Pensées sur la Genèse

Genèse 1v1 ; 1v1 (bis) ; 1v2,3  ; 1v6 ; 1v9 ; 1v16 ; 1v20 ; 1v27 ; 1v27,28 ; 2v3 ; 2v2,3 ; 2v21-23 ; 2v24 ; 2v24(2) ; 3v6 ; 3v8 ; 6v13,14 ; 9v2 ; 11v3 ; 11v4 ; 11v4 (bis) ; 12v6,7 ; 12v8 ; 12v9,10 ; 13v5-7,14-15 ; 14v14 ; 14v14 (bis) ; 14v18-20 ; 15v1 ; 15v1 (bis) ; 15v12 ; 17v1-2 ; 18v7-8 ; 18v1-2 ; 18v17-19 ; 18v19 ; 19v1 ; 19v12,13 ; 20v1 ; 22v2 ; 22v2(2) ; 25v31-33 ; 28v13-14 ; 28v22 ; 29v10 ; 29v18 ; 32v24 ; 35v1 ; 35v2,3 ; 37v3 ; 41v55 ; 42v2 ; 49v26 ;


Leslie M. Grant

Calendrier « The Lord is near », 1984, 1985, 1992, 1993, 1994, 1996, 2010


1 - Genèse 1:1

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.

5 juin 1994

Sommes-nous capables de nous faire une idée d’un Dieu, d’une gloire et d’une dignité infinies, qui n’a jamais eu de commencement ? Pouvons-nous comprendre qu’Il ait existé dès l’éternité, n’ayant cependant aucun univers créé sur lequel exercer son autorité ? En ce qui concerne ces choses, il y a des problèmes que nos esprits finis ne peuvent jamais espérer pénétrer. Le livre de la Genèse ne dit rien à leur sujet, mais il s’ouvre avec la déclaration sublime « Au commencement Dieu créa les cieux et la terre ». Cela est écrit à l’intention de l’humanité, mais Dieu n’a pas à s’expliquer Lui-même à nous.

L’auteur de la Genèse ne pouvait pas recevoir ces informations de qui que ce soit si ce n’est de Dieu. Des gens ont supposé qu’il avait rassemblé les matériaux pour ce livre auprès de sources humaines, mais cette question est réglée par Dieu lui-même, quand il dit, par l’intermédiaire de l’apôtre Paul : « Toute Écriture est inspirée de Dieu » (2 Timothée 3:16). Les humains ont imaginé toutes sortes de réponses stupides à la question des origines, mais aucune de ces réponses n’approche de la dignité et de la vérité sublimes de ce que Dieu a révélé dans le livre de la Genèse.

La Genèse, parce qu’elle est le livre des commencements, a été appelée le germoir (ou la couche de semis) de la Bible. Elle contient sous forme de semence toutes les vérités qui sont développées ensuite tout au long de l’Écriture. On voit ici la magnifique simplicité du début de la vie sur la terre, avant que la création soit gâtée par les complications que le péché a introduites. La Genèse présente symboliquement l’œuvre de Dieu qui donne la vie, lorsqu’elle commence dans une âme — la nouvelle naissance — qui promet le fruit à venir. La vie elle-même est un mystère, qui n’est perçu que par ses manifestations, qui sont extraordinaires et réelles.



2 - Genèse 1:1

Au commencement Dieu créa les cieux et la terre.

1 janvier 1996

Notre nature humaine a soif de connaissances concernant les origines. C’est Dieu qui nous a donné cette nature, et il pourvoit à ce désir en nous donnant la réponse d’une manière simple et décisive dans la première affirmation de sa propre révélation à l’humanité. Il remonte au commencement de l’histoire des cieux et de la terre créés. Quiconque a la foi comprend « que les mondes ont été formés par la parole de Dieu » (Hébreux 11:3). Certains peuvent raisonner et mettre en question comment Dieu a pu créer un univers aussi extraordinaire, mais la foi croit simplement ce que dit la Parole de Dieu : « Il a parlé, et la chose a été » (Psaume 33:9).

C’était là le commencement de l’activité de Dieu en création. Jean 1:1 emploie aussi l’expression « au commencement », mais ne parle pas de ce qui a été fait, mais plutôt de ce qui était ; « Au commencement était la Parole ».

Christ, la Parole de Dieu, n’avait pas de commencement. Il était au commencement, de sorte que le verset 3 de Jean 1 déclare : « Toutes choses furent faites par elle (la Parole) »

Genèse 1:1 a une position unique de majesté solitaire. Nous n’avons aucun moyen de dire quelle durée est intervenue entre les versets 1 et 2 : Le verset 2 nous dit que la terre était « désolation et vide », mais Ésaïe 45:18 déclare que « le Dieu qui a formé la terre … ne l’a pas créée pour être vide ». À quel moment elle est devenue vide, et combien de temps elle est restée dans cet état, nous ne le savons pas. Il est clair que quelque chose est intervenu pour causer cette désolation. De la même manière, bien qu’Adam ait été créé droit, sa chute a amené la ruine de sa nature morale. La déclaration : « Il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme » décrit également la condition de l’homme tombé, de la même manière qu’elle décrit la condition d’une création désolée.

Alors intervient l’Esprit de Dieu, qui « planait sur la face des eaux ». Le verbe hébreu indique un mouvement continu. En relation avec ce mouvement, Dieu dit : « Que la lumière soit ». Le résultat a été merveilleux, et le résultat est aussi merveilleux, de l’œuvre de Dieu dans le cœur d’un pécheur dans les ténèbres, lui apportant la lumière de la connaissance de la grâce qui donne le pardon en Jésus Christ.



3 - Genèse 1:2, 3

Et la terre était désolation et vide, et il y avait des ténèbres sur la face de l’abîme. Et l’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux. Et Dieu dit : Que la lumière soit. Et la lumière fut.

8 septembre 1992

Combien est grande la puissance de la Parole de Dieu. Il a créé, et il soutient toutes choses « par la parole de sa puissance » (Hébreux 1:2). Pourquoi la terre est-elle tombée dans cet état de « désolation et vide » ? Car Ésaïe 45:18 nous dit que « le Dieu qui a formé la terre … ne l’a pas créée pour être vide ». Dieu n’avait-il pas le pouvoir d’empêcher qu’elle tombe dans un tel état ? Certainement, il en avait le pouvoir. Certains ont considéré que c’est la chute d’Adam qui a été la cause de cette calamité. Cela peut être le cas, mais la Parole ne nous le dit pas précisément. Toutefois Dieu l’a permis dans le but de pouvoir montrer la puissance de sa Parole de manière encore plus merveilleuse.

Dieu n’aurait-il pas pu empêcher Adam et Ève de pécher ? Si, mais en leur permettant de faire la chute qu’ils ont faite, il a montré une puissance plus merveilleuse, en même temps que sa sagesse et son amour, dans la manière dont il a répondu à la question terrible du péché et a apporté une bénédiction infiniment précieuse à ceux qui ne méritaient que le jugement.

« L’Esprit de Dieu planait sur la face des eaux ». Dieu travaille par son Esprit dans les cœurs de ceux qui sont désolés et misérables, et Dieu parle en termes extrêmement simples : « Que la lumière soit ». Quelle puissance extraordinaire ! Un cœur enténébré et déprimé est transformé soudain par l’entrée de la lumière qui est vue en Jésus Christ notre Seigneur. C’est une lumière bienfaisante. Et le Saint Esprit n’agit pas qu’une seule fois. Il « planait », ce qui indique un mouvement ininterrompu. De même, la lumière spirituelle dans le cœur d’un croyant produit en lui, de manière merveilleuse, des affections pour le Seigneur Jésus et le désir qu’il y ait de la bénédiction pour d’autres.



4 - Genèse 1:6

Et Dieu dit : Qu’il y ait une étendue entre les eaux, et qu’elle sépare les eaux d’avec les eaux.

15 septembre 1992

Bien que Dieu ait introduit la lumière au premier jour de son œuvre quant à la terre, tout était couvert par l’eau. Mais avant que le sol puisse apparaître, les eaux doivent être séparées. L’eau salée des mers est l’image même de l’instabilité, du trouble et de l’agitation. Mais Dieu a séparé les eaux d’avec les eaux. Les eaux du dessus forment un contraste marqué avec celles du dessous, parce que les nuages contiennent de l’eau fraîche, image de la bénédiction de Dieu, fraîche et réconfortante : « La pluie et la neige descendent des cieux … arrosent la terre et la font produire et germer, et donner de la semence … et du pain … ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche » (Ésaïe 55:9-11).

Au point de vue spirituel, lorsque quelqu’un a été éveillé par la pure lumière de Dieu dans le Christ Jésus, il est enseigné à regarder en haut, au-dessus du marais des circonstances perturbées qui l’entourent, et à prendre conscience que « tout ce qui nous est donné de bon et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières, en qui il n’y a pas de variation ou d’ombre de changement » (Jacques 1:17). Notre bénédiction et notre encouragement véritables n’ont jamais leur source dans nos circonstances, mais nous viennent d’en haut, tout comme la pluie du ciel apporte un soulagement bienvenu à une terre sèche et altérée.

En même temps qu’une telle bénédiction, cependant, m’est donnée la conscience que je suis responsable devant Celui qui est au-dessus de moi. De grands privilèges s’accompagnent de grandes responsabilités. Je dois apprendre que « les cieux dominent » (Daniel 4:26). Qu’il est bon, quand je suis si merveilleusement béni, d’apprendre à être soumis, joyeusement et complètement, à Celui qui m’a béni. En étant obéissant envers lui, je serai béni et guidé, même dans des circonstances troublées et instables.



5 - Genèse 1:9

Et Dieu dit : Que les eaux qui sont au-dessous des cieux se rassemblent en un lieu, et que le sec paraisse. Et il fut ainsi.

22 septembre 1992

En ce troisième jour, nous entendons de nouveau la voix de Dieu en puissance magnifique. La suite des évènements est en parfait accord avec l’ordre, dans les voies de Dieu, selon lequel il agit avec les âmes. Après que la lumière soit apparue le premier jour, et que, le deuxième jour, les eaux pures d’en haut aient été séparées de celles d’en bas, ce qui indiquait que nous reconnaissons l’autorité de Dieu au-dessus de nous, Dieu commande ensuite aux eaux sur la terre de se rassembler en un lieu. Moïse ne savait pas que toutes les mers, sur le globe terrestre, sont reliées, mais Dieu le savait. Alors le sol sec est apparu. Plus des deux tiers de la surface du globe terrestre sont aujourd’hui couverts d’eau, mais c’est le sol qui porte du fruit.

Lorsque nous avons pris conscience que toute bénédiction vient de Dieu, et qu’Il a droit à notre entière soumission, nous apprenons par sa Parole que nous avons en nous deux natures distinctes. L’une correspond à la mer agitée, l’autre à la terre fertile. La chair, chez un croyant, est tout aussi pécheresse que chez le pire des incroyants, elle est comme la mer en tumulte. Mais la nouvelle nature, l’esprit, est sans péché, et portera du fruit pour Dieu.

Le croyant vit souvent des luttes pénibles, parce qu’il possède les deux natures. Il va essayer de faire ce qui est bien, mais se trouvera pratiquement incapable de le faire (Romains 7:22-23). Mais nous devons au moins nous rendre compte que les deux natures sont présentes, opposées l’une à l’autre. L’une est mauvaise, l’autre porte du fruit pour Dieu. Le moyen d’être délivré est entièrement « en Christ », en vertu de sa mort, mais cela se verra le quatrième jour.



6 - Genèse 1:16

Et Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour dominer sur le jour, et le petit luminaire pour dominer sur la nuit ; et les étoiles.

29 septembre 1992

L’œuvre de Dieu, en ce quatrième jour, de placer le soleil et la lune à leurs places actuelles par rapport à la terre, est une image de son œuvre profonde dans un croyant. Chaque croyant a découvert qu’il a deux natures qui s’opposent l’une à l’autre, l’une (l’esprit), qui porte du fruit, l’autre (la chair), qui s’agite continuellement, comme la mer tumultueuse. Les croyants sont souvent perplexes, à cause du conflit que cela produit dans leurs cœurs. Ils se donnent de la peine pour surmonter le mal de leur propre nature, mais n’y réussissent pas, et en conséquence, ont tendance à être déprimés et abattus. Pourquoi cela ? Parce qu’ils regardent à eux-mêmes, espérant trouver du bien en eux-mêmes. Mais il n’y en a pas. Au lieu de cela, il faut qu’ils regardent bien loin au-dessus d’eux.

Le brillant soleil parle de la lumière et de la chaleur de l’amour de Dieu brillant dans la face de Jésus Christ, selon 2 Corinthiens 4:6 : « C’est le Dieu qui a dit que du sein des ténèbres la lumière resplendit, qui a relui dans nos cœurs, pour faire luire la connaissance de la gloire de Dieu dans la face de Christ ». Tout bien se trouve en lui seul, et non en nous. Ce Sauveur béni a déjà payé au Calvaire le prix élevé de notre rédemption. Il est mort pour nous, et Dieu nous voit comme étant morts avec lui. Mais il n’est plus mort ! Il est ressuscité, et les croyants sont « ressuscités ensemble » avec Christ (Éphésiens 2:5). Il est exalté dans la gloire — le soleil brillant de l’amour de Dieu — et nous y sommes exaltés en lui. Les croyants sont comme la lune, n’ayant pas de lumière en eux-mêmes, mais capables de refléter la lumière du soleil, le Seigneur Jésus. Ce quatrième jour dirige donc nos regards pour que nous reconnaissions toute la beauté, la vérité et la gloire en Jésus Christ notre Seigneur.



7 - Genèse 1:20

Et Dieu dit : Que les eaux foisonnent d’un fourmillement d’êtres vivants, et que les oiseaux volent au-dessus de la terre devant l’étendue des cieux.

8 octobre 1992

Alors que, dans le soleil brillant, il nous a été rappelé la lumière et la chaleur de la connaissance du Seigneur Jésus dans les cieux, nous sommes maintenant ramenés aux eaux tumultueuses, pour voir Dieu, dans sa grande puissance, faire fourmiller de la vie dans l’endroit où nous l’attendrions le moins. Les savants nous disent que le poids de la totalité des insectes du monde est bien plus élevé que celui de tous les humains et les animaux ensemble — mais que l’ensemble de tous les êtres vivant sur le sol et au-dessus : humains, animaux et insectes, n’est rien comparé à la vie dans les mers.

