Thèmes de l’Apocalypse

et sommaire

Jean Muller


1 - Prologue — ch. 1:1-8

2 - Ce que Jean a vu : le Fils de l’homme glorifié — ch. 1:9 à 1:20

2.1 - Trois gloires personnelles

2.2 - Trois gloires relatives

2.3 - Trois gloires officielles

2.4 - Trois gloires de Christ dans la Rédemption

3 - Ce qui est : l’Assemblée responsable sur la terre — ch. 2 et 3

3.1 - Les quatre premières assemblées

3.2 - Les trois dernières assemblées

3.3 - Histoire de l’Église sur la terre — Apocalypse 2 et 3

3.4 - Résumé de l’histoire de l’assemblée sur la terre

4 - Ce qui doit arriver : les jugements de la terre et le règne de Christ — ch. 4 à 22:5

4.1 - La scène céleste — ch. 4 et 5

4.2 - Voies de Dieu envers le monde — ch. 6 à 11

4.3 - Principaux acteurs de la scène finale — ch. 12 à 14

4.4 - Le dénouement de la crise finale — ch. 15 et 16

4.5 - Babylone et la Bête romaine — ch. 17 et 18

4.6 - Les événements jusqu’à l’état éternel — 19:1 à 21:8

4.7 - La nouvelle Jérusalem pendant le millénium — ch. 21:9 à 22:5

5 - Épilogue et conclusion de l’Apocalypse — ch. 22:6-21

5.1 - Épilogue — Venue du Seigneur et prophétie — ch. 22:6-15

5.2 - Conclusion — Le dernier message de Christ et la réponse de l’Église — 22:16-21

6 - Sommaire des jugements apocalyptiques

6.1 - Les sept sceaux — Christ comme Agneau

6.2 - Les sept trompettes — Christ comme ange

6.3 - Les sept coupes — Christ comme juge

6.4 - Conclusion : « C’est fait » (16:17)

6.5 - Tableau des jugements de l’Apocalypse

6.5.1 - [Sceaux / trompettes / coupes]

6.5.2 - [Jugements des vivants et des morts]

7 - Acteurs de la crise finale

7.1 - L’Antichrist, opposé à Christ

7.2 - Satan

7.2.1 - Ses titres

7.2.2 - Ses attributs

7.2.3 - Son histoire

7.3 - Tableau synoptique des différents acteurs


L’Apocalypse est un écrit prophétique. C’est un livre de jugements.

C’est aussi le livre de la venue du Seigneur, de sa seconde venue :

d’abord en grâce pour prendre son Église auprès de lui,

puis en gloire pour juger le monde, les vivants et les morts.


1 - Prologue — ch. 1:1-8

La « révélation de Jésus Christ » aux sept assemblées d’Asie commence par l’exposé de sept titres et attributs de Sa Personne. Il est :


À la seule mention de son Nom et de ses titres glorieux, l’Église se prosterne dans l’adoration et la louange : « À celui qui nous aime… » (1:5-6).


2 - Ce que Jean a vu : le Fils de l’homme glorifié — ch. 1:9 à 1:20

L’apôtre contemple d’abord la vision glorieuse de Christ comme Fils de l’homme, revêtu de douze titres ou attributs, associés en quatre groupes de trois chacun :

2.1 - Trois gloires personnelles


2.2 - Trois gloires relatives


2.3 - Trois gloires officielles


2.4 - Trois gloires de Christ dans la Rédemption


Christ se tient au milieu des sept lampes d’or, qui sont les sept assemblées. Plusieurs de ses caractères et attributs ecclésiastiques introduisent d’abord les messages aux quatre premières assemblées, puis les jugements.


3 - Ce qui est : l’Assemblée responsable sur la terre — ch. 2 et 3

Les messages aux sept assemblées d’Asie mineure résument toute l’histoire de l’assemblée sur la terre, responsable de porter la lumière de Dieu devant le monde (ce sont sept lampes d’or, une plénitude). Elle n’est pas vue ici comme le corps de Christ, ni comme l’habitation de Dieu par l’Esprit (*).

(*) Note Bibliquest : L’interprétation dispensationnelle de Apoc. 2 et 3 est importante pour comprendre les voies de Dieu et le « sens de l’histoire », mais ne doit pas affaiblir le fait que ces églises co-existaient, en sorte que chacune d’elles offre un enseignement pour tous dans toutes les circonstances, de tous les temps, y compris le nôtre


3.1 - Les quatre premières assemblées

Les quatre premières assemblées se succèdent les unes aux autres pour montrer le déroulement de l’Église, telle que formée par le ministère des apôtres. Commencée au jour de la Pentecôte, cette histoire se termine par la venue du Seigneur, qui est mentionnée à Thyatire pour la première fois.

(1) Éphèse : L’Église du début abandonne son premier amour.

(2) Smyrne : L’Église est persécutée par le monde.

(3) Pergame : L’Église, protégée par le monde, devient elle-même une puissance protectrice.

(4) Thyatire : Le mal envahit l’assemblée entière (Jésabel), à l’exception d’un résidu fidèle (« les autres ») que Christ reconnaît pour sa joie.


L’histoire générale de l’église primitive prend fin par le jugement de la fausse épouse (Babylone, issue de Thyatire), après l’enlèvement de la vraie épouse. Ainsi, les trois premières assemblées aboutissent à Thyatire (l’église romaine), qui doit subsister jusqu’à la fin.


