bien possible que nous essayions de les réchauffer en choisissant la mauvaise compagnie et le feu du monde ; mais cela ne remplacera certainement pas la chaleur de la présence du Seigneur.

Bien qu'il ait été témoin de la manière calme et fidèle dont le Seigneur rendait témoignage à la vérité, Pierre ne fut pas réveillé de sa faiblesse causée par la peur. Et bien qu'il ait été questionné et renié une première fois, et une seconde, il reste à tort dans cette mauvaise compagnie, jusqu'à ce qu'il soit interpellé une troisième fois, et alors, lorsqu'il nie encore, le coq chante. Luc, dans son Évangile, ajoute ici que le Seigneur se retourna et regarda Pierre, et que celui-ci sortit et pleura amèrement. Quels tourments il a dû ressentir dans son âme depuis ce moment-là jusqu'à ce qu'il rencontre le Seigneur après Sa résurrection !



100 - Jean 19:5

Jésus donc sortit dehors, portant la couronne d’épines et le vêtement de pourpre. Et il (Pilate) leur dit : Voici l’homme !

9 août 2010

Cela semble inimaginable que le Seigneur Jésus, le Fils éternel de Dieu, ait permis à ses propres créatures de le traiter avec un tel mépris haineux. Ils le couronnèrent, parce qu’Il avait affirmé qu’il était roi, mais ils le couronnèrent avec des épines, le signe de la malédiction, et le revêtirent d’un manteau de pourpre. Pilate, le juge romain, le présenta à la foule avec ces mots : « Voici l’homme ! ». En effet, il pouvait bien dire l’Homme : le Seigneur Jésus est l’Homme des conseils de Dieu, digne d’une adoration éternelle. Mais les principaux sacrificateurs et les chefs du peuple, eux qui auraient dû reconnaître en Jésus la majesté glorieuse de Dieu, dans leur haine et leur fureur violentes, réclamèrent à grands cris sa crucifixion. Comment cela se pouvait-il que ceux qui étaient honorés comme chefs du peuple de Dieu soient poussés par une telle haine envers Lui, qu’ils exigent qu’il soit assassiné ?

Mais la loi romaine interdisait aux Juifs d’exécuter une sentence de mort, et les Juifs étaient déterminés à rendre Pilate responsable de prononcer cette sentence de mort. Ils protestèrent que, selon leur loi, Christ devait mourir parce qu’Il avait affirmé être le Fils de Dieu. Ils haïssaient cette vérité, qu’Il est le Fils de Dieu, et exigèrent que le juge prononce sa mort, alors que celui-ci savait qu’ils étaient poussés par la jalousie.

Pilate se rendit à leurs exigences cruelles, et donna des ordres pour que le Fils de Dieu soit crucifié ! Ainsi, non seulement les dirigeants juifs se rendirent coupables de la mort du Seigneur Jésus, mais aussi Rome, la nation qui se vantait de sa justice impartiale, fut responsable de l’abus de justice le plus criminel de l’histoire. Et en fait, l’inscription au-dessus de la croix était écrite en latin, en grec et en hébreu, impliquant une représentation de tous les hommes dans cet acte affreux de haine envers le Fils de Dieu — que ce soit le monde politique (le latin), le monde intellectuel (le grec), ou le monde religieux (l’hébreu).

Mais Jésus Christ est ressuscité d’entre les morts !



101 - Jean 19:10-11

Pilate donc lui dit : Ne me parles-tu pas ? Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher, et que j’ai le pouvoir de te crucifier ? Jésus répondit : Tu n’aurais aucun pouvoir contre moi, s’il ne t’était donné d’en-haut. C’est pourquoi celui qui m’a livré à toi a plus de péché.