Il y a en cela une leçon pratique bien réelle pour nous. Après avoir connu la beauté du Seigneur Jésus (le soleil brillant de sa vérité et de son amour), et nous être réjouis en elle, nous sommes alors préparés pour faire face à un monde de troubles et de tribulations, et nos expériences de la plus profonde détresse amèneront par miracle une abondante bénédiction. Les eaux d’inquiétude et de trouble incessants peuvent nous paraître désespérément stériles, mais la puissance et la grâce de Dieu produisent les plus grandes bénédictions au travers des troubles et des chagrins les plus grands. « Car notre légère tribulation d’un moment opère pour nous, en mesure surabondante, un poids éternel de gloire » (2 Corinthiens 4:17). Comme nous pouvons remercier Dieu de tout cœur pour cela !

Les oiseaux qui volent dans le ciel nous enseignent que, par la foi, nos esprits peuvent s’élever bien au-dessus de nos circonstances dans ce monde, qui est « la vallée de l’ombre de la mort » (Psaume 23:4).

C’était là le cinquième jour.



8 - Genèse 1:27

Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa mâle et femelle.

16 octobre 1992

Le sixième jour, Dieu a d’abord fait les animaux. Actes 10:11-15 et 10:28 (la vision de l’apôtre Pierre, puis ses paroles à Corneille) montrent clairement que les animaux parlent en types des classes nombreuses de l’humanité. Mais, également le sixième jour, Dieu créa l’homme à son image, donnant à Adam et Ève la place d’autorité sur toute la création inférieure, animaux, oiseaux, et poissons. Adam est clairement un type du Seigneur Jésus, l’Homme de la droite de Dieu, à qui est donné le droit d’avoir toutes choses mises sous ses pieds. Effectivement, Il régnera à la fin, dans une gloire pleine de majesté, sur toute la création ; et Il aura à son côté son Épouse, l’Église, qui régnera avec lui.

L’homme, ayant été créé à l’image de Dieu, devait, ici-bas, représenter Dieu. Adam a failli à cela, mais le Seigneur Jésus est la véritable et parfaite représentation de Dieu, car il est Dieu, non pas seulement Homme.

De plus, cela parle d’une œuvre spirituelle que Dieu accomplit dans les croyants. Après avoir trouvé toute la gloire dans la Personne de Christ (le soleil du quatrième jour), et avoir reçu toute bénédiction au travers de la tribulation (le cinquième jour), le croyant fait l’expérience de ce qu’est la victoire véritable en ayant, en image, le monde sous ses pieds. Cela résulte de son association avec Christ, comme Ève était associée à Adam dans la position du gouvernement. Qu’il est heureux pour nous d’apprendre que « toutes choses sont à vous, soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit monde, soit vie, soit mort, soit choses présentes, soit choses à venir ; toutes choses sont à vous, et vous à Christ, et Christ à Dieu » (1 Corinthiens 3:21-23). Toutes ces choses coopèrent pour les meilleurs intérêts du croyant ; mais lui n’appartient pas au monde : il est à Christ. Étant ainsi liés à Lui, nous sommes alors appelés à représenter Dieu dignement devant tous.



9 - Genèse 1:27-28

Et Dieu créa l’homme à son image ; il le créa à l’image de Dieu : il les créa homme et femme. Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ; et dominez sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur tout être vivant qui se meut sur la terre.

3 septembre 2010

Il est écrit : « il les créa homme et femme », et ainsi, depuis le début, Dieu révéla ses pensées concernant l’union bénie de Christ et de l’Assemblée. C’est la première mention de relations humaines dans le monde, et le mariage garde sa place d’honneur, comme type de l’union de Christ et de l’Assemblée, dont il est parlé de manière si élevée en Éphésiens 5.

L’homme est une création particulière, ayant été créé à l’image de Dieu. L’esprit de l’homme l’élève au-dessus des animaux, lui donnant une conscience, la capacité de comprendre, de raisonner, et d’avoir communion avec Dieu et avec ses semblables. L’homme a ainsi été qualifié pour dominer sur les autres créatures vivantes et a été capable, dans une certaine mesure, de les amener sous son autorité.

Dieu ajoute à cela des directives précieuses : « Fructifiez, et multipliez, et remplissez la terre et l’assujettissez ». La civilisation était très développée avant le déluge, et quoique des millions d’humains soient morts depuis ce moment-là, le nombre d’habitants sur la terre aujourd’hui est certainement difficile à évaluer ! Lorsque le Seigneur Jésus viendra enlever les chrétiens, qu’il est triste de penser au nombre de ceux qui seront laissés pour connaître un jugement terrible ! Si les gens osent mettre cela en question, qu’ils se rappellent le déluge et ses conséquences dramatiques.

Ainsi, l’humanité a eu le grand privilège, de la part de Dieu, de Le représenter sur la terre, mais la faillite des humains, leur péché et leur rébellion en ont conduit un grand nombre dans le bourbier d’un jugement mérité. Que nous ne soyons pas au nombre de ceux-là, mais que, par la foi au Seigneur Jésus, nous puissions trouver le repos et la bénédiction dans Sa présence et par Sa grâce, et cela pour l’éternité.



10 - Genèse 2:3

Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant.

25 octobre 1992

Sept est le nombre de la plénitude, et au septième jour, Dieu se reposa de toute son œuvre. C’est seulement à cette occasion que nous lisons qu’il a béni ce jour et l’a sanctifié. Ce jour est mis à part de tous les autres comme ayant une signification supérieure.

C’est seulement à propos de ce jour qu’on ne trouve pas la mention de « soir et matin », car le temps n’intervient pas dans le repos éternel de Dieu. Il est certain que le repos de Dieu relatif à la première création a été interrompu par le péché, et que maintenant Dieu travaille, et qu’Il travaillera pendant la grande tribulation et le Millénium, et jusqu’à ce que, devant le grand trône blanc, tous les ennemis soient finalement et définitivement bannis. Alors le repos de Dieu dans la nouvelle création ne sera jamais interrompu.

« Ce jour » s’applique aussi au résultat de l’œuvre de Dieu dans un croyant. Dieu se repose, et le croyant se repose également dans l’assurance que, en Christ, il y a toute satisfaction pour Dieu. Cela correspond à ce qui est dit des « pères » en 1 Jean 2:13 et 14 : « Je vous écris, pères, parce que vous connaissez celui qui est dès le commencement ». Quand il est question des « pères », il n’est donné aucune exhortation (à l’inverse de ce qui est dit aux jeunes gens et aux petite enfants), car les pères sont considérés comme ayant atteint la maturité dans la connaissance du Seigneur Jésus, et jouissant paisiblement du repos à cause de Sa toute-suffisance.



11 - Genèse 2:2, 3

Et Dieu eut achevé au septième jour son œuvre qu’il fit ; et il se reposa au septième jour de toute son œuvre qu’il fit. Et Dieu bénit le septième jour, et le sanctifia ; car en ce jour il se reposa de toute son œuvre que Dieu créa en la faisant.

10 septembre 2010

Le septième jour a donc une place spéciale, donnée par Dieu, du fait qu’aucun travail n’était fait : Dieu s’est reposé ce jour-là. Ce repos, cela est triste à dire, a été très vite interrompu à cause du péché de l’homme, de sorte que le Seigneur Jésus dit, en Jean 5:17 : « Mon Père travaille jusqu’à maintenant, et moi je travaille ». Mais ce repos de Genèse 2 symbolise l’éternité, comme nous le lisons, en Hébreux 4:9 : « Il reste donc un repos sabbatique pour le peuple de Dieu ». Ceci tourne nos regards vers l’éternité, où il n’y aura plus ni travaux ni peines.

Pendant de nombreuses années, cependant, Israël a été mis sous la loi, ce qui comportait la responsabilité d’honorer le sabbat. Cependant, Israël ne s’y soumettait pas, mais se rendit coupable de violer continuellement le sabbat. Toutefois, maintenant que le Seigneur Jésus est venu, qu’il a souffert, qu’il est mort sur la croix par amour pour les pécheurs, il n’y a plus du tout de commandement de garder le sabbat. En fait, nous ne sommes à aucun point de vue assujettis à des lois ou à des commandements, mais par la foi dans le Seigneur Jésus nous sommes passés de la mort à la vie, et nous avons le privilège d’être « sous la grâce » (Romains 6:14). Et la grâce de Dieu a une puissance merveilleuse pour diriger ceux qui la reçoivent.

Il nous est dit, en Actes 20:7 : « Et le premier jour de la semaine, lorsque nous étions assemblés pour rompre le pain ». Ce n’était pas le sabbat, c’était le premier jour de la semaine, le jour de la résurrection, qui a introduit la dispensation de la grâce de Dieu. Il n’y avait pas une loi qui les oblige à faire cela, mais l’Esprit de Dieu les conduisait. Quand tel est le cas, nous jouissons d’un bref avant-goût de la joie éternelle que nous partagerons avec le Seigneur Jésus dans un jour très proche. Viens, Seigneur Jésus !



12 - Genèse 2:21-23

Et l’Éternel Dieu fit tomber un profond sommeil sur l’homme, et il dormit ; et il prit une de ses côtes, et il en ferma la place avec de la chair. Et l’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise de l’homme, et l’amena vers l’homme. Et l’homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair : celle-ci sera appelée femme (Isha), parce qu’elle a été prise de l’homme (Ish).

17 septembre 2010

Le premier chapitre de la Genèse a déjà dit que Dieu avait créé l’homme et la femme ; le chapitre 2 explique la manière dont Dieu a fait cela, ce qui fournit un tableau magnifique de l’action de sa grâce. Adam a été créé en premier. Ensuite Dieu, ayant fait tomber Adam dans un profond sommeil, l’a opéré pour lui retirer une de ses côtes, en guérissant immédiatement la blessure, et en employant ensuite la côte pour former le corps de la femme.

Mais ce récit est destiné à nous donner une image frappante des grandes souffrances de Christ — dans sa mort sur la croix du Calvaire dont nous parle le profond sommeil — afin d’amener une épouse, type de l’Église. Cette épouse est vraiment os de ses os et chair de sa chair (verset 23), comme le dit le passage d’Éphésiens 5:30 : « Christ … nous sommes membres de son corps, — de sa chair et de ses os ».

De même que la place de l’Église est une place de soumission à Christ, la place convenable pour la femme est d’être soumise à l’homme. Les maris font quelquefois mauvais usage de l’autorité que Dieu leur a donnée, en étant grossiers avec leur femme : ils n’ont pas d’excuse pour cela. D’autre part, les femmes peuvent se rendre coupables en cherchant à prendre la place de l’homme et à le dominer, ce qui est tout aussi inexcusable. En fait, Ève n’était pas à sa place quand elle a écouté le tentateur et a mangé de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, et en a donné aussi à Adam. Lorsqu’elle a été tentée par Satan, elle aurait dû parler de la chose à Adam, mais elle ne l’a pas fait.



13 - Genèse 2:24

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair.

9 janvier 1995

Adam n’avait pas de choix possible. Il était lié à la femme que Dieu lui avait préparée. On ne trouve aucune indication qu’ils aient jamais été séparés ou divorcés, bien qu’Adam ait vécu 950 ans. Cette première relation merveilleuse que Dieu a établie pour le bonheur de l’humanité est vraiment extraordinaire parce qu’elle illustre la relation éternelle entre le Seigneur Jésus et son Église. Cette relation ne pourra jamais être brisée.

Si des chrétiens envisagent de se marier, ils devraient, l’un et l’autre, être absolument convaincus que c’est le Seigneur lui-même qui les donne l’un à l’autre. En conséquence, le mari devrait considérer sa femme comme étant un don spécial de la part de Dieu, et la femme, reconnaître en son mari le don spécial que Dieu lui fait. La valeur merveilleuse de ce fait ne pousse-t-elle pas chacun des cœurs à une profonde reconnaissance envers Dieu ? Ne devrait-il pas y avoir aussi une ferme décision des cœurs de ne jamais tromper la confiance réciproque, mais d’être liés de tout cœur dans l’unité, la foi, et l’amour ?

Dans ce premier mariage, bien qu’Adam n’ait eu ni père ni mère à quitter, le principe est pourtant établi que l’homme « quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme ». Le mot s’attacher implique dévouement, fidélité, et amour. L’homme n’a donc jamais d’excuse pour négliger d’aimer sa femme. Si son amour se refroidit, il doit lui-même porter remède à cela, car la Parole de Dieu lui dit : « Maris, aimez votre propre femme » (Éphésiens 5:25). La Parole insiste aussi, parlant aux épouses : « Femmes, soyez soumises à votre propre mari comme au Seigneur » (Éphésiens 5:22). Si le mari comme la femme décident d’obéir à ce que l’Écriture enseigne à chacun d’eux, le Seigneur lui-même dissipera toutes les difficultés qui pourraient survenir. Car la première condition indispensable dans la relation du mariage, comme en toute autre chose, c’est que le Seigneur Jésus soit le Centre.



14 - Genèse 2:24 (2)

C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère, et s’attachera à sa femme, et ils seront une seule chair.

1 septembre 1984

Dieu a présenté à Adam une femme selon Ses propres pensées. Adam n’a pas eu le choix. Il n’a d’ailleurs pas divorcé, bien qu’il ait vécu 930 ans. Ainsi, depuis le tout début, le principe du mariage est posé clairement, pour que nous y attachions foi. Le croyant, aujourd’hui, devrait avoir pleinement confiance que s’il est dans la pensée de Dieu qu’il ou elle se marie, on peut Lui faire confiance pour qu’Il pourvoie au conjoint adéquat, comme Il le fit pour Adam. Ce ne serait certainement pas dans les plans de Dieu d’amener un croyant à épouser un incrédule. En fait, il y a plus que cela, car un croyant est libre de se marier seulement « dans le Seigneur », c’est-à-dire en étant soumis à la volonté de Dieu ; en effet, parce que deux personnes sont sauvées, ce n’est pas une raison suffisante pour supposer qu’elles sont faites l’une pour l’autre comme mari et femme.

Que le croyant s’attende au Seigneur, et qu’il Lui fasse réellement confiance, afin que le Seigneur le (ou la) conduise vers le conjoint souhaitable et au moment convenable. Cela demande une foi simple et sincère. Les mariages à l’essai sont une insulte à Dieu, car ils ne montrent aucune espèce de foi, mais sont une expérience charnelle qui laisse complètement Dieu de côté.