3.2 - Les trois dernières assemblées

À la fin du moyen-âge, une puissante action de l’Esprit de Dieu, la Réforme, fait sortir de Thyatire corrompue (« les profondeurs de Satan ») des fidèles vers Christ. Ce brillant réveil s’est vite transformé en une léthargie spirituelle coupable.

(5) Sardes : Le protestantisme mort succède à la Réforme.

(6) Philadelphie (L’amour des frères) : C’est le dernier réveil suscité par le Seigneur, sorti principalement du milieu de Sardes.


Ainsi, les trois dernières églises, issues de Thyatire, coexistent avec elle jusqu’à la fin. Et l’histoire du protestantisme se termine aussi par le jugement. Christ seul demeure le témoin fidèle, et remplace l’Église infidèle par son royaume terrestre.


3.3 - Histoire de l’Église sur la terre — Apocalypse 2 et 3


Années

100

200

300

400

500

600

1400

1500

1600

1700

1800

1900


Siècles

15°

16°

17°

18°

19°


(*)













(**)

57

Éphèse















167

Smyrne














313

Pergame














600

Thyatire









Réveil de la Réforme















Sardes

NB : Les dates sont très approximatives







Philadelphie













Laodicée


« Je viens bientôt »


3.4 - Résumé de l’histoire de l’assemblée sur la terre


L’histoire de l’Église primitive (*) (Éphèse, Smyrne et Pergame) se termine par Thyatire qui sombre dans le cléricalisme et la corruption ; celle-ci subsiste jusqu’à la fin, c’est-à-dire jusqu’au retour du Seigneur et au jour du jugement (en particulier celui de la chrétienté qui aura renié la foi). Alors, la grande Babylone aura réuni en son sein tous les chrétiens professants de la terre. Dans le temps présent, toute tentative oecuménique est donc vouée à l’échec s’il s’agit de produire une église selon la pensée divine. Le seul regroupement selon Dieu est de lier l’ivraie « en bottes pour la brûler », et ce travail n’est pas confié à des hommes, mais à des anges (Matt. 13:30, 39-42).

(*) L’assemblée vue dans son ensemble, telle que formée par le service des apôtres.


L’histoire parallèle du protestantisme jusqu’à la venue du Seigneur est aussi triste que celle de l’Église primitive. Sardes, issue directement de la Réforme, est atteinte d’un sommeil mortel ; Si elle continue jusqu’au bout, c’est pour être jugée comme le monde. Laodicée, qui apparaît la dernière sur la scène, sombre dans le formalisme et sera vomie par Christ au jour du jugement.

Quelques-uns ont pensé qu’un troisième réveil pourrait encore se produire dans l’église avant le retour du Seigneur. Or, rien dans la Parole ne le justifie. Dieu a suscité en leur temps les deux réveils (la Réforme et le Cri de minuit) et il n’y en aura pas d’autre de cette ampleur (*). Une huitième assemblée, fidèle, n’apparaîtra pas du milieu de Laodicée, infidèle. En revanche, Philadelphie subsiste jusqu’à la fin, en présence de Thyatire, de Sardes et de Laodicée. Seule, elle répond à la pensée de Christ et lui procure de la joie.


Où se trouvent Sardes, Philadelphie et Laodicée de nos jours ? Des croyants sincères se sont trompés en voulant assimiler telles dénominations chrétiennes à l’une ou l’autre de ces trois églises de la fin. En particulier, quiconque penserait porter personnellement le caractère de Philadelphie ou prétendrait que le rassemblement auquel il se rattache représente cette église, démontrerait par là qu’il est gouverné par la prétention de Laodicée.

Gardons plutôt le souvenir des témoins fidèles qui nous ont précédé dans le chemin du témoignage : Christ tenait leur coeur et leurs affections dans la main et ils ont réalisé le vrai caractère d’un témoignage philadelphien. Sans autre prétention que de chercher à être fidèle au Seigneur dans un temps de ruine, appliquons-nous simplement à imiter leur foi (Héb. 13:7). Essayons ainsi de faire revivre quelques traces de l’esprit du réveil !

« Et je laisserai au milieu de toi un peuple abaissé et affligé, et ils se confieront au nom de l’Éternel » (Soph. 3:12).


* * *


Les « choses qui sont » font place à « celles qui doivent arriver après celles-ci » (1:19). La partie purement prophétique du livre, qui commence maintenant, est introduite par l’expression : « Après ces choses ».


4 - Ce qui doit arriver : les jugements de la terre et le règne de Christ — ch. 4 à 22:5

Lorsque l’assemblée est encore sur la terre (ch. 2 et 3), Christ marche au milieu des sept lampes d’or. Puis, après l’enlèvement au ciel des saints (entre les chapitres 3 et 4), Christ est vu comme l’Agneau qui est au milieu du trône. Les voies de Dieu envers le monde commencent quand celles de Christ envers son Église ont pris fin. L’assemblée est maintenant dans le ciel, gardée de la tribulation (3:10) ; elle n’est plus jamais vue sur la terre, sauf pour accompagner Christ après les jugements et régner avec lui (19:14 ; 20:4).

Par contre, l’église infidèle, constituée des professants (*) dans les assemblées de Thyatire, Sardes et Laodicée, a été laissée sur la terre. Son jugement a été décrété (2:22 ; 3:3 ; 3:16), mais n’a pas encore eu lieu. Il n’est décrit qu’au chapitre 18.