3 avril 1994

La dignité calme et tranquille du Seigneur Jésus devant ses accusateurs était incompréhensible pour eux et les exaspérait. Les sacrificateurs et les pharisiens avaient essayé de l’intimider par des blessures physiques et des menaces, mais Il ne s’était pas défendu. Bien qu’ils aient tout essayé pour l’effrayer, Il ne montrait aucun signe de crainte, mais plutôt ne disait que ce qui glorifiait son Dieu et Père. Pilate avait reconnu qu’il ne trouvait aucun crime en lui (Jean 18:39), cependant il voulait encore le questionner davantage. Le Seigneur ne lui répondit mot. Mais quand Pilate, irrité, dit au Seigneur que c’était lui, Pilate, qui avait le pouvoir de le relâcher ou de le crucifier, le Seigneur, loin de se défendre, adressa à Pilate des paroles qui touchaient sa conscience. Le Seigneur lui dit que lui, Pilate, n’avait aucune autorité sauf celle qui pouvait lui être donnée du ciel. Le Seigneur ajouta, de plus, que pour cette raison, celui qui L’avait livré à Pilate avait plus de péché que lui. Le Seigneur ne cherchait pas des moyens de se défendre, mais voulait avertir Pilate de la position terrible qui était la sienne. Bien que le souverain sacrificateur ait eu le plus grand péché, comment Pilate pouvait-il, dans sa conscience torturée, ne pas voir clairement que son indécision au sujet du Fils de Dieu était aussi un péché ?

La même indécision douloureuse conduit, aujourd’hui, d’innombrables âmes vers un abîme d’éternel remords. Si quelqu’un, au sujet de Christ, ne dit rien de plus que : Je ne trouve pas de mal en lui, cette personne n’est pas meilleure que Pilate. Pouvons-nous regarder le Fils de Dieu, sans péché, fidèle, plein de grâce, endurant tout calmement pour nous, sans nous écrier : « Mon Seigneur et mon Dieu » ? Nous ne pouvons pas rester entre deux. Vous êtes pour Lui ou contre Lui. Lequel des deux ?



102 - Jean 19:30

Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit.

17 septembre 1995

Paroxysme merveilleux de tous les évènements de ce jour inoubliable ! Le Fils de Dieu, saint et béni, avait été arrêté la nuit précédente. Pendant toute la nuit il avait été l’objet de la persécution haineuse du concile des Juifs. Il s’était tenu devant eux avec une dignité calme et paisible, étant faussement accusé et calomnié, mais n’ouvrant pas la bouche pour se défendre, ne laissant pas apparaître la moindre trace de ressentiment devant leur traitement cruel et injuste. Ils avaient cherché par tous les moyens à l’intimider pour qu’il exprime quelque réponse amère et coléreuse, mais il ne s’était pas départi de sa dignité empreinte d’humilité.

De bonne heure le matin, ils amenèrent Jésus à Pilate, le gouverneur romain, étant déterminés à le faire condamner. Mais ils n’avaient contre lui aucune charge valable que Pilate pût même considérer. Cependant, au lieu de rejeter le cas, Pilate se joignit à leurs persécutions, et les soldats y ajoutèrent leurs moqueries sans cœur et leur violence cruelle. Jésus parlait avec tellement de calme et d’autorité que Pilate se sentait lui-même comme un criminel devant son juge. Cependant il céda aux Juifs, et livra le Seigneur de gloire pour qu’il soit crucifié.

Quand il fut cloué sur la croix, le Seigneur Jésus manifesta encore la grâce tendre et fidèle de son cœur, en priant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23:34). Il avait encore le contrôle de toute la situation.

Mais à l’heure de midi, des ténèbres épaisses l’enveloppèrent, lui et tout le pays, et pendant trois heures il souffrit sous la main de Dieu, sans que quiconque pût l’observer. Il porta alors « nos péchés en son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24), et s’écria : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 ; Marc 15:34). Cri déchirant, cri terrible !

Mais enfin, ces paroles merveilleuses, dites d’une voix forte : « C’est accompli » (Jean 19:30). Le grand Vainqueur, parfaitement maître de toutes les circonstances, affirma que son œuvre était réalisée. Quelle grandeur, quelle bonté en Lui !



103 - Jean 19:30 (bis)

Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C’est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit.

5 avril 1998

Parmi la foule de ceux qui ont entendu le Seigneur Jésus ce jour-là, que ce soit ses cruels ennemis ou ses disciples profondément affligés, combien ont pu comprendre le sens de ces paroles : « C’est accompli » ? Maintenant que nous connaissons le Seigneur Jésus en résurrection, nous pouvons regarder en arrière et nous émerveiller en pensant à ce cri extraordinaire de la grande victoire accomplie.

Car « il a été crucifié en infirmité » (2 Corinthiens 13:4). Les conducteurs religieux orgueilleux pouvaient seulement discerner que leur innocente victime ne faisait montre d’aucune force pour se battre pour sa vie. Le gouverneur romain Pilate s’étonnait de ce qu’il ne fasse aucun effort pour se défendre, mais qu’il se soumette en silence à la persécution cruelle d’hommes méchants. Le Seigneur Jésus pouvait-il ainsi gagner quelque chose ? — Rien, suivant l’estimation du monde. Ses disciples comprenaient-ils cela tant soit peu mieux que le monde ? — Malheureusement pas. Ils ressentaient cela comme une défaite complète, et ils pensaient évidemment qu’il en était de même pour leur Seigneur.