Un homme qui envisage le mariage doit être, à l’avance, pleinement préparé à être attaché à sa femme. Cela implique une fidélité sans faille, un dévouement sans partage, et un amour pur et honnête. Une femme doit aussi être préparée auparavant à se dévouer de bon cœur pour le bien réel de son mari. Si tous les deux n’ont pas, de tout leur cœur, cette bonne volonté et ce sentiment d’être guidés par Dieu, il est bien mieux qu’ils continuent à s’attendre au Seigneur. Car lorsqu’ils sont mariés, ils doivent être « une seule chair », unis pour la vie par Dieu. Union précieuse et sainte !



15 - Genèse 3:6

La femme vit que l’arbre était bon à manger, et qu’il était un plaisir pour les yeux, et que l’arbre était désirable pour rendre intelligent ; et elle prit de son fruit et en mangea ; et elle en donna aussi à son mari pour qu’il en mangeât avec elle, et il en mangea.

2 octobre 2010

Quand Dieu plaça Adam et Ève dans le jardin d’Éden, il leur interdit une seule chose. Il leur était permis de manger de tous les nombreux arbres du jardin, sauf de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Parce qu’il leur était interdit de manger de cet arbre, cet arbre eut évidemment beaucoup d’attrait pour Ève, et Satan profita bientôt de cela. Ève répondit à la question de Satan en disant : « Nous mangeons des fruits des arbres du jardin ; mais du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n’en mangerez point et vous n’y toucherez point, de peur que vous ne mouriez ». Mais Dieu n’avait pas dit : Vous n’y toucherez pas, ni non plus : de peur que vous ne mouriez, mais « tu mourras certainement » (chapitre 2:17). N’étant pas soigneuse dans la manière dont elle répétait les paroles de Dieu, elle était déjà sur le chemin de la désobéissance réfléchie.

Les gens sont assez insensés pour objecter que ce n’était pas juste, de la part de Dieu, de punir l’homme pour avoir simplement pris un fruit, que c’était quelque chose de peu d’importance. Mais ce n’était pas du tout une chose sans importance. C’était une désobéissance délibérée à la parole du Dieu Vivant. Dieu avait-il donné un commandement sévère, injuste, auquel il était pratiquement impossible à l’homme d’obéir ? Absolument pas ! Mais Dieu a le droit de mettre l’homme à l’épreuve. Il l’a exercé correctement par un test relativement aisé, et l’homme a montré qu’il était désobéissant. C’est pourquoi la sentence de mort « a passé à tous les hommes, en ce que tous ont péché » (Romains 5:12). Mais Dieu a répondu à toute cette question avec une bonté merveilleuse, en donnant son Fils bien-aimé, afin qu’Il souffre sur la croix pour les péchés de toute l’humanité. Et Dieu offre maintenant gratuitement à tous ceux qui veulent recevoir Christ, le don d’un pardon entier et de la vie éternelle. Comme il est plus sage de recevoir ce don immense, plutôt que le fruit de l’arbre défendu !



16 - Genèse 3:8

Ils entendirent la voix de l’Éternel Dieu qui se promenait dans le jardin au frais du jour. Et l’homme et sa femme se cachèrent de devant l’Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.

16 octobre 2010

On a dit que la conscience faisait de nous tous, des lâches, et cela se voit dès le début de l’histoire de l’homme sur la terre. Adam a répondu à Dieu : « J’ai entendu ta voix dans le jardin, et j’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché » (verset 10). Il est évident que l’Éternel savait où ils étaient, mais Il les a appelés et ils ne pouvaient plus se cacher. Les hommes, depuis, ont bien appris d’Adam comment rejeter le blâme d’une mauvaise action sur quelqu’un d’autre. En fait, en même temps qu’il blâmait sa femme de lui avoir donné du fruit de l’arbre, il laissait entendre que Dieu était aussi en cause, parce que c’était Lui qui lui avait donné sa femme (verset 12). L’Éternel a alors questionné Ève, et elle a blâmé le serpent pour l’avoir trompée (verset 13). Du moins, ils ont tous deux confessé « et j’en ai mangé ».

Mais l’Éternel mettrait l’inimitié entre le serpent et la femme et sa semence (verset 15). Il est clair que cette semence ne peut être que le Seigneur Jésus qui, bien des années plus tard, est né d’une vierge, bien que ses origines aient été « d’ancienneté, dès les jours d’éternité » (Michée 5:2). Le Fils de Dieu, qui dans le temps est devenu Homme, détruirait entièrement les œuvres du diable. Il écraserait la tête du serpent, bien que, en faisant cela, il souffrirait d’avoir le talon brisé. Ceci se réfère évidemment aux souffrances et à la mort du Seigneur Jésus sur la croix du Calvaire. Que le serpent ait la tête brisée signifie la destruction complète de Satan par la valeur infinie de la croix de Christ.

L’Éternel Dieu fit des vêtements de peau et en revêtit Adam et Ève (verset 21). Cela nécessita la mort d’un animal, type de la mort de Christ pour nous pardonner nos péchés, et le fait que nous sommes revêtus de Christ notre Justice. Quelle grâce merveilleuse !



17 - Genèse 6:13-14

Et Dieu dit à Noé : La fin de toute chair est venue devant moi, car la terre est pleine de violence à cause d’eux ; et voici, je vais les détruire avec la terre. Fais-toi une arche de bois de gopher. Tu feras l’arche avec les loges, et tu l’enduiras de poix en dedans et en dehors.

4 novembre 2010

Au tout début de l’histoire de l’homme, sa culpabilité était devenue si grande que Dieu ne la supporterait plus. Il dit à Noé qu’Il détruirait la terre par un déluge d’eaux. En prévision de cela Il donna à Noé des instructions complètes concernant la manière dont il devrait construire une arche. Cela prendrait longtemps, car l’arche devait avoir de la place, non seulement pour huit êtres humains, mais pour de nombreux animaux. Pendant cette longue période, Noé était un « prédicateur de justice » (2 Pierre 2:5). Nous pouvons nous imaginer les moqueries que Noé a dû souffrir de la part d’un monde incroyant. Personne, en dehors de sa famille, ne voulait le croire, bien qu’ils aient eu, pendant de longues années, l’occasion de se tourner vers l’Éternel et d’être acceptés dans l’arche.

Quelle image frappante nous avons là de l’attitude des gens aujourd’hui, qui ont entendu parler du Seigneur Jésus, la seule arche de sécurité pour l’humanité, de devant le jugement à venir. Et cependant, malheureusement, ils refusent de croire qu’ils vont encourir un tel jugement. Leur conscience leur dit qu’ils ne peuvent pas mépriser la patiente grâce de Dieu, et s’attendre en même temps à ne pas recevoir ce que mérite leur culpabilité. Il y a certainement un parallèle frappant avec la manière dont les gens, aujourd’hui, réagissent vis-à-vis de l’évangile de la grâce de Dieu. Christ leur est prêché comme étant le seul moyen de salut à l’égard du péché dont ils savent parfaitement qu’il sera rétribué par le jugement futur.

À partir du déluge, tous ceux qui sont nés sur la terre sont la descendance de Noé et de ses trois fils avec leurs épouses. Mais des multitudes d’humains n’ont pas suivi la foi de leurs ancêtres, et courent le même danger que les contemporains de Noé. Assurez-vous donc de ne pas laisser passer le temps pour recevoir « le don de grâce de Dieu », qui est « la vie éternelle dans le Christ Jésus, notre Seigneur » (Romains 6:23).



18 - Genèse 9:2

Et vous serez un sujet de crainte et de frayeur pour tout animal de la terre, et pour tout oiseau des cieux, pour tout ce qui se meut sur la terre, aussi bien que pour tous les poissons de la mer ; ils sont livrés entre vos mains.

31 octobre 1992

Avant que le péché soit entré dans le monde, Dieu avait dit à Adam de dominer sur toute la création inférieure (Genèse 1:28). Mais il n’a pas été donné cette autorité à Noé. Maintenant que le péché avait gâché les choses, l’autorité de l’homme était grandement affaiblie, et il est seulement dit à Noé que la crainte et la frayeur devant l’homme seraient sur les être inférieurs. C’est une grande grâce, car si les animaux, dont beaucoup ont une très grande force physique, ne craignaient pas l’homme, ils pourraient pratiquement détruire toute la population humaine. Mais Dieu a mis cette crainte en eux, bien qu’ils n’aient plus une sujétion spontanée devant l’homme, comme c’était le cas dans le jardin d’Éden,

D’autre part, les humains n’étaient plus limités à consommer une alimentation purement végétarienne (verset 3). Il leur était permis de se nourrir de toutes les viandes animales, tout autant que de végétaux et de fruits. Il n’y avait aucune restriction, comme il en a été introduit plus tard pour Israël sous la loi (Lévitique 11) — chose qui a été ensuite abrogée après la mort du Seigneur Jésus (Actes 19:15 ; 1 Timothée 4:4-5). Il est certain qu’il est important d’être modéré quant à la nourriture, et que, si quelqu’un s’aperçoit qu’un aliment lui cause des problèmes physiques, il est sage d’éviter cet aliment, mais Dieu n’en interdit aucun.

Cependant, quand on mangeait la viande d’animaux, Dieu défendait formellement qu’on en mange le sang (verset 4). À partir du moment où il a été permis de manger de la viande, le sang a toujours été interdit. Et cela est vrai de toutes les dispensations (Actes 15:28-29). La raison de cela, c’est qu’il est dit que le sang, c’est « la vie » de la créature, et que la vie appartient exclusivement à Dieu. En nous abstenant de manger du sang, nous reconnaissons donc les droits du Créateur.



19 - Genèse 11:3

Et ils dirent : Allons, faisons des briques, et cuisons-les au feu. Et ils avaient la brique pour pierre, et ils avaient le bitume pour mortier.

10 novembre 1992 et 6 janvier 1996

Ces constructeurs de la ville et de la tour de Babel avaient pour but de poser les bases d’une civilisation solide, unie, pour eux-mêmes. Au lieu de se confier en Dieu, ils étaient motivés par leurs avantages matériels. Ils souhaitaient l’unité, mais non pas la soumission à Dieu. Ils ne trouvèrent pas de pierres de construction sur la plaine, aussi ils fabriquèrent des briques à partir de la terre glaise de la région. « Ils avaient la brique pour pierre, et ils avaient le bitume pour mortier ». Dieu attire l’attention sur ces matériaux de remplacement, parce que Dieu construit avec des pierres — « des pierres vivantes » (1 Pierre 2:5), un type des croyants qui sont l’ouvrage de Dieu et ne sortent pas des mains de l’homme ; et Il emploie le mortier du Saint Esprit de Dieu pour les lier ensemble. La brique, naturellement, ne dure pas aussi longtemps que la pierre, parce qu’elle est faite de main d’homme.

Empiler des briques est plus facile que maçonner des pierres, parce que les briques sont toutes fondues dans le même moule. Les gens qui sont simplement enseignés par des hommes sont formés selon l’enseignement personnel de ces hommes — ils sont « cuits au four », c’est-à-dire formatés avec soin conformément à cette ligne de pensée, et facilement rassemblés puisque leurs vues sont rendues identiques par ce lavage de cerveau.

Mais le Seigneur Jésus édifie son Église avec des pierres. Un maçon qui construit avec des pierres doit être plus habile que celui qui empile des briques, parce qu’il doit prendre des pierres de formes et de dimensions variées, et les assembler correctement.

Notre Dieu amène à la conversion des personnes d’origines, de cultures et de convictions différentes. Il agit dans leur cœur de manière à produire entre elles une unité spirituelle vitale qui est beaucoup plus forte qu’une unité de création humaine, car les croyants sont liés ensemble par l’Esprit du Dieu vivant. C’est une unité dans la diversité, car chacun conserve son caractère propre et sa propre utilité : quoiqu’ils soient tous différents les uns des autres, ils sont unis dans le Christ Jésus par la puissance de l’Esprit de Dieu.



20 - Genèse 11:4

Et ils dirent : Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre.

11 novembre 2010

À la suite du déluge, les hommes se sont consultés et ont décidé de construire une ville qui les garderait groupés, et une tour « dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux », symbole de leur orgueil quant à leurs réalisations. La même chose a continué, au travers des âges, à influencer les pensées des hommes. Dieu est mis de côté, parce que l’homme préfère ses propres capacités à faire des plans pour ses buts propres.

L’Éternel est alors descendu pour observer ce que faisait l’homme. Car tout cela, en fait, était une insulte au Dieu vivant. Et qu’a-t-Il fait ? — Les hommes avaient une seule langue, et Dieu a mis dans leur bouche des langues différentes, ce qui les a séparés les uns des autres, chacun n’ayant désormais de relations qu’avec ceux qui parlaient la même langue. Cette division des langues les a dispersés, et l’unité qu’ils recherchaient a été complètement perdue. Leur projet, en conséquence, a été appelé Babel, qui signifie confusion, ce qui correspond en type à la corruption de la chrétienté, la Babylone du Nouveau Testament.

Mais en Actes 2:1-4, nous trouvons la merveilleuse œuvre de Dieu lorsqu’Il a envoyé le Saint Esprit, qui a rempli toute la maison où les disciples étaient assis. « Et ils furent tous remplis de l’Esprit Saint, et commencèrent à parler d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’énoncer ». C’était l’inversion merveilleuse de ce qui avait été fait à la tour de Babel. L’action de l’homme avait eu pour résultat une perte complète de l’unité ; maintenant, l’œuvre de l’Esprit de Dieu rassemblait, dans une parfaite unité, ceux qui avaient une foi vivante dans le Seigneur Jésus, qui pouvaient maintenant se comprendre les uns les autres par la puissance de l’Esprit de Dieu. C’est l’unité qui s’applique maintenant à tous les croyants sous le ciel, qui ont « tous été baptisés d’un seul Esprit pour être un seul corps » (1 Corinthiens 12:13), le corps de Christ. Unité combien précieuse !



21 - Genèse 11:4

Et ils dirent : Allons, bâtissons-nous une ville, et une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ; et faisons-nous un nom, de peur que nous ne soyons dispersés sur la face de toute la terre.