Après la vision de la scène céleste, encore future pour nous qui attendons le retour du Seigneur (ch. 4 et 5), les voies de Dieu envers le monde sont annoncées prophétiquement sous deux aspects différents qui se complètent :

(1) soit comme issues du trône de Dieu et de l’Agneau, symbole du pouvoir civil (ch. 6 à 11). Le gouvernement de Dieu envers les nations conduit à l’instauration du règne millénaire de Christ (11:17) et au jugement des morts (20 v. 11).

(2) soit comme procédant du temple de Dieu et de l’arche de l’alliance (ch. 12 à 22:5). C’est l’aspect religieux des événements, Israël étant principalement en vue.



4.1 - La scène céleste — ch. 4 et 5


Présentée en deux actes qui se complètent, cette scène forme un tout. Elle comprend

(1) Le trône de Dieu, et Celui qui est assis dessus,

(2) Christ,

(3) Vingt quatre anciens, assis sur des trônes, image des saints célestes (les croyants de l’AT et l’Église du NT),

(4) Quatre animaux (ou : êtres vivants), symboles du gouvernement providentiel de Dieu sur la terre (sous le triple caractère des anges, des chérubins d’Ézéchiel et des séraphins d’Ésaïe),

(5) Les anges,

(6) Toutes les créatures.


Les deux actes de la scène se déroulent selon l’ordre suivant :


Les acteurs et leur rôle

La Création (ch. 4)

La Rédemption (ch. 5)

Christ, ses titres et attributs :

Le Créateur

Premier-né de la création

Seigneur, Tout-puissant

Le Dieu Sauveur

Premier-né des morts

Agneau immolé et Lion

Le Saint-Esprit et ses caractères

Sept lampes de feu brûlant devant le trône

Sept Esprits de Dieu envoyés sur toute la terre

Les 24 anciens :

Rois

(portant des couronnes)

Sacrificateurs

(harpes et coupes d’or)

Les 4 êtres vivants :

Les anges

Les saints célestes

La louange céleste :

Les 24 anciens rendent hommage et offrent leurs couronnes au Créateur

(1) Les 24 anciens chantent le cantique à l’Agneau.

(2) Les anges proclament Sa dignité.

(3) Toutes les créatures font écho à ces louanges.


* * *


4.2 - Voies de Dieu envers le monde — ch. 6 à 11


Maintenant, Christ, l’héritier de toutes choses, fait valoir ses droits sur la terre par les jugements. Il doit entrer personnellement en possession de son héritage et désire y associer ses rachetés, les enfants de Dieu, déclarés : « héritiers de Dieu, cohéritiers de Christ » (Rom. 8:17).


Le Fils avait été établi de Dieu « héritier de toutes choses » (Héb. 1:2). Mais l’usurpateur, Satan, s’était emparé de l’héritage par ruse, et prétendait le garder pour le gérer à sa guise (Luc 4:6). Dans ce but, il avait même poussé les hommes à mettre à mort l’héritier en leur promettant que l’héritage serait à eux (Luc 20:14). Pendant près de soixante siècles, Dieu a supporté cette injustice ; mais le temps vient où Christ va faire valoir ses justes droits sur toute la création, à la fois comme Dieu Créateur et comme Dieu Rédempteur. C’est l’un des grands sujets de l’Apocalypse.

Autrefois en Israël, le contrat d’acquisition d’un héritage (un champ par exemple) faisait l’objet de deux documents écrits : une lettre scellée attestée par des témoins, (le prix d’achat ayant été payé) et une lettre ouverte (Jér. 32:10-11, 14). Il en sera de même pour Christ lorsqu’il prendra possession de la création

• Le livre scellé de sept sceaux (5:1) est le contrat de l’héritage qui doit revenir au Fils de Dieu, qui a vaincu l’usurpateur, Satan ; il contient les providences cachées de Dieu.


• Le livre ouvert (10:2) est un témoignage public aux droits de Christ.


Ainsi, toute l’histoire future de la terre commence par l’ouverture des sceaux qui introduisent les jugements de Dieu sur les habitants de la terre pour établir le royaume de son Fils.

Les sept sceaux annoncent des événements successifs. L’ouverture du septième sceau introduit les jugements des trompettes. De même, le son de la septième trompette introduira les jugements des coupes. Tous les jugements sont annoncés et décrits dans les chapitres 6 et 11. Certains détails seront repris plus loin (dans le chapitre 16 pour les coupes).

Les six premiers sceaux (ch. 6) sont issus du livre des desseins de Dieu (5:1), ouvert par l’Agneau immolé (Christ), le lion de Juda. Quatre cavaliers (les quatre premiers sceaux) exercent les premiers châtiments sur « le quart de la terre » (conquête (*), destruction, famine et mort), pour atteindre les hommes dans leurs conditions de vie. Le cinquième sceau montre les premiers martyrs réclamant la vengeance. Exhortés à la patience, ils ne perdront pas leur récompense à la première résurrection (20:4). Enfin, le sixième sceau montre le renversement des autorités sur la terre et la frayeur des hommes qui estiment à tort que le jour de la colère de Dieu et de l’Agneau est arrivé. Il ne s’agit encore que d’un « commencement de douleurs » (Matt. 24:8).


Un intervalle est marqué avant le septième sceau (ch. 7). Deux classes de rachetés sont vues comme épargnées des jugements en vue des bénédictions du royaume : (1) les 144.000 scellés en Israël, (2) « une grande foule que personne ne pouvait dénombrer », tirée des nations. Ils sont consolés sur la terre par l’Agneau dans le ciel, qui avait donné sa vie pour eux aussi.