Mais de quelle puissance et quelle beauté merveilleuses nous sommes témoins maintenant devant ces paroles du grand Vainqueur : « C’est accompli ». Il baissa la tête et remit son esprit. Cela n’aurait pu être dit de personne d’autre lors de sa propre mort. Le Seigneur avait le pouvoir sur son propre esprit, une puissance par laquelle il pouvait laisser sa vie, tandis que personne ne pouvait la lui prendre.

La mort, les souffrances, le sacrifice du Seigneur Jésus sont uniques, et par cela Il a glorifié Dieu pour l’éternité, et a parfaitement accompli une rédemption éternelle pour tous ceux qui se confient en lui comme Sauveur. Merveilleuse victoire, Vainqueur merveilleux !



104 - Jean 19:30 (3)

Quand donc Jésus eut pris le vinaigre, il dit : C'est accompli. Et ayant baissé la tête, il remit son esprit.

31 août 1986

D'autres récits de la crucifixion de Christ nous parlent des trois heures de ténèbres pendant lesquelles le Seigneur endura la terrible colère de Dieu contre le péché. Le récit de Jean ne dit rien de cela, ni du cri du Seigneur, abandonné de Dieu. Jean présente en tout premier le sacrifice de Christ sous l'aspect de l'holocauste, qui monte tout entier vers Dieu en parfum de bonne odeur. Matthieu et Marc, respectivement, montrent plutôt le caractère du sacrifice de Christ sous l'angle du sacrifice pour le délit, et du sacrifice pour le péché. Les délices que Dieu trouve dans ce sacrifice béni sont, en conséquence, le côté marquant dans le verset ci-dessus — non pas le jugement solennel de Dieu.

Mais, après les trois heures de ténèbres, Jésus, sachant que tout est parfaitement accompli, dit : « J'ai soif ». Celui qui donne l'eau de la vie éternelle (Jean 4:14) en accomplissant la volonté de Dieu, a eu Lui-même profondément soif. Mais les hommes ne Lui donnent pas de l'eau, mais plutôt du vinaigre, dans l'intention d'ajouter de l'amertume à Ses souffrances. Auparavant, ils avaient mélangé du fiel dans du vinaigre, mais Il ne voulut pas le boire, car c'était un stupéfiant (Matthieu 27:34).

Jésus reçoit maintenant le vinaigre, et dit : « C'est accompli ». Luc nous dit qu'Il a crié d'une forte voix (Luc 23:46), et qu'Il a dit ensuite : « Père, entre tes mains je remets mon esprit ». Jean dit simplement : « Et ayant baissé la tête, il remit son esprit ». C'est un acte de Sa propre volonté : Il mettait Sa vie. Bien que Ses ennemis, dans leur intention et leur propos, aient été coupables de Son meurtre, ils ne pouvaient pas Lui prendre Sa vie : Il l'a remise de Lui-même (Jean 10:18).



105 - Jean 19:38-40

Or, après ces choses, Joseph d’Arimathée, qui était disciple de Jésus, en secret toutefois par crainte des Juifs, fit à Pilate la demande d’ôter le corps de Jésus ; et Pilate le permit. Il vint donc et ôta le corps de Jésus. Et Nicodème aussi, celui qui au commencement était allé de nuit à Jésus, vint, apportant une mixtion de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus, et l’enveloppèrent de linges, avec les aromates, comme les Juifs ont coutume d’ensevelir.

29 juin 2008

Bien que les Juifs aient prévu de donner au Seigneur Jésus « son sépulcre avec les méchants », il fut cependant « avec le riche dans sa mort » (Ésaïe 53:9), car le Dieu de gloire dirigeait tous les détails de cette circonstance. Joseph ne fit pas connaître aux Juifs son intention, mais il alla seulement à Pilate pour demander le corps du Seigneur Jésus. Quel honneur insigne pour lui que d’avoir le privilège d’ensevelir ce corps saint ! Et ce n’était pas un honneur moindre pour Nicodème, un chef des Juifs, d’être lié à Joseph dans ce service envers Dieu ! Il nous est rappelé que Nicodème était venu d’abord à Jésus de nuit, ce que nous pouvons bien comprendre, puisque ses contemporains étaient farouchement opposés au Seigneur.