17 janvier 1996

La Babel de ce chapitre symbolise la Babylone du Nouveau Testament (Apocalypse 17-18), un grand système religieux conçu par des hommes, quoiqu’ils se prétendent être l’Église. Ils ont de grandes aspirations : premièrement, « bâtissons-nous une ville ». C’est l’égoïsme humain qui veut « une ville », une grande compagnie de gens, dont ils puissent à présent se vanter. Abraham avait un autre caractère : « Il attendait la cité qui a les fondements, dont Dieu est l’architecte et le créateur » (Hébreux 11:10). La foi peut attendre que Dieu accomplisse ce qui a une valeur durable. La cité sera absolument pure : « d’or pur, semblable à du verre pur » (Apocalypse 21:18), ce qui fait contraste avec les intrigues, la violence et la corruption qui caractérisent les villes du monde.

Ces hommes se proposent aussi de faire « une tour dont le sommet atteigne jusqu’aux cieux ». C’est un centre élevé, qui domine tout, symbole de leur orgueil. Mais le Centre de l’Église de Dieu, c’est le Seigneur Jésus Christ, qui est « élevé plus haut que les cieux » (Hébreux 7:26). Les cieux parlent de gouvernement et d’autorité : « les cieux dominent » (Daniel 4:26), et les humains aimeraient prendre cette autorité dans leurs propres mains inhabiles. Mais le Seigneur Jésus dit : « Toute autorité m’a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matthieu 28:18).

Le véritable but de ces constructeurs ambitieux est exprimé dans leurs paroles : « et faisons-nous un nom ». Ils veulent un grand nom pour eux-mêmes. Mais Celui qui est le seul à qui Dieu donne un grand nom, c’est le Seigneur Jésus Christ : « Dieu l’a haut élevé et lui a donné un nom au-dessus de tout nom, afin qu’au nom de Jésus se ploie tout genou » (Philippiens 2:9-10). Quel privilège merveilleux est donc celui de l’Asssemblée du Dieu vivant, d’être réunie en son nom, le nom du Fils unique de Dieu.



22 - Genèse 12:6-7

Et Abram passa au travers du pays jusqu’au lieu de Sichem, jusqu’au chêne de Moré. Et le Cananéen était alors dans le pays.

27 janvier 1996

Quand Abram obéit à l’appel de Dieu et vint dans le pays de Canaan, sa première étape fut Sichem et les chênes de Moré. Sichem signifie épaule, et Moré, maître qui enseigne. L’épaule parle de porter des responsabilités. C’est un point initial pour une réelle valeur de l’enfant de Dieu. Nous sommes trop nombreux à vouloir éviter les responsabilités, mais si nous acceptons volontiers une place où rendre au Seigneur Jésus un témoignage de manière responsable, nous en trouverons le bon résultat en étant bien enseignés, comme l’implique Moré : enseignant. Nous ne recevrons pas un bon enseignement si nous n’acceptons pas la responsabilité que l’enseignement entraîne.

Il nous est dit aussi que « le Cananéen était alors dans le pays ». Cananéen signifie trafiqueur, ce qui nous rappelle qu’il y a ceux qui se prétendent chrétiens mais qui n’usent du christianisme que comme d’une marchandise. Cela génère une véritable épreuve de foi pour ceux qui désirent marcher avec Dieu. Mais malgré les Cananéens, Abram accepterait de prendre ses propres responsabilités et se laisserait enseigner par Dieu. Ne prenons pas les Cananéens comme excuse pour manquer de nous appliquer à obéir pleinement à la Parole de Dieu et à apprendre de cette Parole de manière vitale et pratique.

À ce moment-là, l’Éternel apparut de nouveau à Abram, pour la première fois depuis qu’Il l’avait appelé. Lorsque nous avons montré que nous étions disposés à prendre la responsabilité de marcher avec Dieu et d’apprendre de Sa Parole, Dieu, alors, nous encouragera certainement en nous accordant la bénédiction de sa présence. Il dit à Abram qu’Il donnerait le pays à ses descendants. Et alors Abram bâtit son premier autel. L’autel caractérise le côté positif de toute la vie d’Abram. Il évoque sa relation avec Dieu, car l’autel est un type de Christ, dont le sacrifice donne au croyant une position de justice devant les yeux de Dieu. Au verset 8 il est dit qu’Abram « tendit sa tente », ce qui indique sa position vis-à-vis du monde : il ne s’installe pas, mais passe comme un pèlerin à travers un pays étranger — un exemple pour nous.



23 - Genèse 12:8

Et il (Abram) se transporta de là vers la montagne, à l’orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l’occident et Aï à l’orient ; et il bâtit là un autel à l’Éternel et invoqua le nom de l’Éternel.

3 décembre 1992

Peu après son arrivée dans le pays où Dieu l’avait envoyé, Abram se déplaça vers un endroit entre Béthel, à l’ouest, et Aï à l’est. Il était venu depuis l’est, et se dirigeait donc vers Béthel. Aï veut dire ruines. L’homme de foi prend conscience que ce qu’il a laissé derrière lui n’a pas de valeur réelle, exactement comme Paul l’écrit en Philippiens 3:7-8 : « Mais les choses qui pour moi étaient un gain, je les ai regardées, à cause du Christ, comme une perte. Et je regarde même aussi toutes choses comme étant une perte, à cause de l’excellence de la connaissance du Christ Jésus, mon Seigneur, à cause duquel j’ai fait la perte de toutes et je les estime comme des ordures, afin que je gagne Christ ». Paul s’était auparavant beaucoup enorgueilli de ses avantages et de ses actions éminentes, mais la gloire du Seigneur Jésus ayant éclaté devant ses yeux, ces choses passées perdirent toute leur valeur pour lui.

Abram tournait donc le dos à Aï, et regardait vers Béthel, qui signifie la maison de Dieu. Il avait quitté la maison de son père pour trouver des valeurs infiniment supérieures dans la maison de Dieu. Ce qui est le caractère le plus important de la maison de Dieu, c’est que Dieu y habite ; cependant la maison de Dieu implique tous les intérêts de Dieu. Ce qui lui correspond aujourd’hui en type est exprimé en 1 Timothée 3:15 : « la maison de Dieu, qui est l’assemblée du Dieu vivant ». Les intérêts de Dieu, dans la dispensation actuelle de la grâce, sont concentrés dans l’Église de Dieu, qui embrasse tous les enfants de Dieu rachetés, à travers le monde entier. Cela signifie, en conséquence, d’abandonner tous les avantages et les aspirations égoïstes, pour trouver la joie et la bénédiction réelles dans les choses de Dieu, en montrant de l’amour et de la considération sans égoïsme pour tous les membres du corps de Christ, l’Assemblée.



24 - Genèse 12:9, 10

Et Abram partit, marchant et allant vers le midi. Et il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays.

10 décembre 1992

Abram avait montré une décision louable en laissant derrière lui tout ce qu’il avait certainement beaucoup apprécié auparavant, afin de placer au premier plan les intérêts de son Seigneur. Et en cela même, il avait été grandement béni, comme nous le serons aussi lorsque les instructions de Dieu nous deviennent précieuses.

Maintenant, pourtant, il continue à se déplacer vers le midi. Le midi parle de circonstances favorables et agréables (voir Actes 27:13, épisode du dernier voyage de l’apôtre Paul). Même si nous pouvons avoir pris la ferme décision d’abandonner notre vie antérieure et de choisir à sa place les intérêts de Dieu, il y a cependant encore des dangers auxquels nous risquons d’être exposés. Les circonstances agréables et faciles ont de l’attrait, et si nous les recherchons, nous risquons d’aller trop loin. Les circonstances changent, et nous devons être conscients que c’est Dieu qui les modifie. C’est pourquoi nous devons rechercher la pensée de Dieu à l’égard de tous nos déplacements. Si nous avons trop regardé aux circonstances, alors, quand elles se détériorent, comme dans le cas d’Abram, où il y a eu une famine dans le pays, nous courons le danger de chercher des moyens de nous accommoder des circonstances, au lieu de rechercher plus sincèrement la direction de Dieu.

Dieu aurait-il pu prendre soin d’Abram dans le pays, malgré la famine ? — Certainement. Mais Abram n’a pas pensé à envisager cela : il est descendu en Égypte, qui était hors du pays de la promesse. Comme nous aussi pouvons facilement manquer à l’égard de cet exercice simple et réel de foi dans le Dieu vivant ! Mais en Égypte, Abram a renié sa relation d’époux de sa femme. Si nous allons au mauvais endroit, nous pouvons, nous aussi, très facilement, renier la vérité qui nous est pourtant très précieuse, comme Saraï l’était pour Abram. Cela serait sûrement une chose des plus affligeante pour toute conscience pieuse. Où est notre foi ?



25 - Genèse 13:5-7 ; 14-15

Et Lot aussi, qui allait avec Abram, avait du menu et du gros bétail, et des tentes. Et le pays ne pouvait les porter pour qu’ils habitassent ensemble. Et il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d’Abram et les bergers des troupeaux de Lot…

Et l’Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève tes yeux, et regarde … car tout le pays que tu vois, je te le donnerai.

18 novembre 2010

Lorsqu’Abram avait quitté son pays, Lot, le fils de son frère, était allé avec lui (Genèse 12:4). Mais Lot n’avait pas été appelé par Dieu. Lui serait-il possible de persévérer dans le chemin dans lequel Dieu avait appelé Abram ? La mise à l’épreuve ne se fit pas attendre. Une querelle survint entre les bergers des troupeaux d’Abram et ceux des troupeaux de Lot. Abram, sagement, demanda à Lot de se séparer de lui, et donna à Lot le privilège de choisir le pays qu’il souhaitait. C’était de la grâce de la part de l’homme de foi. Cependant, parce que Lot n’avait pas la foi de son oncle, il choisit ce qui lui parut être le pays le plus fertile et productif : et il planta ses tentes en direction de Sodome, une ville d’une grande méchanceté. Abram accepta cette décision comme étant le choix de l’Éternel pour lui, car c’était un homme de foi. Mais quand nous entendons de nouveau parler de Lot, il était déjà installé dans la ville de Sodome. Quand une guerre éclata entre différents rois, Lot fut emmené captif, lui et ses biens. Abram poursuivit immédiatement les pilleurs, et Dieu lui donna la victoire sur l’ennemi – et Lot fut libéré.

La foi d’Abram se voit aussi dans le récit concernant Melchisédec, qui apporta du pain et du vin pour le restaurer. Abram lui donna la dîme du butin (Genèse 14:18-24) En Hébreux 7, Melchisédec est vu comme un type du Seigneur Jésus. Le roi de Sodome (type de Satan) voulait recouvrer les personnes, mais offrait les biens à Abram. Celui-ci refusa absolument cela à cause de sa foi dans le Dieu Très-Haut. Puissions-nous estimer et imiter sa foi !



26 - Genèse 14:14

Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit hommes nés dans sa maison, et poursuivit les rois jusqu’à Dan.

17 décembre 1992

Lot, bien qu’il ait été un croyant, avait choisi les plaines bien arrosées de Sodome, puis avait dérivé jusque dans la ville de Sodome, dont les habitants étaient extrêmement méchants aux yeux de Dieu. Puis, lorsque quatre rois en attaquèrent cinq autres (y compris Sodome), Lot, de même que beaucoup d’autres, furent emmenés en captivité.

Dans des circonstances normales, Abram serait resté calmement à l’écart d’un conflit entre des rois païens ; mais une seule chose le décida à intervenir : son frère Lot était parmi les captifs. C’est l’image d’un croyant qui est dans une situation fausse et qui, à cause de cela, est entraîné dans des doctrines spirituelles fausses. Il est certain que le manque de foi de Lot était à blâmer, mais la sollicitude qu’Abram a eue pour lui l’a poussé à agir par une véritable décision de foi pour délivrer son frère.

Abram n’était pas un guerrier, mais il avait des serviteurs nés dans sa maison (318), des hommes exercés. Nous n’avons pas besoin de nous être entraînés à la controverse pour être en bénédiction à des âmes en les délivrant de leurs erreurs. Mais ce dont nous avons besoin, c’est d’être formés dans la maison de Dieu, dans l’assemblée du Dieu vivant. Là nous recevons l’enseignement et la nourriture qui font croître nos âmes dans la connaissance et dans la jouissance du Seigneur Jésus Christ. C’est Christ, et non pas l’art de la guerre, que nous apprenons à connaître. Nous n’avons pas besoin des grandes institutions humaines pour étudier la Parole de Dieu comme il convient, mais nous avons besoin de l’enseignement de Dieu dans la maison de Dieu. C’est cela seul qui nous rendra capables d’agir pleinement par la foi.

En peu de temps Abram gagna la victoire sur les quatre rois, et ramena tous les captifs et le butin, mais en particulier son frère Lot. Abram n’avait recherché aucun bien pour lui-même ; il avait seulement recherché son frère. Dieu récompense une telle foi.



27 - Genèse 14:14

Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit hommes nés dans sa maison, et poursuivit les rois jusqu’à Dan.

5 février 1996

Abram ne se serait jamais impliqué dans un conflit de quatre rois aux prises avec cinq. Mais quand il entendit que son frère Lot avait été emmené captif. Il n’hésita pas à intervenir et mit en campagne ses 318 serviteurs, nés dans sa maison, pour poursuivre les quatre rois. Il y a là une heureuse illustration des croyants, nés dans la maison de Dieu, l’Église du Dieu vivant. Ils n’ont pas besoin d’être formés par les hommes sages du monde ou les instituts de théologie. Dieu les a formés dans Sa propre maison, l’Assemblée. La meilleure formation est celle qu’on trouve dans la communion avec les enfants de Dieu, où Dieu est libre d’enseigner sa Parole au travers de tous les dons qu’Il a donnés aux Siens.

Abram ne souhaitait pas mener une vie de guerrier : son but était la connaissance de Dieu. Nous, de même, devrions être bien enseignés dans les voies du Seigneur, mais non pas dans le but de combattre. Cependant, si nous trouvons qu’il est nécessaire de combattre, nous serons mieux préparés pour cela que ceux qui se complaisent dans la controverse, car alors ce sera dans la bataille de Dieu que nous nous engagerons, et non dans une bataille pour une cause ou un principe quelconques.