Le septième sceau est alors ouvert, marqué par un silence, puis par des prières, et enfin par le feu de l’autel jeté sur la terre. Les quatre premières trompettes (ch. 8) sont le jugement sur l’empire romain d’occident (« le tiers »). L’homme est atteint dans tout son environnement moral et physique (terre, mer, fleuves et astres). Les trois dernières trompettes de jugement ont un caractère particulier de « Malheur » (8:13), en raison de leurs effets désastreux sur les hommes (et plus seulement sur leurs circonstances). L’empire romain d’orient et les Juifs qui ne sont pas scellés (9:4) sont spécialement touchés. Les jugements des cinquième et sixième trompettes (premier et deuxième malheur) sont comparés à une nuée de sauterelles et à une cavalcade de chevaux en furie qui n’épargnent rien (ch. 9). Quelle terreur ! En réponse, l’homme persiste à s’endurcir dans son péché (9:20-21).

Un deuxième intervalle important se place avant la septième trompette (ch. 10 à 11:13). « Un autre ange » (Christ) apparaît en puissance. Il porte « un petit livre ouvert », qui, avec le livre scellé précédent (5:1), atteste ses droits sur la terre, qu’il va faire valoir sans délai. La révélation du contenu de ce livre (11:1-13) nous transporte à Jérusalem, abandonnée à l’oppression des nations pendant 42 mois. Durant ce temps d’épreuve, deux témoins, dans la puissance de Moïse et d’Élie, y rendent un témoignage fidèle au prix de leur vie. La bête romaine, soutenant l’Antichrist, les met à mort ; mais Dieu les ressuscite et les appelle à monter au ciel sans passer à nouveau par la mort. Un bouleversement terrible suit cette scène et les survivants donnent « gloire au Dieu du ciel », plutôt qu’au « Seigneur de la terre » (11:4, 13).

Enfin, la septième trompette sonne (11:14-18). Dieu frappe maintenant lui-même les nations (les détails sont donnés plus loin : ch. 16). Ainsi se termine le mystère de Dieu, qui introduit « le royaume du monde de notre Seigneur et de son Christ », le millénium. Cette prophétie inclut le jugement des morts, à la fin du règne (11:18 ; 20:12-15), mais s’arrête avant l’état éternel.


4.3 - Principaux acteurs de la scène finale — ch. 12 à 14


La première section de la prophétie de l’Apocalypse (ch. 4 à 11) était introduite par la vision du trône de l’Agneau (en rapport avec le pouvoir civil sur les nations). La seconde section (ch. 12 à 22:5) commence par la vision du temple de Dieu et de l’arche de son alliance (11:19). L’aspect religieux des derniers jours est maintenant en vue, Israël étant au premier plan. Les principaux acteurs sont d’abord présentés

La femme, le dragon et l’enfant mâle (ch. 12) : Revêtue du soleil, la femme (12:1-2) est l’image d’Israël à Jérusalem, d’où est issu le Christ, l’enfant mâle (qui symbolise Christ, mais uni à son Église). Le dragon roux est Satan, ayant sept têtes (avec sept diadèmes) et dix cornes. Il cherche à détruire Christ, qui est élevé au ciel (avec son Église), tandis qu’Israël s’enfuit au désert (les territoires voisins du pays d’Israël) pour lui échapper pendant la grande tribulation. Un combat au ciel entre Michel, l’archange (et ses anges), et Satan (et ses anges) se conclut par la défaite de Satan, chassé à jamais des lieux célestes (*).


La bête qui monte de la mer (13:1-10) : C’est le chef politique de l’empire romain reconstitué. Montant de la mer [image de l’anarchie des nations (*)], cette première bête possède dix cornes (avec dix diadèmes) et sept têtes. Son pouvoir effrayant (Dan. 7:7), qu’elle tient de Satan, s’exerce sur toutes les nations de la terre, dans le but défini de détruire les saints. Elle est la renaissance du 4° empire universel annoncé par Daniel (ch. 2) et qui a eu un commencement d’existence au temps de Jésus sur la terre (Luc 2 v. 1) ; elle précède chronologiquement le royaume de Dieu selon Dan. 2 v. 44


La bête qui monte de la terre (13:11-18) : Sortant d’un système politique organisé (la terre), cette seconde bête est l’Antichrist, le faux-prophète, qui s’empare du pouvoir religieux. Elle se présente comme étant Christ, l’Agneau, mais parle comme un dragon. Ainsi, Satan, la bête romaine et l’Antichrist, dans leur collusion implacable contre Dieu, forment une véritable trinité de mal. L’antichrist semble avoir, au début, un pouvoir civil en Israël (Dan. 11 v. 36 et És. 30 v. 33) et évolue vers un rôle principalement spirituel de faux-prophète, de portée allant bien au-delà d’Israël (faux prophète en 16 v. 13 et 19 v. 20) ce qui permet la convergence des apostasies chrétiennes et juives.

L’Agneau et les 144. 000 sur la montagne de Sion (14:1-5) : Ce résidu de Juda, en contraste avec le résidu des 12 tribus d’Israël (7:4-8) a traversé la « détresse de Jacob » (Jér. 30:7). Ces fidèles sont irréprochables ; vus sur la terre, ils sont en relation avec le ciel, et distingués des saints célestes.