Certains ont critiqué Nicodème d’avoir apporté ce don de myrrhe et d’aloès important après que le Seigneur soit mort, mettant ce fait en contraste avec le sacrifice de Marie, d’un parfum de grand prix, donné pendant que le Seigneur était en vie. Mais nous devons nous souvenir que Marie avait fait cela en vue de la sépulture du Seigneur. Le Seigneur Jésus a-t-il vraiment moins apprécié le sacrifice de Nicodème que celui de Marie ? Il est beau de voir que Joseph d’Arimathée et Nicodème se sont tous deux identifiés avec Christ dans sa mort. Cela a dû être bien connu des chefs d’Israël, qui les ont sûrement condamnés pour leur foi et leur dévouement.

Puissions-nous tous être heureux de nous identifier avec le Seigneur Jésus maintenant, dans les jours où Il est rejeté. Puissions-nous être prêts à accepter tout l’opprobre que peut nous coûter le fait de proclamer la gloire suprême de son nom et de marcher en obéissant simplement à Celui qui est Seigneur de tous !



106 - Jean 20. 16

Jésus lui dit : Marie ! Elle, s'étant retournée, lui dit en hébreu : Rabboni (ce qui veut dire, maître) ! Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu.

novembre 1986

Marie de Magdala, le cœur plein de tristesse et désolée, semblait incapable de comprendre le message de l'ange, à savoir que son Seigneur était ressuscité d'entre les morts. Parce que Son corps n'était pas dans le tombeau, elle se détourna des anges qui y étaient. Et quand le Seigneur Lui-même s'approcha, elle n'eut pas l'idée de s'attendre à Le voir, mais supposa qu'Il était le jardinier : et elle se détourna aussi de Lui.

Un seul mot sortant de Sa bouche change tout : « Marie ». Il appelle Ses propres brebis par leur nom, et elle connaît Sa voix. Voici Celui qu'elle aime, vivant devant ses yeux ! Quelle joie inexprimable remplit son cœur au moment où, sans doute involontairement, elle se baisse pour Le toucher.

Mais Il lui dit : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ». Elle pensait certainement qu'elle Le retrouvait, le même qu'avant. Toutefois, sur la base de cette relation, elle ne peut plus Le toucher. Sa mort a écarté cela. Il lui annonce maintenant une nouvelle relation, et lui fait le grand honneur de porter ce message à ceux qu'Il nomme « mes frères ». Il allait monter vers « mon Père et votre Père ». Car, dans la résurrection, Il est le Chef d'une nouvelle création, dans laquelle Dieu est maintenant, de manière vitale, le Père de tous ceux qui connaissent Son Fils bien-aimé. C'est comme s'Il disait à Marie que, bien qu'Il soit tout ce qu'elle avait sur la terre, elle ne L'aurait même plus sur la terre : mais elle L'aurait au ciel, dans la présence même du Père. Toutes ses espérances et toutes ses bénédictions devaient maintenant, en même temps qu'avec tous les frères du Seigneur, avoir leur centre là-haut.



107 - Jean 20:17

Jésus lui dit : Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu.

16 août 2010

Marie de Magdala avait été désolée de voir son Seigneur crucifié puis enseveli. Le Seigneur, antérieurement, l’avait délivrée de sept démons qu’Il avait chassé d’elle, et elle avait trouvé en Lui toute la grâce dont son cœur avait besoin. Il était tout pour elle. Que pouvait-elle faire maintenant ? Où pouvait-elle aller ? Elle vint de bonne heure le matin, le premier jour de la semaine, sans autre espoir que de voir le tombeau de son Seigneur. Quelle surprise pour elle de voir la pierre roulée à côté de l’entrée du tombeau. La pierre avait été roulée par un ange, non pas pour laisser sortir le Seigneur, mais pour montrer qu’il était déjà ressuscité.

Marie, qui se tenait dehors et pleurait, se baissa pour regarder dans le tombeau, et elle y vit « deux anges vêtus de blanc, assis, à l’intérieur, un à la tête et un aux pieds, là où le corps de Jésus avait été couché » (verset 12). Elle ne prêta même pas attention à cette chose extraordinaire de voir des anges, mais leur dit qu’on avait emporté son Seigneur et qu’elle ne savait pas où. Et elle tourna le dos aux anges ! Mais à ce moment-là elle vit le Seigneur Jésus qui se tenait là, mais elle ne le reconnut pas, et supposa que ce pouvait être le jardinier. Mais quand Il l’appela par son nom, elle Le reconnut.