Un seul verset (verset 15) suffit pour décrire la bataille d’Abram avec les quatre rois, et sa victoire complète. Il n’y a pas de doute que ses 318 hommes étaient de beaucoup moins nombreux que l’armée de ses adversaires, mais l’Éternel n’est pas dépendant du nombre. Dieu récompensa la foi d’Abram en faisant fuir à une grande distance, jusqu’à Hoba, au nord de Damas, ses ennemis qu’il poursuivait.

Abram revint alors avec tous les biens qui avaient été pris, ainsi qu’avec Lot, les femmes, et les autres personnes qui avaient été capturées (verset 16). Abram obtint ainsi ce qu’il désirait : délivrer Lot. Si c’est un amour sincère pour le peuple de Dieu qui nous amène à combattre, Dieu nous donnera la victoire.



28 - Genèse 14:18-20

Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut) ; et il le bénit, et dit : Béni soit Abram de par le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre ! Et béni soit le Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains. Et Abram lui donna la dîme de tout.

26 décembre 1992

Abram était revenu, à la suite d’un conflit inhabituel, dans lequel Dieu l’avait béni en délivrant beaucoup d’hommes (y compris son frère Lot) qui étaient captifs de quatre rois. Mais à la suite d’une victoire il y a toujours le danger de nous relâcher dans notre attention et de nous laisser aller à la satisfaction de notre orgueil naturel. Qu’il est donc heureux de voir venir Melchisédec avec du pain et du vin pour restaurer Abram.

Melchisédec est un beau type du Seigneur Jésus (Hébreux 7:1-3). Le Fils de Dieu, notre Sauveur béni, aime à nous rencontrer dans de tels moments, en nous rappelant son propre sacrifice, infiniment grand — le pain, type de son corps donné pour nous, le vin, de son sang versé pour nous. Quand nous méditons sur ce grand sacrifice, nos plus grandes réalisations pâlissent jusqu’à perdre toute signification. Nous connaissons maintenant le Seigneur Jésus comme le Grand Sacrificateur selon l’ordre de Melchisédec, qui intercède pour nous à la droite de Dieu, veillant fidèlement à la protection et à la bénédiction des enfants de Dieu.

Abram donne ensuite à Melchisédec la dîme du butin. La foi, en réponse à l’amour du Seigneur Jésus, lui donne de bon cœur et joyeusement. En même temps, Abram est fortifié pour refuser l’offre du roi de Sodome, de prendre les biens, et de laisser ce roi prendre les âmes. Abram n’avait cherché à recouvrer que l’âme de son frère. Il ne prendrait aucun bien, car il ne voulait pas avoir d’obligation quelconque envers le roi de Sodome. Il ne ferait pas d’objections à ce que d’autres prennent ce qu’ils avaient gagné, mais l’honneur de son Seigneur lui demandait de refuser de telles offres de la part du monde.



29 - Genèse 15:1

Après ces choses, la parole de l’Éternel fut adressée à Abram dans une vision, disant : Abram, ne crains point ; moi je suis ton bouclier et ta très grande récompense.

24 février 1992

L’Éternel a exprimé ces paroles à Abram après qu’il ait donné la preuve, de deux manières différentes, qu’il était un véritable homme de foi. Quand son neveu, Lot, avait été emmené captif, avec les habitants de Sodome, à la suite de l’attaque de quatre rois et de leurs armées, Abram avait conduit ses 318 serviteurs, nés dans sa maison et entraînés, pour partir en bataille contre les quatre rois. Cela exigeait une foi active dans le Dieu vivant pour combattre une si grande armée avec si peu d’hommes. Dieu lui accorda une victoire décisive et il ramena tous les captifs.

Mais sa foi est à nouveau active en ce qu’il ne se vante pas de sa victoire et qu’il refuse les honneurs que le roi de Sodome voulait lui donner. Il n’avait pas agi avec le désir de recevoir une récompense, et il refuse absolument de recevoir quoi que ce soit du roi de Sodome, de peur que ce roi ne dise qu’il avait enrichi Abram. L’homme de foi est conscient que ce qu’il reçoit vient de Dieu et non pas du monde.

Qu’il est beau alors de voir que l’Éternel parle à Abram dans une vision, lui disant de ne rien craindre, car Il était Lui-même son « bouclier » et sa « très grande récompense ». Tous les croyants devraient certainement recevoir dans leur cœur une telle déclaration. Abram avait cherché à honorer Dieu, et Dieu lui dit, non pas qu’il lui donnerait quelque avantage terrestre, mais qu’Il était Lui-même son bouclier, sa protection contre toute l’adversité, et non seulement sa récompense, mais sa très grande récompense. Puisqu’il en est ainsi, que peut-on désirer de plus ?



30 - Genèse 15:1

Après ces choses, la parole de l’Éternel fut adressée à Abram dans une vision, disant : Abram, ne crains point ; moi je suis ton bouclier et ta très grande récompense.

3 décembre 2010

Ces paroles de l’Éternel ont été adressées à Abram après qu’il eût refusé les offres du roi de Sodome. Parce que sa foi avait donné des preuves en pratique, l’Éternel, dans sa grâce, encouragea cette foi par une vision. Qu’il est vraiment merveilleux d’avoir le Dieu vivant Lui-même comme un bouclier, c’est-à-dire comme un Protecteur qui ne peut manquer — et aussi Sa « très grande récompense ».

L’Éternel dit à Abram de lui apporter « une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, et une tourterelle, et un jeune pigeon ». Il devait alors partager les animaux en deux, sauf les oiseaux (versets 9-10). Tous ceux-ci nous parlent du Seigneur Jésus, dans différents aspects de son sacrifice : la génisse, de la force ; la chèvre, de son caractère de substitution ; le bélier, de l’attitude de soumission, la tourterelle et le jeune pigeon, de son caractère céleste. Les animaux, âgés de trois ans, nous rappellent la résurrection de Christ le troisième jour. Le sacrifice était accompagné, pour Abram, de frayeur et d’une grande obscurité (verset 12), ce qui parle en type de l’horreur, pour le Seigneur Jésus, d’être abandonné de Dieu quand Il s’offrait Lui-même comme sacrifice pour le péché, ce qui était absolument nécessaire pour que nos péchés puissent être pardonnés. La bénédiction d’Abram ne lui serait donc donnée qu’en vertu du sacrifice parfait du Seigneur Jésus. Comme cela est merveilleux ! Le fait que le péché soit jugé pour toujours donne l’assurance à tous ceux qui croient au Seigneur Jésus.

Mais il est également dit à Abram que ses descendants seraient des étrangers dans un pays étranger, asservis là et affligés pendant quatre cents ans (versets 13-14). Cela se réfère à leur esclavage en Égypte, et à leur délivrance par Dieu en son temps à Lui. Bien que le sacrifice pour le péché soit parfait, ceux qui se confient dans le Seigneur doivent toutefois s’attendre à avoir des épreuves et des tribulations avant le moment où Il les amènera dans la gloire !



31 - Genèse 15:12

Et comme le soleil se couchait, un profond sommeil tomba sur Abram ; et voici, une frayeur, une grande obscurité, tomba sur lui.

20 novembre 1994 et 4 juin 2016

Abram avait demandé à l’Éternel une preuve claire par laquelle il saurait qu’il posséderait le pays que Dieu lui avait promis. Comme base pour lui donner cette assurance, Dieu lui dit d’offrir « une génisse de trois ans, et une chèvre de trois ans, et un bélier de trois ans, et une tourterelle, et un jeune pigeon » (verset 9). Tous ceux-ci sont des types du grand sacrifice du Seigneur Jésus, chacun insistant sur différents aspects de ce sacrifice. La bénédiction qui était promise à Abram dépendait, non de ses œuvres, mais entièrement du grand sacrifice du Seigneur de gloire. D’autre part, chacun des animaux devait être âgé de trois ans, ce qui fait allusion à la résurrection de Christ après trois jours. Dans son sacrifice, nous avons le privilège de voir qu’Il a entièrement porté la culpabilité de nos péchés. Dans sa résurrection, nous sommes assurés que son sacrifice a été entièrement acceptable pour Dieu, qui a montré son approbation en Le ressuscitant d’entre les morts. On a dit de la résurrection qu’elle était le reçu attestant que la grande dette du péché avait été entièrement payée, de sorte que le croyant puisse avoir l’assurance de la vie éternelle.

Ensuite Dieu plongea Abram dans un profond sommeil, et « une frayeur, une grande obscurité, tomba sur lui ». Cela ne nous enseigne-t-il pas que le sacrifice de Christ était plus que seulement un sacrifice ? Le profond sommeil est certainement un type de la mort. La frayeur, la grande obscurité nous font penser aux profondes ténèbres qui enveloppèrent le pays au moment de la croix de Christ, symboles du fait que la lumière de Dieu était cachée au Seigneur Jésus lorsqu’il souffrait l’agonie d’être abandonné de Dieu.

Ce passage contient aussi une prophétie des souffrances et des ténèbres qu’Israël connaîtrait avant d’être libéré de l’Égypte. Il parle aussi des souffrances et de l’obscurité de la période de la grande tribulation à venir pour cette malheureuse nation, avant la lumière de la venue du Seigneur Jésus avec puissance et une grande gloire.

La chose prédominante dans tout cela, c’est que l’assurance de la bénédiction future concernant Abram et sa descendance dépend de tout ce qui est impliqué dans l’œuvre merveilleuse de la croix du Calvaire : le grand sacrifice du Seigneur Jésus, sa mort expiatoire, l’horreur des ténèbres du jugement de Dieu qu’Il supporta, et la réalité merveilleuse de sa résurrection d’entre les morts.

Mieux nous serons conscients de la grandeur du sacrifice du Seigneur Jésus, plus nous comprendrons que cela seul est la base de notre héritage éternel en Lui.



32 - Genèse 17:1-2

Et Abram était âgé de quatre-vingt-dix-neuf ans ; et l’Éternel apparut à Abram, et lui dit : Je suis le Dieu Tout-Puissant ; marche devant ma face, et sois parfait ; et je mettrai mon alliance entre moi et toi, et je te multiplierai extrêmement.

17 décembre 2010

À un âge aussi avancé, Abram pouvait difficilement espérer avoir des enfants, sans parler d’une multitude de descendants. Saraï l’avait poussé à avoir un enfant d’Agar, ce qui avait été le cas, mais Saraï s’aperçut qu’elle ne pouvait par revendiquer cet enfant comme étant le sien, et qu’il ne pouvait pas être l’héritier convenable d’Abram. Elle avait essayé d’accomplir la promesse de Dieu par ses propres procédés. Dieu, maintenant, ne tient aucun compte de ces choses, et dit à Abram qu’il changerait le nom de Saraï en celui de Sara, et lui donnerait un fils d’Abram (verset 16) — et en même temps il change le nom d’Abram en celui d’Abraham. Sara signifie ma princesse, et Abraham, père d’une multitude.

En même temps Dieu fit une alliance avec Abraham, qui impliquait le signe de la circoncision, et celui-ci, de même que tous les mâles de sa maison, furent circoncis en un même jour. Il n’est pas fait une alliance semblable avec les croyants aujourd’hui, car, sous la grâce, « La circoncision n’est rien, et l’incirconcision n’est rien » (1 Corinthiens 7:19). En fait, Dieu n’a jamais fait d’alliance avec l’Église comme Il avait fait avec Israël. L’Église reçoit la pure grâce, qui s’étend bien au-delà des limites d’une alliance quelconque. Dieu bénit l’Église « de toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes en Christ » (Éphésiens 1:3).

Mais pourquoi la circoncision a-t-elle été introduite à ce moment-là ? N’était-ce pas pour insister sur le fait que cette bénédiction donnée à Abraham n’avait rien à faire avec une activité charnelle, quelle qu’elle soit ? Cette alliance insistait plutôt sur la séparation d’avec la chair. Abraham avait, antérieurement, été influencé par sa femme pour qu’il ait un enfant d’une servante, ce qui était une tentative charnelle pour s’assurer la promesse de Dieu. Une telle énergie, provenant seulement de la nature, devait être retranchée, afin que Dieu puisse œuvrer indépendamment de l’aide de l’homme, pour accomplir ses sages desseins.



33 - Genèse 18:7, 8

Et Abraham courut au troupeau, et prit un veau tendre et bon, et le donna à un jeune homme qui se hâta de l’apprêter. Et il prit de la crème et du lait, et le veau qu’il avait apprêté, et le mit devant eux, et il se tint auprès d’eux sous l’arbre, et ils mangèrent.

3 janvier 1993

Nous avons là une scène des plus encourageantes dans la vie d’Abraham. Lorsque trois hommes lui apparurent, alors qu’il était assis à l’entrée de sa tente, il reconnut l’un d’eux comme étant l’Éternel lui-même, et il courut à leur rencontre. Il était réjoui à la pensée de les recevoir, et pensait que l’Éternel était venu avec le désir de jouir de sa communion. Il en était bien ainsi, plus qu’il n’en avait lui-même conscience, car ces hommes étaient en chemin pour se faire une idée de la méchanceté de Sodome et Gomorrhe. Cela illustre la manière dont le Seigneur Jésus, aujourd’hui, recherche, dans l’Église de Dieu, la communion à l’égard de ce qu’Il a encore à faire, une œuvre très solennelle : juger un monde impie. Qu’ils sont peu nombreux, ceux avec lesquels Il peut avoir de la communion, dans un monde tellement indifférent et adonné au mal.

Mais le Seigneur apprécie d’autant plus la foi de ses bien-aimés rachetés qui désirent lui rendre honneur dans ce temps où Il est rejeté. Abraham lui offrit les mets simples dont il disposait. Le veau tendre et bon est une belle image du Seigneur Jésus, tel que, comme Serviteur de Dieu, Il s’offrit lui-même en sacrifice pour nos péchés. La crème et le lait nous font penser à la Parole de Dieu. De la même manière, quand nous avons le privilège de nous souvenir du Seigneur Jésus en rompant le pain, c’est notre privilège de Lui offrir ce qui lui rappelle son propre merveilleux sacrifice et les vérités précieuses de sa Parole. Le Seigneur lui-même se réjouit de la foi et de la communion sincères des Siens.



34 - Genèse 18:1-2

Et l’Éternel lui apparut auprès des chênes de Mamré ; et il était assis à l’entrée de la tente, pendant la chaleur du jour. Et il leva les yeux et regarda ; et voici, trois hommes se tenaient près de lui.