Les habitants de la terre (14:6-13) : « L’évangile éternel », selon lequel la semence de la femme (Christ) briserait la tête du serpent (Satan) est maintenant prêché. Alors sont annoncés : la suite des jugements, la chute imminente de Babylone (la fausse épouse), le jugement de ceux qui rendent hommage à la bête, et, enfin, la bénédiction des martyrs.

La crise finale se résout par l’intervention de deux jugements (14:14-20)

(1) la moisson de la terre par le Fils de l’homme, un jugement de type séparatif,

(2) la vendange de la vigne de la terre, un jugement de destruction, la juste vengeance de la part de Dieu.


4.4 - Le dénouement de la crise finale — ch. 15 et 16


Contenues dans la septième trompette (c’est la troisième et dernière trompette de malheur), les sept dernières plaies (15:1) vont se déverser sur la terre. Ce sont les sept coupes de la colère de Dieu qui atteignent tous les hommes.

Une courte parenthèse (15:1-4) présente auparavant une compagnie de martyrs se tenant sur une mer de verre et chantant le cantique de Moïse.

Les six premières coupes (15:5 à 16:12) sont versées successivement :


Sur le trône de la Bête romaine dont le royaume devient ténébreux


Un bref intervalle, observé avant la septième coupe (16:13-16), révèle l’action de la trinité du mal (Satan et les deux bêtes), qui fait appel aux puissances démoniaques pour rassembler toutes les nations de la terre, en vue de la grande bataille d’Armaguédon (19:19). C’est l’occasion d’un dernier avertissement à veiller, associé à une promesse de bénédiction.

Enfin, la septième et dernière coupe est jetée dans l’air (par contraste avec la terre et la mer), image de l’atmosphère morale du monde (16:17-21). Une grande voix sortant du trône de Dieu déclare alors : « C’est fait ». De terribles convulsions accompagnent cette déclaration.


Le tableau joint donne le sommaire des jugements.


4.5 - Babylone et la Bête romaine — ch. 17 et 18


La grande Babylone, la prostituée, vient maintenant en mémoire devant Dieu. Son sort n’avait pas encore été évoqué ; il va être réglé de façon finale.


Babylone la prostituée (17:1-7) : Un ange invite l’apôtre Jean à contempler dans le désert une scène étonnante : une femme assise sur une bête. Portant le nom d’église, c’est en fait une prostituée, enivrée du sang des saints. Elle est parée extérieurement de toutes les gloires du monde (pourpre, écarlate, or, pierres précieuses et perles), mais elle n’est qu’impiété et corruption intérieure : ainsi, l’incompréhensible mystère de la seconde Babylone est celui du système religieux sans vie (*) de la chrétienté professante unifiée sous l’autorité de Rome, après l’enlèvement au ciel de la vraie Église de Christ.

Les dix cornes et la bête romaine (17:8-14) : La femme impure est assise sur la bête romaine (qui a sept têtes et dix cornes) qui sortait de l’abîme (11:7 ; 17:8) et de la mer (13:1). La capitale de ce système impie (formé par la collusion des deux pouvoirs civil et religieux) est sise à Rome, la ville aux sept collines. Les têtes et les cornes symbolisent aussi la confédération des royaumes de l’empire romain revenu à l’existence. La bête s’empare du pouvoir des rois pour combattre contre Christ, l’Agneau, dans l’affrontement final entre les puissances du bien et du mal déjà annoncé entre les sixième et septième coupes (16:14). La bête y trouvera sa perte (19:20), en même temps que l’Antichrist, chef des apostasies religieuses, juive et chrétienne, et civile.


Le jugement de la prostituée (17:15-18) : La main de Dieu opère alors un renversement complet de la situation (v. 17). La bête romaine s’était servie de la femme Babylone pour s’emparer du pouvoir sur les rois de la terre ; elle se retourne maintenant contre elle pour la détruire. Ce jugement providentiel est aussi un jugement direct de Dieu (18:20) sur l’apostasie religieuse chrétienne.


La chute de Babylone et ses conséquences (ch. 18.) : Ce sujet est considéré à part. La femme impure, Babylone, doit tomber avant d’être détruite. Devenue la demeure des démons et un repaire d’esprits immondes, elle ne peut absolument pas abriter le peuple de Dieu, qui doit en sortir, sous peine de partager son jugement.

Assise en reine, la femme se croit invincible. Sa chute entraîne la fin de la civilisation et la ruine universelle du monde ; c’est alors un concert de lamentations de la part des rois (v. 9-10), des marchands de la terre (v. 11-16) et de ceux qui sont sur les navires en mer (v. 17-19). Par opposition, la destruction de ce système diabolique est un sujet de joie pour le ciel (v. 20). Ce système était symbolisé par une femme (Jésabel, la prostituée) ou par une ville (Babylone la grande). C’est sous ce second caractère qu’est confirmé son jugement final (v. 21-24) : comme une meule, elle est jetée avec violence dans la mer. Elle avait égaré toutes les nations de la terre par sa magie, mais surtout elle était coupable d’avoir versé le sang des prophètes et des témoins de Jésus.


4.6 - Les événements jusqu’à l’état éternel — 19:1 à 21:8


Les choses se hâtent maintenant vers leur fin.

La joie dans le ciel (19:1-5) : si la terre se lamente sur le jugement des restes de la fausse épouse, le ciel exprime sa joie par quatre « Alléluia ! » (Louez Jah !) proclamés par les saints célestes et les anges.