Le Seigneur lui dit alors : « Ne me touche pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père ; mais va vers mes frères, et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu ». Message combien merveilleux, donné à transmettre par une femme de foi ! N’était-ce pas comme si le Seigneur lui disait : Marie, je suis tout ce que tu avais sur la terre, mais tu ne m’auras plus sur la terre, mais tu m’auras à un niveau beaucoup plus élevé, dans la présence même de mon Dieu et Père. Et ceci est vrai pour toute âme qui a été sauvée en se confiant dans le Seigneur Jésus. Toutes les bénédictions que Dieu nous donne maintenant sont dans les lieux célestes, puisque notre Seigneur et Sauveur est là-haut, ressuscité d’entre les morts et glorifié à la droite du Père, son Père et notre Père.



108 - Jean 20:19, 20

Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté.

3 mars 1991

Comme la vue, pour les disciples, de leur Seigneur fidèle et plein de grâce, ressuscité d’entre les morts, a dû être une chose extraordinaire ! Pourquoi étaient-ils rassemblés, ce soir-là ? C’était certainement le nom de Jésus qui les avait attirés là. Bien qu’Il ait été crucifié, son nom leur restait, à tous, profondément précieux. Ainsi rassemblés, qu’auraient-ils eu comme sujet de conversation ? Il est évident que le Seigneur lui-même était leur objet, bien qu’ils aient été remués jusqu’au plus profond de leur âme en le voyant emmené par les soldats juifs, pris pour cible, pendant toute la nuit, du mépris, de la honte, des injures, des crachats, par le conseil juif inique ; puis, tôt le matin, emmené à Pilate, le gouverneur romain qui, avec une injustice criante, le fit fouetter afin de satisfaire les Juifs ; emmené ensuite par les soldats romains, qui déversèrent encore d’autres injures sur Celui qui, victime de leur haine, restait calme et paisible, avant de le clouer sans pitié sur la croix, en continuant à le couvrir de mépris et d’invectives.

Toutes ces choses, à n’en pas douter, avaient été le sujet de leurs conversations avant sa résurrection. Ils pouvaient maintenant s’entretenir de la merveilleuse nouvelle qui leur était parvenue, que le Seigneur était ressuscité, bien que leurs esprits incrédules aient eu de la peine à la croire. Parce que toutes ces choses remplissaient leurs pensées, leurs cœurs étaient unis par le lien commun de leur affection pour lui.

Fidèle à sa parole, le Seigneur Jésus vint au milieu d’eux, à l’endroit où ils étaient réunis « à son nom ». Il fait exactement de même aujourd’hui, quoiqu’Il soit invisible physiquement, quand nous nous réunissons à son nom. N’avons-nous pas, nous aussi, conscience de cette réalité bénie, qu’Il nous montre ses mains et son côté ?



109 - Jean 20:19, 20 (2)

Jésus vint et se tint au milieu d'eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur.

29 septembre 1996

Les vagues avaient passé sur Lui, la tempête s'était épuisée sur Lui, l'épée avait percé Son côté lorsque, ressuscité hors du tombeau, le Seigneur annonce la « Paix », la paix établie dans la puissance de la résurrection, une paix assurée pour l'éternité. Et ayant proclamé la paix, Il en montre à Ses disciples la preuve divine : Ses mains et Son côté.

Il dit à Ses disciples de porter leurs regards sur Lui. Nous voyons Jésus, ressuscité d'entre les morts, et nous voyons, dans Ses mains, Ses pieds et Son côté qui ont été blessés, la preuve que nos péchés ont été ôtés et que la justice de Dieu a ressuscité d'entre les morts Celui qui les avait portés « en Son corps sur le bois » (1 Pierre 2:24)

Il n'y a pas de plus grande preuve que la paix a été faite, que la Personne de Celui qui l'a faite.

C'est l'amour de Dieu accomplissant la merveille du don de Son Fils, le miracle de la grâce en Jésus, dont le sang a été versé au Calvaire en faveur d'hommes méchants, qui surmonte la haine naturelle de notre cœur envers Dieu. L'amour du péché se dressait entre nos cœurs et Dieu, et nous étions ennemis de Dieu par nos mauvaises œuvres, mais l'amour de Dieu envers nous, lorsque nous étions encore dans nos péchés, et le sang de Jésus versé pour nos péchés, font jaillir de nos cœurs l'amour pour Dieu. Jésus « ayant fait la paix par le sang de Sa croix » (Colossiens 1:20), Dieu nous a réconciliés avec Lui par la mort de Son Fils. L'inimitié de nos cœurs est éteinte, et dans la justice de Dieu nous apprenons à connaître Son amour. Dieu est lumière — Dieu est amour.