23 décembre 2010

Cela a certainement été un moment précieux pour Abraham. Il a reconnu immédiatement l’un de ces hommes comme étant l’Éternel Lui-même. Les deux autres étaient des anges. Le seul fait de les voir était un privilège extraordinaire. Ils ont alors demandé à Abraham : « Où est Sara, ta femme ? ». Il est évident que cette question était destinée à être entendue de Sara aussi bien que d’Abraham. Personne d’autre que l’Éternel n’aurait pu déclarer alors : « Je reviendrai certainement vers toi quand son terme sera là, et voici, Sara, ta femme, aura un fils » (verset 10).

Quand Sara entendit cela, elle rit en elle-même, disant « Étant vieille, aurai-je du plaisir ? … mon seigneur aussi est âgé ».

Bien qu’elle n’ait pas ri de façon audible, L’Éternel demanda à Abraham pourquoi Sara avait ri à l’idée d’avoir un enfant dans sa vieillesse. Sara nia avoir ri, mais elle ne se rendait évidemment pas compte qu’elle parlait à l’Éternel Lui-même, qui connaissait ses pensées et ses sentiments les plus profonds. Mais l’Éternel eut le dernier mot, en lui disant : « Non, car tu as ri ». Cependant, Sara n’était pas la seule à avoir manqué de foi, ce qui l’avait poussée à rire, car Abraham avait, auparavant, dit dans son cœur : « Naîtrait-il un fils à un homme âgé de cent ans ? Et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle ? » (verset 17).

Au chapitre 21, nous trouvons effectivement la naissance d’Isaac, « au temps fixé dont Dieu lui (à Sara) avait parlé » (verset 2). Cette fois-ci, les paroles de Sara qui sont rapportées sont très belles : « Dieu m’a donné lieu de rire ; quiconque l’entendra rira avec moi » (verset 6). Son rire, maintenant, n’est plus de l’incrédulité, mais l’appréciation pleine de reconnaissance de la pure grâce de Dieu, qui leur accordait une bénédiction bien supérieure à ce qu’ils avaient pu comprendre auparavant.



35 - Genèse 18:17-19

Et l’Éternel dit : Cacherai-je à Abraham ce que je vais faire, puisque Abraham doit certainement devenir une nation grande et forte, et qu’en lui seront bénies toutes les nations de la terre ? Car je le connais, et je sais qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit.

6 août 2000

Dieu savait qu’Abraham était un bon père, même avant la naissance de son fils Isaac, et la suite de son histoire a bien prouvé qu’il était fidèle. Abraham commanderait à ses enfants et à sa maison après lui. Cela signifie-t-il qu’il donnerait simplement des ordres qui devraient être obéis ? Non, mais plutôt, le caractère d’Abraham était tel qu’il imposait le respect à toute sa maison.

On voit cela plus tard, d’une manière très belle, quand il emmena Isaac à la montagne dans le but de le sacrifier à l’Éternel (Genèse 22). Isaac portait de bon cœur le bois pour l’holocauste (verset 6), et il s’adressa avec respect à Abraham : « Mon père ». Abraham montrait le même respect pour son fils : « Me voici, mon fils ». Quand Isaac a demandé où était l’agneau pour l’holocauste, Abraham a répondu : « Mon fils, Dieu se pourvoira de l’agneau pour l’holocauste » (verset 8).

Et plus que cela, nous ne trouvons pas mention d’une résistance de la part d’Isaac quand Abraham l’a lié et mis sur l’autel. L’enfant devait être terrifié, mais il n’a rien dit. Quelle image de l’humble soumission du Seigneur Jésus à son Père lorsqu’Il a été fait un sacrifice pour le péché ! Mais il ne fait pas de doute qu’Isaac avait des raisons pour faire confiance à son père, parce que ce dernier s’était toujours montré digne de confiance.

Pères, il ne suffit pas que vous donniez des ordres à vos enfants. Donnez-leur l’exemple de la foi et de l’amour authentiques qui sont dans le Christ Jésus.



36 - Genèse 18:19

Car je le connais (Abraham), et je sais qu’il commandera à ses fils et à sa maison après lui de garder la voie de l’Éternel, pour pratiquer ce qui est juste et droit.

2 janvier 1995

Quand Dieu exprima ce magnifique éloge concernant Abraham, il ne parla pas seulement du fait d’Abraham donnant des ordres aux membres de sa famille. Le caractère d’Abraham leur imposait le respect. C’est beaucoup plus que simplement donner des ordres. Comme cela est important pour toutes les familles chrétiennes. Si nous disons à nos enfants de faire une chose, et que nous-mêmes faisons le contraire, cela leur commande-t-il le respect ? Les enfants apprennent plus de nos actions que de nos paroles. Si je me mets en colère parce que mon enfant désobéit, puis-je blâmer mon enfant s’il pense qu’il a le droit de se mettre en colère ? Si, dans une chose quelconque, je ne suis pas absolument droit, puis-je m’étonner si mon enfant n’est pas droit ?

Le rôle de la mère, dans l’éducation des enfants, a aussi une importance vitale. Lorsque l’ange de l’Éternel dit à la femme de Manoah qu’elle aurait en enfant qui serait un nazaréen toute sa vie (Juges 13:3-5), il lui dit de s’abstenir de boire du vin ou des boissons fortes, et de ne rien manger d’impur. Troublé par la perspective d’avoir un enfant hors du commun, Manoah pensa qu’il aurait besoin de recevoir une éducation spéciale. Aussi il pria que l’ange apparaisse de nouveau. Cependant, quand l’ange apparut à nouveau, plutôt que de parler de la manière d’élever l’enfant, il répéta ce qu’il avait dit à la mère. Naturellement, l’enfant devait être éduqué comme tout autre enfant doit l’être, mais l’ange insista sur le fait que la mère devait obéir à ce qu’il lui avait dit.

La signification morale de cela est claire. Le vin et les boissons fortes parlent de ce qui est excitant ou enthousiasmant. La mère ne devait pas être dans cet état. Les aliments impurs indiquent un engagement dans des pratiques impures. Ainsi, une mère devrait veiller soigneusement sur son propre caractère, ne pas se laisser aller au plaisir ou au relâchement : « Celle qui vit dans le plaisir est morte en vivant » (1 Timothée 5:6), car elle doit influencer une jeune vie afin qu’elle honore le Seigneur.



37 - Genèse 19:1

Et les deux anges vinrent à Sodome sur le soir ; et lot était assis à la porte de Sodome. Et Lot les vit, et il se leva pour aller à leur rencontre, et se prosterna le visage en terre.

7 mai 1993

Bien que Lot ne se soit pas rendu compte que les deux hommes qu’il voyait étaient des anges, il savait qu’ils étaient différents des hommes de Sodome. Il était assis « à la porte », à la place de juge. C’était un croyant faisant des efforts pour endiguer la mauvaise nature d’hommes impies. Depuis lors, de nombreux chrétiens ont essayé de rendre le monde meilleur en se mêlant de la politique, mais le chrétien n’est « pas du monde » (Jean 17:16), il a plutôt un message de grâce qui peut délivrer des âmes hors de ce « présent siècle mauvais » (Galates 1:4), et leur donner une bénédiction éternelle dans les lieux célestes. Car le monde est destiné à être jugé par Dieu (Actes 17:31). Si nous sommes de fidèles témoins, nous avertirons les hommes de cela, et nous leur parlerons du seul moyen de salut par le Seigneur Jésus Christ. Au lieu de cela, Lot s’était établi à Sodome, en ayant apparemment quelque espoir de l’améliorer. C’était un homme juste, mais il « tourmentait de jour en jour son âme juste à cause de leurs actions iniques » (2 Pierre 2:8). Il n’était pas à la bonne place, et en conséquence incapable d’avertir les gens du jugement imminent de Dieu contre le mal.

Lorsque les anges acceptèrent l’invitation pressante de Lot, de passer la nuit chez lui, il n’avait certainement aucune idée de ce que, le matin suivant, il serait un réfugié, ayant perdu tout ce qu’il avait gagné à Sodome, y compris sa femme, échappant seulement avec ses deux filles. Comme il illustre bien ces croyants qui n’ont pas donné au Seigneur Jésus la première place dans leur vie : ils ont vécu seulement pour le gain et la prospérité présentes, pour tout perdre à la fin. Ils sont sauvés « comme à travers le feu » (1 Corinthiens 3:15), mais ne possèdent rien de reste pour lequel ils puissent recevoir une récompense de la part du Seigneur ! Puissions-nous prendre garde à cet avertissement !



38 - Genèse 19:12, 13

Et les hommes dirent à Lot : Qui as-tu encore ici ? Gendres, et tes fils, et tes filles, et tout ce que tu as dans la ville, fais-les sortir de ce lieu ; car nous allons détruire ce lieu, car leur cri est devenu grand devant l’Éternel ; et l’Éternel nous a envoyés pour le détruire.

12 janvier 1993

De la même manière que Sodome était destiné à une destruction subite et terrible, le monde aujourd’hui est sous la menace imminente du terrible jugement de Dieu. Et cependant beaucoup trop de croyants ressemblent beaucoup à Lot : ils ne sont pas conscients que le jugement est très proche. Mais dans le cas de Lot, il était clair qu’il y avait urgence à sortir de Sodome : puisse-t-il au moins emmener toutes les personnes de sa parenté !

Lot alla parler à ses gendres, leur communiquant le message, mais ils crurent qu’il plaisantait. Pourquoi cela ? Ne leur avait-il jamais dit auparavant que Dieu condamnait la méchanceté de Sodome, et qu’Il devait juger le péché ? Est-ce qu’il avait pris l’habitude de ne pas parler sérieusement, et que par suite, quand il était sérieux, on ne le croyait pas ? Si nous avons une disposition à plaisanter, que ceci nous parle profondément.

Mais qu’en était-il de ses fils ? Il ne nous est pas dit qu’il les ait même avertis. Pensait-il que ce serait inutile ? Son témoignage devant eux avait-il été tellement négatif qu’ils n’avaient rien compris de la vérité de Dieu ? Quelle leçon pour tous les parents ! Puissent nos paroles, et aussi notre exemple, être tellement clairs que nos enfants soient convaincus que nous croyons dans le Dieu vivant.

Finalement, les deux anges durent prendre par la main Lot, sa femme et ses deux filles pour, pratiquement, les arracher hors de Sodome. Mais ensuite sa femme, ne tenant pas compte de l’injonction des anges, « regarda en arrière, et elle devint une statue de sel » (verset 26). On peut penser que Lot l’avait trouvée à Sodome, et que son cœur y était resté attaché.



39 - Genèse 20:1

Et Abraham s’en alla de là au pays du midi, et habita entre Kadès et Shur, et séjourna à Guérar.

15 février 1993 et 12 février 1996

Abraham avait été appelé par Dieu hors d’un pays d’idolâtres, pour marcher uniquement avec l’Éternel. Il illustre tous les croyants d’aujourd’hui, appelés par Dieu à marcher dans un chemin de séparation et de piété envers Lui, ne s’installant pas dans le monde, mais vivant avec le désir d’avoir l’approbation du Seigneur.

Ici, cependant Abraham fait route vers le midi, ce qui suggère des circonstances agréables, mais presque toujours avec un danger sous-jacent. Il demeura entre Kadès et Shur. Kadès signifie mis à part dans un but, ce qui décrit de manière très belle l’œuvre de Dieu avec Abraham, et qui est vrai de tous les chrétiens. Cependant, Shur veut dire point d’observation. Cela peut-il nous dire que, bien que nous sachions que nous sommes mis à part pour Dieu, nous regardons quelquefois de l’autre côté pour observer ce que font les autres ? Il se peut qu’ils accomplissent plus de travail, apparemment pour le Seigneur, que nous. Ils ont peut-être plus de succès public par des moyens qui dépassent les nôtres. Peut-être ont-ils des programmes et des animations attrayantes.

Mais, quoi qu’il en soit, l’enfant de Dieu devrait se souvenir qu’il est mis à part dans un but précis comme appartenant au Seigneur, et il devrait toujours être guidé par le Seigneur, et non par ses observations.

Est-il étonnant qu’après cela Abraham séjourne à Guérar ? Guérar, une ville des Philistins, signifie s’écartant loin. Si nous ne sommes conduits que par nos observations, nous courons toujours le risque d’être entraînés loin de la place de séparation par dévouement envers Dieu. Le séjour d’Abraham à Guérar n’a été heureusement que temporaire, mais il fut une expérience humiliante pour lui, comme le montre la suite de ce chapitre 20.

En effet, il tomba dans le même piège que lorsqu’il était descendu en Égypte (Genèse 12:10-13), en disant que Sara était sa sœur et non pas sa femme. Un chrétien, lorsqu’il ne marche pas par la foi, donnera toujours une impression fausse de sa véritable relation. N’ayons pas peur et n’ayons pas honte de faire connaître que nous appartenons au Seigneur Jésus. Nous lui appartenons, et nous sommes mis à part dans le but de lui plaire. Nous éviterons de telles expériences humiliantes si nous sommes seulement pour le Seigneur, comme Lui l’est pour nous.



40 - Genèse 22:2

Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.

21 février 1993

Nous pouvons difficilement imaginer le choc produit par un tel message de Dieu à son serviteur Abraham ! Dieu savait qu’il aimait beaucoup son fils, et cependant Il lui demande un tel sacrifice. Mais Abraham ne proteste pas, ni n’hésite. Il se leva de bonne heure le matin pour commencer le long trajet vers la montagne. Il avait trois jours devant lui pour réfléchir à cela. Quelles pensées ont dû remplir son cœur ! Pourquoi Dieu lui avait-il miraculeusement donné un fils dans sa vieillesse, seulement pour lui demander de le rendre ? Quelles raisons Dieu pouvait-il avoir pour lui demander un tel sacrifice ? Dieu en avait-il un profit quelconque ?

Abraham n’avait, bien sûr, pas de réponses à de telles questions. Mais il avait appris, au cours de sa longue expérience, qu’il pouvait se confier absolument dans la parole de Dieu, qu’il la comprenne ou pas, et il agit avec la magnifique simplicité de la foi. Hébreux 11:17-19 nous montre qu’Abraham avait confiance que si Isaac mourait, Dieu le ressusciterait, car Dieu lui avait dit qu’Isaac serait père. Il ajoutait simplement foi à cela.