Les noces de l’Agneau (19:6-10) : revêtue d’une robe de fin lin (tissée sur la terre par les rachetés qui la composent), (Église est « préparée comme une épouse ornée » (21:2) pour être présentée à l’Agneau. Quel honneur et quel bonheur de participer à cette scène céleste !

Jugements guerriers et destruction de la Bête (19:11-21) : le ciel s’ouvre alors pour que Christ, le Chef des armées célestes, descende en gloire avec les siens pour juger la bête romaine et ses armées assemblées contre lui. Avec l’Antichrist, la bête est prise et tous deux sont jetés vivants en enfer. Les armées de la bête sont ensuite détruites ; celles du roi du Nord (l’Assyrien) le seront peu de temps après (Éz. 38 et 39 ; Zach. 14).

Satan lié (20:1-3) : Satan, la troisième créature de la trinité du mal, est saisi, lié avec une grande chaîne, et jeté dans l’abîme, qui devient sa prison pour mille ans. Il est mis hors d’état de nuire, mais son sort éternel n’est pas encore scellé.

Jugement en gouvernement et première résurrection (20:4-6) : c’est l’unique et brève description du millénium dans l’Apocalypse, introduite par la dernière phase de la première résurrection. Aux côtés de Christ, les saints célestes règnent avec les martyrs terrestres ressuscités.

Le dernier conflit et le feu du ciel (20:7-10) : à la fin du règne, Satan est délié et entraîne les nations (sous le nom de Gog et Magog) dans une dernière révolte contre Christ. Le siège de la Jérusalem terrestre se termine par le jugement divin : le feu du ciel dévore tous les rebelles, tandis que Satan est précipité dans l’étang de feu, préparé pour lui et ses anges depuis longtemps.

Le grand trône blanc et le jugement des morts (20:11-15) : Dieu règle enfin le sort de tous les morts incrédules. Rappelés à l’existence par la résurrection de jugement, ils comparaissent devant le grand trône blanc pour leur condamnation sans appel. Leur jugement est la seconde mort, le bannissement éternel loin de Dieu, dans les souffrances effrayantes de l’étang de feu. Personnifiés comme des ennemis, la première mort et le hadès, n’ayant plus de raison de subsister, sont détruits aussi.

L’état éternel (21:1-8) : les cieux et la terre de maintenant passent, pour être remplacés par un nouveau ciel et une nouvelle terre (v. 1). Le Fils a remis le royaume au Père, afin que Dieu (Père, Fils et Saint Esprit) soit tout en tous. Le temps n’est plus ; tout est amené à une perfection immuable, et les hommes sont éternellement consolés. L’Église, nouvelle Jérusalem, est à Christ pour toujours, comme il la voulait pour son coeur de toute éternité. Tout est accompli !


4.7 - La nouvelle Jérusalem pendant le millénium — ch. 21:9 à 22:5


La prophétie remonte alors le cours du temps pour décrire ce qu’est l’Église, la nouvelle Jérusalem, la sainte cité céleste, pendant le règne millénaire. En la contemplant d’une haute montagne, l’apôtre découvre successivement

La vue extérieure de la cité (21:9-17) : Elle est céleste et divine dans son caractère. De forme cubique (la perfection divine), elle est entourée d’une grande et haute muraille, posée elle-même sur douze fondements (les apôtres de l’Agneau). Ses douze portes ont le nom des douze tribus d’Israël ; à chaque porte, un ange veille.

La nature de la cité (21:18-23) : on en découvre les splendeurs en s’en approchant. Sa muraille est de jaspe ; la cité elle-même et sa rue (ou sa place) sont d’or pur (la gloire de Dieu) ; les fondements de la muraille sont des pierres précieuses, et les portes sont des perles. Sans temple, et sans les luminaires de la première création, la cité est illuminée par la gloire de Dieu.

Ses relations extérieures avec le monde millénaire (21:24-27) : ses portes sont toujours ouvertes pour apporter la lumière de Dieu aux nations et recevoir leur gloire en retour. La cité est absolument sainte, exempte de toute souillure.

Ses bénédictions intérieures (22:1-5) : au centre de la cité, le trône de Dieu et de l’Agneau (siège du gouvernement universel) est la source même du fleuve de la vie. Là, se trouve aussi l’arbre de vie : son fruit nourrit les saints, et ses feuilles guérissent les nations. Il n’y aura plus de nuit, là où tout est repos et bénédiction pour les esclaves de l’Agneau !


5 - Épilogue et conclusion de l’Apocalypse — ch. 22:6-21

5.1 - Épilogue — Venue du Seigneur et prophétie — ch. 22:6-15


Les paroles de la prophétie sont certaines et véritables. Trois fois, le Seigneur dit : « Je viens bientôt » (v. 7, 12, 20). La première fois, Il s’adresse à ceux qui sont engagés dans la prophétie du livre (v. 7). Le temps est si proche pour son accomplissement, que ses paroles ne doivent pas être scellées. Les hommes seront saisis dans l’état même où la venue du Seigneur les trouve pour leur accorder sa récompense (v. 12). Ainsi, le bonheur éternel est assuré à tous ceux qui ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau ; mais le malheur éternel sera la part de ceux qui ont méprisé la grâce.