Ainsi, bien avant que nous soyons nés, il y a des siècles, la paix a été faite. Le Dieu Éternel, selon Sa propre majesté, Son Être propre, a conçu le plan. Dans les profondeurs de Sa sagesse, Il a déterminé le moyen grandiose pour faire la paix, et Son propre Fils est venu ici-bas sur la terre pour le mener à bien. Et maintenant la foi dit, au sujet du Sauveur autrefois crucifié mais maintenant ressuscité : « Il est notre paix » (Éphésiens 2:14).



110 - Jean 20:19, 20 (3)

Jésus vint et se tint au milieu d'eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté.

13 octobre 1985

Les disciples, avaient vu, en dernier lieu, leur Seigneur bien-aimé arraché d'auprès d'eux violemment par les mains d'hommes religieux mais iniques, être l'objet d'une persécution cruelle, de la moquerie, du mépris, des crachats, d'avoir ses cheveux arrachés et d'être frappé de fouets aux pointes de métal, d'avoir la tête couronnée d'épines, et d'être cloué sur la croix ; ils avaient entendu Ses paroles pleines de grâce et de tendresse, puis de souffrance et d'angoisse les plus profondes ; ils avaient été témoins de Sa mort, dans un calme et une dignité inhabituels ; puis de Son ensevelissement par des mains aimantes et dévouées — et maintenant ils étaient réunis, le premier jour de la semaine.

Qu'est-ce qui les avait réunis ? — Leur amour à tous pour le nom précieux de Jésus. Ils avaient entendu, par quelques-uns d'entre eux, des nouvelles qui semblaient incroyables, que leur Seigneur était ressuscité d'entre les morts. Quelques-uns étaient lents à le croire. Thomas, à l'évidence, n'estimait pars ces nouvelles assez sûres pour justifier sa présence avec les disciples. Et certainement, ceux qui étaient présents ne s'attendaient pas au miracle de voir apparaître leur Seigneur.

Mais Il tenait fidèlement Sa parole « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Matthieu 18:20). Et de fait, lors de cette première occasion après Sa résurrection, il se révéla à eux corporellement. Spectacle extraordinaire ! Et ils se réjouirent parce qu'ils L'avaient vu, Lui.

Bien que nous ne puissions pas, aujourd'hui, nous attendre à ce qu'Il nous apparaisse corporellement, il est cependant tout aussi vrai que, lorsque nous sommes assemblés en Son nom, Il est au milieu de nous. Les yeux de la foi Le voient et se réjouissent. Quel Objet autre que Lui ne pourrait jamais remplir des cœurs de joie pure, inexprimable, et de profonde adoration ?



111 - Jean 20:19, 20 (4)

Le soir donc étant venu, ce jour-là, le premier de la semaine, et les portes du lieu où ils étaient, par crainte des Juifs, étant fermées, Jésus vint et se tint au milieu d'eux. Et il leur dit : Paix vous soit ! Et ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent donc quand ils virent le Seigneur.

5 janvier 1986

Le jour de Sa résurrection, le Seigneur Jésus attendit jusqu'au soir pour apparaître à Ses disciples réunis. Ils étaient rassemblés quand soudain Il fut présent au milieu d'eux. L'effet sur Ses disciples d'un miracle aussi frappant n'est même pas mentionné, comme il l'est en Luc 24:37. C'est cependant un tableau merveilleux, au moment même où est introduite cette merveilleuse dispensation de la grâce de Dieu, de ce qu'est le véritable caractère du rassemblement de l'assemblée de Dieu en tout temps — fait miraculeux, mais réel. Ils étaient rassemblés à Son nom, ce Nom qui a un pouvoir d'attraction qui touchait leurs cœurs et les amenait à se retrouver ensemble.