Cependant, Dieu avait pour cela des raisons beaucoup plus élevées que ce qu’Abraham aurait pu savoir à ce moment-là. C’est ce qui est enseigné aux hommes en tout temps : Dieu le Père pouvait sacrifier son propre Fils bien-aimé, comme la seule offrande qui puisse faire propitiation pour les péchés de l’humanité tombée. Le sacrifice d’Isaac ne pouvait rien accomplir de semblable, aussi Isaac a été épargné. Mais Dieu « n’a pas épargné son propre Fils » (Romains 8:32). L’amour du Père brille de façon merveilleuse dans ce sacrifice, de même que l’humble soumission de son Fils, car « ils allaient les deux ensemble » (versets 6 et 8).



41 - Genèse 22:2 (2)

Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t’en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.

8 décembre 1985

Quelle douleur profonde, perçante (térébrante), devait causer ce message pour le cœur de ce père affectionné, Abraham ! Pourquoi le Dieu de gloire lui demanderait-il un tel sacrifice ? Car Dieu lui avait donné ce fils dans sa vieillesse, et Il savait bien qu’Abraham aimait son fils. Comment lui était-il possible de s’en séparer si tôt ?

Cependant, avec une détermination calme et admirable, Abraham se leva de bon matin, pour obéir pleinement à cet ordre solennel. Sa foi dans la parole de Dieu ne vacillerait pas, même s’il ne comprenait pas. Il savait que Dieu avait promis que, en Isaac, la descendance d’Abraham serait assurée. Il savait donc qu’Isaac aurait des enfants ; de sorte que si Isaac mourait, Dieu le ressusciterait afin d’accomplir Sa parole. Et Abraham ne retira même pas sa main avant que l’ange de l’Éternel l’ait arrêté. En fait, la sagesse de Dieu ne pouvait permettre que cela aille plus loin.

Mais déjà si tôt dans l’histoire de l’homme, nous sommes mis devant une figure aussi frappante du sacrifice infiniment plus grand, fait par le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ. Et ce sacrifice de Son Fils bien-aimé a été fait dans des conseils infiniment plus élevés et parfaits, non pas seulement avec une explosion de sentiments passagère, mais avec un amour tel qu’il avait pris en considération tout ce que cela impliquait. Dieu n’a pas épargné Son propre Fils, quand même cela signifiait de l’angoisse et des souffrances inexprimables pour Celui qui, béni et sans péché, était offert en sacrifice. Et les souffrances du cœur du Père, de L’abandonner à une telle mort, étaient certainement comparables à celles du Fils de Son amour.



42 - Genèse 25:31-33

Et Jacob dit : Vends-moi aujourd’hui ton droit d’aînesse. Et Ésaü dit : Voici, je m’en vais mourir ; et de quoi me sert le droit d’aînesse ? Et Jacob dit : Jure-moi aujourd’hui. Et il lui jura, et vendit son droit d’aînesse à Jacob.

29 mai 1993

Le caractère de Jacob se manifeste de façon frappante dans cet incident, et celui d’Ésaü, de même. Ils étaient jumeaux. Ésaü était né en premier, mais Dieu avait dit à leur mère que le plus âgé serait assujetti au plus jeune. Peut-être que Jacob savait cela, mais en tout cas il enviait à Ésaü son droit de premier-né. Lorsque Jacob eut déjà cuit un ragoût de lentilles et qu’Ésaü revint, défaillant de faim et lui demandant un peu de ce ragoût, Jacob, au lieu de lui en donner avec gentillesse, profita de l’occasion pour marchander avec son frère. Ésaü réfléchit que son droit d’aînesse ne lui servirait de rien s’il mourait de faim, et l’accord fut conclu par un serment que Jacob réclama d’Ésaü. Le caractère de Jacob est démontré depuis le début. Il est bien le père qui convient à la nation d’Israël, choisissant le principe de l’observance de la loi comme règle de vie. Il eut à apprendre, par des expériences ultérieures, que ce principe ne lui réussirait pas, et qu’il devait finalement dépendre uniquement de la grâce de Dieu.

Mais une autre question est de la plus grande importance. Ésaü méprisa son droit d’aînesse (verset 34), ce que Dieu lui avait donné : cela n’avait pas pour lui plus de valeur qu’une bouchée de ragoût ! Bien sûr, il ne serait pas mort de faim simplement parce qu’il n’avait pas immédiatement des lentilles à manger. Mais combien de personnes sont comme lui, qui considèrent plus important de satisfaire leurs appétits naturels présents que la bénédiction durable de Dieu ! Jacob, d’autre part, bien qu’usant de méthodes coupables pour obtenir le droit d’aînesse, attachait visiblement de la valeur à ce que Dieu a à donner.



43 - Genèse 28:13, 14

La terre, sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, et à ta semence ; et ta semence sera comme la poussière de la terre ; et tu t’étendras à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi.

19 février 1996

Dans le songe de Jacob, concernant l’échelle dressée de la terre au ciel, le premier message de l’Éternel, c’est qu’il lui donnerait la terre sur laquelle il était couché. Bien que Jacob ait été dans un état d’âme bien bas, l’Éternel ne lui fit pas de reproches, mais mit en relief la grâce de Son propre cœur. Il promit le pays à Jacob et à ses descendants. Cela n’a rien à faire avec les bénédictions célestes, mais est nettement terrestre. De même, les bénédictions naturelles dans des endroits de la terre sont tout ce qui est promis aux fils d’Israël. Ceci est en contraste avec « toute bénédiction spirituelle dans les lieux célestes » (Éphésiens 1:3) que possèdent aujourd’hui tous les enfants de Dieu, membres du corps de Christ, qui forment l’Église. Logiquement, en conséquence, la descendance de Jacob serait « comme la poussière de la terre » (verset 14), et non pas « comme les étoiles des cieux » (Genèse 26:4), ce qui était une promesse faite à Isaac, parce que ce dernier est un type de Christ, en relation avec l’Église, l’épouse, vue en type en Rebecca. L’Éternel insiste encore sur le caractère terrestre de la bénédiction de Jacob en disant que ses descendants s’étendraient « à l’occident, et à l’orient, et au nord, et au midi ». Il n’y a pas de telles directions au ciel. Plus encore, chez Jacob et sa descendance, « toutes les familles de la terre » seraient bénies (verset 14). Israël sera le centre de la bénédiction sur la terre dans le jour à venir de la gloire milléniale, et en s’identifiant avec Israël, toutes les nations seront bénies.

Toutes ces bénédictions, cependant, ne dépendaient pas du tout de la fidélité de Jacob. C’était une promesse inconditionnelle de Dieu. De même, notre bénédiction céleste éternelle ne dépend pas de notre fidélité, mais de l’œuvre du Dieu d’éternité.



44 - Genèse 28:22

Et cette pierre que j’ai dressée en stèle sera la maison de Dieu ; et de tout ce que tu me donneras, je t’en donnerai la dîme.

21 juin 1993

Dieu promit à Jacob, dans un rêve, de le bénir, lui et sa famille, de lui donner le pays sur lequel il était couché, d’être avec lui dans tous ses déplacements, et de le ramener dans le pays. Au lieu de répondre simplement à l’Éternel en lui disant sa reconnaissance, Jacob pensa qu’il devait aussi promettre quelque chose à Dieu. Il exprima le vœu que si Dieu accomplissait sa promesse, lui serait d’accord qu’Il soit son Dieu (verset 21). On peut se demander qui serait son Dieu dans l’intervalle ! Il promit aussi que la pierre dont il s’était servi comme oreiller, maintenant dressée en stèle, serait la maison de Dieu. Comme ils sont nombreux ceux qui, comme lui, ont pensé que dans un temps futur ils se préoccuperaient de la vérité de la maison de Dieu, après qu’ils se seraient occupés à trouver la solution de leurs problèmes à leur propre manière ! Si nous voulions commencer par marcher dans le chemin de Dieu, Il résoudrait nos problèmes de façon bien plus efficace que nous ne pourrions le faire.

Mais le vœu de Jacob montre encore plus de confiance en soi, lorsqu’il déclare qu’il donnerait certainement à Dieu le dixième de tout ce que Dieu lui donnerait. Il semble être très généreux ! Dieu lui avait dit : « Je te donnerai » concernant les bénédictions qu’il voulait répandre sur Jacob. Jacob répond « Je te donnerai », mais en y ajoutant la condition que Dieu tienne sa promesse ! Dieu, certainement, a tenu sa promesse, mais il ne nous est pas relaté que Jacob ait tenu la sienne. Toutefois, Dieu ne lui a rien répondu. Dieu laisserait Jacob apprendre par expérience qu’il ne pouvait pas se confier en lui-même. Cela a demandé de longues années, comme il en est de la plupart d’entre nous. À la fin, Dieu a agi comme Il l’avait dit, et a ramené dans le pays Jacob, plus triste mais plus sage.



45 - Genèse 29:10

Et il arriva, quand Jacob vit Rachel, fille de Laban, frère de sa mère, et le bétail de Laban, frère de sa mère, que Jacob s’approcha, et roula la pierre de dessus l’ouverture du puits, et abreuva le bétail de Laban, frère de sa mère.

28 juin 1993

Jacob avait fait un long voyage pour aller rendre visite à Laban, le frère de sa mère, qu’il n’avait jamais vu. Étant arrivé, sur son chemin, à un puits avec trois troupeaux de brebis couchées auprès, il interrogea des personnes qui lui dirent que la fille de son oncle arrivait également avec les brebis de son père. Il était étonné que les bergers ne roulent pas la pierre pour abreuver les troupeaux, mais on lui expliqua qu’il fallait que tous les bergers soient là pour rouler la pierre et abreuver les brebis. Il y a là une image des hommes qui attendent le temps de la bénédiction universelle dans le Millénium.

Ensuite Rachel arrive avec les brebis de son père. Lorsque Jacob la vit, sa proche parente, avec les brebis du frère de sa mère, il en reçut une force extraordinaire et roula tout seul la pierre. Quelle leçon frappante : l’énergie de la foi et de l’amour est capable d’écarter de grands obstacles et d’apporter de la bénédiction avant le temps du « rétablissement de toutes choses » (Actes 3:21). C’est ce que nous voyons actuellement dans la dispensation de la grâce de Dieu. Le Seigneur Jésus, dans son amour pur et son dévouement pour Dieu, a montré la force de cet amour envers l’Église, son Épouse, et envers les brebis du troupeau de Dieu (chacun des croyants) et cela dans le grand sacrifice de Lui-même et dans la puissance de sa résurrection — et en ce qu’Il nous a déjà « ressuscités ensemble avec lui, et nous a fait asseoir ensemble dans les lieux célestes » avec lui (Éphésiens 2:6). L’Église a été ainsi merveilleusement bénie par l’eau vivifiante de la Parole de Dieu — avant le temps de la bénédiction universelle.



46 - Genèse 29:18

Et Jacob aimait Rachel, et il dit : Je te servirai sept ans pour Rachel, ta plus jeune fille.

5 juillet 1993

Quelle erreur tragique fit Jacob en marchandant de cette façon pour obtenir une épouse. Rachel a dû se sentir insultée à l’idée que Jacob ne l’estimait qu’à sept années de salaire ! Jacob ne savait-il pas que, lors du mariage de sa mère avec Isaac, il n’y avait pas eu le moindre marchandage, ni une attente de sept ans mais que, lorsqu’on avait demandé à Rebecca : « Iras-tu avec cet homme », elle avait répondu : « J’irai » (Genèse 24:58) — et que son père l’avait donnée immédiatement pour devenir la femme d’Isaac ? Proverbes 18:22 nous dit : « Celui qui a trouvé une femme a trouvé une bonne chose, et il a obtenu faveur de la part de l’Éternel ». Une épouse est un don de grâce de la part du Seigneur. Il ne demande rien en échange, mais donne gratuitement. Laban n’avait aucun droit de vendre sa fille, car elle n’était pas d’abord sa possession. En fait, Jacob a été ainsi réellement escroqué en travaillant toutes ces années pour rien !

Mais il y a réellement là une leçon pour nous. Si nous travaillons dans le but de mériter quelque chose, nous obtiendrons probablement ce que nous méritons, plutôt que ce que nous pensons mériter. Ainsi, Laban profita de Jacob quand il eut travaillé pendant sept ans. Laban, au lieu de lui donner Rachel, lui donna Léa, que Jacob n’aimait pas du tout. Et c’est seulement après qu’il eut travaillé ces sept ans que Laban lui dit que, dans son pays, la fille aînée devait être mariée avant la plus jeune. Il lui dit ensuite de travailler encore sept ans pour Rachel. Laban montra ainsi à Jacob qu’il était aussi habile que lui pour marchander.

Que tous les jeunes gens prennent cela à cœur. Aucun d’entre nous ne mérite une bonne épouse, mais Dieu en donnera une par pure grâce. Puissions-nous dépendre entièrement de la grâce de Dieu et être guidés par sa Parole, et alors Il conduira les choses comme Il le fit dans le mariage d’Isaac et de Rebecca.



47 - Genèse 32:24

Et Jacob resta seul ; et un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore.

26 février 1996

Exactement comme nous, quelquefois, avons besoin d’être laissés seuls, ainsi Dieu dirigea les choses pour que Jacob soit laissé seul. Et à ce moment-là, « un homme lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore ». Il ne fait pas de doute que c’était l’Éternel lui-même, sous une forme d’homme, ce qui représentait un miracle inhabituel. L’Éternel aurait pu évidemment vaincre Jacob immédiatement, pourtant le combat dura des heures.

Cependant, cela était destiné à être une leçon de grande portée pour Jacob — et pour nous. Précédemment, l’Éternel avait combattu avec Jacob pendant toute sa vie, et Jacob n’avait pas capitulé : il continuait à se débattre contre les voies de Dieu envers lui. Comment pouvait-il apprendre convenablement avant de s’être soumis à Dieu ? Son habitude de faire des plans, de prier ensuite, puis de retourner à ses plans, cela correspondait seulement avec son caractère antérieur, de se confier en lui-même plutôt que de se confier en Dieu. Il se débattait, mais réalisait peu qu’il se débattait contre Dieu.

À la fin, parce que Jacob continuait à lutter, l’Éternel, simplement, « toucha l’emboiture de sa hanche … et elle fut luxée » (verset 25). Il aurait pu le faire plus tôt, mais il avait encore donné à Jacob l’occasion de se soumettre sans qu’il faille en arriver à cet acte rigoureux. Cependant nous aussi avons besoin, habituellement, d’interventions fortes avant de nous soumettre vraiment à Dieu.

Jacob avait été rendu incapable de lutter, mais il s’attachait encore à l’Éternel, qui lui dit : « Laisse-moi aller, car l’aurore se lève » (verset 26). L’Éternel aurait pu facilement s’en aller tout de suite, mais Il donna à Jacob la possibilité de lui parler ainsi : « Je ne te laisserai point aller sans que tu m’aies béni » (verset 26). La foi de Jacob était tout au moins réelle, bien qu’elle fût faible. Il savait qu’il avait besoin de la bénédiction de l’Éternel, bien qu’il ait agi inconsidérément. Mais la bénédiction vint de ce qu’il s’attachait à Dieu avec dépendance, non pas du fait qu’il avait lutté.



48 - Genèse 35:1

Et Dieu dit à Jacob : Lève-toi, monte à Béthel, et habite là, et fais-y un autel au Dieu qui t’apparut comme tu t’enfuyais de devant la face d’Ésaü, ton frère.

4 mars 1996

Cela avait pris trop de temps à Jacob, de retourner à Béthel depuis Paddan-Aram. Il s’arrêta près de Sichem, et là il vécut l’expérience d’une humiliation tellement grave, dans sa propre famille, impliquant les gens du pays, qu’il sut qu’il ne pouvait plus rester là. Du moins, il était maintenant prêt à écouter quand Dieu lui parla, lui disant de se lever et d’aller à Béthel, qui signifie la maison de Dieu. Il avait sûrement découvert alors que, de rechercher seulement la bénédiction de sa propre maison, ne lui avait amené que du trouble et de la peine. Il était donc temps qu’il donne à la maison de Dieu et aux intérêts de Dieu la première place. Nous devrions apprendre cette leçon au début de notre vie chrétienne, et pourtant il semble que nous ne l’apprenons qu’à la suite d’expériences pénibles.

Lorsque Dieu parle de cette manière à Jacob, alors la conscience de Jacob parle aussi. Il avait permis qu’il y ait des idoles dans sa propre maison, mais quand il pense à la maison de Dieu, il sait que Dieu ne permettra là rien de semblable. En conséquence, il dit à sa famille de se débarrasser des idoles, de se purifier et de changer de vêtements. Il ne doit y avoir, dans la maison de Dieu, ni idolâtrie, ni impureté ni vêtements inconvenants. C’était là des choses négatives qu’on ne devait pas négliger, mais il ajoute ce qui était très positif : « Nous nous lèverons, et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à Dieu, qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi dans le chemin où j’ai marché » (verset 3). Il reconnaît pleinement combien Dieu a été fidèle en gardant sa promesse — quoiqu’il garde un silence complet quant à son propre vœu à cette occasion. Cela lui a pris du temps pour apprendre que Dieu, véritablement, est plus fidèle que lui, Jacob, ne l’a été. Même si nous sommes des croyants, nous aussi manquons beaucoup trop souvent à cet égard. Nous oublions de reconnaître avec foi qu’on peut faire absolument confiance à Dieu dans tous les détails de ses voies envers nous.



49 - Genèse 35:2, 3

Et Jacob dit à sa maison et à tous ceux qui étaient avec lui : Ôtez les dieux étrangers qui sont au milieu de vous, et purifiez-vous et changez vos vêtements ; et nous nous lèverons et nous monterons à Béthel, et je ferai là un autel à Dieu qui m’a répondu au jour de ma détresse, et qui a été avec moi dans le chemin où j’ai marché.

5 septembre 1994

Jacob avait laissé s’écouler bien des années avant d’être prêt à retourner à l’endroit où Dieu l’avait rencontré pour lui promettre de grandes bénédictions, le lieu qu’il avait nommé Béthel parce qu’il avait dit que ce n’était pas « autre chose que la maison de Dieu » (Genèse 28:17). Entretemps Jacob s’était occupé des biens de sa propre maison et était devenu un homme fortuné, exactement comme Dieu le lui avait promis. Mais Dieu aussi s’occupait de lui, et finalement les circonstances le poussèrent pratiquement à retourner au pays qu’il avait quitté. Cependant, il s’était attardé en chemin, et avait eu de grands ennuis dans sa propre maison — ce qui nous arrivera probablement si nous faisons passer nos intérêts personnels avant les intérêts de Dieu en rapport avec Sa propre maison. À la fin, c’est lorsque Dieu lui dit de retourner à Béthel que cela le décide à se mettre en route.

Il y avait eu dans la maison de Jacob des idoles et de l’impureté. Mais il sait, sans que Dieu le lui dise, qu’il n’y a pas de place pour de telles choses dans la maison de Dieu. Jacob donne donc des ordres à sa maison dans ce sens. Les vêtements (ou les habitudes) qui ne conviennent pas ne sont pas en accord avec la sainteté de la maison de Dieu. Les gens de sa maison cachent alors leurs idoles « sous le térébinthe qui est près de Sichem » (verset 4), ce qui illustre certainement, pour nous, le fait que nous mettons en figure nos idoles dans la terre, sous la croix du Seigneur Jésus. Attachons-nous de la valeur à la vérité de la maison de Dieu ? S’il tel est le cas, prenons ces choses profondément à cœur.



50 - Genèse 37:3

Et Israël aimait Joseph plus que tous ses fils, parce qu’il était pour lui le fils de sa vieillesse, et il lui fit une tunique bigarrée.

12 septembre 1994

Jacob, qui est ici appelé Israël, aimait Joseph plus que tous ses autres fils. C’était là un manquement de la part de Jacob, car l’amour dans une famille devrait être absolument impartial et avoir à cœur le bonheur de chaque enfant. Cependant, Dieu a employé même une telle attitude discutable de la part de Jacob pour nous rappeler, par ce récit, que l’amour de Dieu pour son Fils, le Seigneur Jésus Christ, est nécessairement unique, car Joseph est présenté comme un type de Christ. Le type n’est jamais à la hauteur de l’antitype, et spécialement quand le type fait allusion à Christ.

La tunique bigarrée que Jacob fit pour Joseph est un symbole des nombreux aspects des gloires du Seigneur Jésus, car toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sont impliquées pour nous donner une faible représentation des attributs magnifiques de cette Personne bénie dans sa nature même de Dieu éternel.

Cependant, l’amour de Jacob pour Joseph suscita l’animosité amère de ses frères. Jacob, et non pas Joseph, était à blâmer pour cela, mais la même chose s’est produite dans nombre de familles. Un tel favoritisme a poussé beaucoup d’enfants à se dresser contre leurs propres frères ou sœurs, au lieu qu’ils se rendent clairement compte que c’était le parent, et non pas l’enfant, qui était à blâmer en cela. Le Seigneur veuille garder les parents chrétiens de toute attitude de partialité. Cependant, ce récit nous rappelle que, lorsque le Seigneur Jésus était dans le monde, ses propres frères, les Juifs, Le haïssaient, et Lui et son Père (Jean 15:24). Les frères de Joseph estimaient sans doute qu’ils avaient une bonne excuse pour le haïr, même si cette excuse n’en était pas une, mais ceux de la nation juive n’avaient pas la moindre excuse pour leur haine envers le Seigneur Jésus : ils l’ont « haï sans cause » (Jean 15:25, citation du Psaume 35:19).



51 - Genèse 41:55

Et tout le pays d’Égypte eut faim, et le peuple cria au Pharaon pour du pain ; et le Pharaon dit à tous les Égyptiens : Allez à Joseph ; faites ce qu’il vous dira.

11 mars 1996

Comme Dieu l’avait prédit par l’intermédiaire de Joseph, il y avait eu sept ans d’abondance en Égypte, suivis par une grande disette qui avait duré sept ans. Mais sous la surveillance de Joseph on avait engrangé du blé en réserve. Quand donc les Égyptiens commencèrent à souffrir de la famine et crièrent au Pharaon à ce sujet, il leur dit : « Allez à Joseph ». De nos jours, le monde souffre d’une disette bien plus profonde que ce qui était en Égypte, une famine spirituelle qui amène les gens dans la désolation et la misère. Si les gens se plaignent à Dieu, la réponse qu’Il leur donne est simple : Allez au Seigneur Jésus. Dieu a envoyé Jésus Christ pour être le Sauveur du monde. Il est Celui que Dieu a désigné pour répondre à nos besoins profonds.

De même que Joseph a ouvert les greniers d’Égypte, ainsi le Seigneur Jésus a ouvert les greniers célestes en vertu de son grand sacrifice sur la croix, pour la bénédiction de ceux qui se sont trouvés réduits à la pauvreté spirituelle. Ce qui est toutefois en grand contraste avec cet épisode en Égypte, c’est que Dieu donne gratuitement, « sans argent et sans prix » (Ésaïe 55:1).

Des gens de tous les pays vinrent en Égypte pour acheter de la nourriture. La grâce de Dieu en Christ est offerte à toutes les nations aujourd’hui, dans un temps où le monde entier souffre de famine spirituelle. Le merveilleux évangile de la grâce de Dieu est proclamé, dans le temps actuel, d’une manière dont il ne l’a jamais été avant la venue de Christ. L’Ancien Testament n’a jamais révélé cela clairement, mais ce récit de l’Ancien Testament est une magnifique image du caractère universel de l’annonce du salut.

Le message, donc, aujourd’hui, est proclamé clairement : Si vous voulez être délivré de la famine de votre cœur, allez au Seigneur Jésus. Il est le seul et unique Sauveur pour les pécheurs, et il répondra avec joie à tous vos besoins dans sa grâce parfaite.



52 - Genèse 42:2

Voici, j’ai appris qu’il y a du blé en Égypte ; descendez-y, et achetez-nous-en là, afin que nous vivions, et que nous ne mourions pas.

19 septembre 1994

Les roues, tournant lentement, du gouvernement de Dieu, sont dirigées de façon parfaite pour manifester la grandeur de Sa sagesse dans toute l’éternité. La famine atteignit le pays de Jacob. Dieu fit en sorte que lui et ses fils connaissent la détresse de cette famine jusqu’à ce qu’ils entendent dire qu’il y avait en Égypte une abondance de nourriture à vendre. Dieu, toujours à nouveau, agit de la même manière avec les humains. Parce que les gens ont, pratiquement, écarté Dieu de leurs pensées (comme la famille de Jacob avait traité Joseph), Dieu permet qu’ils arrivent à être dans un tel dénuement que cela les fasse appeler au secours. Il se peut qu’ils ne sachent pas d’où peut leur venir du secours, tout comme les fils d’Israël, lors de la grande tribulation, n’auront pas conscience qu’ils ont besoin du Seigneur Jésus, mais Dieu emploie les circonstances pour les pousser à venir dans sa présence.

Jacob commanda à ses fils d’aller en Égypte acheter de la nourriture, et les dix frères de Joseph descendirent, ce qui indique que Jacob devait être humilié pour recevoir la bénédiction de Dieu. Benjamin n’alla pas avec eux, car Jacob avait des craintes quant à sa sécurité, parce que Joseph, auparavant, lui avait été retiré, et que Benjamin était le seul des fils de Rachel qui lui restât. La signification spirituelle de cela est frappante. Les frères de Joseph avaient rejeté ce dernier, figure de la réjection, par Israël, du Seigneur Jésus. Joseph est un type de Christ dans ses souffrances avant son exaltation. Benjamin (le fils de la main droite), est un type de Christ, le Messie, régnant en gloire. Lorsque les fils d’Israël seront à nouveau réveillés en conséquence de leur misère, non seulement ils reconnaîtront Christ comme Celui qui a souffert, étant rejeté, mais ils auront même, enfouies dans leurs esprits, des pensées concernant un Messie glorieux.

Plus tard, et bien que les frères de Joseph n’aient pas su qui était le gouverneur de l’Égypte, Joseph continua cependant à agir sagement avec eux pour les amener à la fin dans un état de repentance sincère et profonde. C’est de la même manière que le Seigneur Jésus agit avec les humains.



53 - Genèse 49:26

Les bénédictions de ton père surpassent les bénédictions de mes ancêtres jusqu’au bout des collines éternelles ; elles seront sur la tête de Joseph, et sur le sommet de la tête de celui qui a été mis à part de ses frères.

25 juin 2016

Dans la prophétie de Jacob concernant ses fils, il est dit beaucoup plus sur Joseph que sur ses frères. Joseph est un beau type du Seigneur Jésus dans son affliction et sa réjection avant qu’il soit élevé au trône. Jacob lui-même se considérait comme béni plus que ses ancêtres, d’avoir Joseph pour son fils, celui dont la vie avait été remplie d’épreuves, mais qui avait eu une fin glorieuse. C’est pourquoi Jacob bénit Joseph de tout son cœur. Il parle de lui comme d’une « branche qui porte du fruit » dont les « rameaux passent par-dessus la muraille » (verset 22) — quelqu’un qui ne garde pas ses bénédictions pour lui-même, mais les partage volontiers avec d’autres. Lorsqu’il gouvernait en Égypte, Joseph avait partagé le produit du pays avec des étrangers venant de pays éloignés.

À l’époque actuelle, où chacune des nations du monde garde jalousement ses propres biens, qu’il est précieux de voir le Seigneur Jésus qui agit avec une grâce inégalable. Non seulement Il bénit sa propre nation, Israël, mais il étend ses branches de bénédiction fertile par-dessus le mur de séparation, afin que les nations aussi puissent bénéficier du salut éternel de Dieu. Couronné maintenant de gloire et d’honneur à la droite de Dieu, Il est béni au-dessus de tous — Lui qui a été autrefois mis à part de ses frères. Il se réjouit maintenant de partager ces grandes bénédictions avec ceux qu’Il appelle « mes frères » en Hébreux 2:12, disant : « J’annoncerai ton nom à mes frères » (citation du Psaume 22:22).

Maintenant, et pour l’éternité, Il n’est plus séparé de ses frères, mais uni avec eux par un lien qui est plus étroit qu’il n’aurait jamais pu l’être dans les relations naturelles. Nous, qui Le connaissons, nous nous souvenons de ses souffrances avec une reconnaissance humble et émue, et nous nous réjouissons dans les bénédictions qui sont le résultat des souffrances qu’Il a endurées pour nous.