5.2 - Conclusion — Le dernier message de Christ et la réponse de l’Église — 22:16-21


Le livre s’achève sur une consolation suprême, apportée par Jésus lui-même. « Racine et postérité de David » pour son peuple Israël, Christ est « l’étoile brillante du matin » pour son Église laissée ici-bas pour l’attendre durant la nuit de son absence.


Qu’à la promesse

« Oui, je viens bientôt »,

nos coeurs répondent en vérité :

« Amen ; viens, Seigneur Jésus » !


6 - Sommaire des jugements apocalyptiques

6.1 - Les sept sceaux — Christ comme Agneau

Jugements providentiels tombant sur le quart de la terre


Premier sceau : Cheval blanc. Un homme avec arc et couronne (Guerre de conquête ou pacification).

Deuxième sceau : Cheval roux. Conflits sanglants et guerres civiles destructrices.

Troisième sceau : Cheval noir. Un homme avec une balance (famine).

Quatrième sceau : Cheval livide portant mort et hadès (plus de paix, et la mort).

Cinquième sceau : Les âmes sous l’autel (premiers martyrs après l’église).

Sixième sceau : Tremblement de terre (puissances terrestres ébranlées).

Septième sceau : Il contient les 7 trompettes.


6.2 - Les sept trompettes — Christ comme ange


Jugements directs tombant sur le tiers de la terre


Première trompette : Grêle, feu et sang. Jugements mortels du ciel.

Deuxième trompette : Montagne jetée à la mer. Une grande puissance détruite.

Troisième trompette : Étoile brûlante (Absinthe) tombant du ciel, poison pour l’esprit des hommes

Quatrième trompette : Soleil, lune et étoiles (toutes les puissances) sont obscurcies.

Cinquième trompette (premier malheur) : Étoile tombant du ciel (une grande puissance brisée).

Sixième trompette (deuxième malheur) : Armée de 200 millions d’hommes.

Septième trompette (troisième malheur) : Elle contient les 7 coupes.


6.3 - Les sept coupes — Christ comme juge


Jugements désastreux universels


Première coupe : Jugements sur la terre.

Deuxième coupe : Jugements sur la mer.

Troisième coupe : Jugements sur les fleuves et les sources d’eau. La mort morale.

Quatrième coupe : Le soleil (une grande puissance) brûle les hommes.

Cinquième coupe : Jugement sur le trône de la bête romaine

Sixième coupe : L’Euphrate asséché

Septième coupe : Dans l’air (l’environnement vital des hommes).


6.4 - Conclusion : « C’est fait » (16:17)

6.5 - Tableau des jugements de l’Apocalypse

6.5.1 - [Sceaux / trompettes / coupes]


Ordre

Sceaux

Trompettes

Coupes

Caractère des jugements

  • Christ Agneau

Jugements providentiels

sur le quart de la terre

  • Christ Ange

Jugements directs

sur le tiers de la terre

  • Christ juge

Jugements désastreux

sur toute la terre

1

Cheval blanc.

Un homme avec arc et couronne


(Guerres de conquête)

Grêle, feu et sang.


Jugements mortels du ciel

Jugements sur la terre

2

Cheval roux


Conflits sanglants et guerres civiles de destruction

Montagne jetée à la mer


Une grande puissance détruite

Jugements sur la mer

3

Cheval noir


Un homme avec une balance (famine)

Étoile brûlante (Absinthe) tombant du ciel.


Poison pour l’esprit des hommes

Jugements sur les fleuves et les sources d’eau


La mort morale

4

Cheval livide portant la mort et hadès.


(Plus de paix et la mort)

Soleil, lune et étoiles


(toutes les puissances)

sont obscurcies.

Le soleil


(une grande puissance)

brûle les hommes

5

Premier malheur

Les âmes sous l’autel


Premiers martyrs

après l’église

Étoile tombant du ciel


Puissance brisée

Jugement sur le trône de la bête romaine

6

Deuxième malheur

Tremblement de terre


Puissances terrestres ébranlées

Armée de 200 millions d’hommes

L’Euphrate asséché

7

Troisième malheur

Contient les sept trompettes

Contient les sept coupes

Dans l’air


l’environnement vital des hommes


6.5.2 - [Jugements des vivants et des morts]


  • Jugements

(Act. 10:42)

des Vivants

(Matt. 25:31-46)

et des Morts

(Apoc. 20:11-15)

(1) Juge

Fils de l’homme

(avec ses anges)

Dieu le Fils

(sur le grand trône blanc)

(2) Période


Début du millénium

(À la venue en gloire de

Christ, son Épiphanie)

Fin du millénium

(Début de l’état éternel)

(3) Lieu

Terre d’Israël

(Vallée de Josaphat)

Indéfini

(Terre et ciel enfuis)

(4) Trône

Gloire

Blanc

(pureté, nature de Dieu)

(5) Objets du jugement

Vivants

(des Nations) (*)

Morts ressuscités

(avec la mort et le hadès)

(6) Critères de jugement

Conduite vis-à-vis

des messagers du royaume

Livre des oeuvres

livre de vie

(7) Caractère du jugement

Séparatif (moisson)

mais final

Final (corps et âme)

(8) Résultats éternels

Justes :

Vie éternelle et Royaume terrestre

Maudits :

Tourments éternels et Feu éternel

Seconde mort


(étang de feu)


(*) Les incrédules en Israël sont jugés « à la consommation du siècle » (Matt. 13:40-42) :
(a) Juda par la moisson (Matt. 24:37-42)
(b) Les dix tribus, sur le retour vers le pays (Ézé. 20:38).