Il leur avait dit : « Là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis là au milieu d'eux » (Matthieu 18:20), et en ce début du jour de la grâce, Il le leur confirmait par Sa présence corporelle. En vérité, quelle grâce précieuse ! Lui qui avait « fait la paix par le sang de sa croix (Colossiens 1:20) annonçait la paix à ses bien-aimés rachetés et leur montrait Ses mains et Son côté — des mains blessées qui avaient accompli une œuvre puissante, Son côté percé nous faisant souvenir d'un cœur d'amour, de tendresse et de bonté pour les Siens. Ils pouvaient bien se réjouir quand ils ont vu le Seigneur, Celui qui est vivant, qui a été mort, et qui est maintenant vivant aux siècles des siècles.



112 - Jean 20:28-29

Thomas répondit et lui dit : Mon Seigneur et mon Dieu ! Jésus lui dit : Parce que tu m'as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n'ont point vu et qui ont cru.

12 janvier 1986

Thomas, dans sa façon rude de refuser le témoignage de ses propres frères, disant que le Seigneur Jésus était ressuscité d'entre les morts, est une image d'Israël incrédule refusant de croire en un Messie souffrant, crucifié et ressuscité. Mais Thomas est avec les disciples, le deuxième dimanche, le dimanche suivant la résurrection. Et le Seigneur Jésus, de nouveau, apparaît soudain au milieu d'eux (car c'était Son nom qui les avait réunis). Il leur dit les mêmes précieuses paroles : « Paix vous soit ». De la même manière qu'Il apparaît miraculeusement à l'Église aujourd'hui, Il apparaîtra à Israël dans un jour à venir, quand « ils regarderont vers … celui qu'ils auront percé » (Zacharie 12:10).

Et le Seigneur s'adresse directement à Thomas, l'invitant à faire ce qu'il avait affirmé nécessaire avant de croire. Quel reproche à l'incrédulité de Thomas — quoique adressé avec douceur et bonté. Comment Thomas pouvait-il penser mettre en pratique ses propres paroles ? Il avait parlé, à la fois de voir les blessures du Seigneur et de les toucher, mais n'avait pas parlé d'entendre Ses paroles. Il doit maintenant ne pas tenir compte de ses sensations, puisque, en voyant et en entendant le Seigneur, il est convaincu et doit répondre, d'un cœur contrit : « Mon Seigneur et mon Dieu ».

Mais le Seigneur doit, avec fermeté, lui reprocher son incrédulité, en lui parlant de la bénédiction pour ceux qui croient sans voir, en contraste avec lui, qui a d'abord vu. Depuis que le Seigneur est retourné au ciel, combien est grand le nombre de ceux qui ont connu cette bénédiction ! Cependant, quel soulagement ce sera pour Israël quand, finalement, ils Le verront et Le reconnaîtront comme leur Seigneur et Dieu !



113 - Jean 20:29

Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui n’ont point vu et qui ont cru.

19 juillet 1993

Aucun des disciples du Seigneur Jésus, au début, ne voulait croire qu’il avait été ressuscité d’entre les morts. Il était pourtant apparu à plusieurs femmes, puis à deux disciples, mais les autres disciples ne les crurent pas (Marc 16:11-13). Mais ensuite, après que dix autres des disciples, et quelques femmes, aient rendu témoignage qu’ils l’avaient vu dans la chambre haute, Thomas était encore décidé à ne pas croire à moins de mettre sa main dans le côté percé du Seigneur, et ses doigts dans l’empreinte des clous de ses mains. Comme son attitude a rapidement changé quand il l’a vu ! Il n’a pas eu besoin de faire ce qu’il avait prévu, mais a confessé : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jean 20:28). Cependant, le Seigneur devait, avec douceur mais avec fermeté, réprimander les doutes de son disciple. Thomas n’avait pas eu la bénédiction de croire avant de voir, et cette incrédulité devait être relevée. Le Seigneur avait, auparavant, parlé à Marie de Magdala seule, quand elle avait le cœur absolument brisé à la pensée d’avoir perdu son Seigneur, et qu’elle ne l’avait pas reconnu en résurrection. Dans son cas, il a suffi que le Seigneur Jésus l’appelle avec tendresse par son nom : Marie ! Il n’a pas eu à la réprimander, mais l’a consolée.

Les deux disciples qui quittaient Jérusalem pour aller à Emmaüs n’ont pas non plus reconnu le Seigneur Jésus. Quand ils ont exprimé leur découragement, le Seigneur les a doucement repris quant à leur lenteur à croire tout ce que les prophètes avaient écrit, mais ensuite leur a expliqué « dans toutes les écritures les choses qui le regardent » (Luc 24:27). Quel remède au découragement !

Pierre avait renié le Seigneur : le Seigneur l’a rencontré seul, et l’a restauré sans nous en rien dire (Luc 24:34).

Que la grâce du Seigneur est grande dans chacun de ces cas !



114 - Jean 21:15

Lors donc qu’ils eurent dîné, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne font ceux-ci ? Il lui dit : Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime. Il lui dit : Pais mes agneaux.

23 août 2010

Simon Pierre avait insisté, en disant que si tous les autres reniaient le Seigneur Jésus, lui ne le ferait pas. Mais ensuite il avait renié le Seigneur trois fois. C’est pourquoi le Seigneur, en présence de tous, demanda à Pierre : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu plus que ne font ceux-ci ? » Pierre avait sous-entendu que lui, Pierre, aimait le Seigneur plus que tous les autres disciples. C’est pourquoi le Seigneur l’interpelle à ce sujet, employant un mot fort pour aimer, et le comparant aussi aux autres. Au lieu de dire qu’il aimait le Seigneur, Pierre Lui dit qu’il Lui était attaché. Il y avait donc un travail divin qui s’accomplissait dans son âme. Et il était aussi rendu capable d’accomplir encore une œuvre : « Pais mes agneaux ».

Le Seigneur demande à Pierre pour la deuxième fois : « Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? ». Pierre avait eu une telle confiance dans son propre amour pour le Seigneur qu’il avait parlé avec assurance, comme si le Seigneur s’était trompé en lui disant qu’il Le renierait trois fois. Pierre devait maintenant revoir cela. Il prend conscience qu’il ne peut pas employer le même mot fort, relativement à ses sentiments, que le Seigneur a employé, et il dit de nouveau : Oui Seigneur, tu sais que je te suis attaché. Le Seigneur lui confie alors un autre service : Il lui dit : « Sois berger de mes brebis ». Puisque Pierre lui-même avait manqué, le Seigneur savait qu’il aurait compassion des brebis défaillantes.

Mais le Seigneur parle à Pierre une troisième fois, car Pierre l’avait renié trois fois. Cette fois, le Seigneur emploie le mot que Pierre lui-même avait employé : M’es-tu attaché ? Pierre, attristé de cette troisième question, Lui répondit : Seigneur, tu connais toutes choses, tu sais que je te suis attaché. Le Seigneur avait cherché à amener un tel esprit d’humilité chez Pierre, et Il lui dit finalement : « Pais mes brebis ».



115 - Jean 21:20-22

Pierre, se retournant, voit suivre le disciple que Jésus aimait, qui aussi, durant le souper, s’était penché sur sa poitrine, et avait dit : Seigneur, lequel est celui qui te livrera ? Pierre, le voyant, dit à Jésus : Seigneur, et celui-ci — que lui arrivera-t-il ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi.

12 février 2014 et novembre 1986

Le disciple Pierre était, par nature, un leader, et le Seigneur Jésus lui avait parlé dans le but de gagner la pleine soumission de son cœur envers Lui. Il lui dit ensuite : « Suis-moi ». Il est plus important de suivre le Seigneur Jésus que d’être à la tête. Mais Pierre, cela est évident, est un peu perturbé de ce que le Seigneur lui ait parlé ainsi, à lui spécialement par rapport aux autres disciples. Au lieu de faire preuve d’un esprit tout à fait soumis, il se retourne pour observer Jean, qui d’ailleurs suivait, et demande : « Seigneur, et celui-ci — que lui arrivera-t-il ». Mais le Seigneur ne permet pas à Pierre de s’esquiver ainsi.

Quelle leçon pour nous tous ! La chair en nous fera toute sorte de détours pour éviter de faire face à sa responsabilité personnelle, mais l’œuvre du Seigneur en nous nous amènera à un jugement de nous-mêmes honnête et sans compromis. Le Seigneur dit fermement à Pierre : « Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? Toi, suis-moi ». Quelle que soit la volonté du Seigneur à l’égard de quelqu’un d’autre, cela ne devrait en aucune manière influencer mes pensées quant à la volonté du Seigneur pour moi. Quoi que ce soit que les autres puissent faire, je dois suivre le Seigneur simplement et sans réserve. La parole du Seigneur à chacun de nous individuellement, c’est :« Toi, suis-moi ».

La meilleure manière pour nous, pour pouvoir diriger sagement d’autres croyants, c’est que nous suivions le Seigneur avec un cœur non partagé et sans nous ériger en juges quant à ce que font les autres !