7 - Acteurs de la crise finale

7.1 - L’Antichrist, opposé à Christ


(1) Antichrist (1 Jean 2:22 ; 2 Jean 7)


(1) Christ, l’Oint de Dieu (Ps. 2:2 ; Matt. 16:16)

(2) Bête montant de la terre

(Apoc. 13:11)


La violence sortie de la terre

(Apoc. 13:15)


Deux cornes comme un agneau

(roi apostat et faux-prophète) (Apoc. 13:11)


Voix de dragon (Apoc. 13:11)


(2) Fils de Dieu descendu du ciel

(Jean 1:18 ; 3:13)


La douceur descendue du ciel

(Matt. 11:29)


Agneau de Dieu

(vrai roi, prophète et sacrificateur) (Jean 1:29, 36)


Paroles de grâce (Luc 4:22)


(3) Celui qui vient en son propre nom

(Jean 5:43)


Venue selon 1’opération de Satan

(2 Thess. 2:9)

Faux Messie


(3) Celui qui vient au Nom de son Père

(Jean 5:43)


Homme approuvé de Dieu (Act. 2:22)

Oint de l’Esprit Saint (Act. 10:38)

Vrai Messie (Jean 4:26)


(4) Faux-prophète

(Apoc. 16:13 ; 19:20 ; 20:10)


Miracles et signes et prodiges de mensonge

(2 Thess. 2:9)


(4) Apôtre (Envoyé) et Prophète

(Luc 24:19 ; Héb. 3:1)


Miracles et prodiges et signes que Dieu a faits par lui

(Act. 2:22)


(5) Fils de perdition

(2 Thess. 2:3)


(nom donné à Judas Jean 17:12)


(5) Jésus, Jéhovah Sauveur, Auteur du salut éternel

(Matt. 1:21 ; Héb. 5:9)


(6) Homme de péché

(2 Thess. 2:3)


(6) Saint, innocent, sans souillure

(Héb. 7:26)


(7) Inique (injuste)

(2 Thess. 2:8)


Mystère d’iniquité (2 Thess. 2:7)


(7) Juste

(Act. 7:52 ; 22:14)


Mystère de la piété (1 Tim. 3:16)


(8) Méchant

(Ps. 109 ; 112:10)


associé aux méchants (Ps. 101:8 ; És. 28:18)


(8) Celui qui est bon, la Bonté, le Bien-aimé

(1 Pi. 3:13 ; Éph. 1:6)


associé aux saints et excellents (Ps. 16:3)


(9) Pasteur de néant

(Zach. 11:17)


(9) Berger d’Israël, bon berger et Souverain pasteur

(Ps. 80:1 ; Ézé. 34:15, 16 ; Jean 10:7, 11, 14 ; 1 Pi. 5:4)


(10) Roi

(Dan. 11:36 ; És. 30:33)


S’assied au temple de Dieu

Se présente comme étant Dieu (2 Thess. 2:4)

Trône d’iniquité (Ps. 94:20)

(10) Roi des rois

(Dan. 7:14 ; Apoc. 19:16)


Roi et sacrificateur sur son trône (Zach. 6:13)

Justice et jugement sont les bases de Son trône

(Ps. 89:14)


7.2 - Satan

7.2.1 - Ses titres

Lucifer : l’astre brillant (És. 14:12)

Satan : l’adversaire (Apoc. 12:9)

Dragon : violence et meurtre (Apoc. 12:3, 7)

Serpent ancien : séduction (Apoc. 12:9)

Diable (de diabolo en grec) : accusateur et calomniateur (Apoc. 12:9)

Béelzébul (Matt. 12:27)

Méchant (Matt. 13:19)

7.2.2 - Ses attributs

Chérubin oint (Éz. 28:14)

Ange de lumière (2 Cor.11:14)

Chef de l’autorité de l’air (Éph.2:2)

Chef des démons (Matt. 9:34)

Accusateur des frères (Apoc.12:10)

Chef de ce monde Jean (Jean 12:31 ; 14:30)

Dieu de ce siècle (2 Cor.4:4)

Lion rugissant (1 Pierre 5:8)

Père du mensonge (Jean 8:44)

7.2.3 - Son histoire

Création (Ézé. 28)

Chute par orgueil : faute du diable (1 Tim. 3:6)

Chassé de la lumière inaccessible

Demeure actuelle dans les lieux célestes (Éph. 6:12)

Brisé à la croix (Col. 2:15).

Promesse faite à la semence de la femme (Gen. 3:15) et Héb. 2

Chassé du ciel sur la terre (Apoc. 12:9)

Lié dans l’abîme : (Apoc. 19)

Délié pour séduire (Gog et Magog) (Apoc. 20)

Jeté dans l’étang de feu avec ses anges (Apoc. 20:10 ; Matt. 25:41)


7.3 - Tableau synoptique des différents acteurs

Références bibliques du tableau :


(1)

1 Tim. 6:16

(5)

Apoc. 17:5

(9)

Apoc. 9:13-16 ; 15:12

(2)

Apoc. 12:7

(6)

Apoc. 13:1 ; 17:11

(10)

2 Tim. 3:1-5

(3)

Apoc. 12:9, 12

(7)

Dan. 11:36-39 ; 2 Thess. 2:4

(11)

Apoc. 20:1-3

(4)

Dan. 11:40-45

(8)

És. 28:14

(12)

Matt. 25:41; Apoc. 19:20 ; 20